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	<title>Sport Fever &#187; Hockey</title>
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		<title>Terry Sawchuk, itinéraire d&#8217;un écorché vif</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Mar 2022 17:59:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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 Durant les années 50, j’ai gardé les buts de l’une des plus grandes équipes de tous les temps. Le hockey n’a toutefois été [...]]]></description>
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<div id="attachment_1507" class="wp-caption alignleft" style="width: 243px"><a rel="attachment wp-att-1507" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1507"><img class="size-medium wp-image-1507" title="Sawchuk" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2022/03/Sawchuk-233x300.jpg" alt="Portrait de Terry Sawchuk datant de 1966 à l'époque où il jouait pour Toronto (Ralph Morse pour le magazine Life)" width="233" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Portrait de Terry Sawchuk datant de 1966 à l&#39;époque où il jouait pour Toronto (Ralph Morse pour le magazine Life)</p></div>
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<p><strong> </strong><strong>Durant les années 50, j’ai gardé les buts de l’une des plus grandes équipes de tous les temps. Le hockey n’a toutefois été bien souvent qu’un exutoire dans une existence que je n’ai jamais su rendre heureuse. Qu’importe, j’ai fait de Detroit le terreau d’une légende immortelle et mon numéro 1 trône aujourd’hui dans le ciel de la Joe Louis Arena. Je suis Terry Sawchuk, Hall of Famer tourmenté, et ceci est mon histoire.</strong></p>
<h2><span style="font-weight: normal;">Rituel cathartique </span></h2>
<p>Tout commence par ce bruit sourd, reconnaissable entre mille. Réverbérée par la structure métallique de la patinoire, la détonation s’empare du temps et le déforme. Subitement, les secondes s’étirent, le souffle s’arrête et la sueur se fige sur le front. C’est un peu comme dans les westerns de Sergio Leone. Vous savez, lorsque deux personnages se lancent dans un duel. La petite musique, la botte de foin au premier plan, les regards qui s’entrechoquent. C’est exactement la sensation que je ressens lorsque le palet s’apprête à fendre l’air. Les cris des supporters, l’odeur de cigarette et la fumée dégorgée par la glace, tout disparaît.</p>
<p>Il n’y a donc plus que moi, et lui, ce rond de caoutchouc qui me défie, encore une fois. Prendre une profonde inspiration. Contracter tous les muscles du corps. Et ne jamais baisser le regard. Jamais. L’arrogant n’attend qu’un soupçon de relâchement pour se frayer un chemin dans mon dos et faire danser ces filets que je me suis juré de protéger, coûte que coûte. L’attente est toujours longue. Pour résister à l’envie irrépressible de m’esquiver, je me projette. Dans ma tête, les images affluent dans une joyeuse confusion. Je vais bientôt pouvoir savourer les « Ukey » crachés par la foule, les accolades de mes coéquipiers et les regards hagards de ceux qui m’ont provoqué. Cette idée me donne le courage de ne pas flancher.</p>
<p>C’est enfin le moment. L’impact. Tel un faucon qui fond sur sa proie, ce palet frappe de manière létale. Pas question d’espérer bien s’en sortir. Il vient mordre la chair et s’en repaître. La douleur n’est cependant pas immédiate. D’abord s’assurer de l’essentiel, ne pas avoir été victime d’un fourbe rebond et conserver une cage immaculée. Il est ensuite temps de laisser le mal s’embraser. Ça pique, ça cingle, ça saigne. Certains iront jusqu’à dire que 600 points seront nécessaires pour raccommoder mon visage au fil de ma carrière. Peu importe. Je trouvais dans la flaque rouge se dessinant sous mes patins le moyen de rapiécer mon âme.</p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h2><span style="font-weight: normal;">In love with Motown</span></h2>
<p style="text-align: center;"><strong><a rel="attachment wp-att-1508" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1508"><img class="aligncenter size-full wp-image-1508" title="U1192709INP.jpg" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2022/03/Sawchuk1.jpeg" alt="U1192709INP.jpg" width="571" height="377" /></a><br />
</strong></p>
<p>Avec Detroit, ça a toujours été particulier. Je me rappelle encore notre rencontre. Cette enivrante descente depuis mon Manitoba natal. Minneapolis, Chicago, les lumières du lac Michigan puis enfin, au loin, la cime du Penobscot Building qui perce entre les nuages. Quand j’y pose le pied la première fois, « Motown » est encore effervescente. On devine toutefois, derrières les apparences, une fragilité qui finira par l’emporter très bas. Je me suis immédiatement reconnu, et senti à ma place, dans cette ville en clair-obscur.</p>
<p>Detroit, c’est le souvenir des débuts. Tonitruants. Je suis jeune, doué, certains disent en avance. Et je figure dans les petits papiers de Jack Adams. Obligatoire pour quiconque espère faire carrière chez les Red Wings. C’est grâce à lui si j’ai pu monter les échelons aussi vite. Et notamment lorsqu’il a pris tout le monde de court en expédiant Harry Lumley, mon concurrent direct, dans un blockbuster vers Chicago. On ne l’appelait pas « Trader Jack » pour rien !</p>
<p>En 1950, on me confie donc les clés de la boutique, et ça fonctionne plutôt pas mal. Les succès s’enchaînent. Le Calder dès ma première saison. Puis trois Vezina, trois Stanley Cups, des jetés de poulpes et des soirées endiablées à l’Olympia. Une équipe de feu, avec Gordie (Howe), Ted (Lindsay), Alex (Delvecchio) et mon meilleur ami, Marcel (Pronovost). Les sorties dans le downtown en compagnie des joueurs des Lions, les virées au large avec l’équipe, quelques incartades. Patricia, les enfants. Mais aussi les séjours à l’hôpital, la pression grandissante. Les plaies et ces foutus souvenirs qui refusent de partir. L’alcool, les démons.</p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h2><span style="font-weight: normal;">Tout fout le camp</span></h2>
<p style="text-align: center;"><strong><a rel="attachment wp-att-1533" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1533"><img class="aligncenter size-full wp-image-1533" title="Sawchuk3" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2022/03/Sawchuk3.jpg" alt="Sawchuk3" width="629" height="354" /></a><br />
</strong></p>
<p>Si j’ai intégré quelque chose dans la vie, c’est que tout peut foutre le camp très vite. Prenez Mitch, par exemple. Mon grand frère était un jeune homme en pleine force de l’âge. Un super gardien de hockey. Un charme magnétique, adulé de tous, grands et petits, moi le premier. Foudroyé par une crise cardiaque à l’aube de ses dix-huit ans. On a déménagé dans la foulée. Mes parents avaient fait la même chose à la mort de mon autre frère, Roger, alors que je n&#8217;étais qu’un nourrisson. Chez les Sawchuk, héritage ukrainien oblige, on fait front dans l’adversité. Mais jeter les problèmes par la porte, ils reviennent par la fenêtre. Mitch, j’ai toujours eu du mal à en parler. Son souvenir m’a un temps inspiré, parfois réconforté, trop souvent hanté. Rien n’a été évident après sa disparition.</p>
<p>On parlait donc du côté éphémère des choses. En 1955, j’ai 26 ans, au sommet de mon art. Au cœur de l’été, ce vieux filou de Jack Adams me fait pourtant le même coup qu’à Lumley. Je suis envoyé à Boston dans un méga échange. La claque est encore plus vigoureuse qu’un slapshot de Bobby Hull qui se serait faufilé entre les cotes. Et ça tourne rapidement au vinaigre. Chaque matin est un peu plus lugubre que le précédent. L’équipe ne tourne pas rond, et mon corps me lâche. Mononucléose, me dit le médecin. Je suis épuisé et ces enfoirés de journalistes ne me lâchent pas. Ma famille explose également, Patricia a demandé le divorce. C’est un tourbillon qui m’entraîne vers le fond. Je plaque les Bruins en pleine saison et regagne Detroit. Dans la foulée, j’annonce ma retraite. Quand je vous disais que tout allait parfois vite.</p>
<p>De nouveau chez moi, la chance semble alors tourner. Patricia revient, et Jack Adams me rappelle. Le jeune Glenn Hall n’a évidemment pas confirmé, et il cherche une assurance devant son filet. Me voilà lancé à la recherche du temps perdu. Pourtant, tout a bien changé. La gloire semble désormais appartenir à ces coupures de journaux qui commencent déjà à jaunir. Je m’enlise dans une routine toxique. Mon dos et ma tête me font souffrir, mes relations avec Patricia sont orageuses. Seule la boisson m’apaise. Les années passent. Je finis par atterrir à Toronto, encore une fois contre mon gré. Orgueil mal placé ou instinct de survie ? A 37 ans, je vais chercher un nouveau titre, en semant quelques chefs d’œuvres en chemin. Des dernières pièces à mon héritage. Les nuages s’amoncèlent, et je ne suis pas dupe : rien ne va s’arranger.</p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h2><span style="font-weight: normal;">Et par la fenêtre, le crépuscule</span></h2>
<p>Le hockey n’est plus celui que j’ai toujours connu. Pour preuve, on y joue désormais à Hollywood. Los Angeles vient d’obtenir une équipe et me réclame lors de la draft d’expansion. Les palmiers et le ciné, ce n’est pas mon truc. Je fais le job pendant une saison, mais tout le monde sent bien que c’est une union de circonstance. Il me reste peu de temps, et les dirigeants, compréhensifs, me laissent revenir à Detroit pour une ultime pige. Mais même à la maison, ça ne fonctionne pas comme prévu. Nous loupons les séries et tous les signaux me disent de raccrocher. Le corps supplie, la tête refuse. Direction New York pour jouer les doublures d’Ed Giacomin, sans vraiment savoir pourquoi.</p>
<p>L’histoire du phénix, c’est de la pure mythologie, et rien d’autre. A Big Apple, je ne renais évidemment pas de mes cendres. La douleur me consume et je ne suis plus qu’une ombre propulsée parcimonieusement sous les lumières du Garden. Contraste saisissant. J’en profite malgré tout pour signer mon 103<sup>e</sup> blanchissage en saison, un record qui tiendra quelques années. Cette mascarade new-yorkaise n’est finalement qu’un sursis. A bout, je range définitivement ma mitaine. Patricia claque aussi la porte pour de bon et regagne le Michigan avec les gosses. J’emménage avec mon coéquipier Ron Stewart dans une maison de Long Island. C’est là, en rentrant d’une soirée trop arrosée, que le ton monte entre nous dans le jardin. Une connerie à propos du ménage. On s’empoigne, on chancelle, je culbute le barbecue et m’empale sur son genou. Piètre tragédie dont l’épilogue se jouera à l’hôpital le plus proche.</p>
<p>Lorsque je rouvre l’œil, je suis allongé sur un lit de fortune. Des tubes sortent de tout mon corps. J’ai l’impression d’être dans la brume et ce satané voisin tousse sans arrêt. Je discerne dans cette atmosphère suffocante la voix d’une infirmière. Les nouvelles ne sont pas bonnes. On a dû m’opérer d’urgence pour retirer ma vésicule biliaire. Mon foie a également été touché. Seules quelques visites rythment les longues journées. Une femme inconnue, qui se présente comme une fan des Rangers, vient notamment me voir. C’est en fait une journaliste du « Star ». Elle me décrit comme gisant dans une chambre austère, pâle et affaibli, avec pour seule compagnie des fleurs et des boissons sans alcool apportées par mes fils. Bien plus tard, cette même Shirley écrira qu’elle trouve, en arrivant, deux groupies pavanant à mes côtés et une pleine bouteille de whisky sur la table de nuit. Paraît-il que c’est ainsi, également, que l’on forge les légendes. Par la fenêtre, je peux voir les bateaux qui s’agitent, lentement, dans la baie de Long Island. Ce spectacle m’apaise. Je ferme les yeux. Mes rêves m’emportent au loin, dans un pays paré de rouge et de blanc. Detroit me reprend dans ses bras. Et pour la première fois de ma vie, je me sens vraiment bien.</p>
<p>Article publié dans le <a href="http://lahockeyculture.com/index.php">Slapshot Mag n°107</a></p>
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		<title>Svechnikov, la nouvelle tsar !</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Mar 2020 06:53:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il est l&#8217;une des grandes attractions de la NHL nouvelle génération. A 19 ans, Andrei Shvechnikov construit déjà sa renommée et présente toutes les caractéristiques d&#8217;un joueur capable de marquer son époque. Portrait d&#8217;un surdoué qui n&#8217;a pas froid aux yeux.
C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un jeune homme qui aime faire tout plus vite que les autres. Fin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a rel="attachment wp-att-1450" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1450"><img class="alignleft size-medium wp-image-1450" title="Svechnikov" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2020/03/Svechnikov-300x239.jpg" alt="Svechnikov" width="300" height="239" /></a>Il est l&#8217;une des grandes attractions de la NHL nouvelle génération. A 19 ans, Andrei Shvechnikov construit déjà sa renommée et présente toutes les caractéristiques d&#8217;un joueur capable de marquer son époque. Portrait d&#8217;un surdoué qui n&#8217;a pas froid aux yeux.</strong></p>
<p>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un jeune homme qui aime faire tout plus vite que les autres. Fin 2019, deux éclairs lui ont suffi pour changer de statut. Deux coups de folie, prouesses ou tours de magie, appelez-les comme vous voudrez, qui sont instantanément entrés dans l&#8217;histoire. Les images ont fait le tour de la planète hockey et ont propulsé Andrei Shvechnikov au rang de personnalité incontournable de son sport. La preuve ? Pour la rédaction de Slapshot, lui consacrer un article dans son nouveau numéro sonnait tout simplement comme une évidence !<br />
</p>
<h2>Marque déposée</h2>
<p>
Petit rappel des faits pour ceux qui auraient hiberné ces derniers mois. Nous sommes le 29 octobre et Carolina reçoit Calgary lors d&#8217;un match de saison régulière parti pour sombrer vers l&#8217;anecdotique, comme tant d&#8217;autres. Ce, jusqu&#8217;à la moitié du troisième tiers, moment choisi par Andrei Shvechnikov pour figer le temps. Alors que son équipe est menée 1-0, le jeune Russe fond dans la zone offensive sur la gauche et va travailler derrière la cage de David Rittich. Il scotche alors le palet sur le bout de sa crosse, qu&#8217;il soulève, revient au premier poteau et le glisse dans la lucarne du gardien des Flames, médusé. Le public de Raleigh exulte et célèbre une grande première dans l&#8217;histoire de la NHL.</p>
<p>Ce mouvement était jusqu&#8217;alors plus connu sous le nom de « Michigan ». Eric Legg l&#8217;avait emprunté à un certain Billy Armstrong avant de le populariser à l&#8217;occasion d&#8217;un tournoi NCAA en 1996. Sidney Crosby, dans les rangs juniors, ou Mikael Granlund, lors des championnats du monde 2011, étaient parvenus à le reproduire en compétition. Mais jamais l&#8217;exploit n&#8217;avait pu être réédité dans la grande Ligue. Andrei Shvechnikov s&#8217;en est chargé et, quitte à marquer les esprits, il a dupliqué son chef d’œuvre le 17 décembre contre les Jets de Winnipeg. Au cas où certains auraient pu penser à une simple intervention de dame chance.</p>
<p>Nous sommes ici en présence de bien plus que de simples « highlights ». Comment évaluer leur impact ? En allant peut-être sur la chaîne Youtube de la NHL, où les vidéos des buts cumulent déjà 450 000 vues. Ou en jouant les petites souris à un entraînement des jeunes de Carolina, qui n&#8217;ont plus qu&#8217;une idée en tête, imiter leur nouvelle idole. Voire en regardant du côté des pros pour qui réussir une « Svech », nouvelle marque déposée, est devenu un objectif. Filip Forsberg (Nashville Predators) et Nils Hoglander (Suède, championnats du monde juniors) l&#8217;ont déjà réalisée, depuis. Inspirant, vous avez dit ?</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/A-m8Fd93faw" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></center><br />
</p>
<h2>« 82 matches, ce n&#8217;est pas assez pour lui ! »</h2>
<p>
On aurait toutefois tort de cantonner Andrei Svechnikov à ce geste technique. Le prodige originaire de Barnaoul, en Sibérie, suit en effet une trajectoire qui ne doit rien au hasard. Stimulé depuis son plus jeune âge par son grand frère Evgeny – qui évolue actuellement dans l&#8217;organisation des Detroit Red Wings –, il a démontré une précocité monstre à toutes les étapes de sa carrière jusqu&#8217;à présent. Rookie de l&#8217;année dès ses débuts en USHL, il reçoit les mêmes honneurs l&#8217;année suivante en OHL, du jamais-vu. Il est repêché au 2e rang par Carolina lors de la Draft 2018 et ne met pas longtemps à prendre ses marques. Son premier exercice est encourageant avec 20 buts (37 points à la clé). Cette saison, il passe clairement la vitesse supérieure. Associé à Sebastian Aho et Teuvo Teravainen en première ligne, l&#8217;ailier droit affiche un bilan de 53 points (23 + 30) en 57 matches au 15 février.</p>
<p>Cette réussite est tout sauf surprenante pour un garçon possédant la panoplie complète du hockeyeur moderne. A la fois rapide et fluide, physique et agressif, créatif et précis, il a en outre ce petit plus qui fait toute la différence au plus haut niveau : une éthique de travail supérieure à la moyenne. Ceux qui le côtoient sont unanimes sur ce point. Morceaux choisis. « Il y a ce terrain d&#8217;entraînement où l&#8217;équipe finit parfois à midi. Quand je passe à 15 heures, il m&#8217;arrive de voir Andrei, encore là,  enchaîner les tirs », déclare Don Waddell, le GM des Canes. « Souvent, il s&#8217;entraîne encore quand je m&#8217;apprête à quitter le complexe et je suis obligé de lui dire : &laquo;&nbsp;Mais bon sang, rentre chez toi ! », ajoute son coach, Rod Brind&#8217;Amour. Enfin, son agent Todd Diamond ajoute qu&#8217;il pourrait « jouer 12 mois dans l&#8217;année. 82 matches, ce n&#8217;est pas assez pour lui ! »</p>
<p>Déterminé, voire obnubilé, Andrei, qui a commencé le patin à 2 ans, dévoile une force de caractère et une persévérance assez stupéfiantes. Ses deux coups d&#8217;éclat sont dus, certes, à une part de talent, mais sans doute encore plus à des heures et des heures d&#8217;entraînement. Il sait exactement où il veut aller, et ce « où » se situe dans une catégorie bien à part : celles des champions d&#8217;exception. « Tu peux voir dans ses yeux qu&#8217;il veut devenir une superstar de la NHL, confirme d&#8217;ailleurs son coéquipier Jordan Staal. Et il fait le nécessaire pour y parvenir.<br />
</p>
<h2>« Act like a star and be a star »</h2>
<p>Issu d&#8217;un milieu extrêmement modeste, Andrei Svechnikov a néanmoins pu bénéficier du soutien inconditionnel de sa famille. Ses parents n&#8217;ont jamais hésité à déménager pour accompagner et épauler leurs enfants. Suivant la trace de son aîné, il a ainsi pu découvrir relativement tôt l&#8217;Amérique du Nord, son jeu, sa culture, son langage. Un avantage dont il a su tirer profit pour faciliter son adaptation dans la cour des grands.</p>
<p>Personnage sémillant, sa bonne humeur et son sens de l&#8217;humour sont appréciés au sein du collectif de Carolina. Lorsqu&#8217;il délaisse son costume de prestidigitateur sur glace, il n&#8217;en perd pas pour autant son sens de spectacle. Il s&#8217;est notamment mis à la magie et régale ses coéquipiers de quelques tours de passe-passe lors des déplacements. Complètement décomplexé, il élude la pression inhérente au très haut niveau de manière déconcertante. L&#8217;anecdote vaut le détour. Au printemps dernier, lors des playoffs, il avait jeté les gants avec Alex Ovechkin avant d&#8217;être mis brutalement ko par son glorieux compatriote. Interviewé quelques semaines plus tard sur un tout autre sujet, la boxe, il déclarait sur un ton désopilant que le meilleur sportif de la discipline, selon lui, n&#8217;était autre que&#8230; le numéro 8 des Capitals !</p>
<p>« Act like a star and be a star ». En une phrase, Dougie Hamilton est celui qui résume peut-être le mieux le personnage. Incroyablement doué et travailleur, Andrei Svechnikov, est aussi, et surtout, plus que ça : un gamin dont le profil nous évoque tout simplement celui d&#8217;un joueur générationnel.</p>
<p><em>Article paru dans le n°100 de Slapshot Mag</em></p>
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		<title>Laine, paré au décollage</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Oct 2016 15:44:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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Il est présenté comme l&#8217;un des plus grands espoirs de sa génération. A tout juste 18 ans, Patrik Laine va découvrir le monde de la NHL sous les couleurs des Winnipeg Jets. Ce jeune garçon débarque en Amérique du Nord avec une confiance débordante couplée d&#8217;un potentiel laissant rêveur. Un phénomène est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong></p>
<div id="attachment_1432" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1432" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1432"><img class="size-medium wp-image-1432" title="Patrik Laine" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2016/10/Laine-300x168.jpg" alt="Patrik Laine est prêt à faire souffrir les défenses de NHL." width="300" height="168" /></a><p class="wp-caption-text">Patrik Laine est prêt à faire souffrir les défenses de NHL.</p></div>
<p></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il est présenté comme l&#8217;un des plus grands espoirs de sa génération. A tout juste 18 ans, Patrik Laine va découvrir le monde de la NHL sous les couleurs des Winnipeg Jets. Ce jeune garçon débarque en Amérique du Nord avec une confiance débordante couplée d&#8217;un potentiel laissant rêveur. Un phénomène est en approche, vous aurez été prévenus !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Du haut de son mètre 93, avec son visage d&#8217;adolescent boutonneux, sa dégaine décontractée et son franc-parler, Patrik Laine croque la vie à pleines dents. Pourtant, alors que de nombreux jeunes de son âge s&#8217;apprêtent à goûter aux joies de la vie universitaire, le Finlandais va, lui, s&#8217;attaquer à un défi d&#8217;un tout autre genre : la conquête de la NHL. Inconnu du grand public il y a encore un an, le blondinet a littéralement explosé en quelques mois. Après avoir propulsé la sélection nationale vers l&#8217;or chez les U18, il a remporté la Liiga avec le Tappara Tampere en étant élu MVP des play-offs, concluant sa saison ébouriffante par une médaille d&#8217;argent aux Mondiaux A et un titre de meilleur joueur du tournoi à la clé ! Ces performances paranormales ont évidemment attiré l&#8217;attention des recruteurs nord-américains et, au petit jeu de la Draft, ce sont les Jets de Winnipeg qui sont parvenus à enrôler le joyau en le sélectionnant au 2e rang.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Talent brut et précoce</h3>
<p style="text-align: justify;">« <em>Vous l&#8217;avez vu, un jeune garçon de 18 ans qui affronte des hommes et qui fait ce qu&#8217;il a fait&#8230; Je ne me souviens pas avoir déjà vu quelque chose de semblable. Teemu est une personne spéciale, qui a beaucoup de charisme et pas seulement sur la glace. Mais Laine&#8230; Ce n&#8217;est pas la même chose</em> ». Le compliment pèse lourd et vient de la bouche de Jarmo Kekalainen, un GM des Colombus Blue Jackets manifestement subjugué par les prouesses de son compatriote lors des derniers championnats du monde. Inévitablement, les comparaisons avec l&#8217;icône Selanne viennent à l&#8217;esprit. Et beaucoup, au pays, veulent voir en Laine l&#8217;élu, le successeur attendu de l&#8217;illustre « Finnish Flash ».</p>
<p style="text-align: justify;">Attiré par le poste de gardien à ses débuts, Patrik Laine, sur les conseils de son père, délaisse finalement les cages à 12 ans, pour mieux les faire trembler. Pouvant passer des heures à parfaire sa précision en pulvérisant des canettes, il façonne ce qui va devenir son arme ultime, un tir « <em>qui n&#8217;est pas de ce monde</em> », ainsi que le décrivait récemment un journaliste suomi. N&#8217;hésitant pas à user de son grand gabarit pour aller au contact, doté d&#8217;une excellente vision en zone offensive et sniper létal sur le point d&#8217;engagement côté gauche, il dévoile un arsenal qui n&#8217;est pas sans rappeler celui d&#8217;Alexander Ovechkin, la star russe qu&#8217;il a érigée au rang de modèle. Et s&#8217;il doit encore travailler son patinage et son jeu défensif, Laine possède tous les atouts pour avoir un impact immédiat dans la cour des grands, ce dont il est intimement convaincu.</p>
<h3 style="text-align: justify;">« <em>Je peux devenir le meilleur joueur de la NHL</em> »</h3>
<p style="text-align: justify;">Le jeune homme n&#8217;est, en effet, pas réputé pour manier la langue de bois. A l&#8217;aise face aux énormes attentes qu&#8217;il suscite, conscient de ses capacités, il affiche son ambition au grand jour et place la barre haut, très haut : « <em>Je pense que je peux devenir un jour le meilleur joueur de la NHL. Peut-être que d&#8217;autres sont bons dans différents aspects du jeu mais n&#8217;excellent pas forcément dans l&#8217;un d&#8217;eux. Ce qui est, je crois, mon cas</em> », déclamait-il ainsi peu avant la Draft en évoquant ses pouvoirs de finisseur. Ces propos peuvent suggérer une certaine arrogance mais il ne faut toutefois pas se méprendre sur la véritable personnalité du garçon.</p>
<p style="text-align: justify;">Maniant avec brio un humour pince-sans-rire (« <em>Je ne souhaite pas passer au centre car je serais alors obligé de défendre</em> ») qui a d&#8217;emblée enthousiasmé la direction des Jets, « Patsyuk », ainsi qu&#8217;il est surnommé par ses amis, entend briser les clichés en se montrant le plus naturel possible face aux médias. Et la fausse modestie ne figure pas dans son attirail, n&#8217;en déplaise à certains. « <em>Les gens qui me connaissent savent que je suis un bon gars ayant une grande confiance en lui, dans le bon sens. Je ne crois pas que cela soit une mauvaise chose</em> », assène-t-il, déterminé et convaincu que cette approche sera pour lui un ferment du succès.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Winnipeg, piste d&#8217;envol idéale</h3>
<p style="text-align: justify;">Interrogé sur sa ville natale de Tampere, Patrik Laine l&#8217;évoque en ces termes : « <em>Humide, froide et sombre</em> ». De ce côté, il ne devrait donc pas être dépaysé à Winnipeg. Blague à part, la franchise canadienne apparaît comme un lieu d&#8217;épanouissement optimal pour le pur-sang scandinave, elle qui entretient un lien historique tout particulier avec le Vieux Continent. Dans les années 1970, les Jets se sont mués en précurseurs, bâtissant leur ossature autour d&#8217;un noyau dur issu d&#8217;Europe du Nord. Veli-Pekka Ketola a été le premier Finlandais à signer un contrat professionnel outre-Atlantique, Lars-Erik Sjoberg le premier capitaine européen d&#8217;une équipe nord-américaine et c&#8217;est un groupe gravitant autour de Bobby Hull et de huit joueurs scandinaves – chose complètement inédite pour l&#8217;époque ! &#8211; qui a décroché le titre WHA en 1976.</p>
<p style="text-align: justify;">Vint ensuite Teemu Selanne dont l&#8217;image reste associée de près à la franchise avec, encore vivace dans les mémoires, sa saison rookie stratosphérique en 1993 gratinée de 76 buts (132 points au total), un record qui tient toujours. La communauté de Winnipeg est très attachée à cette tradition et tout est mis en œuvre afin que l&#8217;adaptation soit la plus aisée possible pour les Européens et leurs proches. Un argument supplémentaire pour favoriser l&#8217;éclosion de Patrik Laine, Éole porteur d&#8217;un vent frais qui pourrait rapidement virer en tornade prête à tout dévaster sur son passage.</p>
<p><em>Article paru dans le <a href="http://www.slapshotmag.com/epages/195024.sf/fr_FR/?ObjectPath=/Shops/195024/Products/mag_83" target="_blank">SlapshotMag n°83</a></em></p>
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		<title>Les joyaux de la couronne</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Sep 2014 17:57:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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Ils sont jeunes, pétris de talent et représentent l&#8217;avenir au poste de défenseur en NHL. Points communs : ils sont tous suédois et patinent dans le sillage tracé pour eux par Borje Salming et Nicklas Lidstrom. Focus sur quatre de ces pépites incarnant une génération en or massif.
Dans les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
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<div id="attachment_1381" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1381" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1381"><img class="size-medium wp-image-1381 " title="Karlsson" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2014/09/Karlsson-300x200.jpg" alt="Karlsson et Ekman-Larsson, un futur doré pour la Suède (NHL.com)" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Ekman-Larsson et Karlsson, un futur doré pour la Suède (NHL.com)</p></div>
<p></strong></p>
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<p style="text-align: justify;"><strong>Ils sont jeunes, pétris de talent et représentent l&#8217;avenir au poste de défenseur en NHL. Points communs : ils sont tous suédois et patinent dans le sillage tracé pour eux par Borje Salming et Nicklas Lidstrom. Focus sur quatre de ces pépites incarnant une génération en or massif.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les années 1970, il avait ouvert la voie. Premier Européen issu du cru à avoir un impact significatif en NHL, Borje Salming (787 points en 1148 matches, disputés essentiellement sous les couleurs des Toronto Maple Leafs) s&#8217;était mué en véritable pionnier. « The King » a passé le flambeau à son compatriote Nicklas Lidstrom qui, au travers d&#8217;une carrière majestueuse longue de vingt saisons, s&#8217;est imposé comme la référence ultime à son poste. L&#8217;ancien capitaine de Detroit a été une source d&#8217;inspiration unique pour une vague de jeunes défenseurs suédois qui déferle actuellement dans les patinoires nord-américaines. Des héritiers bien décidés à suivre les traces de leurs glorieux aînés tout en perpétuant la tradition de la qualité <em>made in Sweden</em><span style="font-style: normal"> au sein de la plus prestigieuses des compétitions.</span></p>
<p style="font-style: normal; text-align: justify;">
<p style="font-style: normal; text-align: justify;"><strong>Erik Karlsson (24 ans, Ottawa Senators) : le surdoué</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">A la question de savoir qui était le meilleur </span><em>blue-liner</em><span style="font-style: normal"> actuel en NHL, Nicklas Lidstrom n&#8217;a pas eu la moindre hésitation au moment de répondre : Erik Karlsson. Comme une évidence. Une filiation spirituelle enveloppe les deux joueurs et le joyau d&#8217;Ottawa ne peut laisser insensible. Son aisance sur la glace, la qualité de ses choix en transition et sa capacité à cornaquer avec brio le jeu de puissance en font un phénomène à part entière. Sollicité par </span><em>Slapshot</em><span style="font-style: normal">, Peter Harling, rédacteur pour </span><em>The Hockey Writers</em><span style="font-style: normal"> et spécialiste des Senators, ne tarit par d&#8217;éloges sur le 15e choix de la Draft 2008 : « </span><em>C&#8217;est un défenseur élite. Ses principales forces sont sa vitesse et son QI hockey. Regarder Karlsson avec le palet me rappelle l&#8217;un des meilleurs de tous les temps, Bobby Orr</em><span style="font-style: normal">, s’enthousiasme-t-il. </span><em>Je pense qu&#8217;il va continuer sa progression et s&#8217;inscrira dans la lignée des plus grands, Orr, Lidstrom, Harvey, Pronger</em><span style="font-style: normal"> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;">Malgré un Trophée Norris décroché en 2012, Karlsson n&#8217;est, pour autant, pas encore un produit fini. Son extrême facilité lui joue parfois de mauvais tours et l&#8217;on attend plus de pugnacité de sa part sur le plan strictement défensif – en témoignent des statistiques parfois suspectes en plus/minus. Son sens de l&#8217;anticipation et son placement sont également à étoffer mais, à 24 printemps, un avenir doré se dessine devant lui. Pour rappel, Nicklas Lidstrom avait dû attendre de souffler ses 31 bougies pour obtenir son premier Norris.</p>
<p style="font-style: normal; text-align: justify;">
<p style="font-style: normal; text-align: justify;"><strong>Oliver Ekman-Larsson : (23 ans, Arizona Coyotes) : la force tranquille</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En toute discrétion, il est en train de s&#8217;affirmer comme l&#8217;une des belles références à son poste en NHL. Joueur ultra-complet, rapide, endurant, doté d&#8217;une excellente vision – lui qui a évolué en position de centre à 15 ans –, d&#8217;un tir puissant et dévoilant de réels gages d&#8217;assurance défensive face aux adversaires les plus menaçants, « OEL » fait mieux que confirmer les attentes nourries d&#8217;un repêchage au 6e choix de la Draft 2009. Évoluant dans un petit marché, à Phoenix, il ne bénéficie toutefois pas d&#8217;une couverture médiatique à la hauteur de son talent. Qu&#8217;importe, ses adversaires comme ses coéquipiers savent parfaitement à qui ils ont affaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">« </span><em>Je ne sais pas s&#8217;il y a trois joueurs dans la Ligue contre qui j&#8217;échangerais Oliver. Je ne sais même pas s&#8217;il y en a un, il est tellement fort</em><span style="font-style: normal"> », a ainsi déclaré son capitaine, Shane Doan, dans les colonnes du </span><em>Edmonton Journal</em><span style="font-style: normal">, avant d&#8217;être appuyé par Derek Morris : « </span><em>Dans une équipe plus exposée, on parlerait de lui tous les jours. Défensivement, au même âge, il est comme Lidstrom</em><span style="font-style: normal"> ». Ces compliments ne devraient cependant pas monter à la tête du flegmatique Ekman-Larsson. Sans faire de bruit, le numéro 23, focalisé sur ses objectifs, poursuit une progression constante qui devrait l&#8217;emmener non loin des sommets.</span></p>
<p><span style="font-style: normal"> </span><strong>Victor Hedman (23 ans, Tampa Bay Lightning) : la confirmation attendue</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, il a pris son envol ! Deuxième choix d&#8217;une Draft 2009 particulièrement épaisse, derrière John Tavares mais devant Matt Duchene, Victor Hedman débarquait dans la cour des grands entouré d&#8217;énormes attentes. Toutefois, malgré ses larges épaules (1,98 m, 106 kg), le colosse formé à MODO a eu bien du mal à exploser. Celui qui était présenté comme le nouveau Chris Pronger, malgré quelques fulgurances, a connu plus de bas que de hauts lors de ses quatre premières années en NHL. En cause, son jeune âge, les difficultés à s&#8217;acclimater à une nouvelle culture et à apprivoiser le jeu nord-américain et, ainsi qu&#8217;il le reconnaît volontiers, un engouement à son égard n&#8217;ayant pas été aisé à gérer.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Déterminé, Hedman, pas épargné par les critiques, a pris son mal en patience et le déclic s&#8217;est produit la saison passée. Auteur d&#8217;un exercice particulièrement accompli (55 points en 75 matches), le Suédois a clairement franchi un palier. Évoluant dans un registre où on ne l&#8217;attendait pas forcément, le joueur, qui déclare trouver ses sources d&#8217;inspiration en Scott Niedermayer et Nicklas Lidstrom, s&#8217;est mué en fer de lance de l&#8217;arrière-garde du Lightning. Loin d&#8217;être un prototype unidimensionnel se reposant sur son physique, Hedman veut s&#8217;inscrire dans un terreau scandinave pourvoyeur de défenseurs fins techniquement et capables de générer des offensives dangereuses. « </span><em>Je ne suis pas Zdeno Chara. Je ne pense pas non plus jouer comme Chris Pronger. Je ne suis pas vicieux. Je dois travailler sur ses aspects de mon jeu, évidemment, mais je suis un défenseur mobile qui peut patiner avec le palet</em><span style="font-style: normal">, a-t-il confié, lucide, au </span><em>National Post</em><span style="font-style: normal">. M</span><em>on développement a pris plus de temps que prévu. Mais je suis toujours jeune, j&#8217;apprends encore et je travaille tous les jours pour m&#8217;améliorer</em><span style="font-style: normal">. » Désormais libéré, Victor Hedman a tous les atouts en main pour devenir incontournable à son poste dans les années à venir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hampus Lindholm (20 ans, Anaheim Ducks) : la révélation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le portrait dépeint par ses dirigeants et ses coéquipiers est le même. Du feu dans les jambes contrastant avec le sang-froid qui coule dans ses veines, une intelligence supérieure dans ses options de jeu et une personnalité posée qui s&#8217;intègre parfaitement au collectif. L&#8217;image d&#8217;un vétéran ayant au compteur une bonne dizaine de saisons au plus haut niveau, en somme. Sauf que le garçon en question est un certain Hampus Lindholm qui, à 20 ans, vient seulement de connaître son baptême du feu en NHL.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Affichant une maturité impressionnante sur et en dehors de la glace, le jeune Suédois est parvenu à se faire une place au soleil dans l&#8217;alignement des Ducks. Capable de briller dans toutes les situations, le numéro 6 de la Draft 2012 a engrangé 30 points sur son passage en plus de signer un retentissant + 29 au ratio plus/minus, des performances lui ayant permis d&#8217;intégrer logiquement l&#8217;équipe des meilleurs débutants de l&#8217;année. Doté d&#8217;une étonnante force de caractère, le gamin d&#8217;Helsinborg sait parfaitement où il veut aller et ne se fixe aucune limite. « </span><em>Je sais que si j&#8217;avais enchaîné les erreurs, j&#8217;aurais été sorti, mais ce n&#8217;est pas arrivé. En partie parce que je suis plus dur envers moi-même que les autres</em><span style="font-style: normal">, a-t-il expliqué au </span><em>LA Times</em><span style="font-style: normal">. </span><em>Mes objectifs sont plus élevés que ce que les gens pensent. Peu importe ce qu&#8217;ils disent, je me mets déjà la pression. Et je sais ce que je peux réaliser. Je suis comme ça.</em><span style="font-style: normal"> » Prometteur, vous avez dit ?</span></p>
<p><span style="font-style: normal"><em>Article paru dans le Slapshot Mag n° 73</em><br />
</span></p>
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		<title>L&#8217;armée rouge en mission</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Feb 2014 21:26:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour  la première fois de l&#8217;histoire, la Russie s&#8217;apprête à accueillir les  Jeux olympiques d&#8217;hiver. Du 8 au 23 février, à Sotchi, tout un pays sera  regroupé derrière son équipe de hockey pour qui l&#8217;or apparaît comme  l&#8217;unique alternative.
Une  vraie histoire d&#8217;amour. Impossible en effet d&#8217;évoquer le hockey  soviétique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1275" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1275" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1275"><img class="size-medium wp-image-1275" title="Russia" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2014/02/Russia-300x200.jpg" alt="Les Russes seront à la recherche de leur gloire passée à Sotchi. (Bruce Bennett-Getty Images)" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Les Russes seront à la recherche de leur gloire passée à Sotchi. (Bruce Bennett-Getty Images)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour  la première fois de l&#8217;histoire, la Russie s&#8217;apprête à accueillir les  Jeux olympiques d&#8217;hiver. Du 8 au 23 février, à Sotchi, tout un pays sera  regroupé derrière son équipe de hockey pour qui l&#8217;or apparaît comme  l&#8217;unique alternative.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une  vraie histoire d&#8217;amour. Impossible en effet d&#8217;évoquer le hockey  soviétique sans faire mention des Jeux olympiques, terrain où il a  griffonné les plus belles pages de sa légende en décrochant huit  médailles d&#8217;or entre 1956 et 1992. Au fil des générations, les artistes  se sont succédé au sein d&#8217;un système collectif parfaitement huilé pour  faire triompher une conception du jeu devenue référence au temps de  l&#8217;amateurisme. Autre époque, autres mœurs. La venue des meilleurs  joueurs de NHL, à partir de Nagano (1998), a fondamentalement  redistribué les cartes et la Russie a entamé une période de disette qui  dure depuis maintenant trop longtemps.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;heure  des retrouvailles avec la muse sertie d&#8217;anneaux approche et, pour la  première fois de son histoire, le plus vaste pays du monde sera  l&#8217;organisateur du combat des chefs. Une opportunité unique de reprendre  la tradition glorieuse d&#8217;une aventure dont le dernier épisode reste une  traumatisante élimination en quarts de finale face au Canada, il y a  quatre ans (7-3), se présente. « <em>Honnêtement, je n&#8217;arrive toujours pas à croire ce qui s&#8217;est passé. Je suis encore dépité</em>, a confié Evgeni Malkin selon NHL.com.<em> Nous allons devoir prouver à Sotchi, devant nos supporters, que le désastre de Vancouver n&#8217;était rien d&#8217;autre qu&#8217;un accident</em>. »</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le poids de la nation</h3>
<p style="text-align: justify;">Si le  fait d&#8217;évoluer devant une foule acquise à leur cause sur la glace d&#8217;un  palais des glaces Bolchoï flambant neuf sera un avantage considérable,  les Russes devront néanmoins composer avec une pression extrême.  L&#8217;olympisme, fondé sur des valeurs de partage et d&#8217;humanité, a  rapidement dérivé vers une compétition entre nations qui n&#8217;ont eu de  cesse de l&#8217;instrumentaliser pour en faire une vitrine de leur puissance.  Aujourd&#8217;hui, si cette tendance s&#8217;est estompée, elle n&#8217;a pas totalement  disparu pour autant et les Jeux de Sotchi revêtent une importance toute  particulière pour le gouvernement de Vladimir Poutine, l&#8217;homme fort de  Moscou ayant déclaré qu&#8217;il assisterait aux rencontres d&#8217;une sélection  dont il n&#8217;attend rien d&#8217;autre que le sacre.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;attente  est immense au sein d&#8217;un pays ayant toujours défendu avec fierté  l&#8217;authenticité de son hockey. Preuve supplémentaire, 16 anciens  champions olympiques ont adressé une lettre ouverte à l&#8217;équipe entraînée  par Zinetula Bilyaletdinov et dont le contenu est on ne peut plus  explicite : « <em>Tout le pays vous supportera et tremblera avec vous. A  notre époque, nous avons tout donné pour la victoire. Nous avons apporté  la gloire à l&#8217;URSS, notre peuple, notre sport. Ne laissez pas tomber la  Russie, les garçons !</em> »</p>
<h3 style="text-align: justify;">Tretiak : « <em>L&#8217;impact des Jeux sera toujours spécial </em>»</h3>
<p style="text-align: justify;">Reste  désormais à savoir si la sélection parviendra à assouvir ses ambitions  en écartant une meute d&#8217;opposants pour le moins farouche, emmenée par  les terreurs canadiennes. Durant la phase de préparation, le GM Alexei  Kasatonov et son staff ont redoublé d&#8217;efforts, notamment en matière de  scouting, pour mettre en place le groupe le plus compétitif possible.  Les étoiles évoluant outre-Atlantique, Alexander Ovechkin, Evgeni Malkin  et Pavel Datsyuk, serviront de guides et seront bien secondés par des  éléments issus de KHL, au premier rang desquels Ilya Kovalchuk et  Alexander Radulov. De quoi effrayer plus d&#8217;une défense&#8230;  L&#8217;arrière-garde, sous la conduite du vétéran Andrei Markov et de la  valeur montante Slava Voynov, aura un rôle clé à jouer pour protéger une  cage où le poste de gardien reste l&#8217;interrogation majeure, avec Semyon  Varlamov et Sergei Bobrovski en balance pour la place de numéro un.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans  une compétition d&#8217;une telle densité, la marge de manœuvre des Russes  sera forcément limitée et ils devront trouver les ressources pour  évacuer la pression et ne pas passer à côté d&#8217;une chance unique. Car,  ainsi que le signale à juste titre Vladislav Tretiak, les JO conservent  une saveur à nulle autre pareille. « <em>L&#8217;impact des Jeux sera toujours spécial. Un champion olympique sera remémoré par plusieurs générations après sa victoire</em>, a affirmé le mythique cerbère lors d&#8217;un entretien accordé à Yahoo Sports. <em>Partout  où je vais, je ne suis pas présenté comme quelqu&#8217;un ayant gagné dix  fois les championnats du monde. Je suis introduit comme un triple  champion olympique. Et cela compte.</em> » Partie en croisade, l&#8217;armée  rouge doit désormais déployer un plan de bataille savamment élaboré pour  ne pas passer à côté du rendez-vous de Sotchi, plus que jamais le défi  d&#8217;une vie&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le roster du Team Russia :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gardiens : </strong>Sergei Bobrovsky (Columbus Blue Jackets), Alexander Eremenko (Dynamo Moscou), Semyon Varlamov (Colorado Avalanche).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Défenseurs : </strong>Anton Belov ( Edmonton Oilers), Denis Denisov (CSKA Moscou), Alexei Emelin (Montreal Canadiens), Andrei Markov (Montreal Canadiens), Evgeny Medvedev ( Kazan Ak-Bars), Nikita Nikitin (Columbus Blue Jackets), Ilya Nikulin (Kazan Ak-Bars), Fedor Tyutin (Columbus Blue Jackets), Vyacheslav Voynov (Los Angeles Kings).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Attaquants : </strong>Artem Anisimov (Columbus Blue Jackets), Pavel Datsyuk (Detroit Red Wings), Denis Kokarev (Dynamo Moscou), Ilya Kovalchuk (SKA St. Petersbourg), Nikolai Kulemin (Toronto Maple Leafs), Evgeni Malkin (Pittsburgh Penguins), Alex Ovechkin (Washington Capitals), Alexander Popov (Omsk Avangard), Vladimir Tarasenko (St. Louis Blues), Alexei Tereshchenko (Kazan Ak-Bars), Viktor Tikhonov (St. Petersbourg SKA).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Article paru dans le<a href="http://www.slapshotmag.com/Slapshot-Magazine-70"> Slapshot Mag n°70</a>.</em></p>
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		<title>Opération rédemption</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Nov 2013 21:17:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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Une nouvelle saison vient de commencer et l&#8217;ambition de Pittsburgh reste inchangée : ajouter une quatrième Stanley Cup à l&#8217;étagère de trophées de la franchise. Pouvant compter sur une puissance de frappe impressionnante, les Penguins restent pourtant sur des échecs traumatisants en play-offs. Sidney Crosby et consorts [...]]]></description>
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<div id="attachment_1234" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1234" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1234"><img class="size-medium wp-image-1234" title="Fleury" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2014/01/Fleury-300x225.jpg" alt="Sous haute pression, Marc-André Fleury n'a plus le droit à l'erreur cette saison. (Wiki Commons)" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Sous haute pression, Marc-André Fleury n&#39;a plus le droit à l&#39;erreur cette saison. (Wiki Commons)</p></div>
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<p style="text-align: justify;"><strong>Une nouvelle saison vient de commencer et l&#8217;ambition de Pittsburgh reste inchangée : ajouter une quatrième Stanley Cup à l&#8217;étagère de trophées de la franchise. Pouvant compter sur une puissance de frappe impressionnante, les Penguins restent pourtant sur des échecs traumatisants en play-offs. Sidney Crosby et consorts seront-ils capables de rectifier le tir cette année ? La question mérite d&#8217;être posée.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les Penguins font-ils encore peur ? Au regard de leur effectif emmené par les deux superstars que sont Sidney Crosby et Evgeni Malkin, l&#8217;affirmative relève de l&#8217;évidence. Les observateurs et autres bookmakers ne s&#8217;y sont d&#8217;ailleurs pas tompés, ayant placé la franchise pennsylvanienne tout en haut de leur liste de favoris à la quête du Graal pour ce nouvel exercice de NHL. Pour autant, les prestations délivrées par l&#8217;équipe lors des play-offs ces dernières saisons invitent à plus de mesure. Éjectés au premier tour en 2011 et 2012 puis balayés par Boston en finale de conférence en juin, les Pens ont affiché des limites incompatibles avec leur volonté affichée de s&#8217;offrir un nouveau titre. L&#8217;attente commence à être pesante du côté de la « Steel City » et les champions 2009 devront régler plusieurs problèmes s&#8217;ils escomptent retrouver, enfin, les sommets. A commencer par le dossier brûlant qui concerne le poste de gardien de but.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Fleury sur le grill</h3>
<p style="text-align: justify;">Dire que la pression est palpable autour de Marc-André Fleury relève du doux euphémisme. Valeur sûre capable d&#8217;engranger les victoires durant la phase régulière, le cerbère canadien ne parvient plus à soutenir la cadence en séries. Lui qui avait joué un rôle majeur dans l&#8217;odyssée victorieuse en 2009 a complètement perdu pied depuis, enchaînant les prestations médiocres et perdant même sa place au profit de Tomas Vokoun lors des derniers play-offs. L&#8217;incertitude entourant l&#8217;avenir du portier tchèque (qui a été opéré d&#8217;un caillot au niveau du bassin et ne sait toujours pas s&#8217;il pourra reprendre le fil de sa carrière) a toutefois enjoint la direction des Penguins à relancer le 1er choix de la Draft 2003.</p>
<p style="text-align: justify;">Nonobstant cette marque de confiance renouvelée, Fleury doit prendre conscience qu&#8217;il jouera gros, très gros dans les mois à venir. Les paroles de Ray Shero, qui a fait le pari de la continuité en prolongeant également l&#8217;entraîneur Dan Bylsma et joue aussi serré dans cette affaire, ne laissent planer aucun doute. Cette saison prend inévitablement les allures de dernière chance pour son gardien de 28 ans. « <em>Pour Marc, l&#8217;objectif est de faire le nécessaire pour améliorer son jeu. Il arrive à un moment charnière de sa carrière, c&#8217;est évident</em>, a asséné le GM selon NHL.com. <em>Il est sérieux dans sa volonté de hausser son niveau et il doit impérativement le faire</em>. »</p>
<h3 style="text-align: justify;">L&#8217;enjeu et le jeu</h3>
<p style="text-align: justify;">Un Fleury retrouvé, condition forcément essentielle, ne sera toutefois pas l&#8217;unique clé pour Pittsburgh. Pour voir loin, les Penguins auront besoin de leaders en bonne santé. Sidney Crosby et Evgeni Malkin ont tous les deux connus des soucis à répétition ces dernières années alors que Kris Letang et James Neal sont déjà passés par la case infirmerie depuis la reprise. Plus que jamais, la franchise doit pouvoir compter sur la forme optimale de ses joueurs d&#8217;élite, la profondeur de l&#8217;effectif soulevant de légitimes interrogations.</p>
<p style="text-align: justify;">Les pertes d&#8217;éléments comme Jordan Staal, Maxime Talbot, Tyler Kennedy ou Matt Cooke n&#8217;ont en effet pas vraiment été compensées. Le secteur de l&#8217;infériorité numérique en a logiquement pâti (25e à moins de 80% la saison passée) et l&#8217;influence des ces joueurs d&#8217;impact a cruellement fait défaut à l&#8217;heure des joutes acharnées en séries. Sortis coup sur coup par Philadelphia et Boston, des adversaires au profil similaire, Pittsburgh, ne parvenant à soutenir la comparaison dans le secteur de l&#8217;engagement et de l&#8217;agressivité, a perdu le fil pour finalement dérailler. L&#8217;excellent travail délivré par les troisième et quatrième blocs des Chicago Blackawks lors des derniers play-offs a prouvé, si besoin en était, l&#8217;extrême importance des seconds couteaux dans le « money time ».</p>
<p style="text-align: justify;">Autre épine dans le pied de Ray Shero, le recrutement tardif de Jarome Iginla, Brenden Morrow ou Douglas Murray (tous partis monnayer leur talent ailleurs) avant l&#8217;ouverture des dernières séries qui a pris les allures de fiasco. La patron du secteur sportif sera scruté de près quant à ses prochaines décisions en matière de transferts. Dan Bylsma, quant à lui, aura pour charge de trouver les mots justes afin de résorber une friabilité sur le plan mental qui commence à devenir sérieusement contrariante. Sa marge de manœuvre est restreinte et, malgré sa prolongation de contrat, son crédit auprès de la direction a fatalement été entamé.</p>
<p style="text-align: justify;">Guidés par le meilleur joueur de la planète hockey, les Penguins devraient malgré tout traverser la saison régulière sans trop de turbulences et aborder les phases finales avec l&#8217;étiquette de favoris sur les épaules. Ayant les cartes en main pour atteindre leurs objectifs, ils savent désormais ce qu&#8217;il leur reste à faire. Faire triompher le jeu sur l&#8217;enjeu afin que le printemps ne prenne, une nouvelle fois, les allures de sinistre désillusion&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Article paru dans le <a href="http://www.slapshotmag.com/epages/195024.sf/fr_FR/?ObjectPath=/Shops/195024/Products/mag_69">Slapshot Mag n°69</a></em></p>
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		<title>Krug sort ses griffes</title>
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		<pubDate>Thu, 30 May 2013 01:17:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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Son histoire est celle d&#8217;un conte de fées à l&#8217;américaine. Appelé à la rescousse pour pallier les absences au sein de l&#8217;arrière-garde de Boston avant le coup d&#8217;envoi de la série face aux New York Rangers, Torey Krug a pris feu pour ses premières apparitions en play-offs NHL. Si bien que le nom du rookie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_1185" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1185" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1185"><img class="size-full wp-image-1185 " title="Krug1" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2013/05/Krug1.jpg" alt="Torey Krug est la belle surprises des séries en NHL. (NHL.com)" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Torey Krug est la belle surprise des séries en NHL. (NHL.com)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Son histoire est celle d&#8217;un conte de fées à l&#8217;américaine. Appelé à la rescousse pour pallier les absences au sein de l&#8217;arrière-garde de Boston avant le coup d&#8217;envoi de la série face aux New York Rangers, Torey Krug a pris feu pour ses premières apparitions en play-offs NHL. Si bien que le nom du rookie (22 ans) revient sur toutes les lèvres à l&#8217;aube de la finale de conférence explosive qui verra les Bruins défier les Pittsburgh Penguins à partir de samedi.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Torey « <em>who</em> » ? Il y a deux semaines, le patronyme de Torey Krug était une énigme pour la grande majorité des observateurs du hockey nord-américain. Et pour cause. Le jeune défenseur proposait une carte de visite bien maigre au moment d&#8217;intégrer l&#8217;alignement des Bruins au cœur des play-offs. Non drafté durant son cursus universitaire à Michigan State, principalement en raison de son petit gabarit (1,75 m), le joueur américain signait au printemps 2012 un contrat de <em>free agent</em> avec Boston mais ne comptait que deux apparitions au plus haut niveau avant de passer la quasi-totalité de la saison suivante dans les rangs l&#8217;équipe ferme de Providence engagée en AHL (un seul match en NHL le 27 mars).</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, l&#8217;hécatombe de blessures ayant touché la défense lors d&#8217;une première ronde épique face à Toronto (blessures de Dennis Seidenberg, Wade Redden et Andrew Ference) a contraint Claude Julien à revoir ses plans. L&#8217;entraîneur de la franchise du Massachusetts a ainsi décidé de sortir l&#8217;inexpérimenté Torey Krug de sa manche. Un pari aux allures de coup de génie puisque le rookie, propulsé sous le feu des projecteurs, a saisi sa chance en se muant en facteur X d&#8217;une équipe de Boston qui a essoré les Rangers en cinq manches (4-1).</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le scalp de « King Henrik »</h3>
<p style="text-align: justify;">Faisant fi de la pression, Krug a en effet sorti l&#8217;artillerie lourde pour faire trembler à quatre reprises les filets de l&#8217;une des références au poste de gardien en la personne d&#8217;Henrik Lundqvist, devenant le premier débutant de l&#8217;histoire évoluant en défense à réaliser pareille performance. Complètement décomplexé, l&#8217;Américain a affiché une maturité et un calme presque déconcertants à la ligne bleue, multipliant les choix judicieux dans l&#8217;utilisation du palet tout en dévoilant des qualités de sniper insoupçonnées.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces partitions ébouriffantes ont enchanté le public du TD Garden tout comme ses coéquipiers, à l&#8217;image de Shawn Thornton, qui ne tarit pas d&#8217;éloges sur le phénomène qu&#8217;il a surnommé « Freddy » &#8211; en référence à Freddy Krueger, le personnage créé par Wes Craven. « <em>Il a été tellement décisif depuis son arrivée. Il fluidifie le jeu en s&#8217;accommodant avec aisance des situations difficiles. Et ce ne sont pas juste les points et les tirs, mais aussi les sorties de zone, son assurance avec le palet, sa créativité dans la zone neutre</em>, a déclaré le vétéran en conférence de presse. <em>Pour un gamin de son âge, il fait preuve d&#8217;une patience étonnante. Il affiche un niveau de jeu bien plus épais que sa carrure ne le laisse penser</em>. » Claude Julien a, pour sa part, évoqué un garçon au « <em>sang glacé dans les veines</em> » qui a été « <em>magique</em> » pour l&#8217;équipe dans cette série, révélant une satisfaction légitime d&#8217;avoir flairé le bon coup.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Pittsburgh, un révélateur</h3>
<p style="text-align: justify;">Fort de son nouveau statut d&#8217;<em>impact player</em> en puissance, Torey Krug devrait continuer à recevoir un temps de jeu significatif face à Pittsburgh en finale de conférence. Abordant ce nouveau défi en pleine confiance, il ne cache pas son ambition de prolonger la belle aventure le plus longtemps  possible : « <em>C&#8217;est une année incroyable. Quand j&#8217;ai signé, je voulais gagner la Coupe Stanley. Et je savais que Boston serait un outsider en puissance. Je suis ravi d&#8217;avoir cette opportunité et d&#8217;apporter ma pierre à l&#8217;édifice</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">Face à l&#8217;armada offensive des Pens, l&#8217;ancien Spartan n&#8217;aura toutefois pas la tâche facile, la mission lui étant proposée étant celle de contenir des éléments de la trempe de Sidney Crosby ou Evgeni Malkin tout en continuant à se montrer productif en attaque. Au risque de retourner dans l&#8217;ombre aussi rapidement qu&#8217;il en est sorti. « <em>Je dois confirmer si je veux continuer à exister dans la Ligue. Si je n&#8217;ai plus d&#8217;influence en zone offensive, ils vont trouver un gars plus costaud qui peut faire la même chose que moi</em>, assène-t-il avec lucidité. <em>Mais j&#8217;espère que je pourrais continuer et j&#8217;essaie d&#8217;apporter ma contribution dès lors que l&#8217;on me donne une chance</em>. » Touché par la grâce, Torey Krug s&#8217;est donné les moyens de poursuivre son rêve. En faisant de son nom un possible futur synonyme de <em>fairy tale</em> dans le dictionnaire américain.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vidéo</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/Zk_8LHyVgfw" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>La &#171;&#160;Kadrième&#160;&#187; dimension</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 20:46:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Son éclosion a surpris plus d&#8217;un observateur. Après des débuts pour le moins chaotiques en NHL, Nazem Kadri (22 ans) affole les compteurs depuis le début de la saison de l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique. Tout sourit actuellement au centre des Toronto Maple Leafs qui goûte avec un plaisir non dissimulé à cette petite revanche. La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1099" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1099" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1099"><img class="size-medium wp-image-1099 " title="58450349" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2013/04/Kadri1-300x206.jpg" alt="58450349" width="300" height="206" /></a><p class="wp-caption-text">Nazem Kadri, avec 41 unités, est actuellement le 13e meilleur pointeur de la NHL. (Getty Images)</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><strong>Son éclosion a surpris plus d&#8217;un observateur. Après des débuts pour le moins chaotiques en NHL, Nazem Kadri (22 ans) affole les compteurs depuis le début de la saison de l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique. Tout sourit actuellement au centre des Toronto Maple Leafs qui goûte avec un plaisir non dissimulé à cette petite revanche. La question reste désormais de savoir si le Canadien sera à même de maintenir ce niveau de performance dans la durée.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le scepticisme a perdu son droit de cité aux abords du Air Canada Centre. Depuis son arrivée à Toronto en 2009, Nazem Kadri était pourtant l&#8217;objet de railleries quotidiennes de la part des supporters des Leafs comme des médias locaux. En octobre 2010, le <em>Toronto Sun</em><span style="font-style: normal"> n&#8217;hésite pas à faire sa une avec un photomontage du joueur le présentant avec une sucette dans la bouche et affublé de la mention « Baby Leaf ». Difficile à encaisser pour un gamin ne parvenant pas à répondre aux espoirs placés en lui à la suite d&#8217;un repêchage en 7ème position à la Draft et qui va passer le plus clair de son temps au purgatoire de la Ligue mineure durant ses trois premières années professionnelles. Seulement, cette saison, la donne a radicalement changé.</span></p>
<h3 style="text-align: justify;">Le bisou de Don Cherry</h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Dans une ville où le hockey occupe une place prépondérante et attise les passions, le temps était peut-être tout ce qui manquait à Nazem Kadri pour s&#8217;épanouir. Joueur au caractère bien trempé, ce fils d&#8217;immigré libanais (son père, Sam, est venu s&#8217;installer avec ses parents en Ontario à l&#8217;âge de 4 ans), premier musulman à être drafté en NHL, s&#8217;est accroché et a fini par gagner les faveurs de son entraîneur, Randy Carlyle. « <em>Cela démontre la flamme qui l&#8217;anime et son esprit de compétiteur. Vous pouvez douter de lui, il va tout faire pour prouver que vous avez tort. C&#8217;est une qualité spéciale et Nazzy la possède</em>, a déclaré l&#8217;ancien défenseur de Pittsburgh dans les colonnes du </span><em>National Post</em><span style="font-style: normal">. <em>Il va montrer qu&#8217;il peut le faire. A sa manière. Il faut donner du crédit à ce garçon</em>. »</span></p>
<p style="text-align: justify;">Propulsé au coeur du deuxième trio offensif, épaulé par Joffrey Lupul et Nikolai Kulemin, le numéro 43 a fait mieux que répondre aux attentes. Centre au gabarit modeste (1,83 m, 83 kgs), Kadri est revanche un joueur affichant une facilité déconcertante crosse en mains, disposant d&#8217;une vision aiguisée et proposant un jeu à risques capable de créer des différences à tout moment. Ses qualités naturelles ont fait exploser plus d&#8217;une défense cette saison et le virtuose gaucher affiche une fiche épatante de 41 points (17 buts et 24 assistances) en autant de rencontres et un ratio plus/minus de + 17 avec seulement 16 minutes de temps de glace en moyenne (soit le 14ème total de son équipe).</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Le 30 mars, il inscrit son deuxième hat-trick de l&#8217;exercice en cours lors d&#8217;un succès décroché aux dépens d&#8217;Ottawa. A l&#8217;issue de la partie, sur le plateau de l&#8217;émission </span><em>Hockey Night in Canada</em><span style="font-style: normal">, Don Cherry appose une bise sur la joue du héros du soir. Une marque d&#8217;affection qui a suscité nombre de commentaires au pays de la feuille d&#8217;érable puisque, quelques années plus tôt, l&#8217;emblématique journaliste avait réservé pareil traitement à un certain Doug Gilmour. Gilmour, ancien centre mythique des Maples Leafs, au même titre que Mats Sundin, et dont les fans voient aujourd&#8217;hui en Nazem Kadri un potentiel héritier.</span></p>
<h3 style="text-align: justify;">Un surrégime à envisager</h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Emmené par Phil Kessel et son nouveau joyau, Toronto, solide 5ème à l&#8217;Est, se dirige tout droit vers une première participation aux play-offs depuis neuf ans. A 22 ans, « Nazem The Dream », qui sera agent libre restrictif à l&#8217;issue de la saison, doit être amené à devenir l&#8217;une des pierres angulaires du nouveau projet des Leafs. Pour autant, si son talent trouve aujourd&#8217;hui une concrétisation sur la glace et dans les colonnes statistiques, il convient de noter que ses prestations sont entourées d&#8217;un faisceau de réussite absolue. Le joueur ayant fait ses classes dans les rangs des London Knights affiche un pourcentage de 18,5% devant les cages alors que les gardiens adverses ne stoppent que 84,7% des tentatives de Toronto dès lors qu&#8217;il est sur la glace (la moyenne de la Ligue étant de 92,9%, celle de Sidney Crosby en carrière de 87,5%).</span></p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;instar d&#8217;un Jordan Eberle qui avait connu un exercice stellaire l&#8217;an passé (76 points en 78 matches lui ayant valu un juteux contrat de 36 millions de dollars sur six ans) et est aujourd&#8217;hui rentré dans le rang, la révélation canadienne doit ainsi s&#8217;attendre à voir sa production décliner dans le futur. Cette perspective ne l&#8217;inquiète toutefois pas outre-mesure, lui qui savoure à sa juste mesure une période faste l&#8217;ayant fait passer du statut d&#8217;éternel espoir à celui de valeur sûre de la NHL. « <em>C&#8217;est appréciable, surtout après avoir passé des moments difficiles, d&#8217;être parvenu à gagner un peu de reconnaissance de la part de mes coéquipiers mais aussi des joueurs de la Ligue. Il y aura des hauts et des bas et j&#8217;ai encore beaucoup de travail à fournir. Mais je suis définitivement dans la bonne direction</em> », confesse-t-il avec lucidité. Nazem Kadri, actuellement sur un nuage, a enfin trouvé la formule. Et est plus que jamais déterminé à poursuivre son inattendu voyage dans la quatrième dimension.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vidéos</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/FQrX3u_pdjk" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/hbkH1r9XZJg" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Fasth and furious</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 16:55:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Révélé sur le tard, il est en train de saisir sa chance au vol. A 30 ans, Viktor Fasth croque le hockey à pleines dents pour sa première expérience en NHL sous les couleurs des Anaheim Ducks. Le gardien suédois, auteur de débuts tonitruants dans la Ligue la plus compétitive au monde, n&#8217;a pas mis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1051" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1051" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1051"><img class="size-medium wp-image-1051" title="Fasth" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2013/02/Fasth-300x211.jpg" alt="Viktor Fasth réalise des prouesses devant le filet des Ducks cette saison. (Danny Murphy/Icon SMI)" width="300" height="211" /></a><p class="wp-caption-text">Viktor Fasth réalise des prouesses devant le filet des Ducks cette saison. (Danny Murphy/Icon SMI)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Révélé sur le tard, il est en train de saisir sa chance au vol. A 30 ans, Viktor Fasth croque le hockey à pleines dents pour sa première expérience en NHL sous les couleurs des Anaheim Ducks. Le gardien suédois, auteur de débuts tonitruants dans la Ligue la plus compétitive au monde, n&#8217;a pas mis longtemps à convaincre sa direction qui vient de le récompenser avec une prolongation de contrat justifiée au regard de ses performances.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Du haut de ses 30 printemps, Viktor Fasth n&#8217;a plus de temps à perdre. Ce paramètre, le cerbère suédois l&#8217;a bien intégré et il passe aujourd&#8217;hui la surmultipliée pour essayer de rattraper les années envolées. Atypique, son parcours l&#8217;est à plus d&#8217;un égard. Le garçon né à Kalix mais ayant grandi à Vänersborg n&#8217;est pas ce que l&#8217;on appelle un talent précoce. Déterminé, il décide malgré tout de s&#8217;accrocher et d&#8217;essayer de faire son trou en partant du bas.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Persson: « <em>Je savais qu&#8217;il irait loin</em> »</h3>
<p style="text-align: justify;">Après avoir écumé les divisions inférieures au pays des trois couronnes, il est repéré par l&#8217;AIK Stockholm, promu en Elitserien (première division suédoise) en 2010. Avec le club de la capitale, il connaît deux saisons accomplies ponctuées de deux Honken Trophy, récompense dévolue au meilleur dernier rempart du championnat. Il devient le premier gardien à réaliser pareille performance depuis un certain Henrik Lundqvist. Parallèlement, il garde avec brio les cages de la sélection nationale médaillée d&#8217;argent lors des Mondiaux de 2011. Les recruteurs de la NHL commencent alors à s&#8217;intéresser à son cas et les Ducks d&#8217;Anaheim franchissent le pas en lui offrant un contrat d&#8217;un an et d&#8217;un million de dollars en mai dernier.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre les galères de ses débuts et une grave blessure au genou contractée en 2008, Viktor Fasth a dû faire preuve de caractère pour se frayer un chemin vers les hautes sphères. Sa persévérance, son implication constante et son souci du détail ont alors été les clés de sa réussite. « <em>Quand j’ai vu à quel point il était minutieux, j’ai su qu’il irait loin</em>, a récemment confessé Stefan Persson, son ancien entraîneur des gardiens à l&#8217;AIK, selon le site de la NHL. <em>Il est aussi très modeste. Il ne dira jamais qu’il est le meilleur, mais il continue de travailler pour voir jusqu’où il peut aller. Il a peut-être atteint son apogée, mais il pourrait aussi encore s’améliorer</em>. »</p>
<h3 style="text-align: justify;">2 ans et 5,8 millions de dollars</h3>
<p style="text-align: justify;">Profitant des soucis au dos de Jonas Hiller, le gardien numéro un, Viktor Fasth a rapidement été lancé dans le grand bain avec Anaheim. Pour une réussite totale et bien au-delà des espérances. Avant de connaître son premier revers dans la nuit de lundi à mardi face aux Los Angeles Kings (2-5), le Scandinave avait remporté huit rencontres consécutives &#8211; égalant Bob Froese avec les New York Islanders en 1982-83 et Ray Emery avec les Ottawa Senators en 2003-04 &#8211;  en postant des statistiques épatantes (93,3% d&#8217;arrêts, 1,78 but encaissé par match en moyenne). Proposant un style à l&#8217;ancienne, aimant rester le plus longtemps possible sur ses appuis pour compenser sa petite taille (1,83m), redoutable crosse en main et expert en matière de <em>poke check</em>, celui qui avoue avoir été inspiré de Patrick Roy et Tommy Salo s&#8217;est adapté à vitesse éclair aux exigences de la NHL.</p>
<p style="text-align: justify;">Convaincus par leur pari, les dirigeants des Ducks ont décidé de récompenser leur cerbère avec un contrat portant sur deux saisons supplémentaires et des émoluments atteignant les 5,8 millions de dollars. « <em>Viktor s&#8217;est affirmé, pas seulement cette année en NHL, mais également lors des deux derniers exercices en Suède, comme le meilleur gardien de son pays</em>, a déclaré le GM d&#8217;Anaheim, Bob Murray. <em>Nous sommes heureux de le conserver à nos côtés et nous sommes très chanceux d&#8217;avoir deux gardiens de top niveau pour avancer</em>. » Une juste reconnaissance même si l&#8217;étape de la confirmation qui se profile à l&#8217;horizon sera loin d&#8217;être une formalité. Pas de quoi toutefois effrayer un Viktor Fasth désormais lancé à cent à l&#8217;heure à la poursuite de ses rêves.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vidéo</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Tarasenko, étoile montante</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Feb 2013 16:48:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1008" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1008" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1008"><img class="size-medium wp-image-1008" title="Tarasenko" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2013/02/Tarasenko-300x168.jpg" alt="Tarasenko" width="300" height="168" /></a><p class="wp-caption-text">Vladimir Tarasenko se positionne comme l&#39;un des favoris au titre de Rookie de l&#39;année. (Chris Lee-St Louis Post)</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><strong>Il est l&#8217;une des belles révélations du début de saison en NHL. A 21 ans, Vladimir Tarasenko n&#8217;a pas mis longtemps à prendre ses marques dans la cour des grands et s&#8217;est déjà imposé comme une arme offensive privilégiée dans la rotation des Saint-Louis Blues. L&#8217;ailier russe vient logiquement d&#8217;être élu rookie du mois de janvier, signant peut-être là le début d&#8217;une belle histoire sur les glaces nord-américaines.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Des débuts fracassants. Le 19 janvier, date de reprise de la NHL après le lock-out, Vladimir Tarasenko fête son baptême du feu dans la grande Ligue face à Detroit. Durant le premier tiers, le jeune Russe parvient à s&#8217;offrir un break et remporte son duel avec Jimmy Howard, trouvant le chemin des filets sur le premier tir de sa carrière nord-américaine. Il remet le couvert au cours de la deuxième période en concluant victorieusement un festival initié à la ligne bleue. Saint-Louis dynamite les Red Wings (6-0) et Tarasenko est élu homme du match. Sans complexe, le rookie s&#8217;est déjà mis dans la poche son nouveau public, ses coéquipiers et la direction des Blues qui l&#8217;avait repêché au 16ème rang de la Draft 2010.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Impact immédiat</h3>
<p style="text-align: justify;">Classés parmi les prospects les plus doués de sa génération, l&#8217;ailier droit représente à l&#8217;époque un pari pour les décideurs de la NHL en raison du fait qu&#8217;il évolue alors dans les rangs de la rivale KHL, ce type de joueurs se révélant parfois difficiles à attirer en Amérique du Nord. Le GM de Saint-Louis, Doug Armstrong, décide malgré tout d&#8217;échanger David Runblad, choix de premier tour en 2009, aux Senators afin d&#8217;obtenir la possibilité de miser sur Tarasenko. Il devra attendre trois ans avant de voir le jeune prodige rejoindre le Missouri. Pendant ce temps, Vladimir fait ses classes au HC Sibir Novossibirsk, sous les ordres de son père Andrei, ancien international, avant de porter les couleurs du SKA Saint Pétersbourg où, durant le lock-out, il poste une moyenne d&#8217;un point par match sur la même ligne qu&#8217;Ilya Kovalchuk.</p>
<p>Nanti d&#8217;une réelle expérience du haut-niveau, le capitaine de la sélection russe championne du monde junior en 2011 affiche ainsi d&#8217;emblée une maturité certaine dans son approche du jeu en NHL. Son impact est immédiat et se trouve cristallisé dans sa fiche statistiques, lui qui a inscrit cinq buts agrémentés de cinq assistances en douze rencontres pour une moyenne de moins de 15 minutes passées sur la glace par match. Des performances de choix lui valant les éloges de ses comparses, à commencer par TJ Oshie. « <em>C&#8217;est un super joueur. Je l&#8217;ai dit et je le répéterai encore</em>, a déclaré le centre américain selon <em>Foxsports.com</em>. <em>Il cherche en permanence à marquer et je n&#8217;ai jamais vu un joueur aussi obsédé par le but</em>. »<strong> </strong></p>
<h3>Fedorov : « <em>Il sera une grande star </em>»</h3>
<p style="text-align: justify;">Vladimir Tarasenko affiche en effet toute toute la panoplie de l&#8217;ailier moderne. Doté d&#8217;un <em>wrist shot</em> dévastateur, le Russe est également un patineur hors-pair et dispose de mains remplies de talent. Garçon au physique très solide (1,84m, 92 kilos), celui que l&#8217;ont surnomme « The Russian Tank » fait le bonheur de son entraîneur, Ken Hitchcock, qui loue au-delà de ses qualités de finisseur sa vision du jeu, une implication égale dans les trois zones de la glace et un caractère approprié à son épanouissement. « <em>Il est un retour aux joueurs des années 1970 et 1980 avec son respect des vétérans, son respect du jeu, son respect dans l&#8217;approche. Cela va l&#8217;aider à réaliser une carrière intelligente</em> », a confessé le coach selon <em>CBC</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pur produit de l&#8217;école de l&#8217;Est, Tarasenko reste encore en phase d&#8217;apprentissage et doit s&#8217;attendre à vivre des « <em>moments plus difficiles</em> », ainsi que le mentionne Hitchcock. Ses quatre dernières sorties assorties de fiches blanches en sont la preuve. Ce passage à vide ne saurait toutefois éclipser des débuts pour le moins encourageants et ayant impressionné l&#8217;emblématique Sergei Fedorov qui s&#8217;est enthousiasmé dans les colonnes du <em>Windsor Star</em> : « <em>Je suis vraiment heureux pour lui. Je pensais qu&#8217;il était peut-être trop jeune et que la marche serait trop haute pour lui, mais il joue si bien ! Il sera une grande star</em> ». Et si la Russie tenait là le successeur désigné de Pavel Bure ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vidéos</strong></p>
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