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	<title>Sport Fever &#187; Bayern Munich</title>
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		<title>Un ordre nouveau ?</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Apr 2013 07:47:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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Une démonstration de force destinée à marquer les esprits. Mardi soir, le Bayern Munich a complètement survolé le choc l&#8217;opposant au FC Barcelone dans le cadre des demi-finales aller de la Ligue des champions dans une Allianz Arena en ébullition (4-0). Et, plus encore que le score, c&#8217;est la manière qui a impressionné. En [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></p>
<div id="attachment_1113" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1113" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1113"><img class="size-medium wp-image-1113" title="Bayern250413" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2013/04/Bayern2504135-300x163.jpg" alt="Le Bayern a envoyé un message à l'Europe du ballon rond en étrillant le Barça (4-0). (AFP)" width="300" height="163" /></a><p class="wp-caption-text">Le Bayern a envoyé un message à l&#39;Europe du ballon rond en étrillant le Barça (4-0). (AFP)</p></div>
<p></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une démonstration de force destinée à marquer les esprits. Mardi soir, le Bayern Munich a complètement survolé le choc l&#8217;opposant au FC Barcelone dans le cadre des demi-finales aller de la Ligue des champions dans une Allianz Arena en ébullition (4-0). Et, plus encore que le score, c&#8217;est la manière qui a impressionné. En l&#8217;espace d&#8217;une rencontre, la formation bavaroise a tout simplement remis en cause l&#8217;ordre établi en Europe par le génial Barça ces dernières années. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comme une impression de passation de pouvoir. Mardi, les Munichois passaient un test destiné à évaluer leur véritable puissance. Prince despotique outre-Rhin ayant l&#8217;ambition affichée d&#8217;étendre sa toute-puissance à l&#8217;Europe, le Bayern se savait attendu à l&#8217;occasion de la réception d&#8217;un Barça ayant révolutionné les standards du jeu au cours des dernières saisons. Ce grand rendez-vous, entre deux institutions animées par une indicible culture de la conquête, sonnait comme l&#8217;avènement d&#8217;un choc des titans et promettait une bataille acharnée en deux actes avec l&#8217;indécision comme mot d&#8217;ordre. D&#8217;opposition, en réalité, il n&#8217;en a guère été question. En l&#8217;espace de 90 minutes, les Bavarois, passés en mode rouleau compresseur, ont dynamité un adversaire réduit au rang de faire-valoir. Le constat est cruel mais avéré. Les Blaugranas ont implosé et, cette fois, la thèse de l&#8217;accident de parcours ne tient plus.</p>
<h3 style="text-align: justify;">De la tête et des épaules</h3>
<p style="text-align: justify;">Déjà mis hors-jeu dans la compétition reine par l&#8217;Inter Milan et Chelsea lors d&#8217;affrontements à la physionomie toute particulière, accroché cette année par l&#8217;AC Milan, le Real Madrid et le Paris Saint-Germain, le Barça n&#8217;était pour autant jamais paru aussi impuissant dans son histoire récente. Et si Pep Guardiola n&#8217;est plus sur le banc, si Lionel Messi revenait de blessure et si l&#8217;arrière-garde devait composer avec des absences de marque, ces arguments ne doivent éclipser l&#8217;immense prestation délivrée par le Bayern.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Allemands, disciplinés tactiquement et solidaires, ont su désarticuler avec aplomb le secteur offensif catalan. Muselant les côtés grâce, en partie, à l&#8217;intense travail fourni par les ailiers Franck Ribéry et Arjen Robben, les Bavarois ont en outre insufflé un pressing permanent et payant, diligenté par Bastian Schweinsteiger et un Javi Martinez formidable d&#8217;abnégation. La pression sur le porteur, déterminisme habituel de la réussite blaugrana, s&#8217;est trouvée inversée et les champions d&#8217;Europe 2011 n&#8217;ont dès lors pu que constater les dégâts. Lionel Messi, invisible en pointe, Xavi et Andres Iniesta, métronomes complètement déréglés, sont redevenus humains le temps d&#8217;un match. Jeu stéréotypé, incapacité chronique à créer des différences, esprit de créativité laissé aux vestiaires, ce Barça a été proche de susciter une certaine compassion.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, il ne restait plus à un Bayern ayant refusé de subir qu&#8217;à achever son ennemi en appuyant sur ses points faibles. Chose qu&#8217;il s&#8217;est appliqué à faire avec brio. Submergée par les banderilles répétées placées par des Munichois bien plus tranchants en attaque, le défense azulgrana a fini par capituler. Les Barcelonais ont été essorés dans les airs, des lacunes apparues flagrantes sur les deux premiers buts, et l&#8217;atterrissage s&#8217;est révélé fatal. Emmené par un Thomas Müller éruptif, le front offensif local s&#8217;est régalé en délivrant une impression de facilité parfois déconcertante. La loi du plus fort a prévalu, tout simplement.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Heynckes, le mésestimé</h3>
<p style="text-align: justify;">Un grand crédit dans ce succès, incontestablement le plus marquant de 2013, doit être attribué à Jupp Heynckes. L&#8217;entraîneur bavarois, loin des standards des « coachs superstars » en vogue (au premier rang desquels José Mourinho et Pep Guardiola, qui prendra d&#8217;ailleurs sa place dès la saison prochaine), a effectué un travail remarquable depuis sa prise de fonction en 2011. Après avoir atteint la finale de la Ligue des champions en mai dernier, l&#8217;ancien attaquant international a transformé son Bayern en véritable machine de guerre. Rien ne semble cette année pouvoir résister à cet ogre qui dévore la concurrence et est toujours en course pour un triplé historique. Heynckes, technicien mésestimé, est parvenu à tirer la quintessence de son groupe, un travail de fond qui s&#8217;est cristallisé au grand jour mardi. Les efforts défensifs consentis par l&#8217;individualiste Arjen Robben ou l&#8217;investissement d&#8217;un Mario Gomez pourtant passé au deuxième rang de la hiérarchie des avant-centres, au profit de Mario Mandzukic, en sont des exemples frappants.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Bayern, uni comme un seul homme, a ainsi surclassé une équipe blaugrana catégorisée comme référence mondiale en apposant avec éclat la domination de sa philosophie. S&#8217;il n&#8217;est point question de renier les exploits du Barça et son miracle perpétuel dans le jeu, les Munichois viennent de prouver qu&#8217;il existait une alternative pour atteindre un niveau de performance exceptionnel sans pour autant renier ses principes. L&#8217;idée de l&#8217;émergence d&#8217;un ordre nouveau n&#8217;apparaît dès lors pas totalement farfelue. Reste désormais à Franck Ribéry et sa bande à aller jusqu&#8217;au bout de leur rêve  en soulevant la Coupe aux grandes oreilles à Wembley le 25 mai. Car il est bien connu que seuls les plus grands triomphes forgent les légendes.</p>
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		<title>Lucio, la vengeance dans la peau</title>
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		<pubDate>Sat, 22 May 2010 17:01:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour beaucoup, il est l’archétype du défenseur brésilien. Une technique au-dessus de la moyenne, des montées rageuses, des buts, mais aussi des boulettes qui coûtent parfois cher à son équipe. Pourtant, l’expérience faisant son œuvre, Lucio s’est assagi. Le longiligne défenseur auriverde (1,88m, 84 kgs), débarqué à Milan en début de saison, s’est rapidement imposé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour beaucoup, il est l’archétype du défenseur brésilien. Une technique au-dessus de la moyenne, des montées rageuses, des buts, mais aussi des boulettes qui coûtent parfois cher à son équipe. Pourtant, l’expérience faisant son œuvre, Lucio s’est assagi. Le longiligne défenseur auriverde (1,88m, 84 kgs), débarqué à Milan en début de saison, s’est rapidement imposé comme le taulier de l’équipe entraînée par José Mourinho. Samedi soir, il défiera avec l’Inter son ancien club du Bayern Munich en finale de la Ligue des champions. Une belle histoire en perspective ?</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-769" title="Lucio1" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2010/05/Lucio1-300x190.jpg" alt="Lucio1" width="300" height="190" />Comme un parfum de revanche dans l’air ? Même s’il nie toute velléité de vengeance, et assure ne garder que de bons souvenirs de son passage en Bavière, les retrouvailles avec le Bayern auront un goût particulier pour Lucimar Ferreira da Silva, aka Lucio.<br />
Flashback. Après cinq années de bons et loyaux services disputées sous les couleurs munichoises, l’international brésilien se voit gentiment montré la porte de sortie. Les raisons de ce divorce ? Lui réclame un contrat longue durée, que la direction du club ne semble pas disposée à lui offrir, et le nouvel entraîneur, un certain Louis Van Gaal, ne l’inclut pas forcément dans ses plans. Vexé, Lucio laisse exploser son courroux dans les colonnes de Kicker : « Chaque entraîneur a son opinion, c’est normal. Mais dans cette séparation, on m’a manqué de respect. Je pense pourtant que j’en méritais un peu plus. J’aurais préféré que l’entraîneur me parle d’abord à moi, avant de prendre sa décision. Je suis champion du monde, j’ai gagné deux coupes des Confédérations et j’ai été désigné meilleur défenseur de la Bundesliga. Je n’avais quand même pas à lui apporter encore plus de preuves de mes qualités ». Piqué au vif, il ne met pas longtemps à accepter l’offre de l’Inter Milan, qui lui propose trois ans de contrat et un salaire de 4,5 millions d’euros annuels. Le folle aventure italienne débute alors pour Lucio…</p>
<h4 style="text-align: justify;">Défenseur avec un grand D</h4>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-770" title="Lucio4" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2010/05/Lucio4-300x239.jpg" alt="Lucio4" width="300" height="239" />Le public du Vieux Continent se souvient de découvrir Lucio et ses grands compas en 2002, lors de la fabuleuse épopée du Bayer Leverkusen en Ligue des champions. A cette époque, le défenseur arrivé en provenance de l’Internacional de Porto Alegre un an plus tôt, impressionne par son engagement sans faille, ses dribbles borderline et ses chevauchées victorieuses. Si une volée magique de Zizou anéantit ses rêves européens, le bonhomme se venge l’été suivant en remportant la Coupe du monde en Asie avec le Brésil, où il est un titulaire indiscutable à tout juste 24 ans. De quoi taper dans l’œil d‘écuries plus prestigieuses, et c’est finalement le Bayern qui emporte la mise. Malgré cinq saisons couronnées de succès, avec trois doublés coupe-championnat à la clé (2005, 2006,2008), l’histoire se termine en eau de boudin.<br />
Lucio choisit alors l’Inter pour donner un nouvel élan à sa carrière. Un pari audacieux, mais pour l’instant complètement réussi. Intégré à vitesse grand V au sein du collectif lombard, il forme avec son compère Walter Samuel un duo intimidant, rigoureux et totalement hermétique, qui a porté l’Inter vers son cinquième Scudetto consécutif (meilleure défense de Serie A avec 34 buts encaissés). Lucio apparaît être la pièce qui manquait aux nerazzurri pour voir plus loin sur la scène continentale. Ses prestations de mammouth dans la plus prestigieuse des compétitions ne sont d’ailleurs peut-être pas si étrangères au parcours exceptionnel des Milanais. Héroïque face à Chelsea en quarts et face au Barça en demies, ces performances lui ont valu les éloges de son président Massimo Moratti. Celui-ci a notamment encensé son joueur après la victoire face aux Blues à San Siro : « Lucio a été incroyable et très courageux, il n’a rien fait de mauvais. Il a joué comme deux personnes ».</p>
<h4 style="text-align: justify;">Mourinho et Dieu</h4>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-771" title="Lucio2" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2010/05/Lucio2-300x246.jpg" alt="Lucio2" width="300" height="246" />Sous la houlette de José Mourinho, le grand Lucio semble avoir atteint l’âge de maturité. Sa rigueur, son remarquable jeu de tête et ses interventions chirurgicales dans les pieds adverses ont fini de balayer les idées reçues, et de l’entériner comme un « brésilien qui sait défendre ». La patte et les méthodes du « Special One » ont d’ailleurs beaucoup joué dans son épanouissement, si l’on en croit les propos du principal intéressé : « Mourinho a assurément transmis son calme et une grande motivation aux joueurs, et ça a été vraiment déterminant. Les gens nous font croire en nos rêves, avoir confiance en notre équipe, et ça fait une différence tangible chaque jour de compétition. C’est réellement important, le fait que le coach transmette sa confiance à ses joueurs ».<br />
Outre l’influence du Mou, l’autre secret de la réussite de Lucio réside dans sa dévotion à Dieu. A l’instar de son compatriote Kaka et de nombreux autres auriverdes, le capitaine de la Seleçäo (89 sélections) fait partie du groupe des chrétiens évangéliques. Avant les matches de la sélection nationale, il est celui qui organise les fameuses prières au centre du terrain. Une foi absolue et une spiritualité qui l’ont toujours accompagné dans sa vie et dans sa carrière de footballeur : « Je pense qu’il est nécessaire d’adopter un esprit de respect et d’amitié, pas seulement sur le terrain mais à travers ma discipline quotidienne : j’ai une famille stable, une femme et des enfants, et cette stabilité m’accompagne sur le terrain. Ca me donne davantage de sérénité et un bon équilibre. Cela veut dire que je peux travailler et m’entraîner correctement tous les jours. Ca m’aide beaucoup. Et quand vous êtes au travail, que vous soyez footballeur ou non, vous devez toujours croire que le meilleur peut vous arriver, vous devez toujours garder espoir. C’est aussi ce qui a fait la différence dans notre équipe ».</p>
<p>Samedi soir, sur la pelouse de Santiago Bernabeu, Lucio et ses condisciples intéristes viseront un sensationnel triplé. Olic et compagnie seraient eux bien inspirés de brûler quelques cierges, en priant pour que la grande tige brésilienne ne leur fasse pas passer une soirée cauchemardesque…</p>
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