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	<title>Sport Fever &#187; dopage</title>
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		<title>Majka, la supercherie du chef ?</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Jul 2014 20:29:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Appelé sur le Tour de France 2014 à la dernière minute, il a épaté la galerie. A 24 ans, pour sa première Grande Boucle, Rafal Majka a remporté le classement de la montagne en affichant une facilité déconcertante dans les ascensions. Ces étonnantes performances soulèvent des questions légitimes à l&#8217;heure où son équipe, la Saxo-Tinkoff, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1348" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1348" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1348"><img class="size-medium wp-image-1348" title="Majka" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2014/07/Majka-300x268.jpg" alt="Majka" width="300" height="268" /></a><p class="wp-caption-text">Doit-on s&#39;inquiéter des performances de Rafal Majka sur le TDF 2014 ?</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Appelé sur le Tour de France 2014 à la dernière minute, il a épaté la galerie. A 24 ans, pour sa première Grande Boucle, Rafal Majka a remporté le classement de la montagne en affichant une facilité déconcertante dans les ascensions. Ces étonnantes performances soulèvent des questions légitimes à l&#8217;heure où son équipe, la Saxo-Tinkoff, traîne une réputation peu glorieuse au sein du peloton.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La route est encore longue pour le cyclisme. Car si la discipline tend, on veut bien le croire, vers plus de transparence, un renforcement de la lutte contre le dopage et une réelle volonté d&#8217;ouvrir une page nouvelle, les vieilles habitudes ne s&#8217;étiolent pas si facilement. Et la suspicion demeure. Logique, si l&#8217;on prend pour point de départ l&#8217;affaire Festina qui, en 1998, aurait dû servir à déclencher l&#8217;alerte et qui a, au final, été suivie d&#8217;une course à l&#8217;armement. Une escalade trouvant son point culminant dans l&#8217;action menée par Lance Armstrong, dont les contours se dessinent aujourd&#8217;hui plus nettement depuis les aveux de l&#8217;ex caïd texan.</p>
<p style="text-align: justify;">Les discours de façade prônent une tolérance zéro et, il faut le reconnaître, les performances d&#8217;ensemble du peloton actuel invitent à envisager un certain assainissement. Il serait toutefois naïf de prononcer la fin du culte de l&#8217;amélioration de la performance. Les recherches en dopage <em>next gen</em><span style="font-style: normal"> suivent assurément leur cours et, dans cette guerre du bien contre le mal, les alchimistes auront toujours un coup d&#8217;avance sur les instances dirigeantes. Des coureurs continuent de recourir à ces méthodes. Certains tombent de leur piédestal mais d&#8217;autres poursuivent avec conviction cette quête malsaine. Et si la présomption d&#8217;innocence demeure essentielle, cela ne doit être prétexte au déni. </span></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Trop beau pour être vrai ?</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Sur ce Tour de France, tous les observateurs s&#8217;impatientaient en attendant le show annoncé de Christopher Froome, le <a href="http://www.chronoswatts.com/news/27/FroomeSoulagement" target="_blank">mutant</a> estampillé Sky. L&#8217;abandon du « Kenyan blanc » lors de la 5e étape a mis fin aux spéculations mais le cyclisme reste un sport plein de surprises. Outre les démonstrations à répétition de Vincenzo Nibali, qui roule désormais sous l&#8217;égide de l&#8217;ancien paria, Alexandre Vinokourov, chez Astana, un autre garçon a médusé l&#8217;assistance en enchaînant les numéros de soliste : Rafal Majka.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Le Polonais ne sort pas de nulle part, lui qui affichait des références intéressantes avant le départ (7e et 6e des derniers Giro notamment). Grimpeur prometteur, on se doutait qu&#8217;il avait le potentiel pour briller, un jour ou l&#8217;autre, sur les pentes de la plus prestigieuse des épreuves. Le timing de son éclosion sur le TDF laisse néanmoins songeur. Appelé en dernier recours pour suppléer Roman Kreuziger – l&#8217;ancien d&#8217;Astana ayant à répondre d&#8217;anomalies apparues en 2011 et 2012 au niveau de son passeport biologique -, Majka devait apporter son aide à Alberto Contador. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Après le retrait de son leader (abandon sur chute), il a eu la possibilité de jouer sa carte personnelle et en a profité pour enflammer les étapes de montagne. Deuxième à Chamrousse, vainqueur à Risoul et à Saint-Lary Pla d&#8217;Adet, troisième à Hautacam, Majka a fait mieux que suivre les meilleurs, plaçant des banderilles salvatrices en atteignant des<a href="http://www.lemonde.fr/tour-de-france/article/2014/07/21/les-enfants-de-poulidor_4460596_1616918.html?xtmc=vayer&amp;xtcr=1" target="_blank"> seuils de performance suspects</a>. Lui qui avait interrompu ses vacances et sortait d&#8217;un éprouvant Tour d&#8217;Italie n&#8217;était forcément pas attendu à pareille fête. D&#8217;ailleurs, parmi les 20 premiers du dernier Giro, seuls le Polonais et son coéquipier, Michael Rogers, sont parvenus à briller sur ce Tour de France. Trop beau pour être vrai ? Désarmant, en tout état de cause&#8230;</span></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Bjarne Riis toujours à la manœuvre&#8230;</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">L&#8217;aisance et l&#8217;insolence déployées par Rafal Majka – lui qui s&#8217;est permis de faire des clins d&#8217;oeil à la caméra après avoir lâché Giovanni Visconti dans l&#8217;ascension vers Saint-Lary – n&#8217;ont pas été sans rappeler un certain Michael Rasmussen, le Danois qui s&#8217;était révélé en remportant deux classements de la montagne en 2005 et 2006. Jusqu&#8217;à présent, le Polonais présente un casier vierge de toute incartade. Soit. Il reste, que, ses performances mises à part, le fait de rouler pour la Saxo-Tinkoff suscite d&#8217;autres interrogations.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Ses coéquipiers Alberto Contador (suspendu rétroactivement deux ans en 2012), Daniele Bennati (contrôlé positif en 2005) ou Michael Rogers (suspecté dans l&#8217;affaire de la clinique de Fribourg en 2006 notamment), pour ne citer qu&#8217;eux, ont déjà été confrontés à des problèmes relatifs au dopage. Quant à son manager, Bjarne Riis, il n&#8217;est plus besoin de présenter le personnage. Menteur effronté pendant ses années de coureur, « Monsieur 60% » a également embrassé l&#8217;art de la tartuferie au moment où il a basculé dans sa nouvelle carrière de directeur sportif et de manager. Le Danois, qui a toujours nié être au courant des pratiques de ses coureurs, a pourtant été sévèrement accablé par <a href="http://www.lequipe.fr/Cyclisme-sur-route/Actualites/Jaksche-charge-riis/310943" target="_blank">Jörg Jacksche</a>, <a href="http://www.franceinfo.fr/cyclisme/sports/article/saxo-tinkoff-rasmussen-assure-que-riis-avait-connaissance-du-dopage-generalise-264493" target="_blank">Michael Rasmussen</a> ou <a href="http://www.cyclisme-dopage.com/portraits/riis.htm" target="_blank">Tyler Hamilton</a>, ceux-ci l&#8217;accusant d&#8217;avoir mis en œuvre un système organisé de dopage du temps où ils étaient sous contrat avec l&#8217;équipe CSC. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Bjarne Riis n&#8217;est pas un repenti et il est difficile de croire qu&#8217;il s&#8217;est soudainement mué en apôtre d&#8217;un cyclisme propre. Ainsi que le signalait à juste titre Christophe Bassons, dans une interview accordée à </span><em>The Telegraph</em><span style="font-style: normal"> avant le début du Tour, « <em>il n&#8217;est pas acceptable que des gens comme Bjarne Riis soient encore dans le sport au moment où nous essayons de restaurer la crédibilité du cyclisme</em> ». Il est pourtant toujours bien dans la partie et ses protégés continuent d&#8217;enchaîner les exploits. Le prolixe Oleg Tinkov, qui s&#8217;est fendu d&#8217;un tweet très distingué après la dernière victoire de Rafal Majka, a dans la foulée indiqué vouloir poursuivre son chemin avec Riis, dans le but de « <em>moderniser la discipline</em> » et d&#8217;avoir « <em>la meilleure équipe de la nouvelle génération</em> ». Que le patron de la Saxo se méfie. En cyclisme plus qu&#8217;ailleurs, la roue peut rapidement tourner.</span></p>
<blockquote class="twitter-tweet" lang="fr"><p>3 win Fuck them !!!!</p>
<p>— Oleg Tinkov (<a href="http://twitter.com/olegtinkov" class="tweet-username">@olegtinkov</a>) <a href="https://twitter.com/olegtinkov/statuses/491965464911032320">23 Juillet 2014</a></p></blockquote>
<p><script src="//platform.twitter.com/widgets.js"></script></p>
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		<title>L&#8217;affaire Cherepanov et le dopage dans le hockey</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 11:27:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Cherepanov]]></category>
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Deux mois après la mort tragique de l’étoile montante du hockey russe, Alexei Cherepanov, les premiers résultats de l’enquête viennent de tomber. Et ils révèlent que dans cette sombre affaire, dont nous ne connaissons pas encore tous les aboutissants, le spectre du dopage a joué un rôle déterminant. Ce qui ne manquera pas de relancer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-287" title="cherepanov2" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/cherepanov2-300x192.jpg" alt="cherepanov2" width="300" height="192" /></p>
<p style="text-align: justify;">Deux mois après la mort tragique de l’étoile montante du hockey russe, Alexei Cherepanov, les premiers résultats de l’enquête viennent de tomber. Et ils révèlent que dans cette sombre affaire, dont nous ne connaissons pas encore tous les aboutissants, le spectre du dopage a joué un rôle déterminant. Ce qui ne manquera pas de relancer le débat sur les pratiques interdites, dans une discipline qui se veut, depuis des années, au dessus de tout soupçon.<br />
<span style="color: #ffffff;">.<br />
. </span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Affaire Cherepanov : premiers résultats de l&#8217;enquête</h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_291" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-291" title="cherepanov3" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/cherepanov3-300x232.jpg" alt="La formation d'Omsk rend hommage à Cherepanov en retirant son numéro 7" width="300" height="232" /><p class="wp-caption-text">La formation d&#39;Omsk rend hommage à Cherepanov en retirant son numéro 7</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le 29 décembre 2008, la nouvelle tombe tel un couperet : après l’analyse d’échantillons de sang et d’urine appartenant au joueur, le comité d’investigation fédéral russe chargé de l’enquête, dévoile que Cherepanov « se dopait pour améliorer ses performances depuis plusieurs mois » , sans préciser la nature des produits utilisés par le jeune athlète. Le rapport précise également qu’il était atteint de myocardite (qui consiste en une déficience d’afflux sanguin vers le cœur), « maladie qui aurait du l’empêcher de pratiquer un sport professionnel, comme le hockey ». Enfin, le communiqué condamne les services d’urgence de la patinoire, « arrivés douze minutes après l’effondrement du joueur », et qui avaient en leur possession un défibrillateur en mauvais état de marche.</p>
<p style="text-align: justify;">Suspecté dans un premier temps d’avoir eu recours au dopage sanguin, le lendemain, les dirigeants de la KHL apportent quelques précisions supplémentaires : « Depuis au moins une année précédent l’accident Alexei Cherepanov souffrait de myocardite chronique. Dans le sang du joueur a été trouvée de la kordiamin, une substance utilisée pour stimuler et traiter le cœur et les organes respiratoires. Il a été prouvé que Tcherepanov a reçu une injection de kordiamin trois heures avant la rencontre Vityaz-Avangard du 13 octobre 2008. Cette préparation est sur la liste des substances prohibées de l’agence mondiale antidopage ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il est ainsi prouvé que de nombreuses négligences, en particulier de la part des instances médicales, ont conduit à ce drame. Il apparaît inconcevable, comme le signalait Anthony Colluci, urgentiste chez les Red Wings de Detroit, que ses problèmes cardiaques n’aient pas été décelés lors de son suivi. Les errements des services de secours de Tchekhov sont également à blâmer, et jettent un certain discrédit sur une KHL qui se veut flamboyante, ce qui ne manque pas d’attiser les foudres de ses détracteurs, à l’image de Pierre McGuire, ancien coach des Hartford Whalers, qui affirme que cette tragédie a littéralement fermé la porte aux joueurs Nord-américains désireux de s’envoler vers cette nouvelle ligue.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, en ce qui concerne le volet dopage de l’affaire, la loi du silence et de l’ignorance prime, comme à l’accoutumée. Le porte-parole de l’Avangard Omsk, Arkady Alexeyev, a stipulé que « pour le moment, le club n’a pas reçu de documents officiels des enquêteurs. Dès que nous recevrons tous les documents, nous donnerons un commentaire approprié ». Ni l’agent du joueur Jay Gossman, contacté par ESPN, ni les Rangers (qui avaient drafté Cherepanov en dix-septième position lors de la draft 2007), n’ont souhaité réagir. Quant au médecin de l’Avangard, Sergei Belkin, qui est droit dans la ligne de mire, il tente d’expliquer au quotidien <em>Komsomolskaya Pravda</em> : « Je peux résolument affirmer qu’Alexei Cherepanov ne prenait pas de substances favorisant le métabolisme. J’en ai déjà parlé à plusieurs reprises dans le bureau du procureur ». Il ajoute qu’il est intimement persuadé que le club agit proprement, et que les examens d’avant saison n’avaient révélé aucun problème de santé quelconque. Il précise cependant : « J’admets totalement l’idée que les joueurs de hockey puissent recourir à certains traitements sans mon consentement &#8211; et sûrement ils le font ». Ces justifications ne lui ont malgré tout pas suffi pour sauver sa tête, puisqu’il a été démis de ses fonctions dans les jours suivants. La commission de discipline de la KHL a également demandé au directeur de la ligue, Alexander Medvedev, de suspendre le manager général de l’Avangard Omsk, Anatoly Bardin, et le président de l’équipe, Konstantin Potapov, jusqu’à la fin de l’investigation.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Historique des pratiques dopantes dans le hockey</h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;">La thématique du dopage était, jusqu’à un passé très récent, totalement exclue du champ clos de la NHL, et du hockey sur glace en général. Il faut en effet attendre le début des années 2000 pour que le sujet soit enfin évoqué sur la place publique.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2003, Stéphane Quintal, défenseur évoluant alors dans les rangs du Canadien de Montréal, regrettait que la ligue ne s’implique pas davantage dans le domaine de la lutte contre dopage, en n’effectuant pas de contrôles allant en ce sens : « C’est certain que dans le hockey, c’est un problème. Je crois que c’est plus un problème de société. Dans la Ligue nationale, je ne comprends pas pourquoi on est à l’étape de ne pas tester les joueurs. C’est certain que si je me bats contre un joueur qui a pris de la drogue, j’ai un gros désavantage contre lui ».</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_292" class="wp-caption alignleft" style="width: 204px"><img class="size-full wp-image-292" title="morisette" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/morisette.jpg" alt="Dave Morisette a décidé de parler pour combattre le dopage" width="194" height="194" /><p class="wp-caption-text">Dave Morisette a décidé de parler pour combattre le dopage</p></div>
<p style="text-align: justify;">Deux ans plus tard, les langues commencent cependant à se délier. Au mois de mars, l’ancien joueur professionnel Dave Morissette (qui a participé à onze rencontres de NHL), publie un livre intitulé « Mémoires d’un dur à cuire », dans lequel il avoue avoir eu recours aux stéroïdes et autres stimulants durant sa carrière. Il explique : « Je ne dis pas que c’est tout le monde qui prenait des stéroïdes. Toutefois, penser que Dave Morissette a été le seul joueur de la NHL à en consommer, c’est un peu naïf. […] En ne parlant pas, je me considérerais comme un hypocrite », précisant que l’absence de contrôles l’a largement incité à user de ces produits : « S’il y avait un test, je n’aurais pas osé le passer ». Le jour de la sortie de l’ouvrage, Stéphane Quintal, qui militait pour une plus grande transparence et la mise en place d’un système efficace de surveillance, avoue à son tour. Il confesse s’être embarqué dans le cercle vicieux du dopage dès ses débuts en Ligue mineure : avant chaque rencontre, il absorbait des comprimés de pseudoéphédrine et plusieurs tasses de café, ce qui le contraignait à prendre des calmants afin de pouvoir dormir la nuit, et soupçonne ces pratiques d’être à l’origine des problèmes d’arythmie cardiaque dont il souffre, à seulement 32 ans . Il rajoute que, selon lui, 40% des joueurs qu’il a côtoyés au sein de la Ligue étaient accoutumés aux stimulants dopants, alors que les athlètes au gabarit imposant utilisaient eux des stéroïdes anabolisants.</p>
<p style="text-align: justify;">Suite à ces révélations, la NHL décide de mettre en place un tout nouveau plan de lutte contre le dopage : au sortir du lock-out en 2006, des contrôles sont ainsi mis en place durant la saison régulière, et prévoient les sanctions suivantes en cas d’infraction : 20 matchs de suspension, 60 pour une récidive, et une suspension à vie pour une troisième faute. Les punitions encourues, ainsi que le calendrier qui exclu des tests durant l’été, donnent l’image d’un programme négligé et truffé de failles, ainsi que le note l’ancien joueur Enrico Ciccone (reconverti depuis agent) : « Ben voyons donc ! Tout le monde sait que les joueurs qui consomment des stéroïdes le font durant l’été, pas pendant la saison ». Il fait aussi part de ses craintes quant aux effets néfastes de ces substances sur la santé des sportifs : « Les stéroïdes, ça te tue lentement, ça te mange le foie. Avec l’éphédrine, tout cœur peut lâcher à tout moment. […] Il y en a un qui va finir par péter sur la glace… ».</p>
<p style="text-align: justify;">Au même moment, Dick Pound, alors président de l’Agence mondiale antidopage, sort également de sa réserve, se disant peu impressionné par les dispositions prises par la Ligue nationale, et estimant qu’environ 700 joueurs, soit un tiers des effectifs, se dopent régulièrement. Sans surprise, le monde de la NHL monte au créneau, et réfute en bloc ces accusations. Gary Bettman, le big boss de la Ligue, affirme que les joueurs de talent n’ont pas besoin de recourir à de tels procédés pour améliorer leurs performances, alors que le vice-commissaire Bill Daly, apparaît passablement énervé : « Il est pour le moins inquiétant de voir M. Pound se prononcer sur une chose à laquelle il ne sait absolument rien. Il aurait avantage à limiter ses commentaires aux sujets qu’il connaît ». Même son de cloche du côté de Ted Saskin, directeur exécutif de l’Association des joueurs, qui qualifie les propos de Dirk Pound de « totalement irresponsables », et des athlètes eux-mêmes, à l’image de Todd Bertuzzi, qui se montre offusqué : « Qui est Dick Pound ? Dites-lui de venir dans ce vestiaire. Il nous verra torse nu et on va lui montrer à quel point nous sommes dopés. Dites-lui qu’il peut venir passer du temps avec moi et me regarder m’entraîner ».</p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></h4>
<h4 style="text-align: justify;">De nouvelles perspectives ?</h4>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></h4>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_293" class="wp-caption alignright" style="width: 204px"><img class="size-full wp-image-293" title="demers" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/demers.jpg" alt="Jacques Demers" width="194" height="194" /><p class="wp-caption-text">Jacques Demers</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le 13 décembre 2007, le monde du baseball doit faire face à un tsunami, avec la publication du rapport Mitchell. Enquête commandée par le directeur de la MLB Bud Selig en 2006, et menée par l’ancien sénateur George Mitchell, elle met à jour l’implication de 89 joueurs dans un réseau d’usages de drogues et produits dopants. La transposition des ces conclusions vers les autres disciplines sportives nord-américaines, souvent objets de soupçons, se multiplient. Les pontes de la NHL s’empressent alors de calmer le jeu, par la voix de Bill Daly : « Je ne pense pas que nous ayons jamais eu le même problème. […] Une enquête indépendante dans notre sport n’est pas nécessaire. Il est plus évident dans l’histoire du hockey qu’au baseball que cela n’a jamais fait partie de notre culture. Nous somme à l’aise avec le programme actuel et nous allons toujours rechercher des manières de l’améliorer. Nous devons rester vigilants pour s’assurer que nous sommes à la fine pointe et que nous faisons tout ce que nous pouvons pour que notre sport reste propre ». Arguments bien légers, qui ont du mal à convaincre tout le monde, comme Jacques Demers, dernier coach vainqueur d’une Stanley Cup avec Montréal, qui ne se voile pas la face : « Une chose m’apparaît de plus en plus claire : si le football, le baseball, la basketball, la lutte, le cyclisme, le soccer et les sports amateurs de haut niveau (comme l’athlétisme, par exemple) sont touchés par ce fléau, ce serait jouer à l’autruche de croire que le hockey, notre fameux sport national, échappe au dopage sportif ». Il critique notamment la frilosité des instances dirigeantes de la NHL sur ce point : « Selon moi, le hockey d’aujourd’hui fait lui aussi face à un problème de dopage à plus ou moins grande échelle, bien que la NHL veuille encore nous faire croire que tout est sous contrôle. […] La Ligue est encore bien timide dans le domaine de la lutte contre le dopage et il me semble que le scandale du baseball devrait la convaincre d’instaurer très rapidement une véritable politique pour éliminer les tricheurs. Si la NHL veut être prise au sérieux, elle doit établir des règles sévères, doublées de pénalités exemplaires ». Et en finir avec cette « hypocrisie à grande échelle » qui ronge le hockey chaque jour un peu plus…</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span><br />
Tout ne semble ainsi pas si clair dans le petit monde du hockey sur glace. Des signaux alarmants, en nombre croissant ces dernières années, sont là pour le rappeler. Des joueurs ont subi des contrôles positifs à l’occasion des compétitions internationales, notamment le défenseur américain Bryan Berard (norandrostérone) et le gardien canadien José Théodore (finastéride). Exclus de leur sélection nationale respective, le règlement ne s’appliquant cependant pas aux rencontres de Ligue nationale, ils peuvent dès lors poursuivre leur carrière en toute impunité. Sean Hill, joueur des Minnesota Wild, a écopé de vingt matchs de suspension en 2006, déclaré positif à un stéroïde interdit.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus graves encore sont les drames qui se produisent sur la glace : décès du Canadien Stéphane Morin en Allemagne en 1998, décès du letton Sergei Zholtok (qui selon le journaliste Mathias Bruner, qui a écrit l’ouvrage sur l’expérience de Dave Morisette, était un consommateur régulier de stimulants) en 2004, malaise cardiaque de Jiri Fisher en 2005, et désormais, décès d’Alexei Cherepanov, avec une preuve de dopage à l’appui. Évoquant ces affaires, Gary Bettman s’évertue à parler de cas isolés. Il serait pourtant grand temps que les autorités de la NHL, et le microcosme du hockey en général, se posent enfin les bonnes questions, et prennent leurs responsabilités pour combattre véritablement et efficacement le dopage (même si cela paraît utopique, compte tenu des enjeux financiers, et du rapport actuel des instances suprêmes face à ce mal). Histoire que la mort de Cherepanov n’ait pas servi à rien…</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Article écrit le 16-01-2009</em></p>
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		<title>Un ange de plus&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Mar 2009 20:11:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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Le 13 octobre 2008, l’un des plus grands espoirs du hockey sur glace russe, Alexei Cherepanov, est décédé lors d’une rencontre de la KHL (nouvelle ligue de hockey eurasienne, qui ambitionne de concurrencer la NHL). Victime d’un malaise sur le banc de touche au cours du troisième tiers temps du match qui opposait le Vityaz [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-282" title="cherepanov1" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2009/03/cherepanov1.jpg" alt="cherepanov1" width="250" height="250" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le 13 octobre 2008, l’un des plus grands espoirs du hockey sur glace russe, Alexei Cherepanov, est décédé lors d’une rencontre de la KHL (nouvelle ligue de hockey eurasienne, qui ambitionne de concurrencer la NHL). Victime d’un malaise sur le banc de touche au cours du troisième tiers temps du match qui opposait le Vityaz Tchekhov à son équipe de l’Avangard Omsk (club appartenant au milliardaire Roman Abramovitch), il n’a pu être réanimé, et a rendu son dernier souffle dans les vestiaires de la patinoire. Âgé de 19 ans, et officiellement en pleine forme physique, sa mort subite soulève bien des questions : y a-t-il eu des négligences au niveau de l’assistance médicale et des équipements de la patinoire ? Avait-il un problème au cœur qui aurait pu/du être diagnostiqué ? Et à l’heure où un nombre croissant de champions souffrent de malaises étrangement similaires, les inévitables allusions au dopage ne manqueront pas d’envelopper cette affaire…</p>
<p style="text-align: justify;">Dès le lendemain de la tragédie, plusieurs rumeurs se sont mises à circuler, faisant notamment état du fait qu’une collision avec son prestigieux coéquipier Jaromir Jagr aurait pu déclencher son malaise. Ce dernier, assis à ses côtés lors de son évanouissement et visiblement en état de choc, a tenu à démentir immédiatement : « Rien de tel n’est arrivé. Je ne sais pas d’où cela vient. Probablement quelqu’un a voulu rendre l’information plus intéressante, alors ils ont mis le nom de Jagr dans le titre. […] Cela n’aurait même pas pu arriver de toute façon. Je ne joue pas sur la même ligne que Lyosha. Nous sommes tous les deux ailiers droits… Il était ailier droit. C’est tout simplement terrible ». Par contre, plus vraisemblable est l’observation selon laquelle les services d’urgence de la patinoire ont fait preuve d’une grande négligence. Il apparaît en effet que l’ambulance habituellement sur place était déjà parti avant le terme de la rencontre, et qu’une fois revenus, les secouristes n’avaient pas à leur disposition un défibrillateur (il n’y en avait d’ailleurs pas dans l’enceinte…) en bon état de marche (les batteries n’étaient pas rechargées).  Cette thèse est relayée par Pavel Krasheninnikov, membre du comité de supervision de la Fédération russe de hockey, et député à la Douma; il déclare ainsi : « il y a une part de négligence ici ». Négligence, un leitmotiv qui accable le gérant de la patinoire Yuri Afonkin et le directeur du club local Mikhail Denisov (ce dernier ayant déjà été démis de ses fonctions), tous deux mis en cause par les procureurs de la région de Moscou, qui ont confessé mardi sur leur site internet que « le gérant de l’arena de la région de Moscou où Cherepanov jouait n’a pas pu assurer la disponibilité des services médicaux d’urgence appropriés avant le match », sans préciser s’ils allaient ou non déposer des accusations au criminel. Ces manquements aux normes de sécurité les plus basiques, et la compétence mise en doute du staff médical (sur les images, on peut apercevoir Cherepanov porté à bout de bras par ses coéquipiers et des médecins jusqu’au vestiaire), sont un coup dur pour la KHL, la nouvelle ligue ambitionnant à terme d’égaler voire de supplanter son homologue nord-américaine, grâce aux millions investis. Avec le matériel adéquat sur place, nul ne peut affirmer qu’Alexei serait toujours en vie à l’heure actuelle, mais ses chances de s’en sortir auraient substantiellement augmentées…</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la KHL et les enquêteurs, le décès de Cherepanov serait du à un problème cardiaque, une ischémie chronique, qui provoque une insuffisance de la circulation artérielle au cœur et aux autres organes. Affirmation mise en doute par le Docteur Anthony Colluci, médecin urgentiste en chef des Red Wings de Detroit, qui sauva la vie de Jiri Fisher, victime lui aussi d’un malaise cardiaque le 21 novembre 2005. Il révèle : « Je dirais que c’est très inhabituel, presque du jamais vu, pour un athlète de haut niveau de 19 ans d’avoir une ischémie chronique ». Pour lui, si Cherepanov était réellement atteint de ce mal, un simple électrocardiogramme aurait suffi à le diagnostiquer : « Ce n’est pas dur à détecter. Et jusqu’à dire qu’un jeune de 19 ans à une ischémie &laquo;&nbsp;chronique&nbsp;&raquo;, je veux dire, il a seulement 19 ans, comment cela peut-il être chronique ? Je ne dis pas que l’ischémie ne peut tuer une personne, mais si c’était la cause de la mort, je peux vous dire à quel point ce serait inhabituel et rare pour le coup ». D’ailleurs, et c’est également ce que pensent de nombreux experts en Amérique du Nord, si Cherepanov souffrait d’ischémie, sa maladie aurait été révélée lors de ses voyages aux Etats-Unis, notamment au cours des camps des New York Rangers, qui l’avaient drafté en 2007. Selon Colluci, il apparaît plus probable que le joueur était atteint de cardiomyopathie hypertrophique, symptôme prenant la forme d’un tueur silencieux, difficile à repérer et souvent fatal quand il frappe. Les causes de la mort de Cherepanov restent donc pour le moment floues, une expertise médico-légale exhaustive suit toujours son cours.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce drame s’inscrit dans une série d’accidents analogues, qui émaillent le monde du sport de plus en plus fréquemment depuis une dizaine d’années. Le but ici n’est pas d’accuser sans preuve, ni d’ouvrir un nouveau débat sur le thème du dopage. Il convient toutefois de remarquer que le hockey sur glace, à l’instar des autres sports américains, n’est que très peu touché par ce fléau : rares sont les cas de sportifs contrôlés positifs, malgré les suspicions qui pèsent, à l’instar d’autres disciplines. Dans une ligue comme la KHL, dirigée par les milliards des apparatchiks russes, et qui vise à devenir aussi attrayante que la NHL en terme de niveau de jeu, il serait intéressant de savoir quelles sont les dispositions mises en œuvre, et quels sont les organismes qui se chargent de la prévention et de la lutte contre le dopage…</p>
<p style="text-align: justify;">Cherepanov était considéré comme la future étoile du hockey soviétique, une carrière brillante s’exposait devant lui. Son agent Jay Gossman rappelle : « Il a joué pendant trois saisons au niveau professionnel en Russie. Aucun autre joueur avant lui n’a réalisé ce tour de force avec autant de succès que lui. Cette saison, il continuait dans la même direction. […] C&#8217;est un joueur qui avait hérité d&#8217;un remarquable talent ». En 2006-2007, il inscrit 29 points en 47 points lors de sa saison rookie, faisant mieux qu’Ilya Kovalchuk, Alex Ovechkin et Evgeni Malkin au même âge. Il efface également des tablettes le vieux record de Pavel Bure, avec 18 buts marqués au cours de sa première année (contre 17 au Russian Rocket). Durant l’intersaison, il joue un rôle majeur dans l’obtention de la médaille d’argent par la Russie aux championnats du monde junior. A l’occasion de la draft 2007, il est pressenti pour être retenu parmi les cinq premiers choix, mais les franchises nord-américaines craignent qu’il ne soit retenu par les millions sur sa terre natale. Les Rangers profitent de l’aubaine, et le sélectionnent au dix-septième rang. Mike Pelino, l’entraîneur adjoint des blue shirts, se souvient : « Ce jeune joueur m’emballait au plus haut point et lorsque je l’ai vu à l’œuvre, je me suis dit que nous avions sélectionné quelqu’un de très spécial ». L’année suivante, celui que l’on appelle <em>The Siberian express</em> poursuit sa progression à Omsk (28 points dont 15 buts), et glane une nouvelle médaille avec les jeunes russes, en bronze cette fois, au cours d’un tournoi où il est élu meilleur attaquant.</p>
<p style="text-align: justify;">Parti sur les mêmes bases cette saison, Alexei Cherepanov a vu son rêve et sa vie se brisés nets sur le bord de la glace où il excellait tant. Il poursuivra désormais une carrière qui s’annonçait flamboyante avec les anges…</p>
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<p style="text-align: justify;"><em>Article écrit le 04-12-2008</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #ffffff;">.</span><br />
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<p><span style="text-decoration: underline;">Vidéos</span></p>
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<p>Hommage à Alexei Cherepanov</p>
<p><object width="425" height="344" data="http://www.youtube.com/v/1uELk32JFys&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/1uELk32JFys&amp;hl=fr&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p>Best of de sa trop courte carrière</p>
<p><object width="425" height="344" data="http://www.youtube.com/v/KeanH3tLnoM&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/KeanH3tLnoM&amp;hl=fr&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
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