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	<title>Sport Fever &#187; masque</title>
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		<title>Gerry &#171;&#160;Cheesy&#160;&#187; Cheevers</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Apr 2009 15:17:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Du côté de Boston, Massachussets, les fans des Bruins se languissent. Bientôt quarante ans qu’ils n’ont pas goûté aux joies de la coupe Stanley. Un gouffre insondable, qui les renvoie dans les abysses de souvenirs estompés par l’inflexible et impitoyable roue du temps. Une ère de succès qui voyait Boston renaître de ses cendres après [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Du côté de Boston, Massachussets, les fans des Bruins se languissent. Bientôt quarante ans qu’ils n’ont pas goûté aux joies de la coupe Stanley. Un gouffre insondable, qui les renvoie dans les abysses de souvenirs estompés par l’inflexible et impitoyable roue du temps. Une ère de succès qui voyait Boston renaître de ses cendres après les années de disette de l’<em>Original six</em>, inspirer la terreur sur les glaces nord-américaines en se métamorphosant en <em>Big bad Bruins</em>, et accrocher deux titres suprêmes à leur étagère de trophées (1970 et 1972). Une période dorée dont les supporters gardent en mémoire l’image d’une ligne d’attaque étincelante emmenée par Phil Esposito, d’un défenseur fantasmagorique du nom de Bobby Orr, et celle d’un gardien atypique et spectaculaire, transcendé sous la pression, l’une des figures les plus reconnaissables de son temps grâce à son célèbre masque maculé de cicatrices : Gerry Cheevers.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Prédestiné à devenir hockeyeur</h4>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-488" title="cheevers2" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/04/cheevers2-300x242.jpg" alt="cheevers2" width="300" height="242" />Le destin, concept mystique qui veut que la vie d’un homme soit tracée dès lors qu’il vient au monde, déterminisme d’origine surnaturelle auquel il ne pourra échapper, suscite nombre de débats depuis des âges immémoriaux. Certains y croient et s’en font de véhéments apologistes, d’autres au contraire, rejettent en bloc cette notion. Toujours est-il que lorsque Gerry Cheevers voit le jour le 7 décembre 1940 à St. Catharines, Ontario, les jalons d’une existence placée sous le signe du hockey sont déjà posés devant lui. La « Garden City » est en effet une ville où le hockey sur glace s’épanouit au milieu des étendues de verdure. Sa réputation lui vient de la qualité de ses formations juniors, et du fait que l’équipe fanion de la région, les Toronto Maple Leafs, s’y déplace régulièrement pour ses entraînements. Le père de Gerry a joué, au début des années 1940, un rôle majeur dans le développement de sa discipline favorite à St. Catharines, et transmet naturellement sa passion à son rejeton, qui intègre dès son plus jeune âge les rangs d’une escouade locale. Il se souvient : « A St. Catharines, nous avions la petite NHL, qui commença avec mon père, Joe, et un gars nommé Paul Judd. Nous avions beaucoup de bons entraîneurs bénévoles. A partir de là, vous rejoigniez une équipe de la ville. Nous étions sous les ordres de Vic Teal, un des meilleurs entraîneurs de ligues mineures de tous les temps. J’ai fait mes classes ici avant de partir pour St. Mikes ».</p>
<p style="text-align: justify;">Les aptitudes de Gerry suscitent bientôt l’intérêt des Maple Leafs, son équipe favorite, pour laquelle son paternel officie également occasionnellement en tant que recruteur. En 1956, ils lui proposent un premier contrat, et l’affilient à leur équipe réserve des St. Michael’s Majors. Durant ses trois premières saisons, il ne joue que sporadiquement (sept rencontres au total), avant de se tailler une place de titulaire devant le filet. Lors de sa dernière année en 1960-61, il remporte avec les Majors le championnat junior, la Memorial Cup, avant de passer professionnel. Il commence par écumer les ligues mineures, portant le maillot de trois formations différentes en l’espace d’un an (celui des Pittsburgh Hornets et des Rochester Americans en AHL, celui des Sault St. Marie Thunderbirds en EPHL), avant de se voir donner sa première chance de jouer dans la cour des grands, en NHL. Johnny Bower blessé, et son remplaçant Don Simmons occupé à garder les cages de Rochester, la direction de Toronto fait appel à Gerry pour assurer un intérim de deux matchs, qui restera un souvenir marquant dans sa carrière : « J’ai reçu un coup de téléphone le vendredi soir et j’ai pris le train depuis Sault. On jouait Chicago (le 2 décembre 1961) et c’était un grand frisson &#8211; pas de masque, Bobby Hull, terrorisé. Billy Harris marqua trois buts (les Leafs l’emportèrent 6-4). Puis nous avons repris le train pour jouer le lendemain soir à Detroit. Nous avons perdu 3-1. Je n’oublierai jamais cette soirée. Gordie Howe se présenta, déclencha ce que je pensais être un banal tir du poignet qui me fit perdre le contrôle de ma crosse ! Je me suis dit &#8216;ouh&#8217;. Ils sont un peu plus costauds et puissants ici ! ».</p>
<p style="text-align: justify;">A cette époque pourtant, les places de gardiens sont rares dans une NHL qui ne compte que six franchises, et donc très chères. Les titulaires s’y accrochent dur comme fer, et prolongent leur carrière tardivement, à l’image de Johnny « The China Wall » Bower, qui occupe le filet des Leafs jusqu’à l’âge de quarante-six ans. Gerry Cheevers est ainsi contraint de poursuivre sa progression au sein des ligues mineures, attendant l’opportunité de fouler à nouveau les prestigieuses glaces de la Ligue Nationale. Il patiente trois ans, glanant au passage le trophée Hap Holmes (meilleure moyenne de buts alloués an AHL), ainsi qu’une nomination dans la première équipe All-star (1965), avant d’être sélectionné par les Boston Bruins, au cours de la draft intra-ligue précédant la nouvelle saison. La franchise de la Nouvelle-Angleterre est en ces temps une équipe malade, de loin la plus faible de la ligue. Gerry, qui rêvait de faire carrière chez les Maple Leafs, est dans un premier temps circonspect, presque réticent à revêtir l’uniforme des Bruins : «  La première fois que je suis arrivé à Boston, ils étaient réellement une formation sur le déclin. J’ai commencé l’année, été victime d‘une blessure, rétrogradé à Oklahoma City et fait l’aller-retour plusieurs fois. Je n’étais pas vraiment enthousiasmé de jouer avec les Bruins. Mais quand Bobby Orr débarqua (en 1966-67), nous avions de nouvelles perspectives. Vous savez que c’est juste une question de temps pour qu’une équipe se reconstruise. Et en mai 1967, ils ont réalisé le gros échange avec Chicago pour Phil Esposito, Kenny Hodge et Freddy Stanfield. Il apparaissait que les choses prenaient une bonne tournure. Je me suis dit : &#8216;je vais faire partie de cette équipe&#8217;».</p>
<h4 style="text-align: justify;">Le style Cheevers</h4>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-489" title="cheevers1" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/04/cheevers1.jpg" alt="cheevers1" width="271" height="242" />A partir de la saison 1967-68, Gerry Cheevers est titulaire dans les cages de Boston, et possède en Eddie Johnston une doublure de luxe, qui le supplée régulièrement, avec un certain brio. Son style de jeu instinctif et agressif en font bientôt l’une des attractions de la Ligue. Avant même son arrivée en NHL, son entraîneur à Rochester Joe Crozier, prévenait : « Cheevers est le gardien le plus électrisant qu’il vous sera donné de voir. Il tiendra vos fans accrochés à leur siège toute la nuit ». Il est en effet l’un des tout premiers portiers à quitter sa cage pour boucher les angles et défier les attaquants adverses, jouant parfois le rôle d’un troisième défenseur. Doté d’une capacité d’anticipation remarquable et de réflexes surprenants, qu’il met en valeur au travers d’un style papillon (souvent à genoux) encore novateur dans les années 1960, il devient l’un des favoris du Garden, et un cerbère de premier ordre pour son équipe.<br />
Mais ce qui va le propulser à la postérité, et l’ériger comme l’une des figures les plus marquantes de son sport, est la singularité de son masque. Démocratisé au début de la décennie par le légendaire Jacques Plante, la protection est durant les premiers temps uniforme, et toute blanche. Ce côté fade ne plaît que modérément à Gerry, qui un jour d’entraînement, va trouver l’occasion d’y apposer une touche personnelle. Il raconte : « Il y avait différentes sortes de masques mais ils étaient tous blancs. Si vous voyez un masque blanc de nos jours, c’est choquant. Je détestais le blanc. Ca me rappelait la pureté, ce qui était en contradiction avec la façon dont je jouais dans les buts. […] Et j’essayais également tous les jours de m’éclipser de l’entraînement. En allant à l’entraînement, tout ce que j’avais en tête était d’en partir. Et un jour ce palet décolla et toucha mon tout nouveau masque blanc. Je n’aurais pas été blessé même sans avoir porté de masque mais j’ai fait semblant d’être sérieusement atteint, regagné le vestiaire, et Harry Sinden, qui nous entraînait, vint et m’ordonna de me remettre au travail. Alors que j’étais prêt à retourner sur la glace notre préparateur physique, John Forestall, me dit d’attendre une minute, et il peint une cicatrice sur mon masque, ce qui m’a fait rire, et c’est ainsi que tout a commencé. Une très, très petite chose s’est produite ce jour-là, mais peut-être, peut-être seulement, je suis devenu le pionner dans l’art de décorer les masques. C’est ce que j’aime penser de tout cela ». Par la suite, Gerry élargit les trous au niveau des yeux pour améliorer la vision, et ajoute ponctuellement des cicatrices aux endroits où il a reçu des palets, jusqu’à ce qu’il en soit saturé. Avec cet artifice excentrique (élu à une large majorité en 2008 par le magazine The Hockey news comme le masque le plus marquant de l‘histoire), il inaugurait ainsi une nouvelle mode, et en faisait une marque de fabrique qui allait lui coller à la peau durant toute sa vie.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Les années de succès avec les Bruins</h4>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-490" title="cheevers3" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/04/cheevers3-240x300.jpg" alt="cheevers3" width="240" height="300" />Sous l’impulsion de leur escouade renouvelée, les Bruins vont peu à peu renouer avec le succès. D’une dernière place en 1966-67, ponctuant une série cataclysmique de huit années sans participer aux séries, ils terminent troisième de la division Est en 1968 (rappelons que la Ligue a doublé son nombre de franchises suite à l’expansion de 1967), balayés par les Montréal Canadiens au premier tour des playoffs, seconds en 1969, battus cette fois en demi-finale par les Habs, avant d’atteindre les finales en 1970, ayant préalablement écarté de leur route les New York Rangers (4-2) et les redoutables Chicago Blackhawks (4-0). Ils sont à la lutte pour le titre suprême avec les Saint-Louis Blues, qu’ils défont en quatre manches sèches, série conclue par le fameux but de Bobby Orr en prolongations. Cette conquête est une première consécration pour Cheevers, qui se remémore cet instant unique : « J’étais à l’autre bout de la patinoire et j’ai jeté ma crosse en l’air dans l’euphorie. Puis je me suis retourné et me suis dit &#8216;Je voudrais garder cette crosse&#8217;, et je l’ai vu en équilibre sur la vitre derrière le but. Je me suis baissé sur la glace pour la récupérer. Je ne sais plus où elle se trouve aujourd’hui. Je me souviens de patiner en pensant &#8216;c’est l’apothéose pour un joueur de hockey&#8217; ! […] Si vous décidez d’être hockeyeur professionnel, votre but doit être de remporter la coupe Stanley. Quand cela arrive, c’est une merveilleuse sensation. Je sais que ça n’arrive pas à tout le monde &#8211; il y a beaucoup de grands joueurs qui n’ont jamais soulevé une coupe, mais quand vous le réalisez, c’est là où vous vous sentez le mieux ». C’est également au cours de cette marche triomphale que Gerry décroche ses galons de « clutch player », élevant son niveau de jeu substantiellement quand la pression est à son paroxysme. Roi du « money time », il aligne durant les séries dix victoires consécutives, un record qui tient toujours à l’heure actuelle. Ayant toujours eu un grand recul par rapport à son métier et sa condition de gardien, il confesse avec modestie : « Je crois que mon approche des rencontres de playoffs devait être plus sérieuse que pour les matchs de saison régulière. Mais nous avions une équipe si forte que peu importe si quelqu’un était dans un mauvais jour, les coéquipiers compensaient et nous gagnions ». Les <em>Big bad Bruins</em> sont désormais craints de tous leurs adversaires, ajoutant à leur potentiel offensif explosif, une agressivité et une dimension physique exorbitantes. En 1970-71, ils survolent la saison régulière en inscrivant 399 buts (et en plaçant sept de leurs joueurs parmi les dix meilleurs pointeurs de la ligue), mais tombent sur un os en série, éliminés à la surprise générale au premier tour par Montréal (4-3). Loin d’être abattus, ils repartent dans leur quête du Graal l’année suivante, le couteau entre les dents. Cheevers réalise sa meilleure saison en termes de statistiques (2,50 GAA), et reste invaincu durant une série renversante de trente-trois matchs, un autre record. En playoffs, Boston se défait facilement de Toronto (4-1) et de Saint-Louis (4-0), avant d’affronter les New York Rangers en finale, emmenés par leur « GAG Line» (Goal a game), composée de Jean Ratelle, Vic Hadfield et Rod Gilbert. Le combat entre les ennemis jurés est volcanique. Menés trois victoires à deux, les Rangers ont l’occasion de forcer un match décisif lors de la sixième manche qui se déroule au Madison Square Garden. C’est alors qu’intervient Cheevers, en état de grâce ce soir-là : il multiplie les prouesses devant sa ligne, résistant aux multiples assauts adverses, blanchit les Blue Shirts, et offre une seconde coupe Stanley aux siens. L’intéressé se souvient : « Nous avons gagné 3-0 lors d’un énorme match à New York. Je n’ai jamais participé à une rencontre où j’ai vu autant le palet sans qu’il n’entre dans la cage ! […] Nous étions en double infériorité numérique durant la seconde période et la rondelle m’arriva à cinq reprises ! Finalement vous vous dîtes &#8216;c’est notre soir&#8217; ! ».</p>
<h4 style="text-align: justify;">L’intermède WHA</h4>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-491" title="cheevers4" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/04/cheevers4.jpg" alt="cheevers4" width="223" height="250" />Au sommet de son art, pilier essentiel de la meilleure équipe de la Ligue, Gerry prend au cours de l’été 1972 une décision des plus surprenantes : il choisit de quitter les Bruins, avec qui il n’a pas réussi à se mettre d’accord sur le plan financier, pour rejoindre la toute nouvelle WHA et ses millions destinés à appâter les stars de la NHL (Bobby Hull notamment optera pour la même inclinaison de carrière en s’exilant du côté des Jets de Winnipeg, ce qui lui coûtera sa place dans l’équipe canadienne lors de la fameuse série du siècle). Il signe un contrat de sept ans et 1,4 million de dollars (soit le double de ce que lui proposait la direction des Bruins) avec les Cleveland Crusaders. Il joue quatre saisons avec la franchise de l’Ohio, au milieu de joueurs peu expérimentés, atteint chaque année les playoffs, les demi-finales à deux reprises, et est élu meilleur gardien de la ligue en 1973. La même année, un incroyable film nous propose de suivre Cheevers en caméra isolée et avec un micro, au cours d’une confrontation avec les New England Whalers, premiers lauréats du titre WHA. Durant ces huit minutes, le personnage de « Cheesy » se dévoile devant nos yeux : chambreur, agissant parfois en dilettante (on le voit notamment fumer une cigarette entre deux périodes !), agressif sur le palet et ses adversaires (à la fin de sa carrière, il établit un record de minutes de pénalité pour un gardien avec 304 à son actif), replaçant et encourageant sans cesse ses coéquipiers, auteur d’arrêts spectaculaires derrière son masque criblé de cicatrices, en un mot, charismatique.<br />
Au milieu de la saison 1975-76, lassé de la gestion désastreuse d’une ligue dirigée par les billets verts, il décide de retourner vers ses premières amours, répondant favorablement à la demande des Bruins qui souhaitent le voir réintégrer leurs rangs, ne lui ayant pas trouvé de successeur. Il conclut ainsi son expérience WHA, sans le moindre regret : « Ces jours en WHA ont été de très bons moments. La résultat de la WHA était &#8216;Mission accomplie&#8217;. Quatre équipes rejoignirent la NHL. Des joueurs internationaux intégrèrent le circuit, les salaires augmentèrent. Elle offrit un emploi à 150 joueurs ou plus et finalement une centaine de nouveaux joueurs vinrent garnir les rangs de la NHL ».</p>
<h4 style="text-align: justify;">Retour à Boston et fin de carrière</h4>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-492" title="cheevers5" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/04/cheevers5-260x300.jpg" alt="cheevers5" width="260" height="300" />Gerry poursuit ainsi son chemin avec la franchise du Massachussets jusqu’à la fin de sa carrière, en 1980, prenant toujours autant de plaisir à exercer sa passion : « J‘ai apprécié le fait de retrouver les Bruins et de jouer pour Don Cherry. C’était plaisant. C’était un bon coach et c’était fun d’être sous ses ordres. Nous avions de bonnes équipes et nous nous sommes battus âprement tout le temps ». Au cours de ces quatre saisons, Boston remporte quatre titres de divisions, accèdent deux fois aux demi-finales (1976, 1979) et deux fois aux finales (1977, 1978, battus à chaque fois par leur bête noire, les Canadiens de Montréal), sans parvenir à accrocher une nouvelle coupe Stanley, ce qui laisse à Gerry un léger goût d’amertume : « Je suis vraiment déçu de n’avoir pas gagné plus avec cette équipe. Et déçu de n’avoir jamais battu Montréal dans une série pour remporter la coupe ». Malgré tout, conscient d’avoir eu un parcours exceptionnel, « Cheesy » s’en satisfait amplement : « Je n’échangerais ma carrière pour rien au monde. Vous vous lancez dans cette aventure pour une coupe. Je voulais en faire partie ».<br />
Jeune retraité, il prend place derrière le banc des Bruins en qualité d’entraîneur en chef. Il y passera quatre saisons pour un bilan flatteur (204 victoires, 126 défaites, 46 nuls), avant de se retirer, les échecs successifs en playoffs et le stress inhérent à la fonction ayant eu raison de Gerry l’épicurien : « Après cela, j’ai décidé que je n’entrainerais plus jamais. C’est juste trop dur. Vous devez être sur le pont sept jour sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et je ne pense pas que je suis ce type de personne ». Il fait son entrée au prestigieux Hall-of-fame en 1985, devient par la suite commentateur sportif, et garde toujours un lien avec sa famille d’adoption, les Bruins, pour qui il prospecte les jeunes talents.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p>En douze saisons sous les couleurs de Boston, Gerry Cheevers s‘est imposé comme une figure marquante de l’histoire de la franchise. S’il n’a jamais eu les lignes statistiques d’un All-star ou d’un potentiel Vezina (bien qu’elles restent plus qu’honorables) ce gardien au tempérament de feu, capable de prouesses spectaculaires devant son filet, sublimé dans les moments décisifs, aura indéniablement marqué l’époque de son empreinte. Le masque constellé de cicatrices reste l’un des plus populaires de son temps, et le symbole d’une odyssée glorieuse : celle au cours de laquelle une génération brillante allait être couronnée de lauriers, et dont les fantômes hantent encore aujourd‘hui les travées du mythique Garden. Demandez aux fans des Bruins ce qu’ils en pensent…</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Vidéos</span></p>
<p>Best-of Cheevers<br />
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<p>Legends of hockey<br />
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<p>Le film de 1973 sous les couleurs des Crusaders<br />
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<p>Chanson du groupe canadien Chixdiggit rendant hommage à Cheevers<br />
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<p><span style="text-decoration: underline;">Palmarès</span></p>
<p>- Coupe Stanley 1970, 1972.</p>
<p>- All-Star Game 1969.</p>
<p>- Trophée Ben Hatskin (WHA) 1973.</p>
<p>- Membre de la première équipe All-star WHA 1973.</p>
<p>- Membre de la seconde équipe All-star WHA 1974, 1975.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Fiche de statistiques</span></p>
<table border="0" width="650" align="center">
<tbody>
<tr bgcolor="#a5a5a5">
<td></td>
<td></td>
<td></td>
<td colspan="6" align="center">REGULAR SEASON</td>
<td colspan="6" align="center">PLAYOFFS</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Season</strong></td>
<td align="left"><strong>Club</strong></td>
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<td align="right"><strong>L</strong></td>
<td align="right"><strong>T</strong></td>
<td align="right"><strong>SO</strong></td>
<td align="right"><strong>Avg</strong></td>
<td align="right"><strong>GP</strong></td>
<td align="right"><strong>W</strong></td>
<td align="right"><strong>L</strong></td>
<td align="right"><strong>T</strong></td>
<td align="right"><strong>SO</strong></td>
<td align="right"><strong>Avg</strong></td>
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<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1956-57</td>
<td align="left">St. Michael&#8217;s Midget Majors</td>
<td align="left">THL</td>
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<tr bgcolor="#d2d2d2">
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<td align="left">OHA-Jr.</td>
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</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1958-59</td>
<td align="left">St. Michael&#8217;s Majors</td>
<td align="left">OHA-Jr.</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">4.67</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1959-60</td>
<td align="left">St. Michael&#8217;s Majors</td>
<td align="left">OHA-Jr.</td>
<td align="right">36</td>
<td align="right">18</td>
<td align="right">13</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">3.08</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">3.30</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1960-61</td>
<td align="left">St. Michael&#8217;s Majors</td>
<td align="left">OHA-Jr.</td>
<td align="right">30</td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">20</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">3.18</td>
<td align="right">20</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">2.60</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1960-61</td>
<td align="left">St. Michael&#8217;s Majors</td>
<td align="left">M-Cup</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">2.33</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1961-62</td>
<td align="left">Pittsburgh Hornets</td>
<td align="left">AHL</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">4.20</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1961-62</td>
<td align="left">Sault Ste. Marie Greyhounds</td>
<td align="left">EPHL</td>
<td align="right">29</td>
<td align="right">13</td>
<td align="right">13</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3.55</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1961-62</td>
<td align="left">Toronto Maple Leafs</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">3.00</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1961-62</td>
<td align="left">Rochester Americans</td>
<td align="left">AHL</td>
<td align="right">19</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3.63</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">4.00</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1962-63</td>
<td align="left">Rochester Americans</td>
<td align="left">AHL</td>
<td align="right">19</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3.95</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1962-63</td>
<td align="left">Sudbury Wolves</td>
<td align="left">EPHL</td>
<td align="right">51</td>
<td align="right">17</td>
<td align="right">24</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">4.15</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3.59</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1963-64</td>
<td align="left">Rochester Americans</td>
<td align="left">AHL</td>
<td align="right">66</td>
<td align="right">38</td>
<td align="right">25</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">2.84</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">4.00</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1964-65</td>
<td align="left">Rochester Americans</td>
<td align="left">AHL</td>
<td align="right">72</td>
<td align="right">48</td>
<td align="right">21</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2.68</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2.34</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1965-66</td>
<td align="left">Boston Bruins</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">6.00</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1965-66</td>
<td align="left">Oklahoma City Blazers</td>
<td align="left">CPHL</td>
<td align="right">30</td>
<td align="right">16</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">2.49</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2.11</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1966-67</td>
<td align="left">Boston Bruins</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">22</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3.33</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1966-67</td>
<td align="left">Oklahoma City Blazers</td>
<td align="left">CPHL</td>
<td align="right">26</td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">2.80</td>
<td align="right">11</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">2.57</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1967-68</td>
<td align="left">Boston Bruins</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">47</td>
<td align="right">23</td>
<td align="right">17</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">2.83</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">3.75</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1968-69</td>
<td align="left">Boston Bruins</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">52</td>
<td align="right">28</td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">2.80</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">1.68</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1969-70</td>
<td align="left">Boston Bruins</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">41</td>
<td align="right">24</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">2.72</td>
<td align="right">13</td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2.23</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1970-71</td>
<td align="left">Boston Bruins</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">40</td>
<td align="right">27</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">2.73</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">3.50</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1971-72</td>
<td align="left">Boston Bruins</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">41</td>
<td align="right">27</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">2.50</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">2.61</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1972-73</td>
<td align="left">Cleveland Crusaders</td>
<td align="left">WHA</td>
<td align="right">52</td>
<td align="right">32</td>
<td align="right">20</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2.84</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2.41</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1973-74</td>
<td align="left">Cleveland Crusaders</td>
<td align="left">WHA</td>
<td align="right">59</td>
<td align="right">30</td>
<td align="right">20</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">3.03</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">3.56</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1974-75</td>
<td align="left">Canada</td>
<td align="left">Summit-74</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">3.43</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1974-75</td>
<td align="left">Cleveland Crusaders</td>
<td align="left">WHA</td>
<td align="right">52</td>
<td align="right">26</td>
<td align="right">24</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">3.26</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">4.60</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1975-76</td>
<td align="left">Cleveland Crusaders</td>
<td align="left">WHA</td>
<td align="right">28</td>
<td align="right">11</td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3.63</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1975-76</td>
<td align="left">Boston Bruins</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">15</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">2.73</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">2.14</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1976-77</td>
<td align="left">Canada</td>
<td align="left">Can-Cup</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1976-77</td>
<td align="left">Boston Bruins</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">45</td>
<td align="right">30</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">3.04</td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3.08</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1977-78</td>
<td align="left">Boston Bruins</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">21</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">2.65</td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">2.87</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1978-79</td>
<td align="left">Boston Bruins</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">43</td>
<td align="right">23</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3.16</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2.50</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1978-79</td>
<td align="left">NHL All-Stars</td>
<td align="left">Ch-Cup</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">6.00</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1979-80</td>
<td align="left">Boston Bruins</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">42</td>
<td align="right">24</td>
<td align="right">11</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">2.81</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">3.10</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1980-1984</td>
<td align="left">Boston Bruins</td>
<td align="left">NHLMGNT</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#a5a5a5">
<td colspan="3" align="center"><strong>NHL Totals</strong></td>
<td align="right">418</td>
<td align="right">230</td>
<td align="right">102</td>
<td align="right">74</td>
<td align="right">26</td>
<td align="right">2.89</td>
<td align="right">88</td>
<td align="right">53</td>
<td align="right">34</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">8</td>
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</tr>
</tbody>
</table>
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		<title>Jacques Plante : La légende du masque</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 12:24:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biographies]]></category>
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		<description><![CDATA[
Dans chaque sport, il est de ces hommes particuliers qui apposent une marque indélébile sur le jeu, une empreinte immuable qui affecte et transforme la face de leur discipline à jamais. Sur la glace, ces précurseurs, joueurs visionnaires et avant-gardistes, prophètes d’un temps passé, n’ont eu de cesse d’inventer et de réinventer le hockey, l’apprivoisant, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-302" title="plante21" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante21-226x300.jpg" alt="plante21" width="226" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dans chaque sport, il est de ces hommes particuliers qui apposent une marque indélébile sur le jeu, une empreinte immuable qui affecte et transforme la face de leur discipline à jamais. Sur la glace, ces précurseurs, joueurs visionnaires et avant-gardistes, prophètes d’un temps passé, n’ont eu de cesse d’inventer et de réinventer le hockey, l’apprivoisant, le modelant, le façonnant au travers du prisme de leur passion. Athlètes fabuleux, artistes perfectionnistes, esthètes romantiques, ils ont influencé leur sport, en laissant derrière eux un legs perpétuel. Jacques Plante fait partie de cette race de champions. Car outre ses exploits devant les filets, il a contribué à révolutionner le poste de gardien de but, instaurant notamment le port du masque, et donnant une nouvelle dimension au jeu à la crosse du cerbère. Retour sur la carrière de celui que les Américains appelaient « Jake the Snake », une étoile au firmament du hockey sur glace.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Une jeunesse formatrice</h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-303" title="plante8" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante8-207x300.jpg" alt="plante8" width="207" height="300" />Alors que la crise financière de 1929 s’apprête à emporter le monde dans une tornade nébulaire, Joseph Jacques Omer Plante vient au monde en début d’année, le 17 janvier, à Shawinigan Falls, dans la province du Québec. Issu d’un milieu modeste (son père est machiniste, tandis que sa mère s’affaire sur divers travaux de couture), il est l’aîné d’une fratrie qui comptera onze enfants. Bientôt, la famille qui ne cesse de s’agrandir, se trouve contrainte de s’adapter à la rigueur des temps et à la précarité ambiante. A Noël, les chaussettes des enfantes déposées précautionneusement sous le sapin, ne sont remplies que de fruits et de quelques bonbons. Pourtant, Xavier, le patriarche, ne manque pas d’imagination, et y ajoute régulièrement des petits jouets en bois, fantaisies ébauchées par son esprit créatif. Devant l’intérêt prononcé de Jacques pour le hockey, qu’il pratique chaque hiver sur les lacs gelés ou dans la cour de l’école avec ses camarades, il décide de lui fabriquer une crosse de gardien (il jouait initialement défenseur, mais des problèmes d’asthme récurrents l’ont peu à peu invité à se muer en sentinelle) à partir de la souche d’un arbre, et des jambières en recyclant des sacs de pommes de terres usagés. C’est une révélation pour le jeune garçon, et il s’en souviendra toute sa vie : « J’ai eu de nombreuses crosses entre les mains depuis, mais je n’oublierai jamais la sensation de celle-ci ».</p>
<p style="text-align: justify;">A la maison, et en sa qualité d’aîné, son sens de l’initiative est constamment sollicité : il s’acquitte ainsi des tâches ménagères, et s’occupe de ses jeunes frères et sœurs afin de délester ses parents. Lorsqu’un jour il demande à sa mère de lui fabriquer une tuque (terme utilisé au Canada pour désigner les bonnets en laine) pour protéger ses oreilles du froid quand il joue au hockey, elle lui procure des aiguilles, lui enseigne les rudiments du tricot, et l’enjoint à confectionner lui-même son couvre-chef. Jacques se prend alors de passion pour cette activité, et réalise ses propres équipements, tuques, bas, chemises etc. Cette activité, qu’il trouve si reposante, lui servira d’antidote au stress tout au long de sa carrière.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jeune Jacques est un enfant intelligent et perspicace, et se rend bien vite compte que dans le chemin escarpé de la vie, la chance sourit aux audacieux. Il développe ainsi un sens aiguisé de l’opportunisme, qui va lui permettre de faire ses premières armes dans les rangs d’une véritable formation de hockey. Par un après-midi glacial propre à l’hiver canadien, alors qu’il observe attentivement, comme toujours, l’équipe de son école à l’entraînement, une dispute éclate entre le coach et l’un des gardiens. Ce dernier est renvoyé au vestiaire, laissant la place vacante devant son filet. Il n’y a pas de remplaçant, et Jacques, du haut de ses douze ans, sollicite l’entraîneur. Il se souvient : « J’étais alors à l’école St-Maurice à Shawinigan. Notre équipe de hockey comprenait des garçons de dix-sept et dix-huit ans, et j’avais pour habitude de les regarder évoluer sur la patinoire extérieure. Ce jour-là […], le gardien était en difficulté et l’entraîneur l’accusa de ne pas faire de son mieux. Il devint fou et enleva ses patins. J’ai alors accouru vers l’entraîneur en me portant volontaire pour prendre sa place. Il n’y avait pas d’autre gardien aux alentours, je me suis donc posté devant le but et j’ai joué le reste de la saison ». Il joue ainsi deux saisons complètes pour le compte de son école, au cours desquelles ses prédispositions naturelles font forte impression.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Jacques veut voir plus haut. Redoublant de malice et d’ingéniosité, il se présente un jour, flanqué de son matériel, à l’entrée de la patinoire de la ville, à l’aube d’un entraînement d’une équipe intermédiaire des Cataracts. Remarquant que la formation ne possède qu’un gardien, il propose ses services à l’entraîneur qui, sceptique dans un premier temps, finit par accepter de lui donner une chance. Il la saisit au vol, et devient rapidement l’attraction de la petite ville. Il s’investit corps et âme dans ce qui est pour lui une authentique vocation, dévouant tout son temps libre à la pratique de son sport favori, en évoluant à quatre niveaux différents, en plus d’aider l’équipe de la manufacture de Shawinigan. Pour s’aligner dans les cages de cette dernière, fidèle à lui-même, il demande bientôt à être rémunéré pour ses prestations : « Nous n’étions pas payés et mon père me suggéra de demander à l’entraîneur un peu d’argent. Il consentit à me donner cinquante cents par match à condition que je n’en dise rien aux autres joueurs. Nous ne pouvions nous offrir de radio ou autre luxe de la sorte. Cinquante cents représentaient énormément pour moi en ces temps ». C’est également le point de départ d’une relation sibylline qu’il entretiendra avec l’argent durant toute son existence.</p>
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<dl id="attachment_305" class="wp-caption alignleft" style="width: 212px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-medium wp-image-305" title="plante51" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante51-202x300.jpg" alt="Jacques coiffé de sa fameuse tuque" width="202" height="300" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Jacques coiffé de sa fameuse tuque</dd>
</dl>
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<p style="text-align: justify;">Ses exploits répétés devant sa ligne attirent bientôt l’œil des recruteurs de tout le pays. Les propositions affluent, mais devant l’ardent désir de ses parents de le voir finir ses études, il reste dans sa ville natale jusqu’à ses dix-huit ans, et obtient au passage un diplôme de dactylographie. Il trouve un travail à l’usine du coin, mais son incommensurable talent le pousse vers un exil inexorable, et c’est le mythique Canadien de Montréal qui l’invite, en 1947, au camp d’entraînement de son escouade junior. Les instances dirigeantes du Tricolore tombent sous le charme, et souhaitent engager le prodige. Néanmoins, celui-ci décline l’offre : « Après une semaine, les Canadiens voulaient me faire signer, mais j’ai jeté un œil au contrat et décidé de rentrer à la maison. Je me faisais plus d’argent en tant qu’ouvrier ! ». Il défend alors pendant deux années supplémentaires les buts des Citadelle de Québec, avant que les Habs ne reviennent à la charge, et parviennent finalement à l’enrôler, au début de la saison 1949.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est assigné dans une des équipes réserves du Canadien, les Montréal Royals, formation pour laquelle il va faire les beaux jours durant trois ans. Ses réflexes exceptionnels, son style alerte, ses envolées loin de sa cage pour jouer le palet (qui donnent bien des sueurs froides à tous ses supporters), en font bientôt un véritable phénomène, le héros du public et le favori de la presse. Dans son coin, Jacques poursuit son apprentissage. Curieux de nature, il passe son temps, lorsqu’il ne joue pas, au Forum, à observer, noter, analyser le jeu des géants de la Ligue nationale. Un jour, lors d’en entraînement des Red Wings de Detroit, son attention est attirée par un gardien flamboyant, dont la posture accroupie et la dextérité entre les poteaux l’interpellent. Son nom est Terry Sawchuk. Inconnu posté dans les tribunes, Jacques Plante apprend avec avidité, conscient que son rêve d’être aligné parmi les étoiles de la NHL est désormais à portée de main…</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">En route vers la NHL</h4>
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<dl id="attachment_306" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-medium wp-image-306" title="U1280579INP" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante141955-300x210.jpg" alt="U1280579INP" width="300" height="210" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Jacques Plante face aux Red Wings en 1955</dd>
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<p style="text-align: justify;">A l’issue de la saison 1949-50, Bill Durnan, légendaire gardien ambidextre du Tricolore, annonce son retrait du jeu, à seulement trente-quatre ans. Gerry McNeil prend la place de titulaire, et Jacques se retrouve désormais deuxième dans la hiérarchie des portiers des Habs. Il sait maintenant que son heure est proche. Au mois d’octobre 1952, quand McNeil voit sa mâchoire fracturée, les dirigeants du Canadien font appel à Jacques pour le suppléer. Cet intérim qui doit durer trois rencontres, s’engage cependant mal pour Plante. En effet, le jeune gardien est un joueur éminemment superstitieux, et ne se sépare jamais de la tuque confectionnée par ses soins lorsqu’il est sur la glace. L’entraîneur en chef de Montréal, Dick Irvin, ne souhaitant pas qu’un de ses protégés se distingue avec un tel équipement, l’enjoint à s’en séparer, invoquant un pseudo règlement inventé de toutes pièces. S’engage alors ce que les medias qualifieront de « bataille de la tuque ». Jacques ne cède pas d’un pouce sur cette question, prétextant qu’il sera déstabilisé et ne pourra évoluer à son meilleur niveau, s’il se retrouve délesté de son fétiche. Le jour de ses grands débuts pourtant, ses trois tuques ont mystérieusement disparues du vestiaire. A quelques minutes du coup d’envoi, il n’a désormais plus le choix, et devra faire sans son précieux porte-bonheur. Trois matchs et trois victoires plus tard (avec seulement quatre buts encaissés), Jacques a cependant largement rempli sa mission, convaincu ses dirigeants, et s’est prouvé qu’il n’avait pas un besoin vital de sa tuque pour accomplir des performances de premier plan; au sein de la meilleure compétition au monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Au début de l’année 1953, Jacques est assigné en AHL à une autre formation réserve des Canadiens, les Buffalo Bisons. Une fois n’étant pas coutume, l’arrivée de Plante provoque un enthousiasme démesuré chez les fans et dans l’encadrement du club. Il se remémore : « Ce fut une sacrée expérience. Nous étions derniers, onze points derrière l’équipe nous précédant quand je suis arrivé. […] Nous avons enchaîné cinq succès d’affilée et la fréquentation de la patinoire est passée de 2000 à 9000 personnes. C’est à partir de là qu’ils ont commencé à me surnommer « Jake the snake ». J’adorais cette publicité ». Fred Hunt, le manager général des Bisons, est si admiratif devant la petite merveille, qu’il téléphone à Kelly Reardon, chef du personnel de Montréal, et lui dit : « Tu sais Ken, Plante n’a gardé le but que pendant quatre matchs et on ne parle plus que de lui à travers la ligue. C’est la plus forte attraction depuis les beaux jours de Terry Sawchuk ».</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-315" title="plante4" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante4.jpg" alt="plante4" width="271" height="242" />Le printemps venu, les Canadiens se retrouvent comme à leur habitude en playoffs, mais sont au pied du mur en demi-finale, menés trois victoires à deux par les Chicago Blackhawks. Dick Irvin décide alors de jouer un coup de poker, en alignant Plante pour la sixième rencontre, qui doit se dérouler dans l’Illinois. La pression est insoutenable pour l’inexpérimenté Jacques, qui compte seulement trois matchs à son actif dans la Ligue nationale. Il se rappelle de la tension et du stress qui l’animent dans le vestiaire, à quelques encablures du début de cette partie, dont le sort pourrait donner un élan prodigieux à sa carrière, ou au contraire, le faire retomber dans l’oubli, le plongeant dans une déchéance aussi précoce que son accession sous les feux des projecteurs : « Mes genoux commencèrent à trembler. Dans le vestiaire ce soir-là, j’étais si nerveux que je n’arrivais pas à lacer mes patins. Maurice Richard s’est approché de moi et m’a montré ses mains. &nbsp;&raquo; Regarde-les&nbsp;&raquo; m’a-t-il dit, &nbsp;&raquo; elles tremblent toujours avant un match important. Tu te sentiras mieux une fois sur la glace&nbsp;&raquo; ». C’est à un jeu de quitte ou double auquel Jacques s’apprête à prend part en cette soirée. Et il répond au-delà des attentes. Montréal remporte la rencontre 3-0, et conclut la série deux jours plus tard, avec une nouvelle fois Plante posté en sentinelle. Il participe également aux deux matchs initiaux de la finale face aux Boston Bruins, avant que McNeill ne récupère son poste. Le Tricolore remporte la Stanley Cup, et le nom de Jacques Plante y est gravé pour la première fois. En tout juste sept titularisations (trois en saison régulière, quatre en séries), Jacques a prouvé au monde du hockey sa valeur, et justifié la confiance octroyée par ses dirigeants : il a passé l’épreuve d’initiation avec brio, et ces derniers sont désormais persuadés qu’ils possèdent en Plante un futur champion d’exception.</p>
<p style="text-align: justify;">L’année suivante, Jacques retourne à Buffalo, tout en prenant la place de McNeill lorsque celui-ci est blessé. Il garde ainsi la cage des Habs à dix-sept reprises durant la saison régulière, affichant des statistiques faramineuses (1,59 de moyenne de buts alloués et cinq blanchissages), et huit en séries. Lorsque McNeill perd le septième match décisif face aux Red Wings en finale, sa chute est inéluctable. Une nouvelle ère est sur le point d’éclore dans les buts du Canadien. Ce sera celle de Jacques Plante.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></h4>
<h4 style="text-align: justify;">Jacques le révolutionnaire</h4>
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<p style="text-align: justify;">Durant ses cinq premières saisons en tant que gardien titulaire des Montréal Canadiens, Jacques Plante est une pierre angulaire d’une formation envoûtante et despotique, qui appose sa domination sur le hockey nord-américain. Avec dans ses rangs Maurice « the Rocket » Richard, Jean Beliveau, Dickie Moore, Doug Harvey, Bernard Geoffrion et autre Henri Richard, la franchise québécoise survole les débats, terrorise et annihile ses adversaires, pour glaner cinq coupes Stanley en autant d’années. Ces hommes à l’appétit pantagruélique viennent de marquer d’un sceau immémorial la légende du hockey, en fondant une dynastie épique. Au cours de cette épopée onirique, Jacques multiplie les prouesses, affiche des feuilles de statistiques affolantes (185 victoires et une moyenne de 2,13 de buts encaissés en saison régulière, assortie de 37 blanchissages, 35 victoires pour 9 défaites en séries, 1,82 de GAA, et 7 jeux blancs), et accroche au passage cinq Vézina à son étagère de trophées. Au sommet de son art, il est désormais sur le toit de la planète hockey.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais au-delà de ses performances faramineuses, de ses succès et de ses records, c’est son approche novatrice de son poste, et les innovations qu’il y inocule qui forcent l’admiration, et provoquent un engouement sans pareil à son égard. Car Jacques est l’archétype même du passionné, et du perfectionniste. Il respire le hockey de toute son âme, et a une soif inextinguible de progresser lui-même, et de faire évoluer sa discipline. Les soirs de match, une fois rentré chez lui, en fin observateur qu’il est, il décrypte, analyse, dissèque chaque action, chaque erreur, chaque but encaissé. Et, tel un érudit aliéné par la quête de la vérité, il se noie dans ses songes, à la recherche de l’antidote salvateur.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-307" title="plante10" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante10.jpg" alt="plante10" width="300" height="300" />C’est dans un premier temps au niveau du jeu à la crosse que le « style Plante » marque les esprits. Traditionnellement, le dernier rempart, posté en sentinelle, ne quitte pas sa ligne, laissant aux défenseurs le soin de récupérer et de jouer les palets derrière le but. Jacques, mettant ses épatantes qualités de patineur à profit, n’hésite pas à délaisser son filet pour couper la route aux attaquants adverses, ou pour bloquer la rondelle le long de la bande, et faciliter ainsi la relance à ses arrières, facette du jeu qu’il considère comme un déterminant majeur : « Plus je le faisais, plus je m’éloignais de ma cage. Cela paraissait la bonne chose à faire, ainsi j’ai poursuivi dans cette voie et ça a marché. La possession du palet est primordiale. C’est tout ce sur quoi je me concentre &#8211; garder le contrôle jusqu’à ce que l’un de mes coéquipiers arrive ». Il parle également énormément sur la glace, dirige, aiguille, chaperonne à distance son escouade défensive. Il invente dans cette optique un nouveau signal, en improvisant un bras levé pour signaler les icings (dégagements interdits), code devenu aujourd’hui norme dans la Ligue nationale. Enfin, il perfectionne peu à peu sa position dans les buts, n’hésitant pas à s’avancer au devant des artificiers ennemis pour boucher au mieux les angles de tir, avec un succès certain. Plus qu’un simple athlète, Jacques Plante est un témoin méticuleux, un penseur, un théoricien du jeu. Son ouvrage « The Art of goaltending », guide destiné à l’entraînement de ses successeurs, est le premier de son genre, assertion supplémentaire de son engagement profond et de sa dévotion à la réflexion sur son sport.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-308" title="plante9" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante9-296x300.jpg" alt="plante9" width="296" height="300" />Cependant, le bouleversement fondamental qu’il instigue, et qui va faire sa légende, est l’introduction et la démocratisation du masque, qu’il parvient à imposer au terme d’une âpre bataille. A cette époque en effet, le port d’un artifice pour se protéger le visage est vu d’un très mauvais œil dans le microcosme du hockey. Car, en plus d’être accusé de réduire la vision du cerbère, il est considéré comme un signe ostensible de faiblesse et de lâcheté, ce qui est tout à fait inacceptable dans une discipline ou l’impact psychologique et l’intimidation jouent un rôle prépondérant. Si Jacques n’est pas pusillanime, il est malgré tout persuadé de l’inutilité de faire subir à son faciès des traumatismes atroces et irrémédiables. A partir de 1956, suite à une opération des sinus qui lui fait manquer treize matchs, il commence à porter la protection diabolique à l’entraînement, ce qui ne plaît que modérément à son entraîneur Hector « Toe » Blake, qui lui défend formellement de l’utiliser durant les rencontres officielles. Cependant, Jacques, qui ébauche et confectionne lui-même ses masques, ne s’en laisse pas compter, et poursuit le développement de sa carapace faciale durant les années qui suivent. Un soir de printemps 1958, au cours de la finale opposant Montréal aux Bruins de Boston, un spectateur averti, voyant Jacques foudroyé par un palet reçu en pleine tête, se décide à lui écrire. Il se nomme Bill Burchmore, est un ancien joueur et entraîneur de hockey, et travaille désormais pour le compte d’une entreprise spécialisée dans la fibre. Dans son esprit germe l’idée de concevoir un masque avec ce matériau qui présente l’avantage d’être léger, résistant, et pouvant parfaitement être adapté à la forme du visage. Dubitatif dans un premier temps, Jacques finit par se laisser séduire par le concept, et au cours de l’été 1959, il accepte de se faire prendre l’empreinte de sa figure à l’hôpital de Montréal. A partir de ce moule, Burchmore lui façonne une protection ultralégère, de trois millimètres d’épaisseur, aussi solide que l’acier. Jacques est pleinement satisfait de son nouveau jouet, mais lorsqu’il le présente à Toe Blake, celui-ci reste toujours sur la défensive, et attire son attention : « L’idée n’est pas mauvaise, Jacques, mais je te conseille de ne le garder que pour l’entraînement. Si tu commences la saison avec un masque et que tu n’arrêtes pas quelques lancers qui auraient pu sembler faciles à bloquer, les partisans vont te huer et ils vont rendre ton masque responsable de tes déboires ». A contrecœur, Jacques entame ainsi la nouvelle saison sans son invention avant-gardiste, avec dans un coin de la tête, l’idée de la ressortir le moment venu…</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-309" title="BE065595" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante3-298x300.jpg" alt="BE065595" width="298" height="300" />1er novembre 1959 : ce soir-là, dans la Mecque du sport, le Madison Square Garden, Montréal défie les Rangers de New York. Au cours de la première période, un tir puissant d’Andy Bathgate atteint Jacques au visage. Sérieusement ouvert, il se trouve contraint de rejoindre les vestiaires, afin de se faire poser plusieurs points de suture. Il entre alors en conflit avec le coach Blake, attestant qu’il ne reprendra pas la partie, à moins qu’il ne soit autorisé à porter son fameux masque. L’entraîneur en ébullition, entre dans une démonstration de colère prodigieuse, mais n’a guère le choix, les équipes ne possédant pas de gardien suppléant en ces temps-là. Il laisse donc Jacques reprendre place sur la glace, à condition qu’il abandonne sa protection une fois ses blessures guéries. Il ne sait pas encore que cette soirée particulière sera à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de la NHL. De retour aux côtés de ses coéquipiers, totalement transcendé par son masque, Jacques, motivé comme jamais à l’idée d’avoir l’opportunité de défendre enfin ses convictions profondes, redouble d’ardeur, multiplie les sauvetages et les arrêts décisifs. Les Habs l’emportent trois buts à un, mais ses détracteurs les plus acharnés campent sur leurs positions, à l’image de Patrick Muzz, directeur-général des Rangers, qui déclare : « On commence avec les gardiens qui portent des masques. Toutes les équipes ont un ou deux défenseurs qui se jettent sur la glace pour bloquer les tirs. Bientôt, ils vont vouloir porter des masques. Les attaquants vont porter des casques. Les équipes vont devenir des groupes de robots anonymes, sans visages identifiables. On ne peut pas se permettre de perdre cet attrait pour les spectateurs et les spectatrices ». Pourtant, le Tricolore enchaîne par la suite sur une série stratosphérique de dix-huit matchs sans défaite. Durant les onze premières rencontres, Jacques octroie seulement treize buts, remporte un nouveau Vézina et la coupe Stanley en fin de saison (avec huit victoires en autant de rencontres de playoffs, et une moyenne hallucinante de 1,38 GAA); il a dès lors gagné son pari : le masque est désormais popularisé, et ne quittera plus jamais l’équipement du gardien de but. Il est parvenu à convaincre les plus incrédules, comme Muzz qui fustigeait l’artifice supposé miraculeux, moins d’un mois auparavant, et qui révise maintenant son discours, ordonnant en particulier à tous les portiers des catégories juniors de l’organisation des Rangers, de se munir de masques.</p>
<p style="text-align: justify;">Homme d’affaires dans l’âme, Jacques s’associe avec Burchmore, et gère tous les intérêts liés à son invention, dont il est devenu le fabricant exclusif. Sa carrière est alors à son apogée.</p>
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<h4 style="text-align: justify;">Vers de nouveaux horizons</h4>
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<p style="text-align: justify;">Lors de la saison 1960-61 cependant, les Canadiens n’ont plus leur rayonnement des années précédentes. Maurice Richard vient d’annoncer sa retraite, et de nouvelles formations aux crocs acérés et pleines d’ambition, pointent le bout de leur nez, notamment les Chicago Blackhawks, emmenés par le redoutable duo Bobby Hull &#8211; Stan Mikita. De son côté, Jacques est gêné par des douleurs récurrentes au genou gauche, qui l’empêchent d’évoluer à son meilleur niveau. En cours d‘exercice, il est même remplacé un temps par le jeune Charlie Hodge, et affecté aux Royals. Il revient en fin d’année, mais ne peut éviter l’élimination des siens en série, défaits par les futurs champions Chicago. Durant l’été, il se fait opérer, prend le temps de se reconstruire, et recouvre peu à peu ses possibilités. Le Tricolore doit à cette époque composer avec de nombreuses blessures (Beliveau, Moore, Johnson), et Jacques tient sa franchise à bout de bras. Il collectionne les performances de grande envergure, remporte un nouveau Vézina, ainsi que le trophée Hart Ross, récompensant le MVP de la saison. Malgré tout, l’offensive du Canadien est en berne, et le seul Jacques ne peut éviter la défaite des siens lors du premier tour des playoffs.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-312" title="plante151" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante151-230x300.jpg" alt="plante151" width="230" height="300" />La saison suivante, les relations entre Plante et la direction des Habs, sont de plus en plus conflictuelles. Il faut dire que Jacques, à l’instar de nombreux gardiens de cette ère ancestrale, est un homme nébuleux, complexe, au caractère difficile à cerner. Âme solitaire, attribut inhérent à son poste, il ne se mêle jamais à ses coéquipiers, avec qui il ne participe qu’aux succès sur la glace. Sorti de l’enceinte, il passe ses soirées seul dans sa chambre d’hôtel à tricoter ou répondre au courrier des fans, et dans le bus de l’équipe, il prend constamment la place située derrière le chauffeur, toujours à l’écart. Soliste génial devant sa ligne de but, Jacques se méfie du genre humain, et éprouve des difficultés à donner sa confiance, ce qu’il confesse lui-même : « Non, je ne me fais jamais d’amis. Pas dans le hockey; ni nulle part ailleurs. Pas depuis mon adolescence. Pourquoi cela ? Si vous êtes proche de quelqu’un, vous devez être prédisposé à lui plaire ». Champion à l’ego incandescent, il n’hésite pas à critiquer ses partenaires les soirs de défaite, et son attitude est accusée d’influer négativement sur le moral des troupes. Au printemps, suite à une nouvelle élimination prématurée des Canadiens en série, le torchon brûle, et son avenir est rapidement scellé. Les instances dirigeantes de la franchise ont pris la décision de se séparer de leur gardien fétiche, et annoncent son échange avec les New York Rangers. En guise de justification, la directeur général des Habs, Frank Selke, explique aux journalistes incrédules : « Il fallait porter un grand coup, donner un exemple retentissant. Certains de nos joueurs étaient devenus trop riches, trop repus d’honneurs et de gloire. […] Jacques Plante est un extroverti qui est incapable d’oublier ses intérêts personnels pour servir la cause de l’équipe. Dans ces circonstances, si brillant soit-il comme gardien de but, il valait mieux qu’il parte. Voilà ce que je vous permets de publier ».</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-313" title="U1766836" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante13-300x202.jpg" alt="U1766836" width="300" height="202" />Jacques fait ainsi ses valises pour Big Apple, le cœur lourd. Sa confiance se consume peu à peu, et son jeu s’en ressent. Il n’est plus le gardien étoilé, qui a fait rêver les spectateurs du Forum durant tant d’années. Il dispute sous le maillot des Blueshirts deux saisons, au cours desquelles l’équipe ne parvient pas à atteindre les séries éliminatoires, et annonce sa retraite des patinoires. Il retourne alors vers ses racines, dans son cher Québec natal, où il devient représentant pour la chaîne de brasseries Molson. Son exil dure trois ans, trois longues années. Car un amoureux éperdu, un passionné frénétique du hockey comme Jacques, ne peut rester éternellement éloigné de sa muse. En 1968, une nouvelle franchise issue de l’expansion, les Saint-Louis Blues, lui donne la chance de rechausser les patins. L’entraîneur en chef de l’équipe, un certain Scotty Bowman, souhaite imiter le modèle mis en place par Punch Imlach à Toronto, qui a remporté la Stanley Cup en faisant garder ses cages alternativement par deux gardiens vétérans, Johnny Bower et Terry Sawchuk. Au grand Glenn Hall, Bowman rêve secrètement d’associer Jacques, et le convainc, un salaire de 35 000 dollars à la clé (le plus gros de sa carrière), de sortir de sa réserve, à quarante ans. Plante retrouve rapidement toutes ses sensations, réalise une première année ébouriffante, remporte le Vézina conjointement avec Hall, et emmène son équipe en finale. Malgré le balayage infligé en finale par ses anciens compères du Canadien, il se sent bien dans le Missouri, où s’offre à lui une seconde jeunesse : « Je sens que l’on me voulait ici, et quand je me sens désiré, je me sens bien ». La saison suivante, il réédite des performances de grande classe, et les Blues atteignent pour la seconde fois les finales, battus par les Boston Bruins. A 42 ans, Jacques a retrouvé le plaisir du jeu, et ne pense plus raccrocher. Echangé à Toronto, il enchaîne sur deux admirables exercices, avant d’être envoyé tardivement lors de la saison 1972-73 aux Boston Bruins, qu’il aide largement à atteindre les playoffs, en remportant sept des huit dernières rencontres de saison régulières auxquelles il participe.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-314" title="plante12" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/plante12.jpg" alt="plante12" width="266" height="300" />Il prend par la suite du recul, devenant un temps entraîneur derrière le banc des Nordiques de Québec, avant de revenir une nouvelle fois au jeu, dans les rangs des Edmonton Oilers en WHA, à quarante-six ans ! Malgré les mauvais résultats de sa formation, Jacques réalise des prestations plus qu’honorables, affichant même un bilan positif au ratio victoires-défaites en fin d’année. Mais, meurtri dans sa chair par des ennuis de santé répétitifs, et profondément touché par la disparition tragique d’un de ses fils dans un accident de voiture, il décide qu’il est désormais temps pour lui de tourner la page, définitivement : « Après une longue et sérieuse réflexion sur ma position personnelle en tant que joueur, j’ai pris la décision de me retirer alors que je suis toujours au sommet ». Il part alors s’installer en Suisse, le pays d’origine de son épouse, d’où il garde un œil attentif sur le jeu et ses évolutions. Il rentre régulièrement en Amérique du Nord prodiguer ses précieux conseils aux nouvelles générations, occupant notamment la fonction d’entraîneur des gardiens pour les Philadelphia Flyers (il sera un mentor pour Bernie Parent), les Saint-Louis Blues, et les Montréal Canadiens. Il est malheureusement bientôt rattrapé par la maladie, et c’est un monde du hockey atterré qui apprend son décès le 27 février 1986, d’un cancer de l’estomac.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.<br />
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Jacques Plante, héros intemporel au panthéon du hockey sur glace, a, durant sa fabuleuse carrière, gravé sa marque dans l’histoire de son sport, en contribuant à le faire évoluer de manière radicale et fondamentale. Intronisé au Hall-of-Fame en 1978, le célèbre numéro 1 laisse derrière lui un palmarès fastueux (cinq coupes Stanley, sept Vézina, un Hart-Ross), des lignes statistiques ensorcelantes (837 matchs de saison régulière pour 437 victoires et une moyenne de buts alloués de 2,38, 112 rencontres de séries pour 71 succès et 2,14 GAA), et l’image d’un surdoué, d’un théoricien du jeu unique, l’archétype même du précurseur.</p>
<p style="text-align: justify;">A savoir s’il est le meilleur gardien de l’histoire, les avis divergent, beaucoup le mettant en concurrence pour ce titre honorifique avec Terry Sawchuk, juste devant les Glenn Hall, Bernie Parent, Ken Dryden ou autre Patrick Roy. A propos de ce débat, qui relève d’une grande subjectivité, les paroles de Dryden résument finalement bien la situation : « Il y a beaucoup de très bons gardiens, il y a même un grand nombre de bons gardiens. Mais il y a peu de gardiens importants. Jacques Plante était un gardien important ».</p>
<p style="text-align: justify;">Homme solitaire, ayant souvent eu du mal à évoluer aux côtés de ses pairs, Jacques Plante leur a pourtant laisser un legs inestimable. Et c’est paradoxalement en se réfugiant derrière un masque, qu’il est devenu l’une des figures les plus reconnaissables de sa discipline. Pour l’éternité.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.<br />
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<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Vidéos</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;">Hockey Legends</p>
<p style="text-align: justify;">
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<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p>Interview de Jacques Plante à propos du masque</p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span><br />
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<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #000000;">Palmarès</span></span></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p>- Coupe Stanley 1953, 1956, 1957, 1958, 1959, 1960.</p>
<p>- Trophée Vezina 1956, 1957, 1958, 1959, 1960, 1962, 1969.</p>
<p>- Trophée Hart-Ross (MVP) 1962.</p>
<p>- Membre de la première équipe all-star NHL 1956, 1959, 1962.</p>
<p>- Membre de la seconde équipe all-star NHL 1957, 1958, 1960, 1971.</p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Fiche de statistiques</span></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<table border="0" width="650" align="center">
<tbody>
<tr bgcolor="#a5a5a5">
<td></td>
<td></td>
<td></td>
<td colspan="6" align="middle">REGULAR SEASON</td>
<td colspan="6" align="middle">PLAYOFFS</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Season</strong></td>
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<td align="right"><strong>Avg</strong></td>
<td align="right"><strong>GP</strong></td>
<td align="right"><strong>W</strong></td>
<td align="right"><strong>L</strong></td>
<td align="right"><strong>T</strong></td>
<td align="right"><strong>SO</strong></td>
<td align="right"><strong>Avg</strong></td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1947-48</td>
<td align="left">Quebec Citadelles</td>
<td align="left">QJHL</td>
<td align="right">31</td>
<td align="right">18</td>
<td align="right">11</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">2.84</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">3.08</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1947-48</td>
<td align="left">Montreal Jr. Canadiens</td>
<td align="left">QJHL</td>
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<td align="right">0</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2.50</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1948-49</td>
<td align="left">Quebec Citadelles</td>
<td align="left">QJHL</td>
<td align="right">47</td>
<td align="right">35</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">1.99</td>
<td align="right">13</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">3.27</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1949-50</td>
<td align="left">Montreal Royals</td>
<td align="left">QSHL</td>
<td align="right">58</td>
<td align="right">27</td>
<td align="right">22</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">0</td>
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<td align="right">6</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">3.00</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1950-51</td>
<td align="left">Montreal Royals</td>
<td align="left">QMHL</td>
<td align="right">60</td>
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<td align="right">29</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">3.29</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3.71</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1951-52</td>
<td align="left">Montreal Royals</td>
<td align="left">QMHL</td>
<td align="right">60</td>
<td align="right">30</td>
<td align="right">24</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">3.39</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3.00</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1952-53</td>
<td align="left">Montreal Royals</td>
<td align="left">QMHL</td>
<td align="right">29</td>
<td align="right">20</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">2.08</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1952-53</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
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<td align="right">2</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">1.33</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">1.75</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1952-53</td>
<td align="left">Buffalo Bisons</td>
<td align="left">AHL</td>
<td align="right">33</td>
<td align="right">13</td>
<td align="right">19</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">3.42</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1953-54</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">17</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">1.59</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">1.88</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1953-54</td>
<td align="left">Buffalo Bisons</td>
<td align="left">AHL</td>
<td align="right">55</td>
<td align="right">32</td>
<td align="right">17</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">2.64</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1954-55</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">52</td>
<td align="right">33</td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2.14</td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2.82</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1955-56</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">64</td>
<td align="right">42</td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">1.86</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">1.80</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1956-57</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">61</td>
<td align="right">31</td>
<td align="right">18</td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">2.00</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">1.66</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1957-58</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">57</td>
<td align="right">34</td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">2.11</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">1.94</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1958-59</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">67</td>
<td align="right">38</td>
<td align="right">16</td>
<td align="right">13</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">2.16</td>
<td align="right">11</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2.33</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1959-60</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">69</td>
<td align="right">40</td>
<td align="right">17</td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">2.54</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">1.35</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1960-61</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">40</td>
<td align="right">23</td>
<td align="right">11</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">2.80</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2.33</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1960-61</td>
<td align="left">Montreal Royals</td>
<td align="left">EPHL</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">3.00</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1961-62</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">70</td>
<td align="right">42</td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">2.37</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">3.17</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1962-63</td>
<td align="left">Montreal Canadiens</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">56</td>
<td align="right">22</td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">19</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2.49</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2.80</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1963-64</td>
<td align="left">New York Rangers</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">65</td>
<td align="right">22</td>
<td align="right">36</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">3.38</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1964-65</td>
<td align="left">New York Rangers</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">33</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">17</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">3.37</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1964-65</td>
<td align="left">Baltimore Clippers</td>
<td align="left">AHL</td>
<td align="right">17</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3.01</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">2.67</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1968-69</td>
<td align="left">St. Louis Blues</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">37</td>
<td align="right">18</td>
<td align="right">12</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">1.96</td>
<td align="right">10</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">1.43</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1969-70</td>
<td align="left">St. Louis Blues</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">32</td>
<td align="right">18</td>
<td align="right">9</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2.19</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">1.48</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1970-71</td>
<td align="left">Toronto Maple Leafs</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">40</td>
<td align="right">24</td>
<td align="right">11</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">4</td>
<td align="right">1.88</td>
<td align="right">3</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">3.13</td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1971-72</td>
<td align="left">Toronto Maple Leafs</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">34</td>
<td align="right">16</td>
<td align="right">13</td>
<td align="right">5</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">2.63</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">5.00</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1972-73</td>
<td align="left">Toronto Maple Leafs</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">32</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">6</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3.04</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1972-73</td>
<td align="left">Boston Bruins</td>
<td align="left">NHL</td>
<td align="right">8</td>
<td align="right">7</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">2.00</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">2</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">0</td>
<td align="right">5.00</td>
</tr>
<tr bgcolor="#d2d2d2">
<td align="left">1973-74</td>
<td align="left">Quebec Nordiques</td>
<td align="left">WHA</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#ffffff">
<td align="left">1974-75</td>
<td align="left">Edmonton Oilers</td>
<td align="left">WHA</td>
<td align="right">31</td>
<td align="right">15</td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">1</td>
<td align="right">3.32</td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
<td align="right"></td>
</tr>
<tr bgcolor="#a5a5a5">
<td colspan="3" align="middle"><strong>NHL Totals</strong></td>
<td align="right">837</td>
<td align="right">437</td>
<td align="right">246</td>
<td align="right">145</td>
<td align="right">82</td>
<td align="right">2.38</td>
<td align="right">112</td>
<td align="right">71</td>
<td align="right">36</td>
<td align="right"></td>
<td align="right">14</td>
<td align="right">2.14</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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