<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Sport Fever &#187; Montreal Canadiens</title>
	<atom:link href="http://www.sport-fever.com/?feed=rss2&#038;tag=montreal-canadiens" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.sport-fever.com</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Sun, 19 Oct 2025 21:45:54 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.8.4</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Jacques Plante : La légende du masque</title>
		<link>http://www.sport-fever.com/?p=299</link>
		<comments>http://www.sport-fever.com/?p=299#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 12:24:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biographies]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>
		<category><![CDATA[gardien]]></category>
		<category><![CDATA[Hockey]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Plante]]></category>
		<category><![CDATA[masque]]></category>
		<category><![CDATA[Montreal Canadiens]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.sport-fever.com/?p=299</guid>
		<description><![CDATA[
Dans chaque sport, il est de ces hommes particuliers qui apposent une marque indélébile sur le jeu, une empreinte immuable qui affecte et transforme la face de leur discipline à jamais. Sur la glace, ces précurseurs, joueurs visionnaires et avant-gardistes, prophètes d’un temps passé, n’ont eu de cesse d’inventer et de réinventer le hockey, l’apprivoisant, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-302" title="plante21" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante21-226x300.jpg" alt="plante21" width="226" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dans chaque sport, il est de ces hommes particuliers qui apposent une marque indélébile sur le jeu, une empreinte immuable qui affecte et transforme la face de leur discipline à jamais. Sur la glace, ces précurseurs, joueurs visionnaires et avant-gardistes, prophètes d’un temps passé, n’ont eu de cesse d’inventer et de réinventer le hockey, l’apprivoisant, le modelant, le façonnant au travers du prisme de leur passion. Athlètes fabuleux, artistes perfectionnistes, esthètes romantiques, ils ont influencé leur sport, en laissant derrière eux un legs perpétuel. Jacques Plante fait partie de cette race de champions. Car outre ses exploits devant les filets, il a contribué à révolutionner le poste de gardien de but, instaurant notamment le port du masque, et donnant une nouvelle dimension au jeu à la crosse du cerbère. Retour sur la carrière de celui que les Américains appelaient « Jake the Snake », une étoile au firmament du hockey sur glace.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Une jeunesse formatrice</h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-303" title="plante8" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante8-207x300.jpg" alt="plante8" width="207" height="300" />Alors que la crise financière de 1929 s’apprête à emporter le monde dans une tornade nébulaire, Joseph Jacques Omer Plante vient au monde en début d’année, le 17 janvier, à Shawinigan Falls, dans la province du Québec. Issu d’un milieu modeste (son père est machiniste, tandis que sa mère s’affaire sur divers travaux de couture), il est l’aîné d’une fratrie qui comptera onze enfants. Bientôt, la famille qui ne cesse de s’agrandir, se trouve contrainte de s’adapter à la rigueur des temps et à la précarité ambiante. A Noël, les chaussettes des enfantes déposées précautionneusement sous le sapin, ne sont remplies que de fruits et de quelques bonbons. Pourtant, Xavier, le patriarche, ne manque pas d’imagination, et y ajoute régulièrement des petits jouets en bois, fantaisies ébauchées par son esprit créatif. Devant l’intérêt prononcé de Jacques pour le hockey, qu’il pratique chaque hiver sur les lacs gelés ou dans la cour de l’école avec ses camarades, il décide de lui fabriquer une crosse de gardien (il jouait initialement défenseur, mais des problèmes d’asthme récurrents l’ont peu à peu invité à se muer en sentinelle) à partir de la souche d’un arbre, et des jambières en recyclant des sacs de pommes de terres usagés. C’est une révélation pour le jeune garçon, et il s’en souviendra toute sa vie : « J’ai eu de nombreuses crosses entre les mains depuis, mais je n’oublierai jamais la sensation de celle-ci ».</p>
<p style="text-align: justify;">A la maison, et en sa qualité d’aîné, son sens de l’initiative est constamment sollicité : il s’acquitte ainsi des tâches ménagères, et s’occupe de ses jeunes frères et sœurs afin de délester ses parents. Lorsqu’un jour il demande à sa mère de lui fabriquer une tuque (terme utilisé au Canada pour désigner les bonnets en laine) pour protéger ses oreilles du froid quand il joue au hockey, elle lui procure des aiguilles, lui enseigne les rudiments du tricot, et l’enjoint à confectionner lui-même son couvre-chef. Jacques se prend alors de passion pour cette activité, et réalise ses propres équipements, tuques, bas, chemises etc. Cette activité, qu’il trouve si reposante, lui servira d’antidote au stress tout au long de sa carrière.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jeune Jacques est un enfant intelligent et perspicace, et se rend bien vite compte que dans le chemin escarpé de la vie, la chance sourit aux audacieux. Il développe ainsi un sens aiguisé de l’opportunisme, qui va lui permettre de faire ses premières armes dans les rangs d’une véritable formation de hockey. Par un après-midi glacial propre à l’hiver canadien, alors qu’il observe attentivement, comme toujours, l’équipe de son école à l’entraînement, une dispute éclate entre le coach et l’un des gardiens. Ce dernier est renvoyé au vestiaire, laissant la place vacante devant son filet. Il n’y a pas de remplaçant, et Jacques, du haut de ses douze ans, sollicite l’entraîneur. Il se souvient : « J’étais alors à l’école St-Maurice à Shawinigan. Notre équipe de hockey comprenait des garçons de dix-sept et dix-huit ans, et j’avais pour habitude de les regarder évoluer sur la patinoire extérieure. Ce jour-là […], le gardien était en difficulté et l’entraîneur l’accusa de ne pas faire de son mieux. Il devint fou et enleva ses patins. J’ai alors accouru vers l’entraîneur en me portant volontaire pour prendre sa place. Il n’y avait pas d’autre gardien aux alentours, je me suis donc posté devant le but et j’ai joué le reste de la saison ». Il joue ainsi deux saisons complètes pour le compte de son école, au cours desquelles ses prédispositions naturelles font forte impression.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Jacques veut voir plus haut. Redoublant de malice et d’ingéniosité, il se présente un jour, flanqué de son matériel, à l’entrée de la patinoire de la ville, à l’aube d’un entraînement d’une équipe intermédiaire des Cataracts. Remarquant que la formation ne possède qu’un gardien, il propose ses services à l’entraîneur qui, sceptique dans un premier temps, finit par accepter de lui donner une chance. Il la saisit au vol, et devient rapidement l’attraction de la petite ville. Il s’investit corps et âme dans ce qui est pour lui une authentique vocation, dévouant tout son temps libre à la pratique de son sport favori, en évoluant à quatre niveaux différents, en plus d’aider l’équipe de la manufacture de Shawinigan. Pour s’aligner dans les cages de cette dernière, fidèle à lui-même, il demande bientôt à être rémunéré pour ses prestations : « Nous n’étions pas payés et mon père me suggéra de demander à l’entraîneur un peu d’argent. Il consentit à me donner cinquante cents par match à condition que je n’en dise rien aux autres joueurs. Nous ne pouvions nous offrir de radio ou autre luxe de la sorte. Cinquante cents représentaient énormément pour moi en ces temps ». C’est également le point de départ d’une relation sibylline qu’il entretiendra avec l’argent durant toute son existence.</p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_305" class="wp-caption alignleft" style="width: 212px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-medium wp-image-305" title="plante51" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante51-202x300.jpg" alt="Jacques coiffé de sa fameuse tuque" width="202" height="300" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Jacques coiffé de sa fameuse tuque</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Ses exploits répétés devant sa ligne attirent bientôt l’œil des recruteurs de tout le pays. Les propositions affluent, mais devant l’ardent désir de ses parents de le voir finir ses études, il reste dans sa ville natale jusqu’à ses dix-huit ans, et obtient au passage un diplôme de dactylographie. Il trouve un travail à l’usine du coin, mais son incommensurable talent le pousse vers un exil inexorable, et c’est le mythique Canadien de Montréal qui l’invite, en 1947, au camp d’entraînement de son escouade junior. Les instances dirigeantes du Tricolore tombent sous le charme, et souhaitent engager le prodige. Néanmoins, celui-ci décline l’offre : « Après une semaine, les Canadiens voulaient me faire signer, mais j’ai jeté un œil au contrat et décidé de rentrer à la maison. Je me faisais plus d’argent en tant qu’ouvrier ! ». Il défend alors pendant deux années supplémentaires les buts des Citadelle de Québec, avant que les Habs ne reviennent à la charge, et parviennent finalement à l’enrôler, au début de la saison 1949.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est assigné dans une des équipes réserves du Canadien, les Montréal Royals, formation pour laquelle il va faire les beaux jours durant trois ans. Ses réflexes exceptionnels, son style alerte, ses envolées loin de sa cage pour jouer le palet (qui donnent bien des sueurs froides à tous ses supporters), en font bientôt un véritable phénomène, le héros du public et le favori de la presse. Dans son coin, Jacques poursuit son apprentissage. Curieux de nature, il passe son temps, lorsqu’il ne joue pas, au Forum, à observer, noter, analyser le jeu des géants de la Ligue nationale. Un jour, lors d’en entraînement des Red Wings de Detroit, son attention est attirée par un gardien flamboyant, dont la posture accroupie et la dextérité entre les poteaux l’interpellent. Son nom est Terry Sawchuk. Inconnu posté dans les tribunes, Jacques Plante apprend avec avidité, conscient que son rêve d’être aligné parmi les étoiles de la NHL est désormais à portée de main…</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">En route vers la NHL</h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_306" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-medium wp-image-306" title="U1280579INP" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante141955-300x210.jpg" alt="U1280579INP" width="300" height="210" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Jacques Plante face aux Red Wings en 1955</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">A l’issue de la saison 1949-50, Bill Durnan, légendaire gardien ambidextre du Tricolore, annonce son retrait du jeu, à seulement trente-quatre ans. Gerry McNeil prend la place de titulaire, et Jacques se retrouve désormais deuxième dans la hiérarchie des portiers des Habs. Il sait maintenant que son heure est proche. Au mois d’octobre 1952, quand McNeil voit sa mâchoire fracturée, les dirigeants du Canadien font appel à Jacques pour le suppléer. Cet intérim qui doit durer trois rencontres, s’engage cependant mal pour Plante. En effet, le jeune gardien est un joueur éminemment superstitieux, et ne se sépare jamais de la tuque confectionnée par ses soins lorsqu’il est sur la glace. L’entraîneur en chef de Montréal, Dick Irvin, ne souhaitant pas qu’un de ses protégés se distingue avec un tel équipement, l’enjoint à s’en séparer, invoquant un pseudo règlement inventé de toutes pièces. S’engage alors ce que les medias qualifieront de « bataille de la tuque ». Jacques ne cède pas d’un pouce sur cette question, prétextant qu’il sera déstabilisé et ne pourra évoluer à son meilleur niveau, s’il se retrouve délesté de son fétiche. Le jour de ses grands débuts pourtant, ses trois tuques ont mystérieusement disparues du vestiaire. A quelques minutes du coup d’envoi, il n’a désormais plus le choix, et devra faire sans son précieux porte-bonheur. Trois matchs et trois victoires plus tard (avec seulement quatre buts encaissés), Jacques a cependant largement rempli sa mission, convaincu ses dirigeants, et s’est prouvé qu’il n’avait pas un besoin vital de sa tuque pour accomplir des performances de premier plan; au sein de la meilleure compétition au monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Au début de l’année 1953, Jacques est assigné en AHL à une autre formation réserve des Canadiens, les Buffalo Bisons. Une fois n’étant pas coutume, l’arrivée de Plante provoque un enthousiasme démesuré chez les fans et dans l’encadrement du club. Il se remémore : « Ce fut une sacrée expérience. Nous étions derniers, onze points derrière l’équipe nous précédant quand je suis arrivé. […] Nous avons enchaîné cinq succès d’affilée et la fréquentation de la patinoire est passée de 2000 à 9000 personnes. C’est à partir de là qu’ils ont commencé à me surnommer « Jake the snake ». J’adorais cette publicité ». Fred Hunt, le manager général des Bisons, est si admiratif devant la petite merveille, qu’il téléphone à Kelly Reardon, chef du personnel de Montréal, et lui dit : « Tu sais Ken, Plante n’a gardé le but que pendant quatre matchs et on ne parle plus que de lui à travers la ligue. C’est la plus forte attraction depuis les beaux jours de Terry Sawchuk ».</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-315" title="plante4" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante4.jpg" alt="plante4" width="271" height="242" />Le printemps venu, les Canadiens se retrouvent comme à leur habitude en playoffs, mais sont au pied du mur en demi-finale, menés trois victoires à deux par les Chicago Blackhawks. Dick Irvin décide alors de jouer un coup de poker, en alignant Plante pour la sixième rencontre, qui doit se dérouler dans l’Illinois. La pression est insoutenable pour l’inexpérimenté Jacques, qui compte seulement trois matchs à son actif dans la Ligue nationale. Il se rappelle de la tension et du stress qui l’animent dans le vestiaire, à quelques encablures du début de cette partie, dont le sort pourrait donner un élan prodigieux à sa carrière, ou au contraire, le faire retomber dans l’oubli, le plongeant dans une déchéance aussi précoce que son accession sous les feux des projecteurs : « Mes genoux commencèrent à trembler. Dans le vestiaire ce soir-là, j’étais si nerveux que je n’arrivais pas à lacer mes patins. Maurice Richard s’est approché de moi et m’a montré ses mains. &nbsp;&raquo; Regarde-les&nbsp;&raquo; m’a-t-il dit, &nbsp;&raquo; elles tremblent toujours avant un match important. Tu te sentiras mieux une fois sur la glace&nbsp;&raquo; ». C’est à un jeu de quitte ou double auquel Jacques s’apprête à prend part en cette soirée. Et il répond au-delà des attentes. Montréal remporte la rencontre 3-0, et conclut la série deux jours plus tard, avec une nouvelle fois Plante posté en sentinelle. Il participe également aux deux matchs initiaux de la finale face aux Boston Bruins, avant que McNeill ne récupère son poste. Le Tricolore remporte la Stanley Cup, et le nom de Jacques Plante y est gravé pour la première fois. En tout juste sept titularisations (trois en saison régulière, quatre en séries), Jacques a prouvé au monde du hockey sa valeur, et justifié la confiance octroyée par ses dirigeants : il a passé l’épreuve d’initiation avec brio, et ces derniers sont désormais persuadés qu’ils possèdent en Plante un futur champion d’exception.</p>
<p style="text-align: justify;">L’année suivante, Jacques retourne à Buffalo, tout en prenant la place de McNeill lorsque celui-ci est blessé. Il garde ainsi la cage des Habs à dix-sept reprises durant la saison régulière, affichant des statistiques faramineuses (1,59 de moyenne de buts alloués et cinq blanchissages), et huit en séries. Lorsque McNeill perd le septième match décisif face aux Red Wings en finale, sa chute est inéluctable. Une nouvelle ère est sur le point d’éclore dans les buts du Canadien. Ce sera celle de Jacques Plante.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></h4>
<h4 style="text-align: justify;">Jacques le révolutionnaire</h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;">Durant ses cinq premières saisons en tant que gardien titulaire des Montréal Canadiens, Jacques Plante est une pierre angulaire d’une formation envoûtante et despotique, qui appose sa domination sur le hockey nord-américain. Avec dans ses rangs Maurice « the Rocket » Richard, Jean Beliveau, Dickie Moore, Doug Harvey, Bernard Geoffrion et autre Henri Richard, la franchise québécoise survole les débats, terrorise et annihile ses adversaires, pour glaner cinq coupes Stanley en autant d’années. Ces hommes à l’appétit pantagruélique viennent de marquer d’un sceau immémorial la légende du hockey, en fondant une dynastie épique. Au cours de cette épopée onirique, Jacques multiplie les prouesses, affiche des feuilles de statistiques affolantes (185 victoires et une moyenne de 2,13 de buts encaissés en saison régulière, assortie de 37 blanchissages, 35 victoires pour 9 défaites en séries, 1,82 de GAA, et 7 jeux blancs), et accroche au passage cinq Vézina à son étagère de trophées. Au sommet de son art, il est désormais sur le toit de la planète hockey.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais au-delà de ses performances faramineuses, de ses succès et de ses records, c’est son approche novatrice de son poste, et les innovations qu’il y inocule qui forcent l’admiration, et provoquent un engouement sans pareil à son égard. Car Jacques est l’archétype même du passionné, et du perfectionniste. Il respire le hockey de toute son âme, et a une soif inextinguible de progresser lui-même, et de faire évoluer sa discipline. Les soirs de match, une fois rentré chez lui, en fin observateur qu’il est, il décrypte, analyse, dissèque chaque action, chaque erreur, chaque but encaissé. Et, tel un érudit aliéné par la quête de la vérité, il se noie dans ses songes, à la recherche de l’antidote salvateur.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-307" title="plante10" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante10.jpg" alt="plante10" width="300" height="300" />C’est dans un premier temps au niveau du jeu à la crosse que le « style Plante » marque les esprits. Traditionnellement, le dernier rempart, posté en sentinelle, ne quitte pas sa ligne, laissant aux défenseurs le soin de récupérer et de jouer les palets derrière le but. Jacques, mettant ses épatantes qualités de patineur à profit, n’hésite pas à délaisser son filet pour couper la route aux attaquants adverses, ou pour bloquer la rondelle le long de la bande, et faciliter ainsi la relance à ses arrières, facette du jeu qu’il considère comme un déterminant majeur : « Plus je le faisais, plus je m’éloignais de ma cage. Cela paraissait la bonne chose à faire, ainsi j’ai poursuivi dans cette voie et ça a marché. La possession du palet est primordiale. C’est tout ce sur quoi je me concentre &#8211; garder le contrôle jusqu’à ce que l’un de mes coéquipiers arrive ». Il parle également énormément sur la glace, dirige, aiguille, chaperonne à distance son escouade défensive. Il invente dans cette optique un nouveau signal, en improvisant un bras levé pour signaler les icings (dégagements interdits), code devenu aujourd’hui norme dans la Ligue nationale. Enfin, il perfectionne peu à peu sa position dans les buts, n’hésitant pas à s’avancer au devant des artificiers ennemis pour boucher au mieux les angles de tir, avec un succès certain. Plus qu’un simple athlète, Jacques Plante est un témoin méticuleux, un penseur, un théoricien du jeu. Son ouvrage « The Art of goaltending », guide destiné à l’entraînement de ses successeurs, est le premier de son genre, assertion supplémentaire de son engagement profond et de sa dévotion à la réflexion sur son sport.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-308" title="plante9" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante9-296x300.jpg" alt="plante9" width="296" height="300" />Cependant, le bouleversement fondamental qu’il instigue, et qui va faire sa légende, est l’introduction et la démocratisation du masque, qu’il parvient à imposer au terme d’une âpre bataille. A cette époque en effet, le port d’un artifice pour se protéger le visage est vu d’un très mauvais œil dans le microcosme du hockey. Car, en plus d’être accusé de réduire la vision du cerbère, il est considéré comme un signe ostensible de faiblesse et de lâcheté, ce qui est tout à fait inacceptable dans une discipline ou l’impact psychologique et l’intimidation jouent un rôle prépondérant. Si Jacques n’est pas pusillanime, il est malgré tout persuadé de l’inutilité de faire subir à son faciès des traumatismes atroces et irrémédiables. A partir de 1956, suite à une opération des sinus qui lui fait manquer treize matchs, il commence à porter la protection diabolique à l’entraînement, ce qui ne plaît que modérément à son entraîneur Hector « Toe » Blake, qui lui défend formellement de l’utiliser durant les rencontres officielles. Cependant, Jacques, qui ébauche et confectionne lui-même ses masques, ne s’en laisse pas compter, et poursuit le développement de sa carapace faciale durant les années qui suivent. Un soir de printemps 1958, au cours de la finale opposant Montréal aux Bruins de Boston, un spectateur averti, voyant Jacques foudroyé par un palet reçu en pleine tête, se décide à lui écrire. Il se nomme Bill Burchmore, est un ancien joueur et entraîneur de hockey, et travaille désormais pour le compte d’une entreprise spécialisée dans la fibre. Dans son esprit germe l’idée de concevoir un masque avec ce matériau qui présente l’avantage d’être léger, résistant, et pouvant parfaitement être adapté à la forme du visage. Dubitatif dans un premier temps, Jacques finit par se laisser séduire par le concept, et au cours de l’été 1959, il accepte de se faire prendre l’empreinte de sa figure à l’hôpital de Montréal. A partir de ce moule, Burchmore lui façonne une protection ultralégère, de trois millimètres d’épaisseur, aussi solide que l’acier. Jacques est pleinement satisfait de son nouveau jouet, mais lorsqu’il le présente à Toe Blake, celui-ci reste toujours sur la défensive, et attire son attention : « L’idée n’est pas mauvaise, Jacques, mais je te conseille de ne le garder que pour l’entraînement. Si tu commences la saison avec un masque et que tu n’arrêtes pas quelques lancers qui auraient pu sembler faciles à bloquer, les partisans vont te huer et ils vont rendre ton masque responsable de tes déboires ». A contrecœur, Jacques entame ainsi la nouvelle saison sans son invention avant-gardiste, avec dans un coin de la tête, l’idée de la ressortir le moment venu…</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-309" title="BE065595" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante3-298x300.jpg" alt="BE065595" width="298" height="300" />1er novembre 1959 : ce soir-là, dans la Mecque du sport, le Madison Square Garden, Montréal défie les Rangers de New York. Au cours de la première période, un tir puissant d’Andy Bathgate atteint Jacques au visage. Sérieusement ouvert, il se trouve contraint de rejoindre les vestiaires, afin de se faire poser plusieurs points de suture. Il entre alors en conflit avec le coach Blake, attestant qu’il ne reprendra pas la partie, à moins qu’il ne soit autorisé à porter son fameux masque. L’entraîneur en ébullition, entre dans une démonstration de colère prodigieuse, mais n’a guère le choix, les équipes ne possédant pas de gardien suppléant en ces temps-là. Il laisse donc Jacques reprendre place sur la glace, à condition qu’il abandonne sa protection une fois ses blessures guéries. Il ne sait pas encore que cette soirée particulière sera à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de la NHL. De retour aux côtés de ses coéquipiers, totalement transcendé par son masque, Jacques, motivé comme jamais à l’idée d’avoir l’opportunité de défendre enfin ses convictions profondes, redouble d’ardeur, multiplie les sauvetages et les arrêts décisifs. Les Habs l’emportent trois buts à un, mais ses détracteurs les plus acharnés campent sur leurs positions, à l’image de Patrick Muzz, directeur-général des Rangers, qui déclare : « On commence avec les gardiens qui portent des masques. Toutes les équipes ont un ou deux défenseurs qui se jettent sur la glace pour bloquer les tirs. Bientôt, ils vont vouloir porter des masques. Les attaquants vont porter des casques. Les équipes vont devenir des groupes de robots anonymes, sans visages identifiables. On ne peut pas se permettre de perdre cet attrait pour les spectateurs et les spectatrices ». Pourtant, le Tricolore enchaîne par la suite sur une série stratosphérique de dix-huit matchs sans défaite. Durant les onze premières rencontres, Jacques octroie seulement treize buts, remporte un nouveau Vézina et la coupe Stanley en fin de saison (avec huit victoires en autant de rencontres de playoffs, et une moyenne hallucinante de 1,38 GAA); il a dès lors gagné son pari : le masque est désormais popularisé, et ne quittera plus jamais l’équipement du gardien de but. Il est parvenu à convaincre les plus incrédules, comme Muzz qui fustigeait l’artifice supposé miraculeux, moins d’un mois auparavant, et qui révise maintenant son discours, ordonnant en particulier à tous les portiers des catégories juniors de l’organisation des Rangers, de se munir de masques.</p>
<p style="text-align: justify;">Homme d’affaires dans l’âme, Jacques s’associe avec Burchmore, et gère tous les intérêts liés à son invention, dont il est devenu le fabricant exclusif. Sa carrière est alors à son apogée.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Vers de nouveaux horizons</h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;">Lors de la saison 1960-61 cependant, les Canadiens n’ont plus leur rayonnement des années précédentes. Maurice Richard vient d’annoncer sa retraite, et de nouvelles formations aux crocs acérés et pleines d’ambition, pointent le bout de leur nez, notamment les Chicago Blackhawks, emmenés par le redoutable duo Bobby Hull &#8211; Stan Mikita. De son côté, Jacques est gêné par des douleurs récurrentes au genou gauche, qui l’empêchent d’évoluer à son meilleur niveau. En cours d‘exercice, il est même remplacé un temps par le jeune Charlie Hodge, et affecté aux Royals. Il revient en fin d’année, mais ne peut éviter l’élimination des siens en série, défaits par les futurs champions Chicago. Durant l’été, il se fait opérer, prend le temps de se reconstruire, et recouvre peu à peu ses possibilités. Le Tricolore doit à cette époque composer avec de nombreuses blessures (Beliveau, Moore, Johnson), et Jacques tient sa franchise à bout de bras. Il collectionne les performances de grande envergure, remporte un nouveau Vézina, ainsi que le trophée Hart Ross, récompensant le MVP de la saison. Malgré tout, l’offensive du Canadien est en berne, et le seul Jacques ne peut éviter la défaite des siens lors du premier tour des playoffs.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-312" title="plante151" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante151-230x300.jpg" alt="plante151" width="230" height="300" />La saison suivante, les relations entre Plante et la direction des Habs, sont de plus en plus conflictuelles. Il faut dire que Jacques, à l’instar de nombreux gardiens de cette ère ancestrale, est un homme nébuleux, complexe, au caractère difficile à cerner. Âme solitaire, attribut inhérent à son poste, il ne se mêle jamais à ses coéquipiers, avec qui il ne participe qu’aux succès sur la glace. Sorti de l’enceinte, il passe ses soirées seul dans sa chambre d’hôtel à tricoter ou répondre au courrier des fans, et dans le bus de l’équipe, il prend constamment la place située derrière le chauffeur, toujours à l’écart. Soliste génial devant sa ligne de but, Jacques se méfie du genre humain, et éprouve des difficultés à donner sa confiance, ce qu’il confesse lui-même : « Non, je ne me fais jamais d’amis. Pas dans le hockey; ni nulle part ailleurs. Pas depuis mon adolescence. Pourquoi cela ? Si vous êtes proche de quelqu’un, vous devez être prédisposé à lui plaire ». Champion à l’ego incandescent, il n’hésite pas à critiquer ses partenaires les soirs de défaite, et son attitude est accusée d’influer négativement sur le moral des troupes. Au printemps, suite à une nouvelle élimination prématurée des Canadiens en série, le torchon brûle, et son avenir est rapidement scellé. Les instances dirigeantes de la franchise ont pris la décision de se séparer de leur gardien fétiche, et annoncent son échange avec les New York Rangers. En guise de justification, la directeur général des Habs, Frank Selke, explique aux journalistes incrédules : « Il fallait porter un grand coup, donner un exemple retentissant. Certains de nos joueurs étaient devenus trop riches, trop repus d’honneurs et de gloire. […] Jacques Plante est un extroverti qui est incapable d’oublier ses intérêts personnels pour servir la cause de l’équipe. Dans ces circonstances, si brillant soit-il comme gardien de but, il valait mieux qu’il parte. Voilà ce que je vous permets de publier ».</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-313" title="U1766836" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante13-300x202.jpg" alt="U1766836" width="300" height="202" />Jacques fait ainsi ses valises pour Big Apple, le cœur lourd. Sa confiance se consume peu à peu, et son jeu s’en ressent. Il n’est plus le gardien étoilé, qui a fait rêver les spectateurs du Forum durant tant d’années. Il dispute sous le maillot des Blueshirts deux saisons, au cours desquelles l’équipe ne parvient pas à atteindre les séries éliminatoires, et annonce sa retraite des patinoires. Il retourne alors vers ses racines, dans son cher Québec natal, où il devient représentant pour la chaîne de brasseries Molson. Son exil dure trois ans, trois longues années. Car un amoureux éperdu, un passionné frénétique du hockey comme Jacques, ne peut rester éternellement éloigné de sa muse. En 1968, une nouvelle franchise issue de l’expansion, les Saint-Louis Blues, lui donne la chance de rechausser les patins. L’entraîneur en chef de l’équipe, un certain Scotty Bowman, souhaite imiter le modèle mis en place par Punch Imlach à Toronto, qui a remporté la Stanley Cup en faisant garder ses cages alternativement par deux gardiens vétérans, Johnny Bower et Terry Sawchuk. Au grand Glenn Hall, Bowman rêve secrètement d’associer Jacques, et le convainc, un salaire de 35 000 dollars à la clé (le plus gros de sa carrière), de sortir de sa réserve, à quarante ans. Plante retrouve rapidement toutes ses sensations, réalise une première année ébouriffante, remporte le Vézina conjointement avec Hall, et emmène son équipe en finale. Malgré le balayage infligé en finale par ses anciens compères du Canadien, il se sent bien dans le Missouri, où s’offre à lui une seconde jeunesse : « Je sens que l’on me voulait ici, et quand je me sens désiré, je me sens bien ». La saison suivante, il réédite des performances de grande classe, et les Blues atteignent pour la seconde fois les finales, battus par les Boston Bruins. A 42 ans, Jacques a retrouvé le plaisir du jeu, et ne pense plus raccrocher. Echangé à Toronto, il enchaîne sur deux admirables exercices, avant d’être envoyé tardivement lors de la saison 1972-73 aux Boston Bruins, qu’il aide largement à atteindre les playoffs, en remportant sept des huit dernières rencontres de saison régulières auxquelles il participe.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-314" title="plante12" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante12.jpg" alt="plante12" width="266" height="300" />Il prend par la suite du recul, devenant un temps entraîneur derrière le banc des Nordiques de Québec, avant de revenir une nouvelle fois au jeu, dans les rangs des Edmonton Oilers en WHA, à quarante-six ans ! Malgré les mauvais résultats de sa formation, Jacques réalise des prestations plus qu’honorables, affichant même un bilan positif au ratio victoires-défaites en fin d’année. Mais, meurtri dans sa chair par des ennuis de santé répétitifs, et profondément touché par la disparition tragique d’un de ses fils dans un accident de voiture, il décide qu’il est désormais temps pour lui de tourner la page, définitivement : « Après une longue et sérieuse réflexion sur ma position personnelle en tant que joueur, j’ai pris la décision de me retirer alors que je suis toujours au sommet ». Il part alors s’installer en Suisse, le pays d’origine de son épouse, d’où il garde un œil attentif sur le jeu et ses évolutions. Il rentre régulièrement en Amérique du Nord prodiguer ses précieux conseils aux nouvelles générations, occupant notamment la fonction d’entraîneur des gardiens pour les Philadelphia Flyers (il sera un mentor pour Bernie Parent), les Saint-Louis Blues, et les Montréal Canadiens. Il est malheureusement bientôt rattrapé par la maladie, et c’est un monde du hockey atterré qui apprend son décès le 27 février 1986, d’un cancer de l’estomac.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span><br />
Jacques Plante, héros intemporel au panthéon du hockey sur glace, a, durant sa fabuleuse carrière, gravé sa marque dans l’histoire de son sport, en contribuant à le faire évoluer de manière radicale et fondamentale. Intronisé au Hall-of-Fame en 1978, le célèbre numéro 1 laisse derrière lui un palmarès fastueux (cinq coupes Stanley, sept Vézina, un Hart-Ross), des lignes statistiques ensorcelantes (837 matchs de saison régulière pour 437 victoires et une moyenne de buts alloués de 2,38, 112 rencontres de séries pour 71 succès et 2,14 GAA), et l’image d’un surdoué, d’un théoricien du jeu unique, l’archétype même du précurseur.</p>
<p style="text-align: justify;">A savoir s’il est le meilleur gardien de l’histoire, les avis divergent, beaucoup le mettant en concurrence pour ce titre honorifique avec Terry Sawchuk, juste devant les Glenn Hall, Bernie Parent, Ken Dryden ou autre Patrick Roy. A propos de ce débat, qui relève d’une grande subjectivité, les paroles de Dryden résument finalement bien la situation : « Il y a beaucoup de très bons gardiens, il y a même un grand nombre de bons gardiens. Mais il y a peu de gardiens importants. Jacques Plante était un gardien important ».</p>
<p style="text-align: justify;">Homme solitaire, ayant souvent eu du mal à évoluer aux côtés de ses pairs, Jacques Plante leur a pourtant laisser un legs inestimable. Et c’est paradoxalement en se réfugiant derrière un masque, qu’il est devenu l’une des figures les plus reconnaissables de sa discipline. Pour l’éternité.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Vidéos</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;">Hockey Legends</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><object width="425" height="344" data="http://www.youtube.com/v/QshOsGQgzKA&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/QshOsGQgzKA&amp;hl=fr&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p>Interview de Jacques Plante à propos du masque</p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span><br />
<object width="425" height="344" data="http://www.youtube.com/v/YlImOxT0OaY&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/YlImOxT0OaY&amp;hl=fr&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #000000;">Palmarès</span></span></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p>- Coupe Stanley 1953, 1956, 1957, 1958, 1959, 1960.</p>
<p>- Trophée Vezina 1956, 1957, 1958, 1959, 1960, 1962, 1969.</p>
<p>- Trophée Hart-Ross (MVP) 1962.</p>
<p>- Membre de la première équipe all-star NHL 1956, 1959, 1962.</p>
<p>- Membre de la seconde équipe all-star NHL 1957, 1958, 1960, 1971.</p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Fiche de statistiques</span></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<table border="0" width="650" align="center">
<tbody>
<tr bgcolor="#a5a5a5">
<td></td>
<td></td>
<td></td>
<td colspan="6" align="middle">REGULAR SEASON</td>
<td colspan="6" align="middle">PLAYOFFS</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Season</strong></td>
<td align="left"><strong>Club</strong></td>
<td align="left"><strong>League</strong></td>
<td align="right"><strong>GP</strong></td>
<td align="right"><strong>W</strong></td>
<td align="right"><strong>L</strong></td>
<td align="right"><strong>T</strong></td>
<td align="right"><strong>SO</strong></td>
<td align="right"><strong>Avg</strong></td>
<td align="right"><strong>GP</strong></td>
<td align="right"><strong>W</strong></td>
<td align="right"><strong>L</strong></td>
<td align="right"><strong>T</strong></td>
<td align="right"><strong>SO</strong></td>
<td align="right"><strong>Avg</strong></td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1947-48</td>
<td align="left">Quebec Citadelles</td>
<td align="left">QJHL</td>
<td align="right">31</td>
<td align="right">18</td>
<td align="right">11</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">2.84</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">3.08</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1947-48</td>
<td align="left">Montreal Jr. Canadiens</td>
<td align="left">QJHL</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2.50</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1948-49</td>
<td align="left">Quebec Citadelles</td>
<td align="left">QJHL</td>
<td align="right">47</td>
<td align="right">35</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">1.99</td>
<td align="right">13</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">3.27</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1949-50</td>
<td align="left">Montreal Royals</td>
<td align="left">QSHL</td>
<td align="right">58</td>
<td align="right">27</td>
<td align="right">22</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">3.01</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">3.00</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1950-51</td>
<td align="left">Montreal Royals</td>
<td align="left">QMHL</td>
<td align="right">60</td>
<td align="right">28</td>
<td align="right">29</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">3.29</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3.71</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1951-52</td>
<td align="left">Montreal Royals</td>
<td align="left">QMHL</td>
<td align="right">60</td>
<td align="right">30</td>
<td align="right">24</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">3.39</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3.00</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1952-53</td>
<td align="left">Montreal Royals</td>
<td align="left">QMHL</td>
<td align="right">29</td>
<td align="right">20</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">2.08</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1952-53</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">1.33</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">1.75</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1952-53</td>
<td align="left">Buffalo Bisons</td>
<td align="left">AHL</td>
<td align="right">33</td>
<td align="right">13</td>
<td align="right">19</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">3.42</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1953-54</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">17</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">1.59</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">1.88</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1953-54</td>
<td align="left">Buffalo Bisons</td>
<td align="left">AHL</td>
<td align="right">55</td>
<td align="right">32</td>
<td align="right">17</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">2.64</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1954-55</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">52</td>
<td align="right">33</td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2.14</td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2.82</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1955-56</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">64</td>
<td align="right">42</td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">1.86</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">1.80</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1956-57</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">61</td>
<td align="right">31</td>
<td align="right">18</td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">2.00</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">1.66</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1957-58</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">57</td>
<td align="right">34</td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">2.11</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">1.94</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1958-59</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">67</td>
<td align="right">38</td>
<td align="right">16</td>
<td align="right">13</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">2.16</td>
<td align="right">11</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2.33</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1959-60</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">69</td>
<td align="right">40</td>
<td align="right">17</td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">2.54</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">1.35</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1960-61</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">40</td>
<td align="right">23</td>
<td align="right">11</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">2.80</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2.33</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1960-61</td>
<td align="left">Montreal Royals</td>
<td align="left">EPHL</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">3.00</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1961-62</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">70</td>
<td align="right">42</td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">2.37</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">3.17</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1962-63</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">56</td>
<td align="right">22</td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">19</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2.49</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2.80</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1963-64</td>
<td align="left">New York Rangers</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">65</td>
<td align="right">22</td>
<td align="right">36</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">3.38</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1964-65</td>
<td align="left">New York Rangers</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">33</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">17</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">3.37</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1964-65</td>
<td align="left">Baltimore Clippers</td>
<td align="left">AHL</td>
<td align="right">17</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3.01</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">2.67</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1968-69</td>
<td align="left">St. Louis Blues</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">37</td>
<td align="right">18</td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">1.96</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">1.43</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1969-70</td>
<td align="left">St. Louis Blues</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">32</td>
<td align="right">18</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2.19</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">1.48</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1970-71</td>
<td align="left">Toronto Maple Leafs</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">40</td>
<td align="right">24</td>
<td align="right">11</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">1.88</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">3.13</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1971-72</td>
<td align="left">Toronto Maple Leafs</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">34</td>
<td align="right">16</td>
<td align="right">13</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">2.63</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">5.00</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1972-73</td>
<td align="left">Toronto Maple Leafs</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">32</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3.04</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1972-73</td>
<td align="left">Boston Bruins</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">2.00</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">5.00</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1973-74</td>
<td align="left">Quebec Nordiques</td>
<td align="left">WHA</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1974-75</td>
<td align="left">Edmonton Oilers</td>
<td align="left">WHA</td>
<td align="right">31</td>
<td align="right">15</td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3.32</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#a5a5a5">
<td colspan="3" align="middle"><strong>NHL Totals</strong></td>
<td align="right">837</td>
<td align="right">437</td>
<td align="right">246</td>
<td align="right">145</td>
<td align="right">82</td>
<td align="right">2.38</td>
<td align="right">112</td>
<td align="right">71</td>
<td align="right">36</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">2.14</td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.sport-fever.com/?feed=rss2&amp;p=299</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Yvan &#171;&#160;The roadrunner&#160;&#187; Cournoyer</title>
		<link>http://www.sport-fever.com/?p=21</link>
		<comments>http://www.sport-fever.com/?p=21#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2009 10:11:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biographies]]></category>
		<category><![CDATA[Hockey]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cournoyer]]></category>
		<category><![CDATA[Montreal Canadiens]]></category>
		<category><![CDATA[Roadrunner]]></category>
		<category><![CDATA[Yvan]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.sport-fever.com/?p=21</guid>
		<description><![CDATA[
Le patronyme d’Yvan Cournoyer évoque souvent bien peu de choses à l’amateur de hockey, et a fortiori au lecteur lambda. On ne le trouve que rarement associé aux noms des joueurs qui ont fait la légende de ce sport, les Maurice Richard, Gordie Howe, Bobby Orr, Bobby Clarke, Guy Lafleur, Mario Lemieux et autre Wayne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-22" title="1" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/1.jpg" alt="1" width="250" height="313" /><br />
<strong>Le patronyme d’Yvan Cournoyer évoque souvent bien peu de choses à l’amateur de hockey, et a fortiori au lecteur lambda. On ne le trouve que rarement associé aux noms des joueurs qui ont fait la légende de ce sport, les Maurice Richard, Gordie Howe, Bobby Orr, Bobby Clarke, Guy Lafleur, Mario Lemieux et autre Wayne Gretzky… Et pourtant, ce petit ailier droit, pur produit de la terre sacrée canadienne, a joué un rôle majeur dans la fondation de l’une des plus belles dynastie des sports collectifs, l’équipe des Montréal Canadiens des années 1960-70, qui en l’espace de quinze ans allait, telle une tornade, emporter tout sur son passage. Un petit bond dans le passé semblait ainsi s’imposer, afin de remettre sous les feux de la rampe un joueur qui fit le bonheur de sa formation et des fans du mythique Forum durant plus d’une décennie.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Petit mais costaud</h4>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><br />
<img class="alignright size-full wp-image-23" title="4" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/4.jpg" alt="4" width="276" height="300" />Yvan Serge Cournoyer voit le jour le 22 novembre 1943 à Drummondville, dans la province de Québec. Au pays du hockey-roi, sa première rencontre avec ce sport qui allait devenir sa vie, se produit à l’âge de sept ans, lorsque son oncle lui offre une paire de patins pour son anniversaire. Enthousiasmé, le jeune Yvan ne les quittera désormais plus. Son père, qui travaille entre Drummondville et Montréal, érige chaque hiver un rink derrière la maison familiale, pour permettre à son fils de s’adonner pleinement à sa nouvelle passion; l’heure des beaux jours revenue, Yvan se rend régulièrement à la patinoire de la ville afin de parfaire son jeu. Puis la famille Cournoyer émigre vers la capitale québécoise, le patriarche y ayant acheté un commerce. Yvan rejoint alors une formation anglophone, les Lachine Maroons, alors qu’il ne parle pas le moindre mot de la langue de Shakespeare, bien déterminé à lancer sa carrière. Son petit gabarit laisse de prime abord sceptique : «<em> Les gens me disaient toujours que j’étais trop petit. Mais j’aime le fait de ne pas être imposant […] C’était comme une lutte pour accéder au haut niveau. Je me souviens d’un coach me disant que j’étais trop petit pour jouer dans son équipe. La seule chose que je lui répondis fut &nbsp;&raquo; essayez-moi&nbsp;&raquo;</em> ». Sa ténacité et son abnégation impressionnent, et lui permettent de s’imposer peu à peu. Son talent inné fera le reste.</p>
<p style="text-align: justify;">A 18 ans, il intègre l’équipe junior du Canadien de Montréal. A cette époque, il se développe rapidement sur le plan musculaire; ses jambes deviennent si robustes qu’il est obligé de porter un équipement taillé sur-mesure. Il redouble également d’ardeur à l’entraînement, utilisant notamment un palet alourdi pour perfectionner son tir : son wrist shot, puissant et rapide, commence à faire des merveilles…Sa progression dans les rangs des jeunes de la prestigieuse franchise est fulgurante : il inscrit 31 points en 35 rencontres lors de sa première saison, 64 points lors de la deuxième, et enfin 111 points (63 buts) au cours de sa dernière année, assortis de 19 buts en 17 matchs de playoffs. Il est désormais prêt à se frotter aux ténors de la ligue nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est lors de la saison 1963-64 qu’Yvan Cournoyer enfile pour la première fois la tunique mythique de l’équipe première du Canadien. Il est appelé pour palier des blessures, et participe à cinq rencontres, au cours desquelles il fait déjà une grosse impression, en inscrivant quatre buts. Son rêve prend forme : « <em>Jouer pour les Montréal Canadiens avait toujours été un rêve. A cette époque, il y avait les Montréal Canadiens et les Montréal Canadiens. Il y avait ‘The Rocket’ (Maurice Richard), Jean Beliveau, Henri Richard, Jacques Plante, ces noms, tous membres du Hall-of-Fame </em>». L’année suivante, il obtient une place permanente dans le roster de l’équipe. Il inscrit 7 buts (17 points) en 55 matchs, et malgré une pige de sept rencontres en Ligue mineure dans l’équipe des Aces du Québec, il fait partie de l’effectif qui décroche la Stanley Cup en fin de saison, l’un des plus beaux souvenirs de sa carrière : « <em> La première coupe Stanley est toujours la plus satisfaisante. C&#8217;est un rêve qui devient réalité. Un rêve que plusieurs jeunes partagent, mais que très peu réussissent à atteindre</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;"><em><br />
</em></p>
<h4 style="text-align: justify;">Le chouchou du Forum</h4>
<p style="text-align: justify;"><em><img class="alignleft size-full wp-image-24" title="2" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/2.jpg" alt="2" width="236" height="300" /></em>Au cours des deux saisons suivantes, l’entraîneur du Canadien Toe Black le trouve encore un peu trop léger, en particulier sur le plan défensif, pour en faire un titulaire indiscutable. Par contre, il optimise les qualités d’attaquant d’Yvan en l’intégrant aux power plays, où son sens du but fait mouche : en 1965-66, il inscrit 16 de ses 18 réalisations (29 points au total) en supériorité numérique, et remporte au passage sa seconde Stanley Cup. En 1966-67, 20 de ses 25 buts (40 points en fin de saison) sont marqués en jeu de puissance, et les supporters commencent à réclamer plus de temps de glace pour leur nouveau petit protégé, entonnant régulièrement des « <em>On veut Cournoyer</em> », qui résonnent dans le Forum. Ces doléances ne plaisent que modérément au coach Black, qui souhaite voir Yvan s’aguerrir en défense, tout en lui enlevant une certaine pression : « <em>Pourquoi ne le laissent-ils pas tranquille ? Ils sont en train de lui mettre de la pression et le dérangent dans son évolution. Ils blessent l’équipe</em> » déclare-t-il un soir, passablement énervé.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1968 et 1969, Montréal rajoute deux titres à sa collection (en sweepant à deux reprises les Blues de Saint Louis en finale), et Cournoyer poursuit sa progression, devenant avec l’arrivée de Claude Ruel derrière le banc, partie intégrante de la rotation du Tricolore, scorant durant ces deux saisons respectivement 28 et 43 buts (pour 60 et 87 points, record personnel en carrière).</p>
<p style="text-align: justify;">Le début de la décennie 1970 marque l‘apogée de sa carrière. En 1971, les Habs remportent une nouvelle coupe, bien aidés par les recrues Ken Dryden et Frank Mahovlich, et un Cournoyer de plus en plus redoutable : il inscrit 73 points (37 buts) en 65 matchs de saison régulière, auxquels il ajoute 22 points (10 buts) en 20 rencontres de playoffs. Scotty Bowman prend les rennes de l’équipe en 1972 et place Cournoyer sur la même ligne que Guy Lafleur (au centre) et Steve Shutt (à l’aile gauche) : il affole les compteurs, trouvant le chemin des filets à 47 reprises (83 points).</p>
<p style="text-align: justify;">En septembre 1972, il fait partie de la formation canadienne qui doit affronter les Soviétiques dans l’inoubliable « série du siècle ». A cette époque, l’URSS domine le hockey dans les grandes compétitions internationales, profitant du fait que le Canada ne puisse aligner de joueurs professionnels lors des championnats du monde ou des Jeux olympiques. En pleine guerre froide, c’est donc une rencontre qui doit décider de la suprématie sur le hockey mondial qui va avoir lieu, et qui se projette même bien au-delà de la sphère strictement sportive… Cournoyer se souvient : « <em>Les gens pensent que nous exagérons quand nous disons qu’il s’agissait d’une guerre, mais c’est exactement ce que c’était. C’était davantage que huit parties de hockey. C’était l’affrontement de deux solitudes et de deux façons de vivre. Nul doute que je n’oublierai jamais cette expérience</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">La grenouille devient prince</h4>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><br />
<img class="alignright size-full wp-image-25" title="6" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/6.jpg" alt="6" width="300" height="296" />Grands favoris, les joueurs à la feuille d’érable sont pourtant rapidement menés trois victoires à une (et un nul), avant de jouer les trois derniers matchs à Moscou. Il suffit désormais d’un nul aux Soviétiques pour s’adjuger la série : les Canadiens sont au pied du mur, et vont pourtant réaliser l’impensable. Ils remportent sur le fil les rencontres 6 et 7 (3-2 et 4-3), avant l’affrontement décisif. Les locaux font la course en tête jusqu’au milieu du troisième tiers, moment choisi par Cournoyer pour égaliser, et redonner l’espoir à sa formation. Un score de parité suffit aux Soviétiques pour l’emporter. Lors de la dernière minute de jeu, la ligne composée de Phil Esposito, Yvan Cournoyer et Paul Henderson jette ses dernières forces dans la bataille. A trente-quatre secondes du coup de trompe final, le miracle se produit. Sur un tir d’Esposito repoussé par Tretiak, Henderson surgit et pousse le puck au fond des filets, faisant chavirer de bonheur le peuple canadien, dans un dénouement dramatique qui restera à jamais dans les annales du hockey. Cournoyer (que l’on peut voir étreindre Henderson sur la photo immortalisant le but, passée depuis à la postérité) prend une part active au succès des siens dans cette série, en inscrivant cinq points (3 buts et 2 passes). Il est alors au sommet de son art, et compte bien poursuivre sur cette lancée avec les Canadiens lors de son retour en Amérique du Nord.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1973, il réalise sans doute son exercice le plus accompli. Après une nouvelle marque à 40 buts en saison régulière (79 points et un ratio de + 50 au plus-minus !), il prend littéralement feu durant les séries, au cours desquelles il inscrit 15 buts (25 points) en 17 rencontres, un record pour l’époque. En finale, les Habs affrontent les Blackhawks de Chicago. Au cours du sixième match, alors que les deux formations sont à égalité quatre buts partout dans le troisième tiers, Yvan se retrouve face au terrible défenseur Jerry « King Kong » Korab, sur en engagement. Ce dernier tente alors de le provoquer, un sourire narquois au coin des lèvres : « <em>Hey, toi petite grenouille. Que deviendras-tu quand tu grandiras ? </em>». La réponse de Cournoyer est cinglante : « <em>Quelque chose que tu ne seras jamais. Un buteur</em> ». Et dans la foulée, il joint ses actes à ses paroles : sur une frappe de Lemaire repoussée, Yvan contourne Korab, et se révèle plus prompt que lui sur le rebond, qu’il récupère du revers, pour donner un avantage décisif aux siens. Quelques instants plus tard, il délivre une passe décisive à Tardif au second poteau, égalant ainsi le record de Gordie Howe de 1955, avec 12 points inscrits en finale (son coéquipier Lemaire atteint lui aussi cette marque). Montréal vient ainsi à bout de Chicago (4-2), et Cournoyer glane le prestigieux Connie Smythe (MVP des playoffs), point d’orgue d’une année en tout point fastueuse.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Le capitanat doré</h4>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-26" title="3" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/3.jpg" alt="3" width="231" height="300" />En 1974 et 1975, malgré l’élimination précoce de Montréal en playoffs, Cournoyer fait preuve d’une belle régularité, en affichant des totaux de 73 points (40 buts) et 74 points (29 buts). Au même moment, une nouvelle page se tourne au Canadien, avec le départ en retraite d’Henri « the Pocket rocket » Richard, qui laisse le capitanat vacant. L’honneur de porter le prestigieux « C » sur le cœur échoit presque naturellement à Yvan Cournoyer : « <em>J’avais été nommé capitaine de l’équipe par les joueurs. Tout le monde avait voté</em> ». Un vote unanime, se rappelle-t-il, et un souvenir mémorable : « Ce fut un immense honneur d’être le capitaine des Montréal Canadiens après the Rocket (Maurice Richard), Jean (Beliveau) et Henri (Richard). C’était quelque chose d’être nommé par mes pairs, et cela me donna une grande confiance pour être le capitaine de cette équipe ». Il met dès lors toute sa détermination et ses qualités de leadership au service de ses coéquipiers : « <em>En tant que capitaine, j’ai joué plus âprement que je n’ai jamais joué de toute ma vie. J’aimais représenter l’équipe. Nous étions très soudés. Quand on perdait, on perdait ensemble, quand on gagnait, on gagnait ensemble</em> ». Il devient un véritable leader, un intermédiaire entre les joueurs et le redouté coach Bowman, et assure la cohésion d’une formation canadienne qui a tous les atours d’une véritable famille : «<em> Je pense qu’un capitaine est plus qu’un assistant de l’entraîneur. J’étais le médiateur entre le coach et les joueurs. Aujourd’hui, s’il y a un problème, les joueurs disent &nbsp;&raquo; parlez à mon agent&nbsp;&raquo;</em> ». Yvan Cournoyer prend son rôle très à cœur, et fait tout son possible pour désamorcer les dynamiques de défaites. Son ancien coéquipier Yvon Lambert se souvient : « <em>Il faut dire qu’avec les succès que nous connaissions, les longues séquences de défaites étaient rares. Après deux revers, le capitaine Yvan Cournoyer convoquait très souvent une rencontre d’équipe au Carabinier à la place Alexis Nihon où on se parlait yeux dans les yeux. On réglait simplement nos problèmes entre nous. […] Dans une mauvaise passe, c’est en interne que les choses doivent se régler avec le capitaine et les leaders qui doivent prendre la parole pour ramener l’harmonie. Yvan, qui a été mon capitaine longtemps et qui détestait perdre, était de la lignée d’Henri Richard et de Sam Pollock. Il a été élevé dans une tradition gagnante et quand il voyait que les choses n’allaient pas, il n’hésitait pas à prendre les choses en main</em> ». Sous son capitanat, les Canadiens vont alors renouer avec le succès…</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, au cours des quatre années durant lesquelles Cournoyer tient le rôle de capitaine, les Habs remportent à chaque fois le titre suprême, ce qui lui fait dire en souriant : «<em> Je ne dois pas avoir fait un si mauvais job…</em> ». Emmenés par une attaque de feu composée notamment de Guy Lafleur, Steve Shutt, Pete Mahovlich et Yvan Cournoyer, et possédant à l’arrière l’impressionnant « Big Three » (Larry Robinson, Serge Savard et Guy Lapointe) qui forment une muraille imperméable devant Dryden, les Canadiens sont irrésistibles, et tout simplement inarrêtables. En 1976-77, le Tricolore ne perd que huit rencontres durant la saison régulière (un record stratosphérique, qui n’est pas prêt d’être battu…), avant de sweeper les Boston Bruins en finale.</p>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, à cette époque, Cournoyer est rattrapé par l’âge, et son physique commence à faire des siennes. Un disque dans son dos fait pression sur un nerf, ce qui lui cause de sérieuses douleurs dans la jambe gauche. Le diagnostic tombe en début d’année : une opération est nécessaire. Yvan, qui ne l’entend pas de cette oreille, fait fi de la souffrance, et participe à 60 rencontres (pour 53 points, dont 25 buts), mais est contraint de stopper sa saison au début du mois de mars, et loupe ainsi les playoffs. Il revient en 1978, et malgré le fait que son dos lui pose toujours de graves problèmes, il réalise une campagne honorable (53 points en 68 matchs, assortis de 11 points en 15 matchs de séries), couronnée d’un nouveau titre. Cependant, ses douleurs se révèlent persistantes, il doit subir une seconde intervention, et les médecins le mettent en garde quant à d’éventuelles séquelles s’il s’obstine à pratiquer le hockey. Il tente toutefois de repartir au combat lors de la saison 1978-79, mais est obligé, au bout de seulement 11 matchs, de mettre un terme définitif à son incroyable carrière, la mort dans l’âme.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">La trace du &laquo;&nbsp;Roadrunner&nbsp;&raquo;</h4>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-27" title="5" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/5.jpg" alt="5" width="280" height="281" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il investit alors dans un restaurant qu’il nomme « Brasserie 12 », en référence à son célèbre maillot, mais cette retraite, qu’il considère prématurée, est un déchirement pour lui : « <em>Vous quittez le hockey et quand les portes se ferment, c’est comme si vous alliez en prison. Quand j’ai bâti le restaurant, ça m’a aidé à penser à autre chose, mais je ne pense pas avoir aimé autre chose autant que le hockey. L’adrénaline avant les matchs me manquait. Il n’y a pas d’endroit où vous pouvez ressentir cette sensation autant que dans le sport</em> ». Montréal remporte une nouvelle Stanley Cup en fin de saison, et en hommage à la brillante carrière d’Yvan, le club insiste pour que son nom soit gravé une dixième et dernière fois sur le mythique trophée. Ainsi se termine l’épopée de cet ailier de poche, manieur de palet hors pair, dont la célérité sur la glace impressionna tous ces contemporains, ce qui lui valut d’étrenner au long de sa carrière le surnom de « Roadrunner ». Sur l’origine de ce pseudonyme, il raconte pour l’anecdote : « <em>Ce fut Sports Illustrated. Je jouais à New York un dimanche après-midi. J’ai marqué quelques buts et eut plusieurs breakaways, et après la rencontre, un journaliste m’a dit : &nbsp;&raquo; Yvan, c‘était incroyable ! Personne ne pouvait t‘attraper. Tu allais si vite &nbsp;&raquo; . Il écrivit : &nbsp;&raquo; Le Roadrunner marqua deux buts et personne ne put le toucher&nbsp;&raquo; . Après cela, le nom est resté et j’ai dû patiner à toute vitesse pour le reste de ma vie !</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Il quitte le hockey en laissant derrière lui un palmarès fabuleux (dix coupes Stanley, à égalité avec Jean Beliveau, seul Henri Richard en a gagné une de plus), des statistiques faramineuses (968 matchs de saison régulière pour 863 points dont 428 buts, 147 rencontres de playoffs pour 127 points dont 64 buts), l’image d’un capitaine valeureux, et d’un joueur talentueux, passionné par le jeu.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span><span style="color: #ffffff;"></span>Yvan Cournoyer fait partie de la légende du hockey et du Canadien, qu’il a toujours considéré comme une seconde famille (et pour qui il joue aujourd‘hui le rôle d‘ambassadeur). A propos de sa relation particulière avec les fans, il confesse : « <em>Après vingt-huit ans à jouer au hockey, j’ai pris ma retraite. Les gens me rappellent ce que j’ai fait &#8211; jouer pour les Montreal Canadiens, gagner dix Stanley Cups. C’est si agréable. Même aujourd’hui, les gens s’approchent et me disent : &nbsp;&raquo; Merci pour tous les bons moments que vous nous avez donné. Merci pour tous ces merveilleux samedis soirs &nbsp;&raquo; . Je leur réponds &nbsp;&raquo; Nous avons grandi ensemble. Vous devant votre télé, moi sur la glace&nbsp;&raquo;</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le Roadrunner est intronisé au Hall-of-Fame en 1982 et son numéro 12 retiré en novembre 2005, justes récompenses pour celui qui aura toujours vécu son amour pour le hockey à mille à l’heure…</p>
<p style="text-align: justify;"><em><br />
A mon père, qui m’a insufflé sa passion pour la hockey, et m’a inspiré cet article sur le « Roadrunner ».</em></p>
<p><span style="color: #ffffff;"><em>.</em></span></p>
<p><em><span style="color: #ffffff;">.</span><br />
</em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Vidéos</span></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span><span style="text-decoration: underline;"><br />
</span></p>
<p>NHL Legends</p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/kYafQa6QDac&amp;hl=fr&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/kYafQa6QDac&amp;hl=fr&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p>Interview de Cournoyer lors de la victoire de 1976</p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/tgUs9Fzv8t0&amp;hl=fr&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/tgUs9Fzv8t0&amp;hl=fr&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Palmarès</span></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span><br />
- Coupe Stanley 1965, 1966, 1968, 1969, 1971, 1973, 1976, 1977, 1978, 1979</p>
<p>- Vainqueur de la série du siècle 1972</p>
<p>- Trophée Conn-Smythe (MVP des playoffs) 1973</p>
<p>- Membre de la seconde équipe all-star NHL 1969, 1971, 1972, 1973</p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Fiche de statistiques</span></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="2">
<tbody>
<tr>
<td colspan="25">
<h3><strong>Saison régulière</strong></h3>
</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ababab">
<td>Year</td>
<td>Age</td>
<td>Team</td>
<td></td>
<td align="center">GP</td>
<td align="center">G</td>
<td align="center">A</td>
<td align="center">PTS</td>
<td align="center">PIM</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td>1963-64</td>
<td align="center">20</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1963">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1963">NHL</a></td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">0</td>
</tr>
<tr bgcolor="#eaeaea">
<td>1964-65</td>
<td align="center">21</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1964">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1964">NHL</a></td>
<td align="right">55</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">17</td>
<td align="right">10</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td>1965-66</td>
<td align="center">22</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1965">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1965">NHL</a></td>
<td align="right">65</td>
<td align="right">18</td>
<td align="right">11</td>
<td align="right">29</td>
<td align="right">8</td>
</tr>
<tr bgcolor="#eaeaea">
<td>1966-67</td>
<td align="center">23</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1966">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1966">NHL</a></td>
<td align="right">69</td>
<td align="right">25</td>
<td align="right">15</td>
<td align="right">40</td>
<td align="right">14</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td>1967-68</td>
<td align="center">24</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1967">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1967">NHL</a></td>
<td align="right">64</td>
<td align="right">28</td>
<td align="right">32</td>
<td align="right">60</td>
<td align="right">23</td>
</tr>
<tr bgcolor="#eaeaea">
<td>1968-69</td>
<td align="center">25</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1968">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1968">NHL</a></td>
<td align="right">76</td>
<td align="right">43</td>
<td align="right">44</td>
<td align="right">87</td>
<td align="right">31</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td>1969-70</td>
<td align="center">26</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1969">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1969">NHL</a></td>
<td align="right">72</td>
<td align="right">27</td>
<td align="right">36</td>
<td align="right">63</td>
<td align="right">23</td>
</tr>
<tr bgcolor="#eaeaea">
<td>1970-71</td>
<td align="center">27</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1970">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1970">NHL</a></td>
<td align="right">65</td>
<td align="right">37</td>
<td align="right">36</td>
<td align="right">73</td>
<td align="right">21</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td>1971-72</td>
<td align="center">28</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1971">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1971">NHL</a></td>
<td align="right">73</td>
<td align="right">47</td>
<td align="right">36</td>
<td align="right">83</td>
<td align="right">15</td>
</tr>
<tr bgcolor="#eaeaea">
<td>1972-73</td>
<td align="center">29</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1972">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1972">NHL</a></td>
<td align="right">67</td>
<td align="right">40</td>
<td align="right">39</td>
<td align="right">79</td>
<td align="right">18</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td>1973-74</td>
<td align="center">30</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1973">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1973">NHL</a></td>
<td align="right">67</td>
<td align="right">40</td>
<td align="right">33</td>
<td align="right">73</td>
<td align="right">18</td>
</tr>
<tr bgcolor="#eaeaea">
<td>1974-75</td>
<td align="center">31</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1974">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1974">NHL</a></td>
<td align="right">76</td>
<td align="right">29</td>
<td align="right">45</td>
<td align="right">74</td>
<td align="right">32</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td>1975-76</td>
<td align="center">32</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1975">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1975">NHL</a></td>
<td align="right">71</td>
<td align="right">32</td>
<td align="right">36</td>
<td align="right">68</td>
<td align="right">20</td>
</tr>
<tr bgcolor="#eaeaea">
<td>1976-77</td>
<td align="center">33</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1976">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1976">NHL</a></td>
<td align="right">60</td>
<td align="right">25</td>
<td align="right">28</td>
<td align="right">53</td>
<td align="right">8</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td>1977-78</td>
<td align="center">34</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1977">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1977">NHL</a></td>
<td align="right">68</td>
<td align="right">24</td>
<td align="right">29</td>
<td align="right">53</td>
<td align="right">12</td>
</tr>
<tr bgcolor="#eaeaea">
<td>1978-79</td>
<td align="center">35</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1978">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1978">NHL</a></td>
<td align="right">15</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">2</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2">Totals</td>
<td></td>
<td></td>
<td align="right">968</td>
<td align="right">428</td>
<td align="right">435</td>
<td align="right">863</td>
<td align="right">255</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="2">
<tbody>
<tr>
<td colspan="25">
<h3><strong>Playoffs</strong></h3>
</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ababab">
<td>Year</td>
<td>Team</td>
<td></td>
<td align="center">GP</td>
<td align="center">G</td>
<td align="center">A</td>
<td align="center">PTS</td>
<td align="center">PIM</td>
</tr>
<tr bgcolor="#eaeaea">
<td>1964-65</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1964">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1964">NHL</a></td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">0</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td>1965-66</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1965">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1965">NHL</a></td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2</td>
</tr>
<tr bgcolor="#eaeaea">
<td>1966-67</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1966">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1966">NHL</a></td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">6</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td>1967-68</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1967">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1967">NHL</a></td>
<td align="right">13</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">4</td>
</tr>
<tr bgcolor="#eaeaea">
<td>1968-69</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1968">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1968">NHL</a></td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">11</td>
<td align="right">5</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td>1970-71</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1970">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1970">NHL</a></td>
<td align="right">20</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">22</td>
<td align="right">6</td>
</tr>
<tr bgcolor="#eaeaea">
<td>1971-72</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1971">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1971">NHL</a></td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">2</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td>1972-73</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1972">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1972">NHL</a></td>
<td align="right">17</td>
<td align="right">15</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">25</td>
<td align="right">2</td>
</tr>
<tr bgcolor="#eaeaea">
<td>1973-74</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1973">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1973">NHL</a></td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">2</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td>1974-75</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1974">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1974">NHL</a></td>
<td align="right">11</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">11</td>
<td align="right">4</td>
</tr>
<tr bgcolor="#eaeaea">
<td>1975-76</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1975">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1975">NHL</a></td>
<td align="right">13</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">4</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td>1977-78</td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/teams/teamyear.htm?tm=MON&amp;yr=1977">MON</a></td>
<td><a href="http://www.databasehockey.com/leagues/leagueyear.htm?yr=1977">NHL</a></td>
<td align="right">15</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">11</td>
<td align="right">10</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2">Totals</td>
<td></td>
<td align="right">147</td>
<td align="right">64</td>
<td align="right">63</td>
<td align="right">127</td>
<td align="right">47</td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.sport-fever.com/?feed=rss2&amp;p=21</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
