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	<title>Sport Fever &#187; Actualités</title>
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		<title>Svechnikov, la nouvelle tsar !</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Mar 2020 06:53:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il est l&#8217;une des grandes attractions de la NHL nouvelle génération. A 19 ans, Andrei Shvechnikov construit déjà sa renommée et présente toutes les caractéristiques d&#8217;un joueur capable de marquer son époque. Portrait d&#8217;un surdoué qui n&#8217;a pas froid aux yeux.
C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un jeune homme qui aime faire tout plus vite que les autres. Fin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a rel="attachment wp-att-1450" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1450"><img class="alignleft size-medium wp-image-1450" title="Svechnikov" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2020/03/Svechnikov-300x239.jpg" alt="Svechnikov" width="300" height="239" /></a>Il est l&#8217;une des grandes attractions de la NHL nouvelle génération. A 19 ans, Andrei Shvechnikov construit déjà sa renommée et présente toutes les caractéristiques d&#8217;un joueur capable de marquer son époque. Portrait d&#8217;un surdoué qui n&#8217;a pas froid aux yeux.</strong></p>
<p>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un jeune homme qui aime faire tout plus vite que les autres. Fin 2019, deux éclairs lui ont suffi pour changer de statut. Deux coups de folie, prouesses ou tours de magie, appelez-les comme vous voudrez, qui sont instantanément entrés dans l&#8217;histoire. Les images ont fait le tour de la planète hockey et ont propulsé Andrei Shvechnikov au rang de personnalité incontournable de son sport. La preuve ? Pour la rédaction de Slapshot, lui consacrer un article dans son nouveau numéro sonnait tout simplement comme une évidence !<br />
</p>
<h2>Marque déposée</h2>
<p>
Petit rappel des faits pour ceux qui auraient hiberné ces derniers mois. Nous sommes le 29 octobre et Carolina reçoit Calgary lors d&#8217;un match de saison régulière parti pour sombrer vers l&#8217;anecdotique, comme tant d&#8217;autres. Ce, jusqu&#8217;à la moitié du troisième tiers, moment choisi par Andrei Shvechnikov pour figer le temps. Alors que son équipe est menée 1-0, le jeune Russe fond dans la zone offensive sur la gauche et va travailler derrière la cage de David Rittich. Il scotche alors le palet sur le bout de sa crosse, qu&#8217;il soulève, revient au premier poteau et le glisse dans la lucarne du gardien des Flames, médusé. Le public de Raleigh exulte et célèbre une grande première dans l&#8217;histoire de la NHL.</p>
<p>Ce mouvement était jusqu&#8217;alors plus connu sous le nom de « Michigan ». Eric Legg l&#8217;avait emprunté à un certain Billy Armstrong avant de le populariser à l&#8217;occasion d&#8217;un tournoi NCAA en 1996. Sidney Crosby, dans les rangs juniors, ou Mikael Granlund, lors des championnats du monde 2011, étaient parvenus à le reproduire en compétition. Mais jamais l&#8217;exploit n&#8217;avait pu être réédité dans la grande Ligue. Andrei Shvechnikov s&#8217;en est chargé et, quitte à marquer les esprits, il a dupliqué son chef d’œuvre le 17 décembre contre les Jets de Winnipeg. Au cas où certains auraient pu penser à une simple intervention de dame chance.</p>
<p>Nous sommes ici en présence de bien plus que de simples « highlights ». Comment évaluer leur impact ? En allant peut-être sur la chaîne Youtube de la NHL, où les vidéos des buts cumulent déjà 450 000 vues. Ou en jouant les petites souris à un entraînement des jeunes de Carolina, qui n&#8217;ont plus qu&#8217;une idée en tête, imiter leur nouvelle idole. Voire en regardant du côté des pros pour qui réussir une « Svech », nouvelle marque déposée, est devenu un objectif. Filip Forsberg (Nashville Predators) et Nils Hoglander (Suède, championnats du monde juniors) l&#8217;ont déjà réalisée, depuis. Inspirant, vous avez dit ?</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/A-m8Fd93faw" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></center><br />
</p>
<h2>« 82 matches, ce n&#8217;est pas assez pour lui ! »</h2>
<p>
On aurait toutefois tort de cantonner Andrei Svechnikov à ce geste technique. Le prodige originaire de Barnaoul, en Sibérie, suit en effet une trajectoire qui ne doit rien au hasard. Stimulé depuis son plus jeune âge par son grand frère Evgeny – qui évolue actuellement dans l&#8217;organisation des Detroit Red Wings –, il a démontré une précocité monstre à toutes les étapes de sa carrière jusqu&#8217;à présent. Rookie de l&#8217;année dès ses débuts en USHL, il reçoit les mêmes honneurs l&#8217;année suivante en OHL, du jamais-vu. Il est repêché au 2e rang par Carolina lors de la Draft 2018 et ne met pas longtemps à prendre ses marques. Son premier exercice est encourageant avec 20 buts (37 points à la clé). Cette saison, il passe clairement la vitesse supérieure. Associé à Sebastian Aho et Teuvo Teravainen en première ligne, l&#8217;ailier droit affiche un bilan de 53 points (23 + 30) en 57 matches au 15 février.</p>
<p>Cette réussite est tout sauf surprenante pour un garçon possédant la panoplie complète du hockeyeur moderne. A la fois rapide et fluide, physique et agressif, créatif et précis, il a en outre ce petit plus qui fait toute la différence au plus haut niveau : une éthique de travail supérieure à la moyenne. Ceux qui le côtoient sont unanimes sur ce point. Morceaux choisis. « Il y a ce terrain d&#8217;entraînement où l&#8217;équipe finit parfois à midi. Quand je passe à 15 heures, il m&#8217;arrive de voir Andrei, encore là,  enchaîner les tirs », déclare Don Waddell, le GM des Canes. « Souvent, il s&#8217;entraîne encore quand je m&#8217;apprête à quitter le complexe et je suis obligé de lui dire : &laquo;&nbsp;Mais bon sang, rentre chez toi ! », ajoute son coach, Rod Brind&#8217;Amour. Enfin, son agent Todd Diamond ajoute qu&#8217;il pourrait « jouer 12 mois dans l&#8217;année. 82 matches, ce n&#8217;est pas assez pour lui ! »</p>
<p>Déterminé, voire obnubilé, Andrei, qui a commencé le patin à 2 ans, dévoile une force de caractère et une persévérance assez stupéfiantes. Ses deux coups d&#8217;éclat sont dus, certes, à une part de talent, mais sans doute encore plus à des heures et des heures d&#8217;entraînement. Il sait exactement où il veut aller, et ce « où » se situe dans une catégorie bien à part : celles des champions d&#8217;exception. « Tu peux voir dans ses yeux qu&#8217;il veut devenir une superstar de la NHL, confirme d&#8217;ailleurs son coéquipier Jordan Staal. Et il fait le nécessaire pour y parvenir.<br />
</p>
<h2>« Act like a star and be a star »</h2>
<p>Issu d&#8217;un milieu extrêmement modeste, Andrei Svechnikov a néanmoins pu bénéficier du soutien inconditionnel de sa famille. Ses parents n&#8217;ont jamais hésité à déménager pour accompagner et épauler leurs enfants. Suivant la trace de son aîné, il a ainsi pu découvrir relativement tôt l&#8217;Amérique du Nord, son jeu, sa culture, son langage. Un avantage dont il a su tirer profit pour faciliter son adaptation dans la cour des grands.</p>
<p>Personnage sémillant, sa bonne humeur et son sens de l&#8217;humour sont appréciés au sein du collectif de Carolina. Lorsqu&#8217;il délaisse son costume de prestidigitateur sur glace, il n&#8217;en perd pas pour autant son sens de spectacle. Il s&#8217;est notamment mis à la magie et régale ses coéquipiers de quelques tours de passe-passe lors des déplacements. Complètement décomplexé, il élude la pression inhérente au très haut niveau de manière déconcertante. L&#8217;anecdote vaut le détour. Au printemps dernier, lors des playoffs, il avait jeté les gants avec Alex Ovechkin avant d&#8217;être mis brutalement ko par son glorieux compatriote. Interviewé quelques semaines plus tard sur un tout autre sujet, la boxe, il déclarait sur un ton désopilant que le meilleur sportif de la discipline, selon lui, n&#8217;était autre que&#8230; le numéro 8 des Capitals !</p>
<p>« Act like a star and be a star ». En une phrase, Dougie Hamilton est celui qui résume peut-être le mieux le personnage. Incroyablement doué et travailleur, Andrei Svechnikov, est aussi, et surtout, plus que ça : un gamin dont le profil nous évoque tout simplement celui d&#8217;un joueur générationnel.</p>
<p><em>Article paru dans le n°100 de Slapshot Mag</em></p>
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		<title>Laine, paré au décollage</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Oct 2016 15:44:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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Il est présenté comme l&#8217;un des plus grands espoirs de sa génération. A tout juste 18 ans, Patrik Laine va découvrir le monde de la NHL sous les couleurs des Winnipeg Jets. Ce jeune garçon débarque en Amérique du Nord avec une confiance débordante couplée d&#8217;un potentiel laissant rêveur. Un phénomène est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
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<div id="attachment_1432" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1432" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1432"><img class="size-medium wp-image-1432" title="Patrik Laine" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2016/10/Laine-300x168.jpg" alt="Patrik Laine est prêt à faire souffrir les défenses de NHL." width="300" height="168" /></a><p class="wp-caption-text">Patrik Laine est prêt à faire souffrir les défenses de NHL.</p></div>
<p></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il est présenté comme l&#8217;un des plus grands espoirs de sa génération. A tout juste 18 ans, Patrik Laine va découvrir le monde de la NHL sous les couleurs des Winnipeg Jets. Ce jeune garçon débarque en Amérique du Nord avec une confiance débordante couplée d&#8217;un potentiel laissant rêveur. Un phénomène est en approche, vous aurez été prévenus !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Du haut de son mètre 93, avec son visage d&#8217;adolescent boutonneux, sa dégaine décontractée et son franc-parler, Patrik Laine croque la vie à pleines dents. Pourtant, alors que de nombreux jeunes de son âge s&#8217;apprêtent à goûter aux joies de la vie universitaire, le Finlandais va, lui, s&#8217;attaquer à un défi d&#8217;un tout autre genre : la conquête de la NHL. Inconnu du grand public il y a encore un an, le blondinet a littéralement explosé en quelques mois. Après avoir propulsé la sélection nationale vers l&#8217;or chez les U18, il a remporté la Liiga avec le Tappara Tampere en étant élu MVP des play-offs, concluant sa saison ébouriffante par une médaille d&#8217;argent aux Mondiaux A et un titre de meilleur joueur du tournoi à la clé ! Ces performances paranormales ont évidemment attiré l&#8217;attention des recruteurs nord-américains et, au petit jeu de la Draft, ce sont les Jets de Winnipeg qui sont parvenus à enrôler le joyau en le sélectionnant au 2e rang.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Talent brut et précoce</h3>
<p style="text-align: justify;">« <em>Vous l&#8217;avez vu, un jeune garçon de 18 ans qui affronte des hommes et qui fait ce qu&#8217;il a fait&#8230; Je ne me souviens pas avoir déjà vu quelque chose de semblable. Teemu est une personne spéciale, qui a beaucoup de charisme et pas seulement sur la glace. Mais Laine&#8230; Ce n&#8217;est pas la même chose</em> ». Le compliment pèse lourd et vient de la bouche de Jarmo Kekalainen, un GM des Colombus Blue Jackets manifestement subjugué par les prouesses de son compatriote lors des derniers championnats du monde. Inévitablement, les comparaisons avec l&#8217;icône Selanne viennent à l&#8217;esprit. Et beaucoup, au pays, veulent voir en Laine l&#8217;élu, le successeur attendu de l&#8217;illustre « Finnish Flash ».</p>
<p style="text-align: justify;">Attiré par le poste de gardien à ses débuts, Patrik Laine, sur les conseils de son père, délaisse finalement les cages à 12 ans, pour mieux les faire trembler. Pouvant passer des heures à parfaire sa précision en pulvérisant des canettes, il façonne ce qui va devenir son arme ultime, un tir « <em>qui n&#8217;est pas de ce monde</em> », ainsi que le décrivait récemment un journaliste suomi. N&#8217;hésitant pas à user de son grand gabarit pour aller au contact, doté d&#8217;une excellente vision en zone offensive et sniper létal sur le point d&#8217;engagement côté gauche, il dévoile un arsenal qui n&#8217;est pas sans rappeler celui d&#8217;Alexander Ovechkin, la star russe qu&#8217;il a érigée au rang de modèle. Et s&#8217;il doit encore travailler son patinage et son jeu défensif, Laine possède tous les atouts pour avoir un impact immédiat dans la cour des grands, ce dont il est intimement convaincu.</p>
<h3 style="text-align: justify;">« <em>Je peux devenir le meilleur joueur de la NHL</em> »</h3>
<p style="text-align: justify;">Le jeune homme n&#8217;est, en effet, pas réputé pour manier la langue de bois. A l&#8217;aise face aux énormes attentes qu&#8217;il suscite, conscient de ses capacités, il affiche son ambition au grand jour et place la barre haut, très haut : « <em>Je pense que je peux devenir un jour le meilleur joueur de la NHL. Peut-être que d&#8217;autres sont bons dans différents aspects du jeu mais n&#8217;excellent pas forcément dans l&#8217;un d&#8217;eux. Ce qui est, je crois, mon cas</em> », déclamait-il ainsi peu avant la Draft en évoquant ses pouvoirs de finisseur. Ces propos peuvent suggérer une certaine arrogance mais il ne faut toutefois pas se méprendre sur la véritable personnalité du garçon.</p>
<p style="text-align: justify;">Maniant avec brio un humour pince-sans-rire (« <em>Je ne souhaite pas passer au centre car je serais alors obligé de défendre</em> ») qui a d&#8217;emblée enthousiasmé la direction des Jets, « Patsyuk », ainsi qu&#8217;il est surnommé par ses amis, entend briser les clichés en se montrant le plus naturel possible face aux médias. Et la fausse modestie ne figure pas dans son attirail, n&#8217;en déplaise à certains. « <em>Les gens qui me connaissent savent que je suis un bon gars ayant une grande confiance en lui, dans le bon sens. Je ne crois pas que cela soit une mauvaise chose</em> », assène-t-il, déterminé et convaincu que cette approche sera pour lui un ferment du succès.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Winnipeg, piste d&#8217;envol idéale</h3>
<p style="text-align: justify;">Interrogé sur sa ville natale de Tampere, Patrik Laine l&#8217;évoque en ces termes : « <em>Humide, froide et sombre</em> ». De ce côté, il ne devrait donc pas être dépaysé à Winnipeg. Blague à part, la franchise canadienne apparaît comme un lieu d&#8217;épanouissement optimal pour le pur-sang scandinave, elle qui entretient un lien historique tout particulier avec le Vieux Continent. Dans les années 1970, les Jets se sont mués en précurseurs, bâtissant leur ossature autour d&#8217;un noyau dur issu d&#8217;Europe du Nord. Veli-Pekka Ketola a été le premier Finlandais à signer un contrat professionnel outre-Atlantique, Lars-Erik Sjoberg le premier capitaine européen d&#8217;une équipe nord-américaine et c&#8217;est un groupe gravitant autour de Bobby Hull et de huit joueurs scandinaves – chose complètement inédite pour l&#8217;époque ! &#8211; qui a décroché le titre WHA en 1976.</p>
<p style="text-align: justify;">Vint ensuite Teemu Selanne dont l&#8217;image reste associée de près à la franchise avec, encore vivace dans les mémoires, sa saison rookie stratosphérique en 1993 gratinée de 76 buts (132 points au total), un record qui tient toujours. La communauté de Winnipeg est très attachée à cette tradition et tout est mis en œuvre afin que l&#8217;adaptation soit la plus aisée possible pour les Européens et leurs proches. Un argument supplémentaire pour favoriser l&#8217;éclosion de Patrik Laine, Éole porteur d&#8217;un vent frais qui pourrait rapidement virer en tornade prête à tout dévaster sur son passage.</p>
<p><em>Article paru dans le <a href="http://www.slapshotmag.com/epages/195024.sf/fr_FR/?ObjectPath=/Shops/195024/Products/mag_83" target="_blank">SlapshotMag n°83</a></em></p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/op9X7fFBGuw" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Les joyaux de la couronne</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Sep 2014 17:57:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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Ils sont jeunes, pétris de talent et représentent l&#8217;avenir au poste de défenseur en NHL. Points communs : ils sont tous suédois et patinent dans le sillage tracé pour eux par Borje Salming et Nicklas Lidstrom. Focus sur quatre de ces pépites incarnant une génération en or massif.
Dans les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
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<div id="attachment_1381" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1381" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1381"><img class="size-medium wp-image-1381 " title="Karlsson" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2014/09/Karlsson-300x200.jpg" alt="Karlsson et Ekman-Larsson, un futur doré pour la Suède (NHL.com)" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Ekman-Larsson et Karlsson, un futur doré pour la Suède (NHL.com)</p></div>
<p></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ils sont jeunes, pétris de talent et représentent l&#8217;avenir au poste de défenseur en NHL. Points communs : ils sont tous suédois et patinent dans le sillage tracé pour eux par Borje Salming et Nicklas Lidstrom. Focus sur quatre de ces pépites incarnant une génération en or massif.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les années 1970, il avait ouvert la voie. Premier Européen issu du cru à avoir un impact significatif en NHL, Borje Salming (787 points en 1148 matches, disputés essentiellement sous les couleurs des Toronto Maple Leafs) s&#8217;était mué en véritable pionnier. « The King » a passé le flambeau à son compatriote Nicklas Lidstrom qui, au travers d&#8217;une carrière majestueuse longue de vingt saisons, s&#8217;est imposé comme la référence ultime à son poste. L&#8217;ancien capitaine de Detroit a été une source d&#8217;inspiration unique pour une vague de jeunes défenseurs suédois qui déferle actuellement dans les patinoires nord-américaines. Des héritiers bien décidés à suivre les traces de leurs glorieux aînés tout en perpétuant la tradition de la qualité <em>made in Sweden</em><span style="font-style: normal"> au sein de la plus prestigieuses des compétitions.</span></p>
<p style="font-style: normal; text-align: justify;">
<p style="font-style: normal; text-align: justify;"><strong>Erik Karlsson (24 ans, Ottawa Senators) : le surdoué</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">A la question de savoir qui était le meilleur </span><em>blue-liner</em><span style="font-style: normal"> actuel en NHL, Nicklas Lidstrom n&#8217;a pas eu la moindre hésitation au moment de répondre : Erik Karlsson. Comme une évidence. Une filiation spirituelle enveloppe les deux joueurs et le joyau d&#8217;Ottawa ne peut laisser insensible. Son aisance sur la glace, la qualité de ses choix en transition et sa capacité à cornaquer avec brio le jeu de puissance en font un phénomène à part entière. Sollicité par </span><em>Slapshot</em><span style="font-style: normal">, Peter Harling, rédacteur pour </span><em>The Hockey Writers</em><span style="font-style: normal"> et spécialiste des Senators, ne tarit par d&#8217;éloges sur le 15e choix de la Draft 2008 : « </span><em>C&#8217;est un défenseur élite. Ses principales forces sont sa vitesse et son QI hockey. Regarder Karlsson avec le palet me rappelle l&#8217;un des meilleurs de tous les temps, Bobby Orr</em><span style="font-style: normal">, s’enthousiasme-t-il. </span><em>Je pense qu&#8217;il va continuer sa progression et s&#8217;inscrira dans la lignée des plus grands, Orr, Lidstrom, Harvey, Pronger</em><span style="font-style: normal"> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;">Malgré un Trophée Norris décroché en 2012, Karlsson n&#8217;est, pour autant, pas encore un produit fini. Son extrême facilité lui joue parfois de mauvais tours et l&#8217;on attend plus de pugnacité de sa part sur le plan strictement défensif – en témoignent des statistiques parfois suspectes en plus/minus. Son sens de l&#8217;anticipation et son placement sont également à étoffer mais, à 24 printemps, un avenir doré se dessine devant lui. Pour rappel, Nicklas Lidstrom avait dû attendre de souffler ses 31 bougies pour obtenir son premier Norris.</p>
<p style="font-style: normal; text-align: justify;">
<p style="font-style: normal; text-align: justify;"><strong>Oliver Ekman-Larsson : (23 ans, Arizona Coyotes) : la force tranquille</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En toute discrétion, il est en train de s&#8217;affirmer comme l&#8217;une des belles références à son poste en NHL. Joueur ultra-complet, rapide, endurant, doté d&#8217;une excellente vision – lui qui a évolué en position de centre à 15 ans –, d&#8217;un tir puissant et dévoilant de réels gages d&#8217;assurance défensive face aux adversaires les plus menaçants, « OEL » fait mieux que confirmer les attentes nourries d&#8217;un repêchage au 6e choix de la Draft 2009. Évoluant dans un petit marché, à Phoenix, il ne bénéficie toutefois pas d&#8217;une couverture médiatique à la hauteur de son talent. Qu&#8217;importe, ses adversaires comme ses coéquipiers savent parfaitement à qui ils ont affaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">« </span><em>Je ne sais pas s&#8217;il y a trois joueurs dans la Ligue contre qui j&#8217;échangerais Oliver. Je ne sais même pas s&#8217;il y en a un, il est tellement fort</em><span style="font-style: normal"> », a ainsi déclaré son capitaine, Shane Doan, dans les colonnes du </span><em>Edmonton Journal</em><span style="font-style: normal">, avant d&#8217;être appuyé par Derek Morris : « </span><em>Dans une équipe plus exposée, on parlerait de lui tous les jours. Défensivement, au même âge, il est comme Lidstrom</em><span style="font-style: normal"> ». Ces compliments ne devraient cependant pas monter à la tête du flegmatique Ekman-Larsson. Sans faire de bruit, le numéro 23, focalisé sur ses objectifs, poursuit une progression constante qui devrait l&#8217;emmener non loin des sommets.</span></p>
<p><span style="font-style: normal"> </span><strong>Victor Hedman (23 ans, Tampa Bay Lightning) : la confirmation attendue</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, il a pris son envol ! Deuxième choix d&#8217;une Draft 2009 particulièrement épaisse, derrière John Tavares mais devant Matt Duchene, Victor Hedman débarquait dans la cour des grands entouré d&#8217;énormes attentes. Toutefois, malgré ses larges épaules (1,98 m, 106 kg), le colosse formé à MODO a eu bien du mal à exploser. Celui qui était présenté comme le nouveau Chris Pronger, malgré quelques fulgurances, a connu plus de bas que de hauts lors de ses quatre premières années en NHL. En cause, son jeune âge, les difficultés à s&#8217;acclimater à une nouvelle culture et à apprivoiser le jeu nord-américain et, ainsi qu&#8217;il le reconnaît volontiers, un engouement à son égard n&#8217;ayant pas été aisé à gérer.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Déterminé, Hedman, pas épargné par les critiques, a pris son mal en patience et le déclic s&#8217;est produit la saison passée. Auteur d&#8217;un exercice particulièrement accompli (55 points en 75 matches), le Suédois a clairement franchi un palier. Évoluant dans un registre où on ne l&#8217;attendait pas forcément, le joueur, qui déclare trouver ses sources d&#8217;inspiration en Scott Niedermayer et Nicklas Lidstrom, s&#8217;est mué en fer de lance de l&#8217;arrière-garde du Lightning. Loin d&#8217;être un prototype unidimensionnel se reposant sur son physique, Hedman veut s&#8217;inscrire dans un terreau scandinave pourvoyeur de défenseurs fins techniquement et capables de générer des offensives dangereuses. « </span><em>Je ne suis pas Zdeno Chara. Je ne pense pas non plus jouer comme Chris Pronger. Je ne suis pas vicieux. Je dois travailler sur ses aspects de mon jeu, évidemment, mais je suis un défenseur mobile qui peut patiner avec le palet</em><span style="font-style: normal">, a-t-il confié, lucide, au </span><em>National Post</em><span style="font-style: normal">. M</span><em>on développement a pris plus de temps que prévu. Mais je suis toujours jeune, j&#8217;apprends encore et je travaille tous les jours pour m&#8217;améliorer</em><span style="font-style: normal">. » Désormais libéré, Victor Hedman a tous les atouts en main pour devenir incontournable à son poste dans les années à venir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hampus Lindholm (20 ans, Anaheim Ducks) : la révélation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le portrait dépeint par ses dirigeants et ses coéquipiers est le même. Du feu dans les jambes contrastant avec le sang-froid qui coule dans ses veines, une intelligence supérieure dans ses options de jeu et une personnalité posée qui s&#8217;intègre parfaitement au collectif. L&#8217;image d&#8217;un vétéran ayant au compteur une bonne dizaine de saisons au plus haut niveau, en somme. Sauf que le garçon en question est un certain Hampus Lindholm qui, à 20 ans, vient seulement de connaître son baptême du feu en NHL.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Affichant une maturité impressionnante sur et en dehors de la glace, le jeune Suédois est parvenu à se faire une place au soleil dans l&#8217;alignement des Ducks. Capable de briller dans toutes les situations, le numéro 6 de la Draft 2012 a engrangé 30 points sur son passage en plus de signer un retentissant + 29 au ratio plus/minus, des performances lui ayant permis d&#8217;intégrer logiquement l&#8217;équipe des meilleurs débutants de l&#8217;année. Doté d&#8217;une étonnante force de caractère, le gamin d&#8217;Helsinborg sait parfaitement où il veut aller et ne se fixe aucune limite. « </span><em>Je sais que si j&#8217;avais enchaîné les erreurs, j&#8217;aurais été sorti, mais ce n&#8217;est pas arrivé. En partie parce que je suis plus dur envers moi-même que les autres</em><span style="font-style: normal">, a-t-il expliqué au </span><em>LA Times</em><span style="font-style: normal">. </span><em>Mes objectifs sont plus élevés que ce que les gens pensent. Peu importe ce qu&#8217;ils disent, je me mets déjà la pression. Et je sais ce que je peux réaliser. Je suis comme ça.</em><span style="font-style: normal"> » Prometteur, vous avez dit ?</span></p>
<p><span style="font-style: normal"><em>Article paru dans le Slapshot Mag n° 73</em><br />
</span></p>
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		<title>Ovechkin, flamme vacillante</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Feb 2014 16:14:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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Un  échec retentissant. Mercredi, l&#8217;équipe russe est sortie par la petite  porte du tournoi de hockey des Jeux olympiques de Sotchi, butant au stade des  quarts de finale sur un adversaire finlandais bien plus cohérent (1-3).  Et si la défaillance a été généralement collective, les prestations d&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_1302" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><strong><a rel="attachment wp-att-1302" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1302"><img class="size-medium wp-image-1302" title="OLY-HKO 20100224" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2014/02/ovechkin1-300x168.jpg" alt="Ovechkin a encore déçu à Sotchi. (Olympic.ca)" width="300" height="168" /></a></strong><p class="wp-caption-text">Ovechkin a encore déçu à Sotchi. (Olympic.ca)</p></div>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un  échec retentissant. Mercredi, l&#8217;équipe russe est sortie par la petite  porte du tournoi de hockey des Jeux olympiques de Sotchi, butant au stade des  quarts de finale sur un adversaire finlandais bien plus cohérent (1-3).  Et si la défaillance a été généralement collective, les prestations d&#8217;un  homme cristallisent logiquement les critiques : Alexander Ovechkin.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout  était réuni pour faire de lui la grande star des Jeux. Une épreuve  mythique organisée sur ses terres, un peuple uni derrière son équipe, la  perspective d&#8217;une succulente revanche face aux Canadiens, un statut  d&#8217;icône nationale. Buteur sur son premier shift puis auteur d&#8217;une passe  quelques minutes plus tard pour Evgeni Malkin en ouverture contre la  Slovénie, Alexander Ovehckin a ensuite complètement disparu des lignes  statistiques. A l&#8217;heure des explications, l&#8217;entraîneur russe, Zinetula  Bilyaletdinov a, certes maladroitement, <a href="http://www.washingtonpost.com/sports/olympics/alex-ovechkin-russia-eliminated-from-sochi-olympics-by-finland/2014/02/19/e7d5a18a-9992-11e3-b1de-e666d78c3937_story.html" target="_blank">jeté son leader dans la fosse  aux lions</a>. Il reste que, si le joueur des Washington Capitals ne peut  être tenu comme l&#8217;unique coupable, sa part de responsabilité ne doit  être ni éludée, ni minimisée. D&#8217;autant que ce fiasco est loin d&#8217;être le  premier dans la carrière du célèbre numéro 8.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les mauvaises habitudes perdurent</h3>
<p style="text-align: justify;">Arrivé  en 2005 du côté de Washington, Ovechkin a été le grand artisan du retour  aux affaires de la franchise de la capitale américaine. Vainqueurs à  cinq reprises de la division Southeast lors des six dernières années,  avec en point d&#8217;orgue un Presidents&#8217; Trophy glané en 2010, les Caps se  sont imposés, dans le sillage de leur fer de lance russe, comme une  solide référence à l&#8217;Est.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois,  ces performances encourageantes n&#8217;ont jamais trouvé quelconque écho en  séries. Washington n&#8217;est, en effet, jamais parvenu à passer le cap des  demi-finales de conférence et le rendement d&#8217; « Ovi » à ce niveau de  compétition soulève des interrogations légitimes. L&#8217;ailier russe semble incapable de se sublimer pour propulser son équipe vers  les sommets. Un constat également valable sur la scène internationale  où, après l&#8217;humiliation de Vancouver (défaite 7-3 en quarts de finale  face au Canada), le désastre de Sotchi sonne comme un terrible désaveu  pour le joueur formé à l&#8217;école du Dynamo Moscou.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Un prototype unidimensionnel ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Sur les  glaces olympiques, son incapacité à briller sous la pression a ressurgi  au grand jour. Le staff de l&#8217;armée rouge n&#8217;a, sans doute pas, utilisé  son potentiel à bon escient – son placement sur le jeu de puissance et  sa connexion infructueuse avec un Evgeni Malkin lui aussi très décevant  étant des arguments recevables – mais Ovechkin est le principal  responsable de son naufrage.</p>
<p style="text-align: justify;">Cherchant  de manière trop systématique à faire la différence individuellement,  manquant de discernement et de précision dans ses choix (1 but pour 21  tirs), parfois nonchalant, incapable de mettre en valeur ses  coéquipiers, le chef de file a manifestement failli dans sa tâche. Ces  lacunes affichées sont, pour autant, loin d&#8217;être une nouveauté pour le  numéro un de la Draft 2004 qui, s&#8217;il représente le prototype ultime du  hockeyeur moderne, laisse la désagréable impression qu&#8217;il est finalement  un joueur unidimensionnel. Un phénomène pouvant enfiler les buts à un rythme fou et  ajoutant une dimension physique unique à sa palette mais si peu inspiré lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de mettre ses incroyables qualités naturelles au service du collectif.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Milbury : « <em>Il doit devenir un érudit du jeu</em> »</h3>
<p style="text-align: justify;">Dans un <a href="http://roenicklife.com/2014/02/ovechkin/" target="_blank">billet publié sur son blog</a> avant les Jeux, Jeremy Roenick mettait en avant le manque de structure  du jeu d&#8217;Ovechkin, lui qui fournit des efforts trop désordonnés,  notamment dans l&#8217;aspect défensif. Une analyse qui ramène au fait que le  Russe manquerait finalement de « QI hockey » et ne serait, dès lors, pas  à même d&#8217;élever son niveau quand les circonstances l&#8217;exigent.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Nous  avons vu sa production, nous avons vu sa puissance, nous voyons  clairement son incroyable propension à marquer des buts. Mais je n&#8217;ai pas  vu le joueur évoluer au fil des ans</em>, a surenchéri Mike Milbury, ancien défenseur des Boston Bruins, sur les ondes de NBC. <em>Il  a besoin d&#8217;apprendre, de devenir un érudit, de se passionner pour le  jeu. Il ne doit pas se focaliser uniquement sur ses propres performances  mais se concentrer sur les résultats de son équipe et la façon dont il  peut rendre ses coéquipiers meilleurs. Actuellement, je ne pense pas  qu&#8217;il emprunte ce chemin</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">La  critique est cinglante mais renvoie à une réalité palpable. Encore une  fois, à Sotchi, l&#8217;étoile russe est passée complètement à côté de son  sujet lors d&#8217;une épreuve où elle jouait très gros. A 28 ans, le serial  buteur a encore le temps et dispose du talent pour inverser la tendance.  Il serait néanmoins inspiré de ne pas traîner en route. Car, si la  frontière est parfois ténue entre les bons et les grands joueurs, le  fossé se creuse chaque fois encore un peu plus et dans le mauvais sens  pour Alexander Ovechkin.</p>
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		<title>L&#8217;armée rouge en mission</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Feb 2014 21:26:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour  la première fois de l&#8217;histoire, la Russie s&#8217;apprête à accueillir les  Jeux olympiques d&#8217;hiver. Du 8 au 23 février, à Sotchi, tout un pays sera  regroupé derrière son équipe de hockey pour qui l&#8217;or apparaît comme  l&#8217;unique alternative.
Une  vraie histoire d&#8217;amour. Impossible en effet d&#8217;évoquer le hockey  soviétique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1275" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1275" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1275"><img class="size-medium wp-image-1275" title="Russia" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2014/02/Russia-300x200.jpg" alt="Les Russes seront à la recherche de leur gloire passée à Sotchi. (Bruce Bennett-Getty Images)" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Les Russes seront à la recherche de leur gloire passée à Sotchi. (Bruce Bennett-Getty Images)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour  la première fois de l&#8217;histoire, la Russie s&#8217;apprête à accueillir les  Jeux olympiques d&#8217;hiver. Du 8 au 23 février, à Sotchi, tout un pays sera  regroupé derrière son équipe de hockey pour qui l&#8217;or apparaît comme  l&#8217;unique alternative.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une  vraie histoire d&#8217;amour. Impossible en effet d&#8217;évoquer le hockey  soviétique sans faire mention des Jeux olympiques, terrain où il a  griffonné les plus belles pages de sa légende en décrochant huit  médailles d&#8217;or entre 1956 et 1992. Au fil des générations, les artistes  se sont succédé au sein d&#8217;un système collectif parfaitement huilé pour  faire triompher une conception du jeu devenue référence au temps de  l&#8217;amateurisme. Autre époque, autres mœurs. La venue des meilleurs  joueurs de NHL, à partir de Nagano (1998), a fondamentalement  redistribué les cartes et la Russie a entamé une période de disette qui  dure depuis maintenant trop longtemps.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;heure  des retrouvailles avec la muse sertie d&#8217;anneaux approche et, pour la  première fois de son histoire, le plus vaste pays du monde sera  l&#8217;organisateur du combat des chefs. Une opportunité unique de reprendre  la tradition glorieuse d&#8217;une aventure dont le dernier épisode reste une  traumatisante élimination en quarts de finale face au Canada, il y a  quatre ans (7-3), se présente. « <em>Honnêtement, je n&#8217;arrive toujours pas à croire ce qui s&#8217;est passé. Je suis encore dépité</em>, a confié Evgeni Malkin selon NHL.com.<em> Nous allons devoir prouver à Sotchi, devant nos supporters, que le désastre de Vancouver n&#8217;était rien d&#8217;autre qu&#8217;un accident</em>. »</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le poids de la nation</h3>
<p style="text-align: justify;">Si le  fait d&#8217;évoluer devant une foule acquise à leur cause sur la glace d&#8217;un  palais des glaces Bolchoï flambant neuf sera un avantage considérable,  les Russes devront néanmoins composer avec une pression extrême.  L&#8217;olympisme, fondé sur des valeurs de partage et d&#8217;humanité, a  rapidement dérivé vers une compétition entre nations qui n&#8217;ont eu de  cesse de l&#8217;instrumentaliser pour en faire une vitrine de leur puissance.  Aujourd&#8217;hui, si cette tendance s&#8217;est estompée, elle n&#8217;a pas totalement  disparu pour autant et les Jeux de Sotchi revêtent une importance toute  particulière pour le gouvernement de Vladimir Poutine, l&#8217;homme fort de  Moscou ayant déclaré qu&#8217;il assisterait aux rencontres d&#8217;une sélection  dont il n&#8217;attend rien d&#8217;autre que le sacre.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;attente  est immense au sein d&#8217;un pays ayant toujours défendu avec fierté  l&#8217;authenticité de son hockey. Preuve supplémentaire, 16 anciens  champions olympiques ont adressé une lettre ouverte à l&#8217;équipe entraînée  par Zinetula Bilyaletdinov et dont le contenu est on ne peut plus  explicite : « <em>Tout le pays vous supportera et tremblera avec vous. A  notre époque, nous avons tout donné pour la victoire. Nous avons apporté  la gloire à l&#8217;URSS, notre peuple, notre sport. Ne laissez pas tomber la  Russie, les garçons !</em> »</p>
<h3 style="text-align: justify;">Tretiak : « <em>L&#8217;impact des Jeux sera toujours spécial </em>»</h3>
<p style="text-align: justify;">Reste  désormais à savoir si la sélection parviendra à assouvir ses ambitions  en écartant une meute d&#8217;opposants pour le moins farouche, emmenée par  les terreurs canadiennes. Durant la phase de préparation, le GM Alexei  Kasatonov et son staff ont redoublé d&#8217;efforts, notamment en matière de  scouting, pour mettre en place le groupe le plus compétitif possible.  Les étoiles évoluant outre-Atlantique, Alexander Ovechkin, Evgeni Malkin  et Pavel Datsyuk, serviront de guides et seront bien secondés par des  éléments issus de KHL, au premier rang desquels Ilya Kovalchuk et  Alexander Radulov. De quoi effrayer plus d&#8217;une défense&#8230;  L&#8217;arrière-garde, sous la conduite du vétéran Andrei Markov et de la  valeur montante Slava Voynov, aura un rôle clé à jouer pour protéger une  cage où le poste de gardien reste l&#8217;interrogation majeure, avec Semyon  Varlamov et Sergei Bobrovski en balance pour la place de numéro un.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans  une compétition d&#8217;une telle densité, la marge de manœuvre des Russes  sera forcément limitée et ils devront trouver les ressources pour  évacuer la pression et ne pas passer à côté d&#8217;une chance unique. Car,  ainsi que le signale à juste titre Vladislav Tretiak, les JO conservent  une saveur à nulle autre pareille. « <em>L&#8217;impact des Jeux sera toujours spécial. Un champion olympique sera remémoré par plusieurs générations après sa victoire</em>, a affirmé le mythique cerbère lors d&#8217;un entretien accordé à Yahoo Sports. <em>Partout  où je vais, je ne suis pas présenté comme quelqu&#8217;un ayant gagné dix  fois les championnats du monde. Je suis introduit comme un triple  champion olympique. Et cela compte.</em> » Partie en croisade, l&#8217;armée  rouge doit désormais déployer un plan de bataille savamment élaboré pour  ne pas passer à côté du rendez-vous de Sotchi, plus que jamais le défi  d&#8217;une vie&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le roster du Team Russia :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gardiens : </strong>Sergei Bobrovsky (Columbus Blue Jackets), Alexander Eremenko (Dynamo Moscou), Semyon Varlamov (Colorado Avalanche).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Défenseurs : </strong>Anton Belov ( Edmonton Oilers), Denis Denisov (CSKA Moscou), Alexei Emelin (Montreal Canadiens), Andrei Markov (Montreal Canadiens), Evgeny Medvedev ( Kazan Ak-Bars), Nikita Nikitin (Columbus Blue Jackets), Ilya Nikulin (Kazan Ak-Bars), Fedor Tyutin (Columbus Blue Jackets), Vyacheslav Voynov (Los Angeles Kings).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Attaquants : </strong>Artem Anisimov (Columbus Blue Jackets), Pavel Datsyuk (Detroit Red Wings), Denis Kokarev (Dynamo Moscou), Ilya Kovalchuk (SKA St. Petersbourg), Nikolai Kulemin (Toronto Maple Leafs), Evgeni Malkin (Pittsburgh Penguins), Alex Ovechkin (Washington Capitals), Alexander Popov (Omsk Avangard), Vladimir Tarasenko (St. Louis Blues), Alexei Tereshchenko (Kazan Ak-Bars), Viktor Tikhonov (St. Petersbourg SKA).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Article paru dans le<a href="http://www.slapshotmag.com/Slapshot-Magazine-70"> Slapshot Mag n°70</a>.</em></p>
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		<title>Opération rédemption</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Nov 2013 21:17:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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Une nouvelle saison vient de commencer et l&#8217;ambition de Pittsburgh reste inchangée : ajouter une quatrième Stanley Cup à l&#8217;étagère de trophées de la franchise. Pouvant compter sur une puissance de frappe impressionnante, les Penguins restent pourtant sur des échecs traumatisants en play-offs. Sidney Crosby et consorts [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong></p>
<div id="attachment_1234" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1234" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1234"><img class="size-medium wp-image-1234" title="Fleury" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2014/01/Fleury-300x225.jpg" alt="Sous haute pression, Marc-André Fleury n'a plus le droit à l'erreur cette saison. (Wiki Commons)" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Sous haute pression, Marc-André Fleury n&#39;a plus le droit à l&#39;erreur cette saison. (Wiki Commons)</p></div>
<p></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une nouvelle saison vient de commencer et l&#8217;ambition de Pittsburgh reste inchangée : ajouter une quatrième Stanley Cup à l&#8217;étagère de trophées de la franchise. Pouvant compter sur une puissance de frappe impressionnante, les Penguins restent pourtant sur des échecs traumatisants en play-offs. Sidney Crosby et consorts seront-ils capables de rectifier le tir cette année ? La question mérite d&#8217;être posée.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les Penguins font-ils encore peur ? Au regard de leur effectif emmené par les deux superstars que sont Sidney Crosby et Evgeni Malkin, l&#8217;affirmative relève de l&#8217;évidence. Les observateurs et autres bookmakers ne s&#8217;y sont d&#8217;ailleurs pas tompés, ayant placé la franchise pennsylvanienne tout en haut de leur liste de favoris à la quête du Graal pour ce nouvel exercice de NHL. Pour autant, les prestations délivrées par l&#8217;équipe lors des play-offs ces dernières saisons invitent à plus de mesure. Éjectés au premier tour en 2011 et 2012 puis balayés par Boston en finale de conférence en juin, les Pens ont affiché des limites incompatibles avec leur volonté affichée de s&#8217;offrir un nouveau titre. L&#8217;attente commence à être pesante du côté de la « Steel City » et les champions 2009 devront régler plusieurs problèmes s&#8217;ils escomptent retrouver, enfin, les sommets. A commencer par le dossier brûlant qui concerne le poste de gardien de but.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Fleury sur le grill</h3>
<p style="text-align: justify;">Dire que la pression est palpable autour de Marc-André Fleury relève du doux euphémisme. Valeur sûre capable d&#8217;engranger les victoires durant la phase régulière, le cerbère canadien ne parvient plus à soutenir la cadence en séries. Lui qui avait joué un rôle majeur dans l&#8217;odyssée victorieuse en 2009 a complètement perdu pied depuis, enchaînant les prestations médiocres et perdant même sa place au profit de Tomas Vokoun lors des derniers play-offs. L&#8217;incertitude entourant l&#8217;avenir du portier tchèque (qui a été opéré d&#8217;un caillot au niveau du bassin et ne sait toujours pas s&#8217;il pourra reprendre le fil de sa carrière) a toutefois enjoint la direction des Penguins à relancer le 1er choix de la Draft 2003.</p>
<p style="text-align: justify;">Nonobstant cette marque de confiance renouvelée, Fleury doit prendre conscience qu&#8217;il jouera gros, très gros dans les mois à venir. Les paroles de Ray Shero, qui a fait le pari de la continuité en prolongeant également l&#8217;entraîneur Dan Bylsma et joue aussi serré dans cette affaire, ne laissent planer aucun doute. Cette saison prend inévitablement les allures de dernière chance pour son gardien de 28 ans. « <em>Pour Marc, l&#8217;objectif est de faire le nécessaire pour améliorer son jeu. Il arrive à un moment charnière de sa carrière, c&#8217;est évident</em>, a asséné le GM selon NHL.com. <em>Il est sérieux dans sa volonté de hausser son niveau et il doit impérativement le faire</em>. »</p>
<h3 style="text-align: justify;">L&#8217;enjeu et le jeu</h3>
<p style="text-align: justify;">Un Fleury retrouvé, condition forcément essentielle, ne sera toutefois pas l&#8217;unique clé pour Pittsburgh. Pour voir loin, les Penguins auront besoin de leaders en bonne santé. Sidney Crosby et Evgeni Malkin ont tous les deux connus des soucis à répétition ces dernières années alors que Kris Letang et James Neal sont déjà passés par la case infirmerie depuis la reprise. Plus que jamais, la franchise doit pouvoir compter sur la forme optimale de ses joueurs d&#8217;élite, la profondeur de l&#8217;effectif soulevant de légitimes interrogations.</p>
<p style="text-align: justify;">Les pertes d&#8217;éléments comme Jordan Staal, Maxime Talbot, Tyler Kennedy ou Matt Cooke n&#8217;ont en effet pas vraiment été compensées. Le secteur de l&#8217;infériorité numérique en a logiquement pâti (25e à moins de 80% la saison passée) et l&#8217;influence des ces joueurs d&#8217;impact a cruellement fait défaut à l&#8217;heure des joutes acharnées en séries. Sortis coup sur coup par Philadelphia et Boston, des adversaires au profil similaire, Pittsburgh, ne parvenant à soutenir la comparaison dans le secteur de l&#8217;engagement et de l&#8217;agressivité, a perdu le fil pour finalement dérailler. L&#8217;excellent travail délivré par les troisième et quatrième blocs des Chicago Blackawks lors des derniers play-offs a prouvé, si besoin en était, l&#8217;extrême importance des seconds couteaux dans le « money time ».</p>
<p style="text-align: justify;">Autre épine dans le pied de Ray Shero, le recrutement tardif de Jarome Iginla, Brenden Morrow ou Douglas Murray (tous partis monnayer leur talent ailleurs) avant l&#8217;ouverture des dernières séries qui a pris les allures de fiasco. La patron du secteur sportif sera scruté de près quant à ses prochaines décisions en matière de transferts. Dan Bylsma, quant à lui, aura pour charge de trouver les mots justes afin de résorber une friabilité sur le plan mental qui commence à devenir sérieusement contrariante. Sa marge de manœuvre est restreinte et, malgré sa prolongation de contrat, son crédit auprès de la direction a fatalement été entamé.</p>
<p style="text-align: justify;">Guidés par le meilleur joueur de la planète hockey, les Penguins devraient malgré tout traverser la saison régulière sans trop de turbulences et aborder les phases finales avec l&#8217;étiquette de favoris sur les épaules. Ayant les cartes en main pour atteindre leurs objectifs, ils savent désormais ce qu&#8217;il leur reste à faire. Faire triompher le jeu sur l&#8217;enjeu afin que le printemps ne prenne, une nouvelle fois, les allures de sinistre désillusion&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Article paru dans le <a href="http://www.slapshotmag.com/epages/195024.sf/fr_FR/?ObjectPath=/Shops/195024/Products/mag_69">Slapshot Mag n°69</a></em></p>
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		<title>Preview : La conquête de l&#8217;Ouest</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Sep 2013 20:52:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est reparti pour un tour ! La saison 2013-2014 de NHL s&#8217;annonce particulièrement explosive du côté des patinoires nord-américaines. Slapshot se propose de dresser un premier aperçu des forces en présence. Place désormais à une Conférence Ouest où la chasse aux Blackhawks est ouverte avec une meute d&#8217;outsiders aux dents longues bien décidés à tirer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1210" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1210" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1210"><img class="size-medium wp-image-1210" title="Pietrangelo" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2014/01/Pietrangelo-300x192.jpg" alt="Pietrangelo" width="300" height="192" /></a><p class="wp-caption-text">Alex Pietrangelo et les Blues seront de vrais épouvantails à l&#39;Ouest. (AP)</p></div>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est reparti pour un tour ! La saison 2013-2014 de NHL s&#8217;annonce particulièrement explosive du côté des patinoires nord-américaines. Slapshot se propose de dresser un premier aperçu des forces en présence. Place désormais à une Conférence Ouest où la chasse aux Blackhawks est ouverte avec une meute d&#8217;outsiders aux dents longues bien décidés à tirer leur épingle du jeu.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le favori : Chicago Blackhawks</h3>
<p style="text-align: justify;">On ne présente plus les Blackhawks. Champion en titre, cette équipe de Chicago est sans conteste l&#8217;une des plus douées de sa génération. Après avoir connu un terrible trou d&#8217;air au tournant du nouveau millénaire, les Indiens ont reconstruit intelligemment, parvenant à s&#8217;offrir avec Jonathan Toews et Patrick Kane deux leaders en or massif. Gérant la franchise d&#8217;une main de maître, Stan Bowman multiplie les choix judicieux et est parvenu à bâtir un effectif parfaitement équilibré aux allures de rouleau compresseur. Peu de mouvements ont émaillé l&#8217;intersaison (à noter malgré tout le départ de Dave Bolland vers Toronto) et c&#8217;est une formation ultra-compétitive qui s’apprête à entamer la défense de son bien. Disposant d&#8217;une marge apparaissant confortable sur la concurrence à l&#8217;Ouest, Chicago devra toutefois délivrer son meilleur hockey pour espérer réaliser le <em>back-to-back</em>. Un exploit qu&#8217;aucune équipe n&#8217;est parvenue à réaliser depuis les Detroit Red Wings au siècle dernier (1997, 1998).</p>
<h3 style="text-align: justify;">L&#8217;outsider : Saint-Louis Blues</h3>
<p style="text-align: justify;">Voilà une formation ayant toutes les allures d&#8217;un épouvantail en puissance à l&#8217;Ouest. Affichant des progrès singuliers depuis la prise de fonction de Ken Hitchcock il y a deux ans, Saint-Louis dispose d&#8217;une équipe jeune et compétitive, capable de faire de sérieux dégâts cette saison. Avec Alex Pietrangelo et Kevin Shattenkirk, les Blues possèdent deux cracks pour mener leur arrière-garde alors que l&#8217;attaque n&#8217;est pas dénuée pas de talent (TJ Oshie, Alex Steen, David Backes, Vladimir Tarasenko). Toutefois, l&#8217;offensive manque encore d&#8217;un véritable leader et d&#8217;un peu de profondeur (les performances du revanchard Derek Roy et de Magnus Pääjärvi seront à suivre de près) alors que le duo composé de Brian Eliott et Jaroslav Halak devra élever son niveau de jeu dans les cages pour espérer un run en play-offs. Il reste que Saint-Louis, équipe aimant conserver le palet et toujours très difficile à manœuvrer, présente des arguments de choix. Avec un soupçon de maturité et de réussite, les Blues pourraient bien se muer en belle surprise de l&#8217;exercice à venir.</p>
<h3 style="text-align: justify;">A confirmer : Anaheim Ducks</h3>
<p style="text-align: justify;">Pas forcément attendu à pareille fête, Anaheim avait surpris son monde lors du dernier exercice raccourci en s’immisçant brillamment au deuxième rang à l&#8217;Ouest. Malheureusement pour la franchise californienne, les promesses entrevues au cours de la saison régulière n&#8217;ont pas trouvé de confirmation en play-offs avec une cruelle élimination au premier tour contre Detroit. Une constante pour des Ducks qui, depuis leur titre en 2007, enchaînent les contre-performances en séries. L&#8217;entraîneur, Bruce Bourdeau, a pourtant sous sa coupe un effectif ne manquant pas d&#8217;allure. Ryan Getzlaf (28 ans) est sans conteste l&#8217;un des meilleurs centres de sa génération, Corey Perry, malgré des performances en recul dernièrement, reste une fine gâchette, Teemu Selanne a rempilé pour un an, de gros espoirs sont fondés en Kyle Palmieri alors que la doublette Jonas Hiller-Viktor Fasth apparaît comme une belle assurance devant le filet. Malgré le départ de Bobby Ryan vers Ottawa, les Californiens auront un joli coup à jouer au sein d&#8217;une Conférence ouverte même si leur capacité à résister à la pression soulève des interrogations légitimes.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le point d&#8217;interrogation : Dallas Stars</h3>
<p style="text-align: justify;">Une petite révolution de palais vient d&#8217;avoir lieu à Dallas. Nouveau logo, nouveau General manager, nouveau coach et refonte de l&#8217;effectif en profondeur ont composé le menu estival au Texas. Désormais à la tête de l&#8217;équipe, Jim Nill a appelé Lindy Ruff sur le banc et a tranché dans le vif pour bâtir une équipe capable de se mêler à la lutte aux play-offs, objectif manqué depuis désormais cinq ans. Le manque d&#8217;épaisseur au centre devrait être comblé par les arrivées de Tyler Seguin et de Shawn Horcoff, Rich Peverley et le revenant Sergei Gonchar apporteront un facteur expérience non négligeable tandis que les jeunes Valeri Nishushkin et Jamie Oleksiak seront attendus au tournant. Reste désormais à savoir si l&#8217;alchimie se fera au sein d&#8217;un collectif qui entamera les débats sans certitude aucune. Pour les Stars, ce sera vraisemblablement tout ou rien cette saison.</p>
<p style="text-align: justify;">Le baromètre :</p>
<p style="text-align: justify;">Cinq étoiles : Chicago Blackhawks<br />
Quatre étoiles : Saint-Louis Blues, Los Angeles Kings, Vancouver Canucks<br />
Trois étoiles : Anaheim Ducks, San José Sharks, Minnesota Wild,<br />
Deux étoiles : Colorado Avalanche, Edmonton Oilers, Dallas Stars, Nashville Predators<br />
Une étoile : Calgary Flames, Phoenix Coyotes, Winnipeg Jets</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Article paru dans le <a href="http://www.slapshotmag.com/epages/195024.sf/fr_FR/?ObjectPath=/Shops/195024/Products/mag_68">Slapshot Mag n°68</a>.</em></p>
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		<title>Preview : L&#8217;Est se densifie</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Sep 2013 20:44:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est reparti pour un tour ! La saison 2013-2014 de NHL s&#8217;annonce particulièrement explosive du côté des patinoires nord-américaines. Slapshot se propose de dresser un premier aperçu des forces en présence, en commençant par une Conférence Est densifiée où la bataille promet d&#8217;être âpre et indécise, jeu du réalignement oblige.


Le favori : Pittsburgh Penguins
Sans surprise, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1202" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1202" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1202"><img class="size-medium wp-image-1202" title="Letang1" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2014/01/Letang1-300x168.jpg" alt="Letang1" width="300" height="168" /></a><p class="wp-caption-text">Les Penguins de Letang seront encore les favoris de la saison à l&#39;Est.</p></div>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est reparti pour un tour ! La saison 2013-2014 de NHL s&#8217;annonce particulièrement explosive du côté des patinoires nord-américaines. Slapshot se propose de dresser un premier aperçu des forces en présence, en commençant par une Conférence Est densifiée où la bataille promet d&#8217;être âpre et indécise, jeu du réalignement oblige.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p></p>
<h3 style="text-align: justify;">Le favori : Pittsburgh Penguins</h3>
<p style="text-align: justify;">Sans surprise, les Penguins s&#8217;apprêtent à entamer les hostilités avec le statut de favoris en puissance. Toutefois, la pression sera palpable sur les épaules de Sidney Crosby and co. Et pour cause. Depuis le titre décroché en 2009, Pittsburgh enchaîne les désillusions. Malgré des saisons régulières plus que probantes, les échecs en séries se suivent et se ressemblent. Le dernier en date, un sweep encaissé face à Boston en finale de conférence, va être délicat à digérer. Il reste que la franchise pennsylvanienne dispose toujours d&#8217;une force de frappe unique et a misé sur la stabilité pour essayer de rebondir. Dan Bylsma a été reconduit sur le banc, les cadres que sont Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Kris Letang n&#8217;ont pas bougé et la profondeur d&#8217;effectif reste intéressante, avec notamment le retour de Rob Scuderi pour densifier l&#8217;arrière-garde. La grosse interrogation réside dans les performances d&#8217;un Marc-André Fleury qui a indéniablement perdu de sa superbe et pourrait rapidement être poussé vers la sortie. Le GM de l&#8217;équipe, Ray Shero, sait quoi qu&#8217;il en soit qu&#8217;il joue très gros cette saison. En cas de nouvelle faillite, une page pourrait se tourner du côté de la « Steel City ».</p>
<h3 style="text-align: justify;">L&#8217;outsider : Boston Bruins</h3>
<p style="text-align: justify;">Impossible d&#8217;évoquer la course aux sommets à l&#8217;Est sans faire mention de Boston. Ayant trouvé une réelle régularité dans l&#8217;excellence ces dernières saisons, les Bruins ont été proches d&#8217;ajouter une deuxième Coupe Stanley en trois ans à leur palmarès en mai dernier, échouant de peu face à Chicago en finale. Se reposant sur un groupe solide, rugueux mais également talentueux, subtil mélange entre vétérans rompus aux joutes du haut-niveau (Zdeno Chara, Patrice Bergeron, Jarome Iginla) et joueurs capables de créer des différences à tout moment (David Krejci, Milan Lucic, Brad Marchand, Loui Eriksson), l&#8217;équipe du Massachusetts semble taillée pour aller loin cette année. Si Tuukka Rask, récemment prolongé pour huit saisons avec un contrat de 56 millions de dollars à la clé, parvient à tenir la cadence entre les poteaux, les Bruins peuvent incontestablement se projeter vers un printemps radieux.</p>
<h3 style="text-align: justify;">A confirmer : Toronto Maple Leafs</h3>
<p style="text-align: justify;">Après neuf longues années d&#8217;absence, les Maple Leafs sont enfin parvenus à retrouver le haut de l&#8217;affiche et les play-offs la saison passée. Aujourd&#8217;hui, l&#8217;heure est à la confirmation pour la mythique franchise canadienne qui se doit d&#8217;enchaîner sur un nouvel exercice probant pour espérer enclencher un cycle vertueux. Passé tout proche d&#8217;une performance de choix au premier tour des séries face à Boston (défaite 3-4 dans un final improbable), Toronto aborde la reprise avec ambition et détermination. L&#8217;addition de David Clarkson devrait apporter encore plus de punch à une offensive emmenée par un Phil Kessel prouvant qu&#8217;il a bien l&#8217;étoffe d&#8217;un <em>franchise player</em> alors que le prometteur Cody Franson sera attendu pour prendre encore plus d&#8217;épaisseur en défense. Toutefois, des zones d&#8217;ombre subsistent (potentiel réel de Nazem Kadri, homogénéité de l&#8217;escouade défensive etc.) et l&#8217;arrivée de Jonathan Bernier sonne quelque peu comme un désaveu pour un James Reimer qui avait pourtant fait le métier dans les buts la saison dernière. La cohabitation et les performances des deux gardiens seront assurément l&#8217;une des clés du succès pour des Canadiens qui n&#8217;auront pas vraiment de marge de manœuvre.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le point d&#8217;interrogation : Philadelphia Flyers</h3>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;opération rédemption est en cours du côté de Philadelphia. Restant sur un exercice désastreux, les Flyers, qui n&#8217;ont pas été épargnés par les blessures, se doivent de relever la tête. Le talent est présent au sein d&#8217;une attaque menée par Claude Giroux et l&#8217;arrivée de Vincent Lecavalier, après treize années passées à Tampa Bay, sonne comme un pari audacieux pour combler le départ de Danny Brière. Dans les buts, exit Ilya Bryzgalov, qui a été au final un énorme flop, et place à un Steve Mason qui n&#8217;a pas confirmé depuis son Calder en 2009. L&#8217;ancien gardien de Colombus sera secondé par le fantasque Ray Emery, déjà passé par la maison, efficace l&#8217;an dernier à Chicago mais capable du meilleur comme du pire. Le patron de la franchise, Paul Holmgren, qui doit faire face à des soucis au niveau du <em>salary cap</em> et l&#8217;entraîneur, Peter Laviolette, vont sans nul doute jouer leur avenir lors des prochains mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Le baromètre :</p>
<p style="text-align: justify;">Cinq étoiles : Pittsburgh Penguins, Boston Bruins<br />
Quatre étoiles : Detroit Red Wings, New York Rangers<br />
Trois étoiles : Toronto Maple Leafs, Montreal Canadiens, Washington Capitals, Ottawa Senators, Philadelphia Flyers<br />
Deux étoiles : New Jersey Devils, Carolina Hurricanes, Tampa Bay Lightning, Colombus Blue Jackets, New York Islanders<br />
Une étoile : Florida Panthers, Buffalo Sabres</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.slapshotmag.com/epages/195024.sf/fr_FR/?ObjectPath=/Shops/195024/Products/mag_68"><em>Article paru dans le Slaphsot Mag n°</em>68</a></p>
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		<title>Krug sort ses griffes</title>
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		<pubDate>Thu, 30 May 2013 01:17:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Son histoire est celle d&#8217;un conte de fées à l&#8217;américaine. Appelé à la rescousse pour pallier les absences au sein de l&#8217;arrière-garde de Boston avant le coup d&#8217;envoi de la série face aux New York Rangers, Torey Krug a pris feu pour ses premières apparitions en play-offs NHL. Si bien que le nom du rookie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_1185" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1185" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1185"><img class="size-full wp-image-1185 " title="Krug1" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2013/05/Krug1.jpg" alt="Torey Krug est la belle surprises des séries en NHL. (NHL.com)" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Torey Krug est la belle surprise des séries en NHL. (NHL.com)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Son histoire est celle d&#8217;un conte de fées à l&#8217;américaine. Appelé à la rescousse pour pallier les absences au sein de l&#8217;arrière-garde de Boston avant le coup d&#8217;envoi de la série face aux New York Rangers, Torey Krug a pris feu pour ses premières apparitions en play-offs NHL. Si bien que le nom du rookie (22 ans) revient sur toutes les lèvres à l&#8217;aube de la finale de conférence explosive qui verra les Bruins défier les Pittsburgh Penguins à partir de samedi.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Torey « <em>who</em> » ? Il y a deux semaines, le patronyme de Torey Krug était une énigme pour la grande majorité des observateurs du hockey nord-américain. Et pour cause. Le jeune défenseur proposait une carte de visite bien maigre au moment d&#8217;intégrer l&#8217;alignement des Bruins au cœur des play-offs. Non drafté durant son cursus universitaire à Michigan State, principalement en raison de son petit gabarit (1,75 m), le joueur américain signait au printemps 2012 un contrat de <em>free agent</em> avec Boston mais ne comptait que deux apparitions au plus haut niveau avant de passer la quasi-totalité de la saison suivante dans les rangs l&#8217;équipe ferme de Providence engagée en AHL (un seul match en NHL le 27 mars).</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, l&#8217;hécatombe de blessures ayant touché la défense lors d&#8217;une première ronde épique face à Toronto (blessures de Dennis Seidenberg, Wade Redden et Andrew Ference) a contraint Claude Julien à revoir ses plans. L&#8217;entraîneur de la franchise du Massachusetts a ainsi décidé de sortir l&#8217;inexpérimenté Torey Krug de sa manche. Un pari aux allures de coup de génie puisque le rookie, propulsé sous le feu des projecteurs, a saisi sa chance en se muant en facteur X d&#8217;une équipe de Boston qui a essoré les Rangers en cinq manches (4-1).</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le scalp de « King Henrik »</h3>
<p style="text-align: justify;">Faisant fi de la pression, Krug a en effet sorti l&#8217;artillerie lourde pour faire trembler à quatre reprises les filets de l&#8217;une des références au poste de gardien en la personne d&#8217;Henrik Lundqvist, devenant le premier débutant de l&#8217;histoire évoluant en défense à réaliser pareille performance. Complètement décomplexé, l&#8217;Américain a affiché une maturité et un calme presque déconcertants à la ligne bleue, multipliant les choix judicieux dans l&#8217;utilisation du palet tout en dévoilant des qualités de sniper insoupçonnées.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces partitions ébouriffantes ont enchanté le public du TD Garden tout comme ses coéquipiers, à l&#8217;image de Shawn Thornton, qui ne tarit pas d&#8217;éloges sur le phénomène qu&#8217;il a surnommé « Freddy » &#8211; en référence à Freddy Krueger, le personnage créé par Wes Craven. « <em>Il a été tellement décisif depuis son arrivée. Il fluidifie le jeu en s&#8217;accommodant avec aisance des situations difficiles. Et ce ne sont pas juste les points et les tirs, mais aussi les sorties de zone, son assurance avec le palet, sa créativité dans la zone neutre</em>, a déclaré le vétéran en conférence de presse. <em>Pour un gamin de son âge, il fait preuve d&#8217;une patience étonnante. Il affiche un niveau de jeu bien plus épais que sa carrure ne le laisse penser</em>. » Claude Julien a, pour sa part, évoqué un garçon au « <em>sang glacé dans les veines</em> » qui a été « <em>magique</em> » pour l&#8217;équipe dans cette série, révélant une satisfaction légitime d&#8217;avoir flairé le bon coup.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Pittsburgh, un révélateur</h3>
<p style="text-align: justify;">Fort de son nouveau statut d&#8217;<em>impact player</em> en puissance, Torey Krug devrait continuer à recevoir un temps de jeu significatif face à Pittsburgh en finale de conférence. Abordant ce nouveau défi en pleine confiance, il ne cache pas son ambition de prolonger la belle aventure le plus longtemps  possible : « <em>C&#8217;est une année incroyable. Quand j&#8217;ai signé, je voulais gagner la Coupe Stanley. Et je savais que Boston serait un outsider en puissance. Je suis ravi d&#8217;avoir cette opportunité et d&#8217;apporter ma pierre à l&#8217;édifice</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">Face à l&#8217;armada offensive des Pens, l&#8217;ancien Spartan n&#8217;aura toutefois pas la tâche facile, la mission lui étant proposée étant celle de contenir des éléments de la trempe de Sidney Crosby ou Evgeni Malkin tout en continuant à se montrer productif en attaque. Au risque de retourner dans l&#8217;ombre aussi rapidement qu&#8217;il en est sorti. « <em>Je dois confirmer si je veux continuer à exister dans la Ligue. Si je n&#8217;ai plus d&#8217;influence en zone offensive, ils vont trouver un gars plus costaud qui peut faire la même chose que moi</em>, assène-t-il avec lucidité. <em>Mais j&#8217;espère que je pourrais continuer et j&#8217;essaie d&#8217;apporter ma contribution dès lors que l&#8217;on me donne une chance</em>. » Touché par la grâce, Torey Krug s&#8217;est donné les moyens de poursuivre son rêve. En faisant de son nom un possible futur synonyme de <em>fairy tale</em> dans le dictionnaire américain.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vidéo</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/Zk_8LHyVgfw" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>La &#171;&#160;Kadrième&#160;&#187; dimension</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 20:46:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Son éclosion a surpris plus d&#8217;un observateur. Après des débuts pour le moins chaotiques en NHL, Nazem Kadri (22 ans) affole les compteurs depuis le début de la saison de l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique. Tout sourit actuellement au centre des Toronto Maple Leafs qui goûte avec un plaisir non dissimulé à cette petite revanche. La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1099" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1099" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1099"><img class="size-medium wp-image-1099 " title="58450349" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2013/04/Kadri1-300x206.jpg" alt="58450349" width="300" height="206" /></a><p class="wp-caption-text">Nazem Kadri, avec 41 unités, est actuellement le 13e meilleur pointeur de la NHL. (Getty Images)</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><strong>Son éclosion a surpris plus d&#8217;un observateur. Après des débuts pour le moins chaotiques en NHL, Nazem Kadri (22 ans) affole les compteurs depuis le début de la saison de l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique. Tout sourit actuellement au centre des Toronto Maple Leafs qui goûte avec un plaisir non dissimulé à cette petite revanche. La question reste désormais de savoir si le Canadien sera à même de maintenir ce niveau de performance dans la durée.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le scepticisme a perdu son droit de cité aux abords du Air Canada Centre. Depuis son arrivée à Toronto en 2009, Nazem Kadri était pourtant l&#8217;objet de railleries quotidiennes de la part des supporters des Leafs comme des médias locaux. En octobre 2010, le <em>Toronto Sun</em><span style="font-style: normal"> n&#8217;hésite pas à faire sa une avec un photomontage du joueur le présentant avec une sucette dans la bouche et affublé de la mention « Baby Leaf ». Difficile à encaisser pour un gamin ne parvenant pas à répondre aux espoirs placés en lui à la suite d&#8217;un repêchage en 7ème position à la Draft et qui va passer le plus clair de son temps au purgatoire de la Ligue mineure durant ses trois premières années professionnelles. Seulement, cette saison, la donne a radicalement changé.</span></p>
<h3 style="text-align: justify;">Le bisou de Don Cherry</h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Dans une ville où le hockey occupe une place prépondérante et attise les passions, le temps était peut-être tout ce qui manquait à Nazem Kadri pour s&#8217;épanouir. Joueur au caractère bien trempé, ce fils d&#8217;immigré libanais (son père, Sam, est venu s&#8217;installer avec ses parents en Ontario à l&#8217;âge de 4 ans), premier musulman à être drafté en NHL, s&#8217;est accroché et a fini par gagner les faveurs de son entraîneur, Randy Carlyle. « <em>Cela démontre la flamme qui l&#8217;anime et son esprit de compétiteur. Vous pouvez douter de lui, il va tout faire pour prouver que vous avez tort. C&#8217;est une qualité spéciale et Nazzy la possède</em>, a déclaré l&#8217;ancien défenseur de Pittsburgh dans les colonnes du </span><em>National Post</em><span style="font-style: normal">. <em>Il va montrer qu&#8217;il peut le faire. A sa manière. Il faut donner du crédit à ce garçon</em>. »</span></p>
<p style="text-align: justify;">Propulsé au coeur du deuxième trio offensif, épaulé par Joffrey Lupul et Nikolai Kulemin, le numéro 43 a fait mieux que répondre aux attentes. Centre au gabarit modeste (1,83 m, 83 kgs), Kadri est revanche un joueur affichant une facilité déconcertante crosse en mains, disposant d&#8217;une vision aiguisée et proposant un jeu à risques capable de créer des différences à tout moment. Ses qualités naturelles ont fait exploser plus d&#8217;une défense cette saison et le virtuose gaucher affiche une fiche épatante de 41 points (17 buts et 24 assistances) en autant de rencontres et un ratio plus/minus de + 17 avec seulement 16 minutes de temps de glace en moyenne (soit le 14ème total de son équipe).</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Le 30 mars, il inscrit son deuxième hat-trick de l&#8217;exercice en cours lors d&#8217;un succès décroché aux dépens d&#8217;Ottawa. A l&#8217;issue de la partie, sur le plateau de l&#8217;émission </span><em>Hockey Night in Canada</em><span style="font-style: normal">, Don Cherry appose une bise sur la joue du héros du soir. Une marque d&#8217;affection qui a suscité nombre de commentaires au pays de la feuille d&#8217;érable puisque, quelques années plus tôt, l&#8217;emblématique journaliste avait réservé pareil traitement à un certain Doug Gilmour. Gilmour, ancien centre mythique des Maples Leafs, au même titre que Mats Sundin, et dont les fans voient aujourd&#8217;hui en Nazem Kadri un potentiel héritier.</span></p>
<h3 style="text-align: justify;">Un surrégime à envisager</h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Emmené par Phil Kessel et son nouveau joyau, Toronto, solide 5ème à l&#8217;Est, se dirige tout droit vers une première participation aux play-offs depuis neuf ans. A 22 ans, « Nazem The Dream », qui sera agent libre restrictif à l&#8217;issue de la saison, doit être amené à devenir l&#8217;une des pierres angulaires du nouveau projet des Leafs. Pour autant, si son talent trouve aujourd&#8217;hui une concrétisation sur la glace et dans les colonnes statistiques, il convient de noter que ses prestations sont entourées d&#8217;un faisceau de réussite absolue. Le joueur ayant fait ses classes dans les rangs des London Knights affiche un pourcentage de 18,5% devant les cages alors que les gardiens adverses ne stoppent que 84,7% des tentatives de Toronto dès lors qu&#8217;il est sur la glace (la moyenne de la Ligue étant de 92,9%, celle de Sidney Crosby en carrière de 87,5%).</span></p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;instar d&#8217;un Jordan Eberle qui avait connu un exercice stellaire l&#8217;an passé (76 points en 78 matches lui ayant valu un juteux contrat de 36 millions de dollars sur six ans) et est aujourd&#8217;hui rentré dans le rang, la révélation canadienne doit ainsi s&#8217;attendre à voir sa production décliner dans le futur. Cette perspective ne l&#8217;inquiète toutefois pas outre-mesure, lui qui savoure à sa juste mesure une période faste l&#8217;ayant fait passer du statut d&#8217;éternel espoir à celui de valeur sûre de la NHL. « <em>C&#8217;est appréciable, surtout après avoir passé des moments difficiles, d&#8217;être parvenu à gagner un peu de reconnaissance de la part de mes coéquipiers mais aussi des joueurs de la Ligue. Il y aura des hauts et des bas et j&#8217;ai encore beaucoup de travail à fournir. Mais je suis définitivement dans la bonne direction</em> », confesse-t-il avec lucidité. Nazem Kadri, actuellement sur un nuage, a enfin trouvé la formule. Et est plus que jamais déterminé à poursuivre son inattendu voyage dans la quatrième dimension.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vidéos</strong></p>
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