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	<title>Sport Fever &#187; France</title>
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		<title>Paris n&#8217;a pas démérité</title>
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		<pubDate>Wed, 12 May 2010 10:49:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Samedi 8 mai, les Corsaires recevaient les Anges de Nice dans le cadre des demi-finales aller du championnat de France de N1. Dans une salle Marcel Cerdan chauffée à blanc et malgré une belle résistance, les Parisiens se sont inclinés sur la plus petite des marges (5-6). Ils gardent néanmoins toutes leurs chances avant le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Samedi 8 mai, les Corsaires recevaient les Anges de Nice dans le cadre des demi-finales aller du championnat de France de N1. Dans une salle Marcel Cerdan chauffée à blanc et malgré une belle résistance, les Parisiens se sont inclinés sur la plus petite des marges (5-6). Ils gardent néanmoins toutes leurs chances avant le retour sur la Côte d’Azur jeudi.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les Parisiens peuvent nourrir quelques regrets sur cette rencontre. L’idée était de se déplacer à Nice avec un peu d’avance. Les Corsaires devront finalement remonter un but lors du match retour, sur un terrain qui ne sera pas forcément à leur avantage, et où les locaux se sont révélés intraitables cette saison. Pour autant, la confrontation de samedi pourrait donner quelques idées aux joueurs de la capitale.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Un début de match tonitruant</h4>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-758" title="snapshot20100512123209" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2010/05/snapshot20100512123209-300x240.jpg" alt="snapshot20100512123209" width="300" height="240" />Poussés par un public venu en nombre (environ 150 personnes), les Corsaires entament la rencontre tambour battant. Ils imposent une grosse pression à des Niçois visiblement surpris par ce rythme effréné, et trouvent rapidement l’ouverture grâce à une frappe lourde de Guillaume Silliès (1-0, 1’54). Dans la foulée, à la suite d’une belle sortie de zone, Romain Gautereau déboule sur la droite, repique vers le centre avant de tromper le cerbère adverse Roman De Préval entre les jambières (2-0, 2’45). Par la suite, les Parisiens mettent beaucoup de cœur à l’ouvrage, occupant bien la zone offensive et produisant un backcheck des plus efficaces, qui leur permet de récupérer nombre de palets. Ils ont à ce moment une mainmise totale sur la partie.</p>
<h4 style="text-align: justify;">La réaction des Anges</h4>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-759" title="snapshot20100512123752" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2010/05/snapshot20100512123752-300x240.jpg" alt="snapshot20100512123752" width="300" height="240" />Un premier tournant va cependant permettre aux visiteurs de se relancer. Sur leur premier jeu de puissance, Nice trouve la faille en quinze petites secondes, d’un superbe slapshot de Guilhem Bruel qui arrache la lucarne du gardien parisien (1-2, 7’38). Les débats commencent dès lors à s’équilibrer, les Corsaires baissant un peu le pied après leur entame en fanfare. Aux alentours de la dixième minute de jeu, ils profitent pourtant d’un palet trainant devant la cage adverse pour refaire le break, mais le but est invalidé par les arbitres. Un vrai coup dur pour les Parisiens, d’autant que le momentum vire inexorablement de bord. La deuxième partie de cette première mi-temps va d’ailleurs ressembler à un mauvais rêve pour les locaux…</p>
<h4 style="text-align: justify;">Le show Tarragoni</h4>
<p style="text-align: justify;">Grégory Tarragoni, 19 ans, avant des Anges et accessoirement de l’équipe de France junior, est un jeune joueur pétri de talent. Ce petit gabarit est une fusée une fois lancé, et dispose d’une technique et d’un culot qui le rendent insaisissable pour peu qu’il soit dans un bon jour. Et malheureusement pour les Corsaires, il était samedi dans un très grand soir.<br />
A la 14ème minute, il est d’abord l’auteur d’un petit festival au milieu de la défense parisienne, avant d’effacer le gardien et marquer dans le but vide (2-2, 14’04). Cinq minutes plus tard, alors que sa formation met une grosse pression sur la cage adverse, il décale parfaitement son coéquipier Aurélien Macon, esseulé au second poteau (2-3, 19’49). Et sur le deuxième jeu de puissance niçois, c’est encore lui qui est à l’origine du but de Cyril Duchassin (2-4, 22’10).<br />
Un véritable show qui permet à son équipe de rejoindre les vestiaires avec deux unités d’avance au tableau d‘affichage. Les Parisiens eux, ont pris un coup derrière la tête…</p>
<h4 style="text-align: justify;">Les Corsaires ont du cœur</h4>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-760" title="snapshot20100512122845" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2010/05/snapshot20100512122845-300x240.jpg" alt="snapshot20100512122845" width="300" height="240" />Dès le début de la seconde période, les Corsaires remettent le pied à l’étrier, et repartent de l’avant. Malgré des efforts parfois désordonnés, ils parviennent à mettre en danger Roman De Préval, qui réalise plusieurs arrêts de grande classe. A la demi-heure de jeu cependant, sur une action bien construite à partir de la gauche, Cyril Duchassin se fend d’un doublé et creuse encore un peu plus l’écart… (2-5, 32’21).<br />
Les Parisiens savent désormais qu’ils n’ont plus le choix, et jettent leurs dernières forces dans la bataille. Une réaction d’orgueil qui va prendre la forme d’une tornade salvatrice.<br />
Les Corsaires font le siège de la cage de De Préval, et en l’espace de cinq minutes, parviennent à recoller à la marque. C’est d’abord Charles André Outin, bénéficiant d’un excellent travail derrière le but de Nicolas Bouchère, qui relance les siens dans la partie (3-5, 37’54). Quelques instants plus tard, Benjamin Pascaud prend sa chance du milieu de terrain : le palet arbore une trajectoire étrange avant d’échouer dans le petit filet adverse ! (4-5, 38’23). Avant que ce même Pascaud ne réalise le doublé, devant un public en délire (5-5, 42’31).<br />
Nice laisse passer l’orage et procède en contre. Les débats se rééquilibrent peu à peu et il faut un solide Florian Barbe, déterminant sur plusieurs arrêts, pour maintenir son équipe à flot. Le gardien parisien ne peut en revanche rien sur un nouveau festival de se diable de Tarragoni, qui mystifie la défense avant de donner la victoire aux Anges à une minute du coup de sifflet final (5-6, 48’50).</p>
<p style="text-align: justify;">Au terme d’une rencontre rythmée, riche en suspense, actions et arrêts de grande classe, les Corsaires s’inclinent d’un but face une formation niçoise solide, et portée par un jeune attaquant en état de grâce (5 points). La tâche s’annonce ardue pour les Parisiens au retour : ils ne seront pas favoris sur le papier, mais ils ont montré qu’ils avaient les arguments pour mettre en difficulté cette formation azuréenne. Il leur faudra ne pas calculer leurs efforts et faire preuve d’une abnégation de tous les instants. L’Elite sera à ce prix…</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Réactions</span></strong><br />
<strong><br />
Mathieu Bertin, capitaine des Corsaires</strong></p>
<p><em>Quelles sont tes impressions sur la rencontre ?</em></p>
<p>On commence super bien, on les a dominé dans les dix premières minutes. Ça s’est vu, on avait souvent la possession du palet, et quand ils avaient une occasion c’est que nous avions fait une erreur sur l’attaque. Globalement, je pense qu’on maitrisait plutôt bien. A partir de 2-0, ça s’est resserré un peu, nous n’aurions pas dû relâcher. C’est vraiment le trou en première mi-temps qui nous coûte cher et qui fait que l’on doit revenir après ça.</p>
<p><em>Quelle a été la clé du match ?</em></p>
<p>On aurait dû maintenir le niveau d’intensité qu’on avait au début du match, le faire sur toute la longueur. Ça nous aurait vraiment facilité les choses.<br />
<em><br />
Revenir de 2-5 à 5-5, c’est quand même un point encourageant ?</em></p>
<p>On sait que c’est notre force. C’est quand on est un peu dans la merde qu’on trouve le moyen de revenir, remettre de l’intensité. On s’est dit que de toutes façons il fallait faire quelque chose à la maison, on ne pouvait pas aller à Nice avec trois buts de retard, il fallait rattraper ça. Aller à 5-5 à Nice ça aurait été mieux, mais il y a eu le but dans la dernière minute qui nous fait mal.<br />
<em><br />
Comment envisages-tu le retour à Nice sur un terrain difficile à jouer ?</em></p>
<p>Il faut y aller en se disant que c’est possible. Le terrain mou, quand tu dois aller à l’extérieur tu dois toujours t’habituer au terrain. On va sans doute plus courir que patiner, mais il ne faut pas se trouver d’excuse, ils jouent également là-dessus. Il faudra juste être meilleurs qu’eux chez eux, avec plus d’un but d’écart à la fin.<br />
<em><br />
Un petit mot sur le public venu en nombre ?</em></p>
<p>Ca fait vraiment plaisir, et je pense que ça compte pas mal dans la remontée de trois buts que nous réalisons. C’est rare d’avoir du monde comme ça à Paris XIII, ce serait bien d’avoir ça tous les week-ends ! Tout le monde a vraiment apporté, et je remercie tout les gens d’avoir crié pour Paris, ça nous a vraiment soutenu.</p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Fiche du match</span></strong></p>
<p>Score final : 5-6 (mi-temps 2-4)</p>
<p>Buts pour Paris XIII</p>
<p>- 1’54 : Guillaume Sillies (Romain Gautereau, Romain Dusserre)<br />
- 2’45 : Romain Gautereau (Nicolas Bouchère, Guillaume Sillies)<br />
- 37’54 : Charles André Outin (Nicolas Bouchère)<br />
- 38’23 : Benjamin Pascaud (Nicolas Bouchère)<br />
- 42’31 : Benjamin Pascaud (Mathieu Bertin)</p>
<p>Buts pour Nice</p>
<p>- 7’38 : Guilhem Bruel (Emmanuel Milano, Grégory Tarragoni)<br />
- 14’04 : Grégory Tarragoni<br />
- 19’49 : Aurélien Macon (Grégory Tarragoni)<br />
- 22’10 : Cyril Duchassin (Grégory Tarragoni, Romain Vial)<br />
- 32’21 : Cyril Duchassin<br />
- 48’50 : Grégory Tarragoni</p>
<p>Les équipes :</p>
<p>Paris XIII : Barbe F., Petit M., Reigner L., Pascaud B., Bertin M. (cap.), Sillies G., Sellem A., Craplet V., Mercier C., Dusserre R., Jullien V., Della Gaspera D., Bouchère N., Gautereau R., Outin CA.</p>
<p>Nice : .De Préval R., Monta A., Vial R., Milano E., Duchassin C., Blanc D., Tarragoni G., Champion G., Bruel G., Laval M., Fontaine D., Raitore G., Macon A., Campourcy P., Valaize W.</p>
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		<title>Equipe de France : Objectif Sotchi</title>
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		<pubDate>Tue, 11 May 2010 11:06:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Du 7 au 23 mai, l’équipe de France de hockey dispute les championnats du monde en Allemagne. Même si les Bleus sont conscients de l’écart de niveau qui les sépare encore des grandes nations internationales, ils se déplacent outre-Rhin avec deux objectifs majeurs : se maintenir de nouveau dans le groupe A, et bien lancer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Du 7 au 23 mai, l’équipe de France de hockey dispute les championnats du monde en Allemagne. Même si les Bleus sont conscients de l’écart de niveau qui les sépare encore des grandes nations internationales, ils se déplacent outre-Rhin avec deux objectifs majeurs : se maintenir de nouveau dans le groupe A, et bien lancer leur campagne de préparation en vue du tournoi qualificatif pour les Jeux de Sotchi.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-752 aligncenter" title="France" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2010/05/France1.jpg" alt="France" width="598" height="338" /></p>
<p style="text-align: justify;">
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<p style="text-align: justify;">Réitérer le coup de 2009. Ce sera la mission première des Français à l’occasion du premier tour des Mondiaux. Les joueurs entraînés par Dave Henderson avaient créé une petite sensation en s’imposant face à l’Allemagne lors de la première phase de poules, obtenant de facto leur maintien direct et une participation de prestige au second tour. Cette année, la tâche sera encore très ardue, les Bleus ayant été parachutés dans un groupe composé de la République Tchèque, la Suède et la Norvège. Une affaire rendue d’autant plus compliquée par l’absence du gardien étoile Cristobal Huet, retenu dans les play-offs NHL avec les Chicago Blackhawks. Le seul espoir d’échapper aux barrages réside dans une victoire contre les Norvégiens, bourreaux des tricolores lors du dernier tournoi qualificatif pour les Jeux de Vancouver. Autant dire qu’il faudra pour la France pratiquer son meilleur hockey.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Dave Henderson : « Passer un cap »</h4>
<p style="text-align: justify;">La franco-canadien Dave Henderson, sélectionneur depuis 2005 est bien conscient du défi qui attend ses protégés en Allemagne. Mais dans son esprit, et dans celui de la Fédération (qui l’a prolongé avec son adjoint Pierre Pousse jusqu’en 2014), le but premier est de continuer à progresser et à gagner en maturité. Henderson s’inscrit ainsi dans un projet à long terme, qui doit voir la France obtenir son ticket pour Sotchi, après avoir manqué les éditions de Turin et Vancouver : « Les objectifs sont clairs : il faut rester dans le groupe A et se qualifier pour les Jeux olympiques de Sotchi en 2014. On va travailler sereinement comme on le fait depuis toujours. L’équipe a progressé. On s’est maintenu dans le groupe A deux années de suite mais on a manqué de peu la qualification aux Jeux à deux reprises. Maintenant, il faut réussir à passer ce cap, on a la ferme intention d’être prêt lors de cette échéance en février 2013 ».<span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Une réelle marge de progression</h4>
<p style="text-align: justify;">L’équipe de France possède un groupe qui s’étoffe d’année en année. Des joueurs cadres comme Yorick Treille, Baptiste Amar, Laurent Meunier ou Pierre-Edouard Bellemare monnaient désormais leur talent dans les plus grands championnats européens (République Tchèque, Suède). Leur expérience acquise aux quatre coins du Vieux Continent sera essentielle pour encadrer la jeune garde incarnée par Stéphane Da Costa (20 ans et auteur de brillantes prestations en NCAA, le championnat universitaire nord-américain), Sacha Treille (22 ans) ou Loïc Lampérier (20 ans).<br />
Les Bleus possèdent ainsi un réservoir de joueurs assez profond, au potentiel séduisant,  comme le confirme Dave Henderson : « Les jeunes apportent un enthousiasme, une fraîcheur. Tout ça conjugué à la carrière des joueurs d’expérience &#8211; qui ne sont pas non plus très vieux &#8211; peut nous amener très loin. […] Le groupe est homogène avec un bagage technique intéressant. C’est la concurrence qui fait la force de l’équipe ».</p>
<p>Ces Mondiaux visent donc à être la première étape d’une aventure qui doit conduire la France vers les Jeux. Cette équipe sait où elle en est par rapport au gotha des grandes nations, mais avance avec sérieux, conviction et détermination. Des valeurs essentielles, qui devraient lui servir dans sa quête de rêve olympique…</p>
<p><em>NB : La France a perdu son premier match dimanche face à la République Tchèque (6-2), et affronte la Suède ce soir à Mannheim.</em></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p><em>Crédits :</em><br />
<em>Photo : Sport365</em></p>
<p><em>Propos de Dave Henderson : Le Courrier Picard<br />
</em></p>
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		<title>Briançon, la fin d&#8217;une malédiction</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 22:22:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Dans un POPB rempli pour l’occasion, les Diables rouges de Briançon ont enfin remporté un titre, en disposant en finale de la Coupe de France de Rouen (2-1 TAB).
On les croyait maudits. Incapables d’accrocher le moindre titre. Cette fatalité semblait encore s’accrocher aux basques des Diables Rouges hier, lorsque le palet était dégagé du patin, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><img class="aligncenter size-medium wp-image-695" title="CDF1" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2010/02/CDF1-300x199.jpg" alt="CDF1" width="300" height="199" /></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Dans un POPB rempli pour l’occasion, les Diables rouges de Briançon ont enfin remporté un titre, en disposant en finale de la Coupe de France de Rouen (2-1 TAB).</em></p>
<p style="text-align: justify;">On les croyait maudits. Incapables d’accrocher le moindre titre. Cette fatalité semblait encore s’accrocher aux basques des Diables Rouges hier, lorsque le palet était dégagé du patin, sur sa ligne, par un défenseur rouennais à trente secondes du terme, ou quand le tir de Sjösten ricochait sur la barre en prolongations. Et pourtant, la roue de la chance a enfin tourné, et choisi Briançon, qui remporte le premier trophée de son histoire, après sept finales perdues. Retour sur cette rencontre, historique pour le hockey briançonnais.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Des étoiles sur la glace</h4>
<p style="text-align: justify;">Dans le jargon sportif, c’est-ce que l’on appelle communément un choc au sommet. Pour cette quatrième finale de Coupe de France organisée à Bercy, les amateurs de hockey ne pouvaient rêver plus belle affiche. Sur la glace, deux places fortes du hockey hexagonal : d’un côté, les Diables Rouges de Briançon, actuels leaders de la Ligue Magnus, vice-champions de France 2008 et 2009, finalistes de la Coupe de la Ligue ces deux dernières années. Toujours placés, jamais gagnants, les joueurs entraînés par Luciano Basile comptent bien sur cette finale pour accrocher enfin un titre, tant attendu par les supporters. De l’autre, les Dragons de Rouen, une véritable institution, le plus beau palmarès des vingt dernières années : neuf championnats, trois Coupes de France, et deux Coupes de la Ligue, une étagère de trophées qui vous classe une équipe. Les Normands, battus aux tirs aux buts à Briançon vendredi dernier en championnat, ont perdu le leadership, mais restent en embuscade, à un petit point des Diables.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un Palais Omnisports de Paris-Bercy chauffé à blanc (13 200 spectateurs), l’atmosphère promet d’être électrique. Être couronné dans cette salle aura en effet, pour le vainqueur, une saveur éminemment particulière.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Rouen premier à dégainer</h4>
<p style="text-align: justify;">Premières nouvelles, le capitaine slovène de Briançon, Edo Terglav, longtemps incertain en raison d’une blessure au genou, est bien présent sur la feuille de match. En face, la gardien de l’équipe de France, Fabrice Lhenry, qui vient d’effectuer son retour au jeu en Magnus la semaine dernière, débute sur le banc. Le Canadien Trevor Koenig est titularisé dans les cages des Dragons.</p>
<p style="text-align: justify;">Le coup d’envoi est donné, et les joueurs de Briançon prennent immédiatement le jeu à leur compte. Une entrée en matière tonitruante qui leur permet de prendre à la gorge des Rouennais, qui semblent être surpris par cette entame de match. Au cours des deux premières minutes, les Diables Rouges parviennent à s’implanter en zone adverse, et à trois reprises ils sollicitent Koenig, le portier rouennais fermant bien la porte. Les Dragons parviennent à souffler à la troisième minute, bénéficiant d’un avantage numérique suite à une faute bête de Pépy en zone offensive. Le power play ne donne rien, et Briançon peut reprendre sa marche en avant une fois revenu à égalité sur la glace.</p>
<p style="text-align: justify;">L’échec avant imposé gêne les sorties de zones rouennaises, les Dragons sont de nouveau pénalisés, et Koenig est obligé de sortir le grand jeu, en stoppant notamment un lancer puissant de Sjösten à la bleue. Quelques minutes plus tard, un cinglage de Seikkula permet à Rouen de respirer, et de mettre un peu de pression sur la cage de Sopko, peu inquiété jusque là. Mallette en angle fermé, puis Desrosiers devant le slot, ne sont pas loin de trouver l’ouverture, mais il manque toujours un noir et jaune pour pousser le palet au fond des cages.</p>
<p style="text-align: justify;">Revigorés par cette bonne présence offensive, les Dragons trouvent enfin l’ouverture à la treizième minute, par l’intermédiaire de Luc Tardif, d’un tir du cercle droit à la réception d’une passe de derrière le but de Jonathan Zwikel. Un coup dur pour Briançon, qui semble accuser le coup au cours des minutes qui suivent.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir laissé passer l’orage, les Diables reprennent des couleurs, et se procurent deux grosses occasions : à la quinzième minute, Perez s’offre un break, mais rate le cadre, avant que Lindlöf manque lui aussi la cage en un contre un. A deux minutes de la fin, Briançon bénéficie d’une nouvelle supériorité numérique, mais bute sur un Koenig décidément inspiré en ce début de rencontre. Le premier tiers s’achève ainsi sur le score de 1-0 en faveur de Rouen.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Les Diables réagissent</h4>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_697" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-697" title="CDF2" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2010/02/CDF2-300x199.jpg" alt="Trevor Koenig, impérial dimanche avec 38 arrêts" width="300" height="199" /><p class="wp-caption-text">Trevor Koenig, impérial dimanche avec 38 arrêts</p></div>
<p style="text-align: justify;">Au retour des vestiaires, ce sont les Rouennais, en confiance avec leur avantage au tableau d’affichage, qui mettent la pression. Desrosiers trouve Mallette pour un tir en tête de slot, parfaitement stoppé par Sopko. Les Briançonnais réagissent par l’intermédiaire de contres, profitant de sorties de zone rapides pour aller mettre en danger Koenig, toujours impérial. Le rythme monte d’un cran, le jeu va d’un but à l’autre, sans temps mort.</p>
<p style="text-align: justify;">A la cinquième minute, un premier tournant se produit dans cette rencontre. Evoluant déjà à quatre contre cinq, Rouen est de nouveau pénalisé, suite à un retard de jeu commis par Eriksson. Pendant 1’17, Briançon bénéficie d’un double avantage numérique, occasion inespérée pour égaliser. Malgré une bonne installation en zone offensive, les Diables rouges ne trouvent pas la faille…<br />
La tension monte d’un cran : Szelig et Tarantino sont envoyés en prison pour un début de bagarre à la septième minute.</p>
<p style="text-align: justify;">On approche de la mi-match et les débats s’équilibrent. Jusqu’à une relance manquée de Sjösten à la bleue, interceptée par les Rouennais qui initient un deux contre un, superbement stoppé par Sopko qui étend sa jambière pour sauver son équipe. Les Dragons tentent de profiter des quelques moments de flottement dans la défense adverse, sans parvenir à aggraver la marque. Du côté de l’offensive des Diables, pas grand-chose à signaler, seuls quelques palets trainant devant la cage de Koenig sont facilement nettoyés par la défense. Mallette, puis Desrosiers, sont tout près de trouver l’ouverture, et Rouen semble avoir la maîtrise de la situation. C’est le moment choisi par Marc-André Bernier, à la réception d’une passe de Michaël Perez posté derrière la cage, pour égaliser, à deux minutes de la fin du deuxième tiers. Le match est totalement relancé, et l’on s’achemine vers une dernière période sous haute tension.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Briançon à quelques centimètres du sacre</h4>
<p style="text-align: justify;">La pression est en effet palpable, des deux côtés, au commencement de cette troisième période. Virolainen est le premier à fauter lorsqu’il perd tout seul le palet dans sa zone, et récupère son action en faisant faute (accrochage). S’en suit une pénalité qui ne donne rien, les approximations des Diables les empêchant d’installer leur jeu de puissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les minutes suivantes, Briançon hausse peu à peu le ton, et se montre plus tranchant. A la cinquième minute, un slapshot de Korenko n’est pas loin de trouver le cadre, à la huitième, Lindlöf esseulé sur la gauche croise trop son tir, avant qu’une belle combinaison entre Raux et Rohat ne soit stoppée par un Koenig irréprochable. Dans les tribunes, le stress commence également à monter. Devant les assauts répétés de ses protégés, le kop briançonnais donne de la voix. Cela ne suffit pour autant pas à forcer la décision.</p>
<p style="text-align: justify;">A la quinzième minute, suite à un changement de ligne hasardeux de la part de Rouen, Lindlöf récupère le palet dans la neutre, et file seul au but, mais Koenig sort un nouvel arrêt de grande classe.</p>
<p style="text-align: justify;">Durant les cinq dernières minutes, aucune des deux formations ne veut se découvrir, s’attelant à assurer leurs arrières. A 1’34 de la fin, Virolainen est de nouveau pénalisé après avoir chargé Chauvel pour empêcher un rebond devant son gardien. Une occasion en or s’offre aux Briançonnais pour tuer le match. Le jeu de puissance est mis en place, Koenig est sollicité mais ne flanche pas. A 40 secondes du terme, il est surpris par un tir, ralentit le palet, mais celui-ci file derrière la ligne… avant qu’Eriksson, dans un sauvetage désespéré, ne le dégage du patin ! Nous aurons donc le droit à une prolongation. A ce moment de la partie, on se dit que Briançon a bel et bien signé un pacte avec le diable…</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">La prolongation ne choisit pas son vainqueur</h4>
<p style="text-align: justify;">Cinq minutes, pas une de plus, pour faire la différence, c’est le menu proposé aux deux adversaires. En supériorité, Briançon se jette à l’assaut du but de Koenig, qui ne flanche toujours pas. Bernier, bien décalé par Perez, manque sa reprise alors que la cage était en partie ouverte. La pénalité vient de se terminer quand Sjösten récupère un palet sur la droite, avant d’envoyer un missile qui heurte la transversale. Sur l’action suivante, Rouen met le feu devant la cage de Sopko, et dans la confusion, Korenko est sanctionné pour un faire trébucher. A quatre contre trois, les Dragons font le siège du but de Sopko, impérial et bien suppléé par ses défenseurs qui n’hésitent pas à se jeter sur chaque tentative adverse, à l’image de Groleau qui s’occupe bien de Desrosiers sur un rebond dangereux. Briançon tient le choc, et, à bout de souffle, obtient le droit de disputer une série de tirs aux buts qui s’annonce haletante.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Terglav, ce héros</h4>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_696" class="wp-caption alignright" style="width: 232px"><img class="size-medium wp-image-696" title="Edo Terglav" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2010/02/terglav1-222x300.jpg" alt="Edo Terglav" width="222" height="300" /><p class="wp-caption-text">Edo Terglav</p></div>
<p style="text-align: justify;">Les deux cerbères, héros du match jusqu’alors, se retrouvent opposés dans cette cruelle séance de pénalties. Thinel et Lindlöf, sans conviction, manquent leurs essais. Romand tente une jolie feinte, inspirée de Peter Forsberg, mais ne parvient pas à redresser la course du palet dans le but. Koenig ferme de justesse ses bottes devant Guenette. Carl Mallette se présente à son tour devant Sopko, qui réalise un arrêt parfait de la mitaine. Le palet de la gagne se retrouve dans la crosse du capitaine Edo Terglav, qui revient sur la glace, alors que l’on ne l’a plus vu depuis le premier tiers, sa douleur au genou s‘étant réveillé suite à un contact le long de la bande. Devant ses supporters, il ne flanche pas et donne la victoire aux siens. Tout un symbole. Les Diables rouges peuvent laisser exploser leur joie. Ils ont enfin vaincu le signe indien.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Réactions</span></p>
<p style="text-align: justify;">Edo Terglav, joueur de Briançon</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Pour moi c’est déjà beaucoup de joie ! Après être sorti au bout de dix minutes, je voulais aider mes coéquipiers à positiver, leur donner du courage. Sur la fusillade, Luciano a demandé qui voulait y aller, je lui ai dit : &nbsp;&raquo;je peux y aller, je peux patiner jusqu’au but&nbsp;&raquo;. Il n’était pas sur, mais il m’a dit : &laquo;&nbsp;vas-y, j’ai confiance en toi&nbsp;&raquo;. Et j’ai réussi à marquer. C’est une récompense après toutes les finales qu’on a perdues, on a mérité sur les 60 minutes, tout le monde a fait un excellent boulot, le gardien, les défenseurs, les attaquants, c’est vraiment spécial !</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Si on regarde toutes les finales qu’on a faites, on a toujours perdu de peu, on a souvent manqué de chance. La différence aujourd’hui, c’est l’équipe, tout le monde y croyait, tirait dans le même sens. On a vu qu’on pouvait battre n’importe qui cette année, notre but désormais, c’est de finir le plus haut en saison régulière, pour aller le plus loin possible en play-offs.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Pierre-François Guénette, joueur de Briançon</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>On est très heureux, les gars la méritent tellement après plusieurs finales perdues, c’est une belle victoire d’équipe. Le mot d’ordre était de n’avoir aucun regret en partant d’ici. Le hockey est un sport qui se joue sur des centimètres, si ce n’est pas des millimètres. Il y a eu des hauts et des bas dans le match, on était menés, on avait la tête basse mais on a réussi à revenir, on a tout donné et ça s’est bien passé pour nous.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Edo était très triste, il était blessé, on voyait qu’il voulait cette finale. Luciano lui a demandé s’il voulait tirer à la fin, c’est un peu un scénario idéal, comme dans un film ! On est tous contents pour lui, c’est notre capitaine, un excellent gars dans le vestiaire comme sur la patinoire, ça devait être dur pour lui de regarder le match du banc, et il marque le but gagnant, c’est incroyable !</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Jonathan Zwikel, joueur de Rouen</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>C’était la première fois que j’étais sur la glace de Bercy, c’était un bon moment. Perdre aux pénalties ça n’a pas beaucoup de sens à mes yeux. Par contre ce est important pour moi, c’est que Rouen, qui a un passé d’équipe offensive, ne marque qu’un but ce soir. C’est ça qui pose problème sur ce match.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Quand vous avez 34 ans, vous ne savez pas si vous aller revivre des moments comme cela, c’est des moments spéciaux. J’avais juste envie de dire à mes copains qu’ils n’avaient pas à rougir, qu’ils s’étaient bien battus et qu’il ne fallait pas baisser la tête.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Je suis content pour mon petit frère [Luc Tardif Jr ndlr], ça me fait plaisir qu’il mette un beau but comme ça à Bercy. Le voir jouer comme ça des matchs de haut niveau, ça me fait encore plus plaisir que si c’était moi.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Puisqu’on me donne la parole, j’ai envie de dire quelque chose. Il y a cinq ans, avant que les gens qui s’occupent de la Fédération aujourd’hui n’arrivent, il ne se passait absolument rien, le hockey français était moribond. Quand on voit que la Fédération est capable d’organiser de tels événements aujourd’hui, il y a vraiment de quoi être fier. Luc Tardif [président de la Fédération, ndlr] se fait siffler à Méribel, pour moi c’est un scandale. Tout ça parce que les gens dans les clubs font des conneries. Ils se font taper sur les doigts par une commission qui ne dépend même pas de Luc Tardif. Ca me révolte, donc j’ai envie de dire aujourd’hui bravo à ces gens-là qui donnent de leur temps, qui sont bénévoles, pour que notre sport vive des moments comme ça. Merci à eux.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Christian Pouget, entraîneur de Rouen</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Je ne suis pas trop mécontent de ce qu’on fait mes joueurs ce soir. L’adversité était énorme, avec une équipe de Briançon qui a donné tout ce qu’elle avait. Le sport est ainsi fait, ça aurait pu pencher d’un côté comme de l’autre, il fallait un vainqueur, le sort à choisi Briançon.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>En championnat, il y a une énorme compétition entre Briançon, Angers et nous-mêmes. C’est très ouvert, pour une fois, je trouve que c’est pas mal. On va se concentrer sur cet objectif, on va avoir beaucoup moins de matchs à jouer, et après une pause, on va repartir à fond pour les play-offs.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>On paye un peu tous les efforts fournis ces deux derniers mois. Il y a toujours un décalage entre le ressenti de la fatigue et l’effort qu’on fourni. Justement, le break à venir nous fera le plus grand bien. Au bout d’un moment, le manque de lucidité se fait sentir et on a besoin de se reposer. Au sujet de l’efficacité offensive, c’est vrai qu’on rate ces derniers temps beaucoup d’occasions, ce sont des petits détails à régler, qui font que ça ne pourra aller que mieux pour la suite du championnat.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Fiche de match</span></p>
<p style="text-align: justify;">Rouen &#8211; Briançon 1-2 aux t.a.b (1-0, 0-1, 0-0, 0-0, 0-1) / 0-1<br />
Dimanche 31 janvier 2010 à 20h30 au Palais Omnisports de Paris-Bercy. 13359 spectateurs.<br />
Arbitrage d&#8217;A. Bourreau et N. Barbez assistés d&#8217;E. Bouguin et P. Dehaen.<br />
Pénalités : Rouen 16&#8242; (6&#8242;, 6&#8242;, 4&#8242;, 0&#8242;), Briançon 12&#8242; (6&#8242;, 4&#8242;, 0&#8242;, 2&#8242;).<br />
Buts :<br />
1-0 à 13&#8242;11&#8243; : Tardif assisté de Zwikel<br />
1-1 à 38&#8242;05&#8243; : Bernier assisté de Guénette et Groleau<br />
Tirs aux buts :<br />
Rouen : Thinel (arrêté), Romand (à côté), Mallette (arrêté)<br />
Briançon : Lindlöf (arrêté), Guénette (arrêté), Terglav (réussi)</p>
<p style="text-align: justify;">Rouen</p>
<p style="text-align: justify;">Gardien : Trevor Koenig.</p>
<p style="text-align: justify;">Défenseurs : Petri Virolainen – Magnus Eriksson ; Daniel Carlsson – Daniel Babka ; David Holmqvist &#8211; Cédric Custosse</p>
<p style="text-align: justify;">Attaquants : Julien Desrosiers &#8211; Carl Mallette (C) – Lionel Tarantino ; Jérémie Romand &#8211; Éric Doucet (A) – Marc-André Thinel ; Luc Tardif Jr &#8211; Jonathan Zwikel (A) &#8211; Ilpo Salmivirta.</p>
<p style="text-align: justify;">Remplaçants : Fabrice Lhenry (G), Alexandre Mulle, Loïc Lampérier, Anthony Rech. Absent : Kai Öhberg (gastro)</p>
<p style="text-align: justify;">Briançon</p>
<p style="text-align: justify;">Gardien : Ramon Sopko.</p>
<p style="text-align: justify;">Défenseurs : François Groleau – Gary Lévèque (A) ; Sebastian Sjösten – Michal Korenko ; Stéphane Gervais (A) – Viktor Szélig ; Maks Selan.</p>
<p style="text-align: justify;">Attaquants : Mickaël Perez &#8211; François-Pierre Guénette – Marc-André Bernier ; Joni Lindlöf – Timo Seikkula &#8211; Quentin Pépy ; Brice Chauvel – Damien Raux – Sébastien Rohat ; Edo Terglav (C) &#8211; [Seikkula] &#8211; Peter Bourgaut.</p>
<p style="text-align: justify;">Remplaçants : Aurélien Bertrand (G), Mathieu Reverdin.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.<br />
</span></p>
<h5 style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></h5>
<h5 style="text-align: justify;">Crédits photos : rhe76.com, Caroline Landré, hockeyarchives.com</h5>
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		<title>Test match &#8211; France-Afrique du Sud : La montagne Springbok</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Nov 2009 17:50:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rugby]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
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C’est un Everest que s’apprête à affronter l’équipe de France de rugby ce soir à Toulouse. Les colosses sud-africains, champions du monde en titre, débarquent au Stadium le couteau entre les dents. Après avoir triomphé des Lions britanniques et irlandais, puis survolé le Tri Nations (5 victoires, 1 défaite) cet été, les Springboks entament leur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_584" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-584" title="botha" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/11/botha-300x187.jpg" alt="Le géant Bakkies Botha (2,02m), symbole de la puissance des Boks" width="300" height="187" /><p class="wp-caption-text">Le géant Bakkies Botha (2,02m), symbole de la puissance des Boks</p></div>
<p style="text-align: justify;">C’est un Everest que s’apprête à affronter l’équipe de France de rugby ce soir à Toulouse. Les colosses sud-africains, champions du monde en titre, débarquent au Stadium le couteau entre les dents. Après avoir triomphé des Lions britanniques et irlandais, puis survolé le Tri Nations (5 victoires, 1 défaite) cet été, les Springboks entament leur tournée automnale contre les Bleus, qu’ils n’ont plus battus sur leurs terres depuis 1997. Sur une dynamique exceptionnelle, ils sont prêts à servir au menu des Français leur recette fétiche : un jeu musclé caractérisé par une dimension physique hors-norme.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Un défi physique annoncé</h4>
<p style="text-align: justify;">Les rugbymen Sud-Africains arrivent en France avec l’image d’une équipe rugueuse, proposant un jeu obstinément physique, parfois violent, souvent à la limite. Cette propension au combat est chez eux culturelle, voire instinctive. Les propos de Laurent Cabannes, ancien troisième ligne international, ayant évolué une saison en Afrique du Sud, résument bien cette mentalité : « Même quand tu leur ouvres la porte, ils préfèrent toujours arracher la chambranle et les gonds ». Leur tactique est assez simple, mais diaboliquement efficace : la volonté de conquête est permanente, et le jeu au pied dans le dos de la défense (13 chandelles en moyenne par rencontre cette saison) vise à mettre l’adversaire sous l’éteignoir. Avec des spécimens comme Victor Matfield et Bakkies Botha (ce qui se fait de mieux en deuxième ligne au monde), Schalk Burger et Heinrich Brüssow en troisième ligne, ou encore Bismarck du Plessis et John Smit à l’avant, le sélectionneur Peter de Villiers possède de vraies forces de la nature, des mastodontes prêts à enfoncer n’importe quelle défense. Les Bleus sont prévenus : ils vont devoir s’attendre à une lutte de tous les instants.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Un adversaire inspirant la crainte</h4>
<p style="text-align: justify;">Face à cette affrontement qui se profile à l’horizon, le camp tricolore n’apparaît guère rassuré. Le sélectionneur Marc Lièvremont avoue que ce match « lui fout la trouille ». Du côté de ses protégés, même son de cloche. Julien Dupuy compare les Sprinboks à des « bouchers », et se prépare à « se faire mastiquer ». Fabien Barcella s’attend à « du physique, toujours du physique, encore du physique », et même chez Sebastien Chabal, intimidateur de notoriété publique, on peut déceler une lueur d’angoisse : « Il est possible qu’on voit du sang… On s’attend à un gros combat. Je ne sais plus qui a dit que ce sont des repris de justice, des tueurs à gages. Mais c’est un peu ça ». Les Français devront pourtant faire front sur le champ de bataille, en mettant en avant leurs propres armes.</p>
<h4 style="text-align: justify;">La tactique tricolore</h4>
<p style="text-align: justify;">On l’a compris, la mission première des Bleus ce soir sera de relever le défi physique imposé par leurs hôtes. Marc Lièvremont et son staff ont, dans cette optique, choisi d’ériger une troisième ligne compacte et robuste, composée d’Imanol Harinordoquy, Louis Picamoles et du capitaine Thierry Dusautoir. Au centre, place est faite à la fougue de la jeunesse, avec la titularisation de l’explosif Yann David (21 ans) aux côtés de Maxime Mermoz (23 ans). Les maîtres mots seront donc solidité, solidarité et sang froid. Les Français ont bien compris le dilemme : avant de pouvoir jouer, il va falloir résister. Sans quoi les Springboks seront comme des coqs en pâte sur la pelouse du Stadium.</p>
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