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	<title>Sport Fever &#187; NBA</title>
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		<title>Le pyromane de la baie</title>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 15:57:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
En l&#8217;espace d&#8217;un an, Golden State a changé de statut. Risée de la NBA durant près de deux décennies, les Warriors ont entamé un processus de reconstruction qui commence à porter ses fruits. Belle surprise des play-offs 2013, la franchise californienne a surpris son monde en atteignant les demi-finales à l&#8217;Ouest. Une métamorphose prenant racine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_1170" class="wp-caption alignleft" style="width: 236px"><a rel="attachment wp-att-1170" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1170"><img class="size-medium wp-image-1170" title="CurrySI1" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2013/05/CurrySI1-226x300.jpg" alt="Stephen Curry brille par sa capacité à allumer des mèches longue distance. (Sports Illustrated)" width="226" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Stephen Curry brille par sa capacité à allumer des mèches longue distance. (Sports Illustrated)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>En l&#8217;espace d&#8217;un an, Golden State a changé de statut. Risée de la NBA durant près de deux décennies, les Warriors ont entamé un processus de reconstruction qui commence à porter ses fruits. Belle surprise des play-offs 2013, la franchise californienne a surpris son monde en atteignant les demi-finales à l&#8217;Ouest. Une métamorphose prenant racine dans les performances d&#8217;un homme : Stephen Curry.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Jeudi 16 mai. Il reste moins d&#8217;une minute à jouer lors de la sixième manche opposant Golden State à San Antonio. Le bouillant public de l&#8217;Oracle Arena se lève comme un seul homme, une vague jaune et bleue réservant une <em>standing ovation</em> à Stephen Curry qui rejoint le banc des remplaçants. Un requiem jovial aux allures de triomphe. Contraste saisissant. Car, à ce moment du match, les derniers espoirs des Warriors viennent de s&#8217;évaporer. Tony Parker et sa bande vont empocher la mise (82-94) et clore la série (4-2) pour tracer leur route vers les finales de conférence. La belle aventure est finie. Mais les applaudissements nourris de la salle à l&#8217;adresse de Curry restent révélateurs. L&#8217;éblouissant meneur de jeu vient tout simplement de ranimer la flamme de la balle orange dans la baie de San Francisco.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La cover de Sports Illustrated</h3>
<p style="text-align: justify;">Après un exercice 2011-2012 tronqué par des problèmes récurrents à la cheville droite, Stephen Curry a retrouvé le chemin des parquets plus déterminé que jamais. Propulsé leader de la jeune garde des Warriors depuis le trade ayant expédié Monta Ellis du côté de Milwaukee, le septième choix de la draft 2009 s&#8217;est parfaitement accommodé de son nouveau statut. Durant la saison régulière, le phénomène a pris une dimension nouvelle (22,9 points, 6,9 passes, 4 rebonds), claquant au passage 54 pions au Madison Square Garden un soir de février et confirmant sa réputation de shooteur d&#8217;élite, lui qui s&#8217;est payé le luxe de battre le nombre de paniers à trois points sur une campagne (272 à 45,3% de réussite !)</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le sillage de son <em>point guard</em>, Golden State s&#8217;est immiscé en play-offs à la faveur d&#8217;une sixième place à l&#8217;Ouest. Un printemps sous le signe des séries, chose devenue insolite à Oakland (2ème participation en 19 ans), qui a tourné au spectacle pyrotechnique sous la houlette d&#8217;un Curry ayant enflammé la planète basket un mois durant. Sur un nuage, le fils de l&#8217;illustre Dell a fait imploser la défense des Nuggets, enquillant les torpilles longue distance, faisant rugir de bonheur les fans des Jaune et Bleu tout en écoeurant l&#8217;adversité, à l&#8217;image de ce Game 4 incroyable où il inscrit 22 de ses 31 points dans le seul troisième quart-temps.</p>
<p style="text-align: justify;">Les joueurs dirigés par Mark Jackson réalisent l&#8217;<em>upset</em> face à Denver (4-2) avant de se frotter à l&#8217;armada des Spurs au tour suivant. Lors de cette confrontation, et malgré la défaite finale face à une formation texanne plus homogène et expérimentée, Stephen Curry poursuit son effort. De nouveau en délicatesse avec sa cheville, le numéro 30 enchaîne des prestations de haute-volée, signant notamment 44 points lors du match inaugural et 22 unités décisives à l&#8217;occasion d&#8217;un succès de prestige dans la quatrième manche. Au final, il boucle les premiers play-offs de sa carrière avec des statistiques flatteuses (23,4 points, 8,1 passes, 42 paniers primés à 39,6%) et une couverture de <em>Sports Illustrated</em> à la clé, devenant le premier Warrior à recevoir un tel honneur depuis Latrell Sprewell en 1997 – pour son inoubliable coup de sang à l&#8217;encontre de PJ Carlesimo – et Lloyd « World B. » Free en 1980 ! Cette mise en lumière est tout sauf anodine. Le jeune maestro vient en effet d&#8217;affermir son image de <em>franchise player</em> en puissance, de la trempe de ceux capables de conduire leur équipe sur les routes du Paradis.</p>
<h3 style="text-align: justify;">En route pour l&#8217;histoire ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Depuis ses débuts, Stephen Curry a toujours dû prouver qu&#8217;il avait les épaules assez larges pour réussir. Après avoir fait ses classes dans une université de seconde zone (Davidson), il a dû subir les critiques de son coéquipier Monta Ellis sans avoir fouler les parquets NBA avant que les observateurs ne fustigent la direction des Warriors pour lui avoir offert un deal de 44 millions de dollars sur quatre ans en octobre dernier. « Baby Face » a toutefois continuellement mis un point d&#8217;honneur à prouver aux gens qu&#8217;ils avaient tort à son sujet. Car derrière sa gueule d&#8217;ange se cache un instinct d&#8217;assassin au sang froid.</p>
<p style="text-align: justify;">Ses qualités dans le périmètre amènent même à se demander si le basket ne tient pas là l&#8217;un des meilleurs artilleurs de tous les temps. Les chiffres parlent pour lui. En quatre saisons, il affiche une réussite de 44,6% derrière l&#8217;arc (pour 5,6 tentatives par match), soit le deuxième meilleur pourcentage de l&#8217;histoire derrière Steve Kerr. Durant sa carrière, l&#8217;ancienne gâchette des Bulls a pris sa chance à 1599 reprises alors que Curry en est déjà à 1433 tentatives. Au-delà des statistiques, son style laisse rêveur. La pureté du geste, l&#8217;équilibre au niveau des appuis, l&#8217;efficacité dans toutes les positions flirtent avec la perfection. Mieux qu&#8217;un shooteur patenté comme Ray Allen ou Reggie Miller, le meneur de Golden State brille par sa propension à s&#8217;ouvrir des fenêtres et par la justesse de la sélection de ses tirs. Ses qualités de passeur, sa faculté à user à bon escient du <em>pick and roll </em>avec ses intérieurs et son aisance dans le dribble en font une arme ultime capable de fracasser n&#8217;importe quelle défense dans un bon jour.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;impact monumental de Stephen Curry au cours des play-offs a confirmé son potentiel à transposer la position de <em>point guard</em> vers de nouveaux standards. Du côté de San Francisco, l&#8217;enthousiasme est croissant envers la merveille, elle qui vient de se voir remettre les clés de la ville par le maire Ed Lee pour ses exploits lors des séries. Car, aujourd&#8217;hui, les Warriors ne font plus rire. Leurs adversaires savent désormais qu&#8217;ils auront tout à craindre de leurs escapades du côté de la baie. Là où sévit un pyromane se tenant prêt à transformer chaque étincelle en véritable feu d&#8217;artifice.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vidéos</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/Dbk7BlCShsE" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/oCYkvTERF04" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Kemp, un règne tourmenté</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 15:46:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au tournant des années 1990, un ovni débarque en NBA. Son nom, Shawn Kemp, 19 ans et des qualités physiques hors du commun. Pendant près d&#8217;une décennie, le « Reign Man » va faire le bonheur des fans de Seattle et des amateurs de highlights. Avant de connaître une descente aux enfers qui laissera à la carrière [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1134" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1134" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1134"><img class="size-medium wp-image-1134" title="Kemp2" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2013/04/Kemp2-300x223.jpg" alt="Shawn Kemp a été l'un des joueurs les plus excitants de sa génération." width="300" height="223" /></a><p class="wp-caption-text">Shawn Kemp a été l&#39;un des joueurs les plus excitants de sa génération.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au tournant des années 1990, un ovni débarque en NBA. Son nom, Shawn Kemp, 19 ans et des qualités physiques hors du commun. Pendant près d&#8217;une décennie, le « Reign Man » va faire le bonheur des fans de Seattle et des amateurs de highlights. Avant de connaître une descente aux enfers qui laissera à la carrière de ce joueur atypique un goût d&#8217;inachevé.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Les clichés de ses envolées ont habillé les murs de plus d&#8217;un gamin amoureux de basket. Shawn Kemp, phénomène révélé au début des <em>nineties</em>, a, durant son parcours, mit un point d&#8217;honneur à martyriser les cercles comme ses adversaires. Volcanique et électrisant, le joueur au maillot floqué du numéro 40 a forgé sa légende dans les rangs des regrettés Supersonics, une franchise au sein de laquelle il a formé un duo inoubliable avec Gary Payton.</p>
<p style="text-align: justify;">Trop vite, trop haut, trop tôt ? Au cours d&#8217;une carrière en clair-obscur, l&#8217;explosif ailier, dont le potentiel laissait rêveur, a fini par se perdre en chemin. Malgré tout, son éphémère règne des raquettes a laissé un souvenir vivace dans les mémoires du côté de Seattle, ville où il a gagné ses galons d&#8217;icône. L&#8217;évocation du patronyme de Shawn Kemp invite aujourd&#8217;hui à un retour en arrière pour une courte mais intense escapade dans la stratosphère.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La NBA à 19 ans</h3>
<p style="text-align: justify;">Singulière, la trajectoire de Shawn Kemp l&#8217;est à plus d&#8217;un égard. Talent précoce, le natif d&#8217;Elkhart, petite ville du nord de l&#8217;Indiana, survole la concurrence dans les rangs de la Concord High School. Toutefois, le prodige connaît des moments difficiles. Il doit se confronter au racisme, des bananes étant jetées à son encontre lors d&#8217;une rencontre, avant de voir le titre de Mr Basketball 1988, récompensant le meilleur joueur de High School de l&#8217;Etat, lui échapper de manière incompréhensible au profit de Woody Austin. C&#8217;en est trop pour Kemp qui, attendu de pied ferme chez les Hoosiers (Université d&#8217;Indiana), décide de prendre son monde à contre-pied en rejoignant Kentucky.</p>
<p style="text-align: justify;">A Lexington, les problèmes se poursuivent. Tout le board de l&#8217;équipe de basket se trouve plongé dans un scandale pour une campagne de recrutement monnayée et donc illégale. Peu impliqué dans son cursus, le joueur est accusé en novembre d&#8217;avoir volé deux chaînes en or à son coéquipier Sean Sutton, qui est également le fils de l&#8217;entraîneur. Il est finalement blanchi mais cette affaire sonne la fin de l&#8217;aventure à Kentucky. Kemp claque la porte et tente de rebondir du côté de Trinity Valley, au Texas, mais la saison est déjà entamée et il ne joue pas. Il se rend alors à Los Angeles où il espère convaincre les Lakers de le mettre à l&#8217;essai mais la tâche se révèle bien plus compliquée qu&#8217;il n&#8217;y paraît. Voyant les portes se fermer une à une, Shawn Kemp décide finalement de faire le grand saut et de se déclarer éligible pour la Draft.</p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;époque, le tremplin de la High School vers les hautes sphères de la NBA est loin d&#8217;être démocratisé. Seuls trois joueurs (Moses Malone, Darryl Dawkins et Bill Willoughby) l&#8217;ont expérimenté au coeur des années 1970. Shawn Kemp enchaîne les <em>practices</em> et tape dans l&#8217;oeil de Bob Whitsitt, le GM de Seattle, qui flaire le bon coup. « <em>Je me suis dit, s&#8217;il explose, et c&#8217;est un grand si, nous aurons une combinaison entre Charles Barkley et Dominique Wilkins</em> », se souvient-t-il, dans des propos relayés par <em>The News Tribune</em>. « <em>C&#8217;était un risque. Si j&#8217;avais su qu&#8217;il serait aussi fort, j&#8217;aurais bougé des montagnes pour le sélectionner plus haut. Mais je savais qu&#8217;il serait encore disponible quand viendrait notre tour de choisir. Ça, je le savais</em>. » L&#8217;homme fort des Sonics prend alors un pari osé. Après avoir sélectionné Dana Barros au 16e rang, il jette son dévolu sur Kemp, qui devient le 17e choix de la Draft 1989. A 19 ans, il s&#8217;apprête ainsi à faire ses premiers pas dans la cour des grands.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La pluie et le beau temps</h3>
<p style="text-align: justify;">Après une première saison d&#8217;adaptation au cours de laquelle son temps de jeu est limité, Shawn Kemp va exploser avec l&#8217;arrivée d&#8217;un autre prodige, Gary Payton, sélectionné par la franchise de l&#8217;état de Washington au 2e rang de la Draft 1990. Les deux joueurs forment une paire 1-4 complémentaire et menaçante. Véritable pur-sang, Shawn Kemp est un energizer qui ne laisse pas indifférent. L&#8217;homme aime défier la gravité et il va faire de son style de jeu ultra-spectaculaire une marque de fabrique. S&#8217;ouvre alors l&#8217;âge d&#8217;or du « Reign Man », un surnom lui ayant été affublé par deux créateurs de posters de Seattle, John et Tock Costacos, puis popularisé par le speaker des Sonics, Kevin Calabro, clamant à l&#8217;envi ce <em>nickname</em> sur chaque éclair balancé par le surpuissant ailier fort. Ses dunks ravageurs embrasent le Coliseum, à l&#8217;image du mythique « Lister Blister ». Play-offs 1992. Les Sonics défient les redoutables Warriors emmenés par le trio « Run TMC » (Tim Hardaway, Chris Mullin et Mitch Richmond). Le combat est chaud entre Kemp et Alton Lister lors du match 2 et les deux hommes en viennent aux mains. Au cours de la troisième manche, l&#8217;ailier des Sonics s&#8217;empare du ballon en tête de raquette avant d&#8217;aller écraser un dunk venu d&#8217;ailleurs sur la tête de l&#8217;intérieur de Golden State. Seattle remporte la série (3-1) avant de chuter face à Utah au tour suivant (1-4).</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n&#8217;est que partie remise. Avec la venue de George Karl à la barre au début de la saison 1992-1993, Seattle passe un nouveau cap. La franchise atteint la finale de conférence, battue sur le fil par Phoenix (3-4). Les deux années suivantes, malgré des bilans flatteurs, la déception l&#8217;emporte avec des défaites au premier tour des séries face à Denver et aux Lakers. Il faut attendre 1996 pour voir les Sonics donner enfin leur pleine mesure. Shawn Kemp, titré entre-temps lors des Mondiaux 1994 avec le Team USA, All-Star confirmé et favori de la foule, est alors à l&#8217;apogée de sa carrière. Avec l&#8217;aide de ses compères Gary Payton, Detlef Schrempf, Hersey Hawkins, Sam Perkins et Nate McMillan, il conduit son équipe vers les sommets à l&#8217;Ouest avec un bilan record de 64 victoires. Les play-offs sont une formalité, ou presque, et la bande retrouve en finale les Chicago Bulls. Malgré les efforts répétés du « Reign Man » des deux côtés du terrain (23 points, 10 rebonds, 2 contres de moyenne) et l&#8217;énorme défense de Gary Payton sur Michael Jordan, les Sonics doivent rendre les armes face à la meilleure formation de l&#8217;histoire (4-2).</p>
<p style="text-align: justify;">La chance vient de passer pour Shawn Kemp. Elle ne se représentera plus. L&#8217;année suivante, les Sonics subissent la loi des Houston Rockets en demi-finale de conférence (3-4). Prince des raquettes, le numéro 40 étend son règne à la nuit américaine. Reconnu pour avoir au moins sept enfants de femmes différentes, Kemp devient la cible de moqueries de la part des médias. Ses sorties répétées et ses retards à l&#8217;entraînement commencent à inquiéter le staff de Seattle, même si ses lignes statistiques ne pâtissent pas encore de ces écarts. Durant l&#8217;été 1998, la direction de l&#8217;équipe plonge dans l&#8217;absurde en offrant un contrat de 35 millions de dollars à Jim McIlvaine, pivot sans talent. Shawn Kemp, qui avait demandé une révision de son bail à la hausse lui ayant été refusée, sort de ses gonds et menace. Ses dirigeants le prennent au mot et l&#8217;expédient à Cleveland sans ménagement. Un trade marquant le début de la fin pour le « Reign Man ».</p>
<h3 style="text-align: justify;">Karl : « <em>Il a plongé plus vite que je ne l&#8217;aurais pensé</em> »</h3>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Lors des ses deux premières saisons avec les Cavs, Shawn Kemp maintient l&#8217;illusion en étant une dernière fois sélectionné pour le All-Star Game tout en affichant sa meilleure moyenne de points en carrière en 1999 (20,5). Pour autant, l&#8217;impression que l&#8217;ailier aérien a perdu de sa superbe se trouve rapidement confirmée.&#8217;En proie à de sérieux problèmes de poids, conséquence de ses penchants pour l&#8217;alcool et les drogues, il retrouve les terrains nanti d&#8217;une silhouette pachydermique à la suite du lock-out. A 30 ans, Shawn Kemp est fini pour le basket. Il termine son parcours dans l&#8217;anonymat à Portland et Orlando avant de multiplier les <em>come-backs</em> manqués à Denver, Chicago ou en Italie, du côté de Rome.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Adolescent ayant dû devenir homme trop tôt, le <em>power forward</em> ravageur s&#8217;est brûlé les ailes en succombant au <em>star system</em> et à ses dérives inhérentes. « <em>J&#8217;avoue que nous avons évoqué ce qu&#8217;il s&#8217;est passé. Nous nous sommes dit qu&#8217;il avait peut-être commencé trop jeune et qu&#8217;il n&#8217;avait pas pris suffisamment soin de son corps</em>, témoigne son ancien mentor, George Karl. <em>Et, la façon dont il a maltraité son corps, nous la connaissons tous. Lorsqu&#8217;il s&#8217;est retrouvé confronté à la face descendante de la montagne, il a plongé bien plus vite que je ne l&#8217;aurais pensé</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">Tombé subitement de son piédestal, le « Reign Man » laisse derrière lui le souvenir d&#8217;un envol altier noyé dans la métaphore d&#8217;un règne tourmenté, imprégné d&#8217;une saveur de regret. Aujourd&#8217;hui, les photos ont jauni et ont disparu des murs des gamins alors que les fantômes de la balle orange hantent Seattle. Comme si ce magnifique voyage n&#8217;avait été qu&#8217;un mirage. L&#8217;ombre planante de Shawn Kemp reste malgré tout la plus belle relique d&#8217;une époque. Celle où le basket se jouait en haute altitude au cœur de la « Rain City ».</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.basketball-reference.com/players/k/kempsh01.html" target="_blank"><strong>Fiche statistiques</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vidéos</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
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		<title>MJ, icône intemporelle</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Feb 2013 20:35:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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Dimanche 17 février, Michael Jordan a fêté ses 50 ans. Un anniversaire symbolique qui a donné l&#8217;occasion aux médias de retracer l&#8217;exceptionnelle destinée de ce champion hors du commun. Plus qu&#8217;un simple athlète, « MJ » a contribué à faire entrer le basket-ball dans une nouvelle dimension. En gagnant, au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong></p>
<div id="attachment_1033" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1033" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1033"><img class="size-medium wp-image-1033" title="Jordan" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2013/02/Jordan-300x225.jpg" alt="&quot;His Airness&quot; a plané sur le monde du basket pendant deux décennies. (Forbes)" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;His Airness&quot; a plané sur le monde du basket pendant deux décennies. (Forbes)</p></div>
<p></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dimanche 17 février, Michael Jordan a fêté ses 50 ans. Un anniversaire symbolique qui a donné l&#8217;occasion aux médias de retracer l&#8217;exceptionnelle destinée de ce champion hors du commun. Plus qu&#8217;un simple athlète, « MJ » a contribué à faire entrer le basket-ball dans une nouvelle dimension. En gagnant, au fil de son parcours, ses galons de véritable icône planétaire.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;information n&#8217;est pas passée inaperçue. Michael Jordan vient de souffler ses 50 bougies et ce petit « événement » a été très largement relayé par le monde médiatique. Le microcosme sportif a d&#8217;ailleurs été loin d&#8217;être le seul à célébrer le demi-siècle de l&#8217;ancien basketteur. Un intérêt forcément révélateur. Celui portant sur un homme ayant eu un tel impact sur sa discipline qu&#8217;il a posé les jalons d&#8217;une légende fracassant les barrières naturellement imposées par le concept du jeu.</p>
<p style="text-align: justify;">Comment le quidam de Brooklyn a-t-il pu se muer en une figure incontournable du monde moderne ? Du profane à l&#8217;inconditionnel de la balle orange, tout un chacun a été exposé dans son existence à ses exploits. Plus qu&#8217;un patronyme, le nom Michael Jordan est devenu une marque, un label universel. L&#8217;exposition offerte par les Jeux olympiques de Barcelone, en 1992, a permis à la « Dream Team » d&#8217;étaler sa magie à la face du monde. Un mythe a pris forme au coeur des anneaux mêlés et la popularité du basket-ball a alors explosé aux quatre coins de la planète.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le basket sublimé</h3>
<p style="text-align: justify;">« MJ », alors au sommet de son art, va être le fer de lance de cette vague nouvelle qui va éveiller et attiser la passion de millions de gamins. Aujourd&#8217;hui, dix ans après la retaite définitive de « Sa Majesté », les images défilent encore à vive allure. Difficile d&#8217;opérer une sélection sans risquer de manquer d&#8217;exhaustivité. Michael Jordan, c&#8217;était North Carolina, une entrée retentissante dans la cour des grands, des envolées stratosphériques, 63 points lors d&#8217;une soirée de play-offs féérique face à Boston. C&#8217;était les batailles homériques face aux Detroit Pistons et aux New York Knicks, des shoots au buzzer, le temps des triomphes, le rêve olympique. La mort de son père suivie d&#8217;un premier exil loin des parquets, un come-back époustouflant marqué par trois nouveaux sacres, des lignes statistiques dont on finit par perdre le fil. C&#8217;était aussi un numéro 23 passé à la postérité, les Chicago Bulls, les campagnes publicitaires de Nike et les Air Jordan.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;était un joueur au talent hors-norme s&#8217;étant évertué à repousser les limites dès lors qu&#8217;il pénétrait sur un parquet. Sa grâce naturelle n&#8217;avait d&#8217;égale que sa haine immodérée de la défaite. Esthète et carnassier, il était l&#8217;archétype du compétiteur ultime. Considéré comme le meilleur joueur de tous les temps, il a laissé un legs perpétuel et restera pour beaucoup inégalable. Michael Jordan, c&#8217;était l&#8217;histoire d&#8217;un homme qui avait un jour décidé de prendre son envol pour finalement ne jamais vraiment atterrir&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vidéo</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/LAr6oAKieHk" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Le loup sort du bois</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Mar 2012 15:48:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Minnesota Timberwolves]]></category>
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		<description><![CDATA[ 
Après une année rookie particulièrement décevante, Nikola Pekovic est actuellement en train de se faire une place au soleil dans les raquettes outre-Atlantique. Le colosse monténégrin (26 ans), candidat crédible au titre de MIP, a su évoluer pour s&#8217;adapter au jeu nord-américain et est loin d&#8217;être étranger aux bonnes performances d&#8217;une franchise des Minnesota [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<div id="attachment_874" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><strong><strong><img class="size-medium wp-image-874" title="pekovic" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2012/03/pekovic-300x168.jpg" alt="Pekovic tire les Wolves vers le haut cette saison. (AP)" width="300" height="168" /></strong></strong><p class="wp-caption-text">Pekovic tire les Wolves vers le haut cette saison. (AP)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Après une année rookie particulièrement décevante, Nikola Pekovic est actuellement en train de se faire une place au soleil dans les raquettes outre-Atlantique. Le colosse monténégrin (26 ans), candidat crédible au titre de MIP, a su évoluer pour s&#8217;adapter au jeu nord-américain et est loin d&#8217;être étranger aux bonnes performances d&#8217;une franchise des Minnesota Timberwolves qui peut ambitionner un ticket pour les play-offs dans cette saison NBA 2011-2012.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;incroyable émergence de Jeremy Lin a polarisé l&#8217;attention ces dernières semaines dans le microcosme de la NBA. Il faut dire que les médias, raffolant généralement ce ces histoires succulentes, ne pouvaient décemment passer à côté du nouveau phénomène de Big Apple. Au rayon des « bonnes surprises » de la saison, le meneur new-yorkais n&#8217;est pourtant pas seul. Du côté de Minnesota, les Wolves sont en effet en train de se trouver un pivot de tout premier choix en la personne de Nikola Pekovic. L&#8217;international monténégrin, après avoir passé une année à tâtonner et dont la capacité à s&#8217;imposer en NBA était même ouvertement remise en question, retrouve le niveau qui avait fait de lui l&#8217;un des meilleurs joueurs à son poste sur le Vieux Continent au sein d&#8217;une équipe affichant ses ambitions semaine après semaine.<br />
<strong><br />
Un apprentissage difficile</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le potentiel de Nikola Pekovic n&#8217;a jamais laissé indifférent. Révélé dans les rangs du Partizan Belgrade, le pivot au physique imposant (2,11 m, 132 kgs) et aux mains d&#8217;argent explose avec le Panathinaïkos, remportant au passage l&#8217;Euroligue en 2009. Considéré comme l&#8217;un des prospects les plus en vue sur le sol européen, le Monténégrin n&#8217;est repêché qu&#8217;au deuxième tour (31ème choix) de  la Draft 2008 eu égard à sa situation contractuelle en Grèce où il touche plus de 4 millions de dollars par saison. Au cours de l&#8217;été 2010, la direction des Wolves, qui attend désespérément la venue de Ricky Rubio, se décide à casser sa tirelire en offrant la coquette somme de 13 millions de dollars sur trois ans au massif intérieur pour l&#8217;inciter à rejoindre le Minnesota.</p>
<p style="text-align: justify;">Attendu pour avoir une influence immédiate dans une franchise en pleine reconstruction, Pekovic délivre malheureusement des prestations bien en-deçà des attentes placées en lui. Peu à l&#8217;aise dans le système mis en place par Kurt Rambis, le « Pek » est en outre gêné par des problèmes de fautes récurrents, étant sanctionné à 181 reprises en 887 minutes passées sur le parquet (soit une faute toutes les 4,9 minutes). Des chiffres rédhibitoires pour espérer s&#8217;imposer dans une rotation. &laquo;&nbsp;<em>Parfois, on avait l&#8217;impression que Nikola allait lui-même à la table de marque pour ajouter une faute à sa fiche</em>&laquo;&nbsp;, déclarait non sans humour le General Manager des Wolves, David Kahn, dans les colonnes de <em>Sports Illustrated</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Au final, le pivot conclut sa saison rookie avec des statistiques décevantes (5,5 points, 3 rebonds en 13,6 minutes) et ne parvient pas à exploser au sein d&#8217;une équipe à la dérive et terminant l&#8217;exercice dans les bas-fonds de la Ligue avec un sordide bilan de 17 victoires pour 65 défaites.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Pek-citement ! »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un an a passé et c&#8217;est aujourd&#8217;hui un joueur transfiguré qui fait régner la loi dans les raquettes de la NBA. Après s&#8217;être refait la cerise sous les couleurs du Partizan pendant le lock-out, le Monténégrin, joueur intelligent sachant s&#8217;appuyer sur ses points forts pour masquer ses faiblesses, a su travailler dans le bon sens pour régler ses problèmes de fautes et adapter son jeu aux joutes de la Ligue. &laquo;&nbsp;<em>C&#8217;est quelqu&#8217;un de professionnel et impliqué</em>, déclarait il y a peu sur le site de la NBA Jack Sikman, entraîneur adjoint des Wolves, à son sujet. <em>J&#8217;apprécie vraiment travailler avec lui. Il reçoit les informations et les met en pratique aussi bien que n&#8217;importe quel intérieur avec qui j&#8217;ai eu l&#8217;occasion de travailler</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nouveau coach, Rick Adelman, a su optimiser les qualités de son pivot, son sens du placement, sa rugosité sur les écrans et en défense ou ses qualités de finisseur sous le cercle (lui qui tourne à une adresse démoniaque de 58,1% de réussite cette saison). La blessure de Darko Milicic lui a permis d&#8217;étoffer son temps de jeu et il a saisi sa chance au vol. &laquo;&nbsp;<em>Je savais que j&#8217;en étais capable. Peut-être je ne pensais pas pouvoir en faire autant, mais je savais que je pouvais jouer</em>, confessait-il selon NBA.com. <em>J&#8217;attendais juste ma chance</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis, Pekovic ne cesse de monter en puissance et affole littéralement les compteurs. En février-mars, l&#8217;ancienne terreur du PAO tourne à 17,5 points par match et gobe en moyenne 9,4 rebonds par soir, devenant l&#8217;un des pivots les plus efficaces de la Ligue selon le Player Efficiency Rating (évaluation de 20,3 en février, 20,8 en mars).  Un réel <em>impact player</em>, en somme. Adulé par la foule du Target Center, le guerrier des Balkans est actuellement l&#8217;objet d&#8217;une véritable effervescence, le « Pek-citement », transposition de la « Linsanity » dans le Midwest. Malgré la grave blessure de Ricky Rubio, Minnesota continue sa marche en avant et peut toujours rêver de décrocher un ticket pour les play-offs à l&#8217;issue de la saison régulière, porté par Kevin Love et un Pekovic en mode All-Star. Car le loup, enfin sorti du bois, est désormais affamé de succès&#8230;</p>
<p><a href="http://www.nba.com/playerfile/nikola_pekovic/index.html"><strong><span style="text-decoration: underline;">Statistiques en carrière</span></strong></a></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Réunis pour l&#8217;éternité</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Mar 2009 12:46:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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Je vous parle d’un temps, que les moins de vingt ans… Un âge béni où les raquettes de la NBA étaient alors dominées par des mastodontes, des géants aux bras longilignes, à la détente prodigieuse, aux gestes gracieux qui dénotaient avec leur apparence de colosses. L’ère des héritiers de Bill Russell, Wilt Chamberlain, Kareem Abdul-Jabbar, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-75" title="ewing_olajuwon_afp1" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/ewing_olajuwon_afp1.jpg" alt="ewing_olajuwon_afp1" width="550" height="294" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Je vous parle d’un temps, que les moins de vingt ans… Un âge béni où les raquettes de la NBA étaient alors dominées par des mastodontes, des géants aux bras longilignes, à la détente prodigieuse, aux gestes gracieux qui dénotaient avec leur apparence de colosses. L’ère des héritiers de Bill Russell, Wilt Chamberlain, Kareem Abdul-Jabbar, qui, avant eux, avaient imposé leur règne sur les parquets outre-Atlantique. Du milieu des années 80 à la fin de la décennie 90, une génération exceptionnelle de pivots voyait le jour et allait nous offrir, en marge des exploits de Bird, Magic et Jordan, des confrontations titanesques sous les panneaux. Ils s’appelaient Patrick Ewing, David Robinson, Hakeem Olajuwon, bientôt suivis par la jeune garde emmenée par Alonzo Mourning ou Shaquille O’Neal. Deux d’entre eux, Ewing et Olajuwon, viennent d’être intégrés le 4 septembre dernier au prestigieux Naismith Hall of Fame, couronnement de carrières exceptionnelles, où leurs chemins se sont souvent rencontrés. Destins croisés.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Premiers pas dans la vie</h4>
<p style="text-align: justify;">L’histoire de nos deux géants débute à des milliers de kilomètres d’écart, au début des années 1960. Akeem Abdul Olajuwon (il rajoutera un « H » à son prénom en 1991) grandit dans sa ville natale, à Lagos, au Nigeria. Troisième d’une fratrie de six enfants, sa famille fait partie de la classe moyenne du pays, son père gérant une entreprise de maçonnerie. Très tôt, ses prédispositions naturelles l’orientent vers le monde du sport. Il est d’abord gardien de but d’une équipe de football, avant de s’épanouir dans le handball. Repéré à quinze ans lors d’un forum national où se mêlent différentes disciplines, il effectue un essai au sein d’une formation de basketball : le déclic se produit, sa carrière se passera désormais sur le parquet. Après deux petites années d’apprentissage, il fait le grand saut, en rejoignant les Etats-Unis et l’Université des Cougars de Houston.</p>
<p style="text-align: justify;">Patrick Aloysius Ewing voit le jour en 1962 à Kingston, en Jamaïque. Il y passe son enfance, avant de suivre ses parents, qui émigrent vers les Etats-Unis, alors qu’il est âgé de onze ans. Il découvre le basket à l’école de Cambridge, Massachussetts, où ses qualités interpellent Mike Jarvis. Il le prend alors sous son aile, et souhaite modeler sa petite perle à l’image de son idole, le mythique Bill Russell. Il enseigne à Patrick les rudiments du jeu, insistant notamment sur les aspects défensifs, qu’il considère comme fondamentaux. Ewing assimile bien les préceptes de son mentor, et remporte avec les « Rindge and Latin », deux championnats d’Etat. Il rejoint ensuite l’Université de Georgetown, du coach John Thompson, un autre admirateur de Bill Russell, ayant été lui-même son backup durant deux saisons. S’ouvre ainsi pour les Hoyas une nouvelle ère de succès.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Les années universitaires</h4>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><img class="size-medium wp-image-54 alignright" title="001296651" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/001296651-198x300.jpg" alt="001296651" width="198" height="300" />Les chemins de nos deux joueurs se croisent pour la première fois un soir d’été 1983 à Phoenix, au cours d’une campagne ambulante contre la drogue organisée par la NCAA. Ils sont alors logés dans le même hôtel, et Ewing est interpellé par la musique émanant de la chambre adjacente. Les sonorités reggaes de Peter Tosh emplissant l’air ambiant lui rappellent son enfance sous le soleil de Kingston, et il décide d’aller frapper à la porte voisine. Se présente devant lui un certain Akeem Olajuwon, pivot également et senior à l’Université de Houston. Ils discutent de musique, de l’Afrique, de leurs origines respectives, de tout sauf de basket, bercés par les rythmes venus de Jamaïque. Ils n’en ont pas encore conscience, mais cette rencontre atypique inaugure ainsi une rivalité de vingt ans, qui va se cristalliser au travers de deux destinées étrangement parallèles…</p>
<p style="text-align: justify;">Leurs carrières universitaires respectives seront toutes deux couronnées de succès. A partir de 1982, les Cougars de Houston sèment la terreur sur les parquets NCAA. Cette équipe, affublée du surnom de « Phi Slamma Jamma » (en référence à son jeu alerte et tout en spectacle dans le plus pur style playground, et qui reste encore aujourd’hui une des plus belles pages du sport universitaire américain), est emmenée par Olajuwon, Clyde Drexler et Michael Young (qui fera par la suite les beaux jours de Limoges). Ils atteignent les demi-finales en 1982, battus par l’armada des North Carolina Tar Heels, dont font partie James Worthy, Sam Perkins et un certain Michael Jordan. En finale, ces derniers viennent à bout des Hoyas de… Patrick Ewing, qui participe lui aussi à son premier Final Four, au terme d’un combat acharné. L’année suivante, la bande à Olajuwon rallie une nouvelle fois le dernier carré, mais échoue à quelques encablures du Graal, défaits de deux petits points en finale par North Carolina State. 1984 marque le premier véritable duel entre les deux Big Men de la NCAA. Houston et Georgetown se retrouvent en lutte pour le titre suprême, et c’est la bande à Ewing qui prend le dessus, remportant la rencontre sur le score de 84-75. Quelques jours après cette défaite, Olajuwon annonce son désir de rejoindre la NBA, bien qu’il lui reste la possibilité d’évoluer encore une année en université. Ewing continue lui son apprentissage, et réalise une dernière saison flamboyante, en atteignant pour la troisième fois la finale nationale (Georgetown est vaincu à la surprise générale par Villanova 64-62); il est élu meilleur joueur de l’année, et glane lors des Jeux olympiques de Los Angeles, la médaille d’or avec la sélection américaine. Véritable phénomène, l’arrivée en NBA de celui que l’on surnomme le « Hoya Destroya » suscite un engouement indescriptible.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">En route vers les sommets et la NBA</h4>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-57" title="001308788" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/001308788-199x300.jpg" alt="001308788" width="199" height="300" />Akeem se présente à la Draft 1984 (sans aucune doute une des plus denses de l’histoire), avec l’espoir d’être choisi par les Rockets de Houston, qui sortent d’une saison catastrophique. Ils héritent du premier choix, et jettent leur dévolu sur Olajuwon, bien que Michael Jordan soit aussi sur les rangs. Sa première saison dans la ligue est synonyme de renouveau pour la franchise texane. Il forme avec Ralph Sampson (premier choix de la draft précédente) un duo d’intérieurs redouté (ils sont appelés les « twin towers » ), en affichant des statistiques déjà très prometteuses : 20,6 points, 11,9 rebonds et 2,68 blocks par match. Les Rockets se qualifient pour les play-offs, et Akeem est élu deuxième à l’élection du rookie de l’année, derrière l’inévitable Jordan. Patrick Ewing débarque sur les parquets de la ligue la saison suivante. Sans surprise, il est sélectionné en première position par les New York Knicks, et il ne déçoit pas : malgré une blessure qui le prive du tiers de la saison, il marque 20 points et prend 9 rebonds en moyenne, et est le premier joueur de la franchise de Big Apple a décroché le titre de rookie de l’année depuis le légendaire Willis Reed, en 1964.</p>
<p style="text-align: justify;">Durant leurs premières années, leur jeu et leurs statistiques s’étoffent graduellement, et ils donnent un nouveau souffle à leurs franchises respectives, qui sont désormais considérées comme de sérieux prétendants dans la lutte pour le titre. Cependant, nous sommes à l’époque où les Boston Celtics à l’Est, et les Los Angeles Lakers à l’Ouest, brillent de mille feux, se partageant tous les championnats entre 1984 et 1988. En 1986 pourtant, les Rockets frôlent l’exploit : après être venus à bout des Lakers en finale de conférence, avec un Olajuwon en pleine réussite (lors des trois dernières rencontres, il inscrit 40, 35 et 30 points), ils affrontent les Celtics en finale. Malheureusement, ils ne peuvent rien contre l’impressionnante franchise du Massachussetts, qui enlève la série sans frémir 4-2, emmenée par un Larry Bird au sommet de son art. A partir de 1987, Sampson enchaîne les blessures, et est transféré la saison suivante à Golden State. Olajuwon prend alors ses responsabilités, et affole les compteurs. Il apparaît dans la All-NBA First Team de 1987 à 1989, dans le premier cinq défensif en 1987, 1988 et 1990, et est titulaire dans le cinq all-star de l’Ouest durant quatre années d’affilée. En 1989, il réalise un quadruple-double face aux Milwaukee Bucks, en ajoutant à ses 18 points et 16 rebonds, 11 blocks et 10 passes. Pourtant, malgré un Olajuwon dominateur, les Rockets enchaînent les contre-performances, ne parvenant pas à remporter la moindre série en playoffs entre 1988 et 1992&#8230; En 1993, Hakeem semble enfin arrivé à maturité : il vient, après de longues négociations, de prolonger son bail au Texas, et enchaîne sur une saison stratosphérique (26,1 points, 13 rebonds, 4,2 blocks), terminant à la deuxième place au classement du MVP derrière Charles Barkley. C’est à cette époque qu’il développe et étoffe son jeu; il devient inarrêtable en attaque, et devient « Hakeem The Dream », dont le « Dream Shake » est désormais une arme redoutée de tous. Cependant, les Rockets tombent en demi-finale de conférence face aux Seattle Supersonics, au terme l’un combat dantesque en sept matchs, battus 103-100 lors de l’ultime rencontre en double prolongations, malgré les 49 points, 25 rebonds et 7 blocks d‘Hakeem.</p>
<p style="text-align: justify;">Du côté de New York, les saisons se suivent et se ressemblent. Ils ont trouvé en Ewing un véritable Franchise player, mais les bons résultats se font attendre. L’arrivée de Rick Pitino à la barre du navire lors de la saison 1987-88 change quelque peu la donne, et les Knicks retrouvent enfin les playoffs, battus au premier tour par Boston. L’année suivante, ils atteignent les demi-finales de conférence, mais sont éliminés en six matchs par les Bulls de Michael Jordan, et inaugurent une bien mauvaise habitude : ils seront en effet sortis cinq fois par Chicago, dont trois fois consécutivement entre 1991 et 1993&#8230; En 1989-90, Ewing réalise sa saison la plus accomplie statistiquement parlant : avec 28,6 points par match à 55,1% de réussite, 10,9 rebonds et 3,99 blocks, il est élu dans la prestigieuse All-NBA First Team. Au premier tour des séries, les Knicks réalisent un improbable come-back face aux Celtics, en se qualifiant après avoir concédé les deux premières manches, Ewing scorant 44 points dans le match 4, puis 31 dans la rencontre décisive. New York échoue au tour suivant, défaits par les futurs champions, les Bad Boys de Detroit.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1992, Ewing remporte sa deuxième médaille d’or olympique, avec la mythique Dream Team. Olajuwon ne fait pas partie du voyage à Barcelone, en raison du fait qu’il est encore de nationalité nigériane à cette époque (il est naturalisé américain en 1993). Il connaîtra lui aussi la gloire olympique, en se parant du plus beau métal lors des Jeux d’Atlanta, en 1996.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Les années glorieuses</h4>
<p style="text-align: justify;"><em><img class="alignright size-full wp-image-55" title="p1_dream" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/p1_dream.jpg" alt="p1_dream" width="300" height="447" /></em>A l’aube de la saison 1994, l’annonce du départ en retraite de Michael Jordan réveille l’appétit des seconds couteaux. Les Lakers et les Celtics sont en pleine reconstruction, l’âge doré des Pistons a pris fin, et les Bulls sans leur superstar ne font plus peur à personne. A l’Ouest, les Rockets survolent la saison régulière avec 58 victoires. Ils se débarrassent successivement en playoffs de Portland, Phoenix (sans doute la formation la plus dangereuse, qu’ils écartent en sept matchs après avoir été menés 0-2), puis des Utah Jazz en finale de conférence. Sur la côte Est, les Knicks du coach Pat Riley, réputés pour leur intransigeance en défense, remportent 57 succès au cours de la saison régulière. Durant les séries, ils viennent à bout de leurs voisins du New Jersey au premier tour, avant de battre les Bulls en sept matchs, puis les Pacers, de nouveau en sept manches, Ewing étant l’auteur d’une prestation tonitruante lors de l’affrontement décisif (24 points et 22 rebonds), au cours duquel il inscrit le panier victorieux. Dix ans après leur confrontation en finale de la NCAA, nos deux compères se retrouvent face à face pour se disputer la seule ligne qui compte réellement dans une carrière de joueur professionnel : la bague de champion NBA. Un choc de titans s’apprête à tenir en haleine le microcosme du basket…</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux hommes sont alors au sommet de leur art. Olajuwon vient d’être élu MVP de la saison régulière et meilleur défenseur, affichant des lignes statistiques faramineuses : 27,3 points à 52,8%, 11,9 rebonds et 3,7 blocks par match. Ewing de son côté a tourné à 24,5 points par match, 11 rebonds et 2,7 blocks. Le duel entre les deux franchises est intense et âpre. Durant la série, aucune des équipes ne franchira la barre symbolique des cent points… A l’issue des cinq premières rencontres, les Knicks mènent 3-2, avant de se déplacer à deux reprises chez les Rockets. Lors du match 6, New York semble avoir la situation en main, mais voit son avance fondre peu à peu. Les Rockets reprennent un avantage de deux points à quelques secondes du buzzer. Possession Knicks, balle à John Starks, qui dégaine à trois points… mais est bloqué par Olajuwon ! Victoire 86-84 des Rockets, qui concluent la série devant leur public lors de la dernière rencontre, succès en partie facilité par la faillite de Starks aux tirs (2 sur 18 dont un terrible 0 sur 11 à trois points). Hakeem tient sa revanche : il s’adjuge ainsi son premier titre en dominant Ewing durant cette série (29,1 points, 9,1 rebonds, 3,86 blocks pour Olajuwon contre 18,9 points à moins de 40% pour Ewing), et obtient le titre de MVP des Finales, point d’orgue d’une saison en tout point fastueuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Patrick Ewing vient de laisser passer sa chance. Les années suivantes seront marqués par les affrontements à couteaux tirés entre les Knicks et leurs meilleurs ennemis du Heat de Miami, et de nouvelles éliminations en playoffs face aux Bulls et aux Pacers. Lors de l’ébouriffant exercice 1996 qui voit Chicago établir un record de 72 victoires, les Knicks parviennent à battre les futurs champions à deux reprises durant la saison, emmenés par un Ewing éblouissant. Pourtant, et malgré un effectif de qualité bientôt renforcé par les arrivées conjuguées de Larry Johnson et Latrell Sprewell, ils restent toujours placés, jamais gagnants. Malgré une nouvelle finale en 1999 (perdue 1-4 face aux San Antonio Spurs), qu’il suit du banc suite à une blessure au tendon d’Achille contractée en finale de conférence, il ne réalisera jamais son rêve de devenir champion NBA…</p>
<p style="text-align: justify;">Olajuwon lui, tout auréolé de sa première bague, remet le couvert dès l’année suivante. Après un début de saison poussif, les Rockets réussissent le trade de l’année, en faisant venir le grand ami d’Hakeem, un autre joueur d’exception, Clyde « The Glide » Drexler. Durant les playoffs, Olajuwon affiche des statistiques incroyables (33 points à 53,1%, 10,3 rebonds, 4,5 passes et 2,81 blocks), prend le meilleur sur le MVP David Robinson en finale de conférence (en particulier lors d‘un match 6 phénoménal au cours duquel il inscrit 41 points auxquels il ajoute 16 rebonds et 3 blocks), avant de sweeper la jeune garde d’Orlando emmenée par Shaquille O’Neal et Anfernee Hardaway en finale. Les Rockets réalisent ainsi un improbable back-to-back, qui fera dire au coach Rudy Tomjanovich cette phrase passée à la postérité :  « <em>Ne sous-estimez jamais le cœur d’un champion</em> ».</p>
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<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;"> </span>Le crépuscule des Dieux</h4>
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<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-56" title="large_class20of2008" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/large_class20of2008.jpg" alt="large_class20of2008" width="453" height="295" /></p>
<p style="text-align: justify;">Hakeem maintient ce niveau de jeu durant les deux saisons suivantes, mais Houston, malgré l’arrivée de Charles Barkley, doit céder face aux franchises montantes à l’Ouest, notamment Seattle et Utah. Il connaît ensuite des pépins physiques, qui influeront nettement sur ses performances, avant de terminer sa carrière en 2002 après une dernière pige à Toronto. Ewing de son côté est lui aussi meurtri dans sa chair, son tendon d’Achille et ses genoux ne lui permettant pas de retrouver son lustre d’antan. Après la finale de 1999, il rempile une dernière saison dans le club de son cœur, New York, avant de finir sur deux années anecdotiques, à Seattle puis Orlando pour conclure en 2002, la même année qu’Hakeem. Son célèbre numéro 33 est retiré lors d’une émouvante cérémonie dans son jardin du Madison Square Garden en février 2003, quelques mois seulement après qu’Olajuwon ait reçu les mêmes honneurs à Houston (le 34 de « The Dream » est retiré en novembre 2002).</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span><span style="color: #ffffff;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Avec le départ en retraite de ces deux géants (dans tous les sens du terme) des parquets, c’est une page de l’histoire du basket qui se tourne. Durant près de vingt ans, Patrick Ewing et Hakeem Olajuwon ont marqué de leur empreinte leur franchise, la NBA, le jeu. Ces deux joueurs d’exception, aux destinées étrangement similaires, nous auront offert des moments de basketball uniques, qui resteront gravés dans les mémoires. Ils auront tout gagné ou presque; il manquera toujours à Ewing cette bague de champion, qui donnera à sa carrière cette image de quête inachevée… Continuellement barré par des équipes plus complètes (il n’a jamais eu à ses côtés de McHale, Parish, Pippen, Rodman ou Drexler), il passe à côté de sa meilleure chance en 1994, battu par Olajuwon. Les propos de Michael Jordan à son égard ne valent certes pas une bague, mais donnent une idée des qualités et de l’aura de ce joueur : « <em>Il a le cœur d’un champion. Quand vous pensez à New York, vous pensez à Patrick Ewing. Il est venu et à insufflé un nouveau souffle de vie à cette ville</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Déjà récompensés par les honneurs en 1996 en étant nommés parmi les cinquante meilleurs joueurs de l’histoire de la NBA (lors d’une cérémonie fêtant le 50ème anniversaire de la ligue), ils viennent, nouveau clin d’œil du destin, de faire leur entrée conjointe, le 4 septembre 2008, au Hall of Fame. Désormais réunis pour l’éternité, <em>their legend will never die</em>…</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.<br />
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<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #000000;">V</span>idéos</span></p>
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<p style="text-align: justify;">Top 13 Ewing</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/qWhAtFQUhpo&amp;hl=fr&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/qWhAtFQUhpo&amp;hl=fr&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p>Best of Ewing</p>
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<p><span style="color: #ffffff;">.</span><br />
Top 10 Olajuwon</p>
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<p><span style="color: #ffffff;">.</span><br />
Best of Olajuwon</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/DKS_9FpBLhM&amp;hl=fr&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/DKS_9FpBLhM&amp;hl=fr&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span><br />
<span style="color: #ffffff;">.</span><br />
<span style="text-decoration: underline;">Palmarès</span></p>
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<p style="text-align: justify;">Hakeem Olajuwon : NBA champion (1994, &#8216;95); NBA Finals MVP (1994, &#8216;95); NBA MVP (1994); Defensive Player of Year (1993, &#8216;94); All-NBA First Team (1987, &#8216;88, &#8216;89, &#8216;93, &#8216;94, &#8216;97); All-NBA Second Team (&#8217;86, &#8216;90, &#8216;96); Third Team (1991, &#8216;95, &#8216;99); All-Defensive First Team (&#8217;87, &#8216;88, &#8216;90, &#8216;93, &#8216;94); 12-time All-Star; Olympic gold medalist (1996); One of 50 Greatest Players in NBA History (1996); NBA Hall of Fame (2008)<br />
<span style="color: #ffffff;">.</span><br />
Patrick Ewing : NBA Rookie of the Year (1986); All-NBA First Team (1990); All-NBA Second Team (1988, &#8216;89, &#8216;91, &#8216;92, &#8216;93, &#8216;97); NBA All-Defensive Second Team (1988, &#8216;89, &#8216;92); 11-time All-Star; One of 50 Greatest Players in NBA History (1996); Two-time Olympic gold medalist (1984, &#8216;92); NBA Hall of Fame (2008)</p>
<p><span style="color: #ffffff;">.<br />
</span><span style="text-decoration: underline;">Fiches statistiques</span><br />
<span style="color: #ffffff;">.</span><br />
<span style="color: #ffffff;">.</span><a href="http://www.basketball-reference.com/players/o/olajuha01.html" target="_blank"><br />
Hakeem Olajuwon</a><br />
<span style="color: #ffffff;">.</span><br />
<a href="http://www.basketball-reference.com/players/e/ewingpa01.html" target="_blank">Patrick Ewing</a><a href="http://www.basketball-reference.com/players/e/ewingpa01.html" target="_blank"> </a></p>
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