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	<title>Sport Fever &#187; Reydecali</title>
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		<title>Terry Sawchuk, itinéraire d&#8217;un écorché vif</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Mar 2022 17:59:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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 Durant les années 50, j’ai gardé les buts de l’une des plus grandes équipes de tous les temps. Le hockey n’a toutefois été [...]]]></description>
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<div id="attachment_1507" class="wp-caption alignleft" style="width: 243px"><a rel="attachment wp-att-1507" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1507"><img class="size-medium wp-image-1507" title="Sawchuk" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2022/03/Sawchuk-233x300.jpg" alt="Portrait de Terry Sawchuk datant de 1966 à l'époque où il jouait pour Toronto (Ralph Morse pour le magazine Life)" width="233" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Portrait de Terry Sawchuk datant de 1966 à l&#39;époque où il jouait pour Toronto (Ralph Morse pour le magazine Life)</p></div>
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<p><strong> </strong><strong>Durant les années 50, j’ai gardé les buts de l’une des plus grandes équipes de tous les temps. Le hockey n’a toutefois été bien souvent qu’un exutoire dans une existence que je n’ai jamais su rendre heureuse. Qu’importe, j’ai fait de Detroit le terreau d’une légende immortelle et mon numéro 1 trône aujourd’hui dans le ciel de la Joe Louis Arena. Je suis Terry Sawchuk, Hall of Famer tourmenté, et ceci est mon histoire.</strong></p>
<h2><span style="font-weight: normal;">Rituel cathartique </span></h2>
<p>Tout commence par ce bruit sourd, reconnaissable entre mille. Réverbérée par la structure métallique de la patinoire, la détonation s’empare du temps et le déforme. Subitement, les secondes s’étirent, le souffle s’arrête et la sueur se fige sur le front. C’est un peu comme dans les westerns de Sergio Leone. Vous savez, lorsque deux personnages se lancent dans un duel. La petite musique, la botte de foin au premier plan, les regards qui s’entrechoquent. C’est exactement la sensation que je ressens lorsque le palet s’apprête à fendre l’air. Les cris des supporters, l’odeur de cigarette et la fumée dégorgée par la glace, tout disparaît.</p>
<p>Il n’y a donc plus que moi, et lui, ce rond de caoutchouc qui me défie, encore une fois. Prendre une profonde inspiration. Contracter tous les muscles du corps. Et ne jamais baisser le regard. Jamais. L’arrogant n’attend qu’un soupçon de relâchement pour se frayer un chemin dans mon dos et faire danser ces filets que je me suis juré de protéger, coûte que coûte. L’attente est toujours longue. Pour résister à l’envie irrépressible de m’esquiver, je me projette. Dans ma tête, les images affluent dans une joyeuse confusion. Je vais bientôt pouvoir savourer les « Ukey » crachés par la foule, les accolades de mes coéquipiers et les regards hagards de ceux qui m’ont provoqué. Cette idée me donne le courage de ne pas flancher.</p>
<p>C’est enfin le moment. L’impact. Tel un faucon qui fond sur sa proie, ce palet frappe de manière létale. Pas question d’espérer bien s’en sortir. Il vient mordre la chair et s’en repaître. La douleur n’est cependant pas immédiate. D’abord s’assurer de l’essentiel, ne pas avoir été victime d’un fourbe rebond et conserver une cage immaculée. Il est ensuite temps de laisser le mal s’embraser. Ça pique, ça cingle, ça saigne. Certains iront jusqu’à dire que 600 points seront nécessaires pour raccommoder mon visage au fil de ma carrière. Peu importe. Je trouvais dans la flaque rouge se dessinant sous mes patins le moyen de rapiécer mon âme.</p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h2><span style="font-weight: normal;">In love with Motown</span></h2>
<p style="text-align: center;"><strong><a rel="attachment wp-att-1508" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1508"><img class="aligncenter size-full wp-image-1508" title="U1192709INP.jpg" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2022/03/Sawchuk1.jpeg" alt="U1192709INP.jpg" width="571" height="377" /></a><br />
</strong></p>
<p>Avec Detroit, ça a toujours été particulier. Je me rappelle encore notre rencontre. Cette enivrante descente depuis mon Manitoba natal. Minneapolis, Chicago, les lumières du lac Michigan puis enfin, au loin, la cime du Penobscot Building qui perce entre les nuages. Quand j’y pose le pied la première fois, « Motown » est encore effervescente. On devine toutefois, derrières les apparences, une fragilité qui finira par l’emporter très bas. Je me suis immédiatement reconnu, et senti à ma place, dans cette ville en clair-obscur.</p>
<p>Detroit, c’est le souvenir des débuts. Tonitruants. Je suis jeune, doué, certains disent en avance. Et je figure dans les petits papiers de Jack Adams. Obligatoire pour quiconque espère faire carrière chez les Red Wings. C’est grâce à lui si j’ai pu monter les échelons aussi vite. Et notamment lorsqu’il a pris tout le monde de court en expédiant Harry Lumley, mon concurrent direct, dans un blockbuster vers Chicago. On ne l’appelait pas « Trader Jack » pour rien !</p>
<p>En 1950, on me confie donc les clés de la boutique, et ça fonctionne plutôt pas mal. Les succès s’enchaînent. Le Calder dès ma première saison. Puis trois Vezina, trois Stanley Cups, des jetés de poulpes et des soirées endiablées à l’Olympia. Une équipe de feu, avec Gordie (Howe), Ted (Lindsay), Alex (Delvecchio) et mon meilleur ami, Marcel (Pronovost). Les sorties dans le downtown en compagnie des joueurs des Lions, les virées au large avec l’équipe, quelques incartades. Patricia, les enfants. Mais aussi les séjours à l’hôpital, la pression grandissante. Les plaies et ces foutus souvenirs qui refusent de partir. L’alcool, les démons.</p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h2><span style="font-weight: normal;">Tout fout le camp</span></h2>
<p style="text-align: center;"><strong><a rel="attachment wp-att-1533" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1533"><img class="aligncenter size-full wp-image-1533" title="Sawchuk3" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2022/03/Sawchuk3.jpg" alt="Sawchuk3" width="629" height="354" /></a><br />
</strong></p>
<p>Si j’ai intégré quelque chose dans la vie, c’est que tout peut foutre le camp très vite. Prenez Mitch, par exemple. Mon grand frère était un jeune homme en pleine force de l’âge. Un super gardien de hockey. Un charme magnétique, adulé de tous, grands et petits, moi le premier. Foudroyé par une crise cardiaque à l’aube de ses dix-huit ans. On a déménagé dans la foulée. Mes parents avaient fait la même chose à la mort de mon autre frère, Roger, alors que je n&#8217;étais qu’un nourrisson. Chez les Sawchuk, héritage ukrainien oblige, on fait front dans l’adversité. Mais jeter les problèmes par la porte, ils reviennent par la fenêtre. Mitch, j’ai toujours eu du mal à en parler. Son souvenir m’a un temps inspiré, parfois réconforté, trop souvent hanté. Rien n’a été évident après sa disparition.</p>
<p>On parlait donc du côté éphémère des choses. En 1955, j’ai 26 ans, au sommet de mon art. Au cœur de l’été, ce vieux filou de Jack Adams me fait pourtant le même coup qu’à Lumley. Je suis envoyé à Boston dans un méga échange. La claque est encore plus vigoureuse qu’un slapshot de Bobby Hull qui se serait faufilé entre les cotes. Et ça tourne rapidement au vinaigre. Chaque matin est un peu plus lugubre que le précédent. L’équipe ne tourne pas rond, et mon corps me lâche. Mononucléose, me dit le médecin. Je suis épuisé et ces enfoirés de journalistes ne me lâchent pas. Ma famille explose également, Patricia a demandé le divorce. C’est un tourbillon qui m’entraîne vers le fond. Je plaque les Bruins en pleine saison et regagne Detroit. Dans la foulée, j’annonce ma retraite. Quand je vous disais que tout allait parfois vite.</p>
<p>De nouveau chez moi, la chance semble alors tourner. Patricia revient, et Jack Adams me rappelle. Le jeune Glenn Hall n’a évidemment pas confirmé, et il cherche une assurance devant son filet. Me voilà lancé à la recherche du temps perdu. Pourtant, tout a bien changé. La gloire semble désormais appartenir à ces coupures de journaux qui commencent déjà à jaunir. Je m’enlise dans une routine toxique. Mon dos et ma tête me font souffrir, mes relations avec Patricia sont orageuses. Seule la boisson m’apaise. Les années passent. Je finis par atterrir à Toronto, encore une fois contre mon gré. Orgueil mal placé ou instinct de survie ? A 37 ans, je vais chercher un nouveau titre, en semant quelques chefs d’œuvres en chemin. Des dernières pièces à mon héritage. Les nuages s’amoncèlent, et je ne suis pas dupe : rien ne va s’arranger.</p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<h2><span style="font-weight: normal;">Et par la fenêtre, le crépuscule</span></h2>
<p>Le hockey n’est plus celui que j’ai toujours connu. Pour preuve, on y joue désormais à Hollywood. Los Angeles vient d’obtenir une équipe et me réclame lors de la draft d’expansion. Les palmiers et le ciné, ce n’est pas mon truc. Je fais le job pendant une saison, mais tout le monde sent bien que c’est une union de circonstance. Il me reste peu de temps, et les dirigeants, compréhensifs, me laissent revenir à Detroit pour une ultime pige. Mais même à la maison, ça ne fonctionne pas comme prévu. Nous loupons les séries et tous les signaux me disent de raccrocher. Le corps supplie, la tête refuse. Direction New York pour jouer les doublures d’Ed Giacomin, sans vraiment savoir pourquoi.</p>
<p>L’histoire du phénix, c’est de la pure mythologie, et rien d’autre. A Big Apple, je ne renais évidemment pas de mes cendres. La douleur me consume et je ne suis plus qu’une ombre propulsée parcimonieusement sous les lumières du Garden. Contraste saisissant. J’en profite malgré tout pour signer mon 103<sup>e</sup> blanchissage en saison, un record qui tiendra quelques années. Cette mascarade new-yorkaise n’est finalement qu’un sursis. A bout, je range définitivement ma mitaine. Patricia claque aussi la porte pour de bon et regagne le Michigan avec les gosses. J’emménage avec mon coéquipier Ron Stewart dans une maison de Long Island. C’est là, en rentrant d’une soirée trop arrosée, que le ton monte entre nous dans le jardin. Une connerie à propos du ménage. On s’empoigne, on chancelle, je culbute le barbecue et m’empale sur son genou. Piètre tragédie dont l’épilogue se jouera à l’hôpital le plus proche.</p>
<p>Lorsque je rouvre l’œil, je suis allongé sur un lit de fortune. Des tubes sortent de tout mon corps. J’ai l’impression d’être dans la brume et ce satané voisin tousse sans arrêt. Je discerne dans cette atmosphère suffocante la voix d’une infirmière. Les nouvelles ne sont pas bonnes. On a dû m’opérer d’urgence pour retirer ma vésicule biliaire. Mon foie a également été touché. Seules quelques visites rythment les longues journées. Une femme inconnue, qui se présente comme une fan des Rangers, vient notamment me voir. C’est en fait une journaliste du « Star ». Elle me décrit comme gisant dans une chambre austère, pâle et affaibli, avec pour seule compagnie des fleurs et des boissons sans alcool apportées par mes fils. Bien plus tard, cette même Shirley écrira qu’elle trouve, en arrivant, deux groupies pavanant à mes côtés et une pleine bouteille de whisky sur la table de nuit. Paraît-il que c’est ainsi, également, que l’on forge les légendes. Par la fenêtre, je peux voir les bateaux qui s’agitent, lentement, dans la baie de Long Island. Ce spectacle m’apaise. Je ferme les yeux. Mes rêves m’emportent au loin, dans un pays paré de rouge et de blanc. Detroit me reprend dans ses bras. Et pour la première fois de ma vie, je me sens vraiment bien.</p>
<p>Article publié dans le <a href="http://lahockeyculture.com/index.php">Slapshot Mag n°107</a></p>
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		<title>Lindbergh, l&#8217;étoile filante</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Jun 2020 19:14:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Il y a 35 ans, Pelle Lindbergh, gardien de Philadelphie et tenant du Trophée Vézina, trouvait la mort au volant de sa voiture de sport sur une route du New Jersey. Retour sur l&#8217;histoire d&#8217;un joueur dont le souvenir ravive encore de profonds regrets chez les fans des Flyers.
10 novembre 1985, 5h41 du matin. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1472" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1472" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1472"><img class="size-medium wp-image-1472" title="Lindbergh" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2020/06/Lindbergh4-300x235.jpg" alt="« Faire sauter la gourde » n'aurait jamais été possible pour les attaquants sans Pelle Lindbergh ! Le Suédois fut en effet le premier à poser sa gourde au-dessus du filet en condition de match, pratique adoptée depuis par les gardiens du monde entier." width="300" height="235" /></a><p class="wp-caption-text">« Faire sauter la gourde » n&#39;aurait jamais été possible pour les attaquants sans Pelle Lindbergh ! Le Suédois fut en effet le premier à poser sa gourde au-dessus du filet en condition de match, pratique adoptée depuis par les gardiens du monde entier.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong><strong>Il y a 35 ans, Pelle Lindbergh, gardien de Philadelphie et tenant du Trophée Vézina, trouvait la mort au volant de sa voiture de sport sur une route du New Jersey. Retour sur l&#8217;histoire d&#8217;un joueur dont le souvenir ravive encore de profonds regrets chez les fans des Flyers.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">10 novembre 1985, 5h41 du matin. Somerdale, petite bourgade de 6 000 âmes enfouie au fin fond du New Jersey, dort d&#8217;un sommeil de plomb, sous le regard d&#8217;une lune prémonitoire, courbée comme une faucille. Nous sommes au cœur de l&#8217;automne et l&#8217;aube dominicale n&#8217;a pas encore percé. Soudain, un vrombissement déchire l&#8217;obscurité. Un frisson soulève les paupières des platanes assoupis et échaude les charnières des volets imprimés sur les façades de pavillons ordonnancés à l&#8217;américaine. Depuis le haut de West Somerdale Road, une torpille rouge fend la douceur nocturne en dévorant l&#8217;asphalte. Au croisement avec Ogg Avenue se niche une épingle vicieuse, sur la droite. Un bruit violent et sourd, puis, de nouveau, un silence épais. Au pied du muret surplombé par l&#8217;école élémentaire en briques rouges gît la carcasse d&#8217;une Porsche 930 Turbo.</p>
<p style="text-align: justify;">Le côté gauche du bolide, concassé, laisse craindre le pire. Les secours interviennent rapidement et parviennent à extraire deux passagers qui s&#8217;étaient serrés sur le siège baquet droit. Sérieusement blessés, ils survivront. La mission se révèle plus compliquée pour le pilote. Celui-ci est pris au piège de métal et il faut plus d&#8217;un quart d&#8217;heure pour l&#8217;en délivrer. Entre-temps, le cœur s&#8217;est arrêté de battre. Un défibrillateur l&#8217;aide à repartir, mais il est déjà trop tard. Lorsqu&#8217;il franchit les portes de l&#8217;hôpital John. F. Kennedy de Stratford, l&#8217;homme se trouve en état de mort cérébrale. Deux jours plus tard, l&#8217;assistance respiratoire est débranchée après que la famille a autorisé un prélèvement d&#8217;organes. Pelle Lindbergh, gardien étoile des Flyers, vient d&#8217;effectuer son dernier sauvetage.</p>
<h2>La vie à 200 à l&#8217;heure</h2>
<p style="text-align: justify;">Cette disparition brutale met le microcosme du hockey et la ville de Philadelphie en émoi. Surviennent rapidement les premières questions à propos de l&#8217;accident. Les témoignages du voisinage corroborent la funeste certitude qui émane des photos du crash : Lindbergh roulait vite, bien trop vite. Personne n&#8217;est vraiment surpris. Le Suédois cultivait une liaison dangereuse avec la vitesse. L&#8217;été précédent, il s&#8217;était, comme tous les ans, ressourcé en Europe. Au retour, figurait dans ses bagages la fameuse Porsche rouge, customisée et payée à prix d&#8217;or, sa fierté. A son bord, il aimait franchir les limites. « C&#8217;est ça, la vie ! », lançait l&#8217;insouciant à ceux qui sortaient livides d&#8217;un tour de funambule en sa compagnie. Ses proches avaient multiplié les rappels à l&#8217;ordre, en vain.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1490" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1490"><img class="size-full wp-image-1490 aligncenter" title="LinberghCar" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2020/06/LinberghCar.jpg" alt="LinberghCar" width="627" height="334" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La police divulgue au même moment son rapport. Un autre élément éclaire le drame. A l&#8217;instant de l&#8217;impact, Lindbergh affichait un taux d&#8217;alcoolémie plus de deux fois supérieur à la limite autorisée dans l’État du New Jersey. Si l&#8217;on en croit son entourage, le garçon n&#8217;était, de ce côté, pas coutumier du fait. Ce samedi, il s&#8217;est toutefois laissé emporter par la frénésie d&#8217;une soirée avec ses coéquipiers. Après plusieurs tournées partagées autour d&#8217;un premier comptoir, la fête s&#8217;étire au Coliseum After Dark, le bar du centre d&#8217;entraînement de l&#8217;équipe. Les Flyers viennent de battre Boston et d&#8217;enregistrer une 10e victoire consécutive. En tête de la Ligue, ce groupe jeune et talentueux forge une ambition majuscule. Solidifier l&#8217;humain dans les effluves du houblon fait partie du rituel.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, quand il embarque dans son bolide sur les coups de 5h30, Pelle Lindbergh ne peut avoir conscience du danger. Il décèle l&#8217;admiration dans les regards hypnotisés par le carmin de sa Porsche ou la chevelure or de Kerstin, sa fiancée. Il est révéré de tous pour sa jovialité et son charisme. Il évolue dans une franchise sertie de promesses qui vient de lui proposer un nouveau contrat massif. A 26 ans, il est le meilleur gardien de hockey du monde. « Fast and furious ». Sa réussite et sa jeunesse le rendent tout simplement immortel. « Nous n&#8217;arrêtions pas de lui dire de conduire moins vite. Mais je suppose que lorsque vous êtes jeune, fort et plein de vie, vous pensez que vous êtes invincible. Rien ne semble pouvoir vous arriver », dira Bobby Clarke, jeune GM sincèrement peiné mais également fort embarrassé par les circonstances de la tragédie. Excès de vitesse + alcool + mise en danger de la vie d&#8217;autrui. Ce fâcheux cocktail fissure l&#8217;image du champion modèle et place la direction des Flyers sur des charbons ardents. Plus personne ne portera son numéro 31 à Philadelphie. Il ne sera, pour autant, jamais officiellement retiré.</p>
<p style="text-align: justify;">
<h2>Stairway to heaven</h2>
<p style="text-align: justify;">Avant cette maudite nuit de novembre, l&#8217;histoire de Per-Eric Lindbergh s&#8217;écrit à l&#8217;idéal, telle une joyeuse fable contemporaine dont le fil se déroule harmonieusement, de façon presque irritante. Comme de nombreux gamins suédois, Pelle, installé avec sa famille aux abords de Stockholm, découvre le hockey très tôt. Pas très grand mais véloce, il choisit le poste de gardien et dévoile des prédispositions au-dessus de la moyenne. Pour ses entraîneurs, c&#8217;est une évidence : ce môme possède un truc en plus. Et cela tombe bien, car il prend la chose très au sérieux. Adolescent, il martèle à qui veut l&#8217;entendre qu&#8217;il souhaite devenir professionnel, et rien d&#8217;autre. Les pages de ses cahiers de collégien demeurent les témoins de cette détermination.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1493" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1493"><img class="size-full wp-image-1493 aligncenter" title="Lindbergh5" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2020/06/Lindbergh5.jpg" alt="Lindbergh5" width="627" height="334" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les années 70, NHL rime alors avec lointaine, au propre comme au figuré, pour un jeune Européen. Les exploits des héros d&#8217;outre-Atlantique traversent néanmoins l&#8217;océan et façonnent son imaginaire. Il jette son dévolu sur les « Broad Street Bullies », l&#8217;équipe mythique de Phily. Forcément, Bernie Parent sera son idole. Sur les vieux clichés exhumés où il apparaît avec le maillot de son club formateur, Hammarby, un détail interpelle : ce petit logo des Flyers rajouté sur la partie supérieure du masque. Coïncidence heureuse, sa franchise de cœur le repêche au 35e rang d&#8217;une draft 1979 particulièrement dense, quelques mois après ses prestations remarquées avec la sélection nationale lors de Mondiaux terminés à une honorable 3e place. Début 1980, le Tre Konor décroche la médaille de bronze lors des JO de Lake Placid, un souvenir à jamais délicieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Lindbergh peut dès lors s&#8217;atteler à son défi américain. Trois années, au cours desquelles les hauts alternent avec les bas, lui permettent d&#8217;appréhender son nouveau terrain de jeu. L&#8217;exercice 1984-85 est celui de la consécration. Il accumule 40 succès durant la saison régulière avant d&#8217;élever encore son niveau en séries. Seuls les Oilers de Wayne Gretzky parviennent à stopper la déferlante, en finale. Qu&#8217;importe. Les Flyers savent dorénavant qu&#8217;ils tiennent un gardien spécial, de la trempe de ceux capables de graver leur nom sur la Coupe Stanley. Le Vézina vient récompenser ses prousesses. Lors de la traditionnelle cérémonie printanière de remise des prix, Bernie Parent, son exemple, qui est depuis devenu son entraîneur, son mentor, confident et ami, lui remet le trophée en mains propres. L&#8217;émotion est palpable. Le scénario, magique. L&#8217;ascension, irrésistible.</p>
<p style="text-align: justify;">
<h2>Une malédiction derrière le masque ?</h2>
<p style="text-align: justify;"><a rel="attachment wp-att-1497" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1497"><img class="alignleft size-medium wp-image-1497" title="Linbergh2" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2020/06/Linbergh22-300x251.jpg" alt="Linbergh2" width="300" height="251" /></a>Pelle Lindbergh voyait un boulevard vers la gloire s&#8217;ouvrir devant lui. Or, le succès est une ivresse, et le drame guette bien souvent au tournant. Louée pour sa vivacité et ses réflexes sur la glace, la comète suédoise emboutit son destin dans un vulgaire muret du New Jersey. La nouvelle sonne comme une terrible mise en échec pour le groupe des Flyers. Son ami Rich Tocchet, qui avait failli prendre part au voyage fatal avant de céder sa place dans la Porsche à l’ultime moment, se souviendra avoir « marché comme un zombie pendant plusieurs jours ».</p>
<p style="text-align: justify;">« Je n&#8217;oublierai jamais sortir du Spectrum – l&#8217;ancienne patinoire de Philadelphie – ce soir-là, en me disant qu&#8217;on avait la meilleure équipe de notre histoire, se remémorera l&#8217;emblématique propriétaire Ed Snider. Je pensais que nous allions être encore plus forts que les &laquo;&nbsp;Broad Street Bullies&nbsp;&raquo;. Pelle était la pierre angulaire de cette formation. Entre cette soirée et le matin suivant, le contraste ne pouvait être plus extrême. » Bobby Clarke, ébranlé mais pragmatique, déclare devant les journalistes : « Je sais que c&#8217;est difficile à entendre, mais nous avons besoin d&#8217;un gardien. » Bob Froese, devenu indésirable, retrouve subitement grâce aux yeux de ses dirigeants. Il réalise la meilleure saison de sa carrière. Résilients, les Flyers terminent en tête de leur conférence. Pourtant, quelque chose s&#8217;est évaporé à Phily. L&#8217;élimination dès le premier tour des séries face aux Rangers n&#8217;en sera que le premier symptôme.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis la mort de Lindbergh, 47 téméraires ont endossé le rôle de dernier rempart de l&#8217;équipe. Ron Hextall s&#8217;en est, de loin, le mieux sorti, sans toutefois soutenir complètement la comparaison. Le reste ? Une interminable histoire de ratés devenue sujet récurrent de moqueries. Pourtant, les Roman Cechmanek, Ilya Bryzgalov, Sergei Bobrovsky ou Steve Mason disposaient du talent nécessaire pour réussir. Ils l&#8217;ont tous prouvé loin de Pennsylvanie. Dès lors, d&#8217;aucuns s&#8217;accordent à dire qu&#8217;une malédiction s&#8217;abat sur quiconque ose enfiler le masque sous la tunique orange et noire. La mystique conjurée, demeure une certitude. L&#8217;étoile filante Lindbergh a laissé une trace puissante en ville. Le vide d&#8217;amertume encore palpable devant les filets des Flyers en constitue l&#8217;évidence.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le chiffre : 1.</strong> Pelle Lindbergh fut le premier des neuf gardiens européens à remporter le Trophée Vézina. Son successeur ? Un certain Dominik Hasek, en 1994.</p>
<p><em>Article paru dans le n° 101 de Slapshot Mag</em></p>
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		<title>Svechnikov, la nouvelle tsar !</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Mar 2020 06:53:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il est l&#8217;une des grandes attractions de la NHL nouvelle génération. A 19 ans, Andrei Shvechnikov construit déjà sa renommée et présente toutes les caractéristiques d&#8217;un joueur capable de marquer son époque. Portrait d&#8217;un surdoué qui n&#8217;a pas froid aux yeux.
C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un jeune homme qui aime faire tout plus vite que les autres. Fin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a rel="attachment wp-att-1450" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1450"><img class="alignleft size-medium wp-image-1450" title="Svechnikov" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2020/03/Svechnikov-300x239.jpg" alt="Svechnikov" width="300" height="239" /></a>Il est l&#8217;une des grandes attractions de la NHL nouvelle génération. A 19 ans, Andrei Shvechnikov construit déjà sa renommée et présente toutes les caractéristiques d&#8217;un joueur capable de marquer son époque. Portrait d&#8217;un surdoué qui n&#8217;a pas froid aux yeux.</strong></p>
<p>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un jeune homme qui aime faire tout plus vite que les autres. Fin 2019, deux éclairs lui ont suffi pour changer de statut. Deux coups de folie, prouesses ou tours de magie, appelez-les comme vous voudrez, qui sont instantanément entrés dans l&#8217;histoire. Les images ont fait le tour de la planète hockey et ont propulsé Andrei Shvechnikov au rang de personnalité incontournable de son sport. La preuve ? Pour la rédaction de Slapshot, lui consacrer un article dans son nouveau numéro sonnait tout simplement comme une évidence !<br />
</p>
<h2>Marque déposée</h2>
<p>
Petit rappel des faits pour ceux qui auraient hiberné ces derniers mois. Nous sommes le 29 octobre et Carolina reçoit Calgary lors d&#8217;un match de saison régulière parti pour sombrer vers l&#8217;anecdotique, comme tant d&#8217;autres. Ce, jusqu&#8217;à la moitié du troisième tiers, moment choisi par Andrei Shvechnikov pour figer le temps. Alors que son équipe est menée 1-0, le jeune Russe fond dans la zone offensive sur la gauche et va travailler derrière la cage de David Rittich. Il scotche alors le palet sur le bout de sa crosse, qu&#8217;il soulève, revient au premier poteau et le glisse dans la lucarne du gardien des Flames, médusé. Le public de Raleigh exulte et célèbre une grande première dans l&#8217;histoire de la NHL.</p>
<p>Ce mouvement était jusqu&#8217;alors plus connu sous le nom de « Michigan ». Eric Legg l&#8217;avait emprunté à un certain Billy Armstrong avant de le populariser à l&#8217;occasion d&#8217;un tournoi NCAA en 1996. Sidney Crosby, dans les rangs juniors, ou Mikael Granlund, lors des championnats du monde 2011, étaient parvenus à le reproduire en compétition. Mais jamais l&#8217;exploit n&#8217;avait pu être réédité dans la grande Ligue. Andrei Shvechnikov s&#8217;en est chargé et, quitte à marquer les esprits, il a dupliqué son chef d’œuvre le 17 décembre contre les Jets de Winnipeg. Au cas où certains auraient pu penser à une simple intervention de dame chance.</p>
<p>Nous sommes ici en présence de bien plus que de simples « highlights ». Comment évaluer leur impact ? En allant peut-être sur la chaîne Youtube de la NHL, où les vidéos des buts cumulent déjà 450 000 vues. Ou en jouant les petites souris à un entraînement des jeunes de Carolina, qui n&#8217;ont plus qu&#8217;une idée en tête, imiter leur nouvelle idole. Voire en regardant du côté des pros pour qui réussir une « Svech », nouvelle marque déposée, est devenu un objectif. Filip Forsberg (Nashville Predators) et Nils Hoglander (Suède, championnats du monde juniors) l&#8217;ont déjà réalisée, depuis. Inspirant, vous avez dit ?</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/A-m8Fd93faw" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></center><br />
</p>
<h2>« 82 matches, ce n&#8217;est pas assez pour lui ! »</h2>
<p>
On aurait toutefois tort de cantonner Andrei Svechnikov à ce geste technique. Le prodige originaire de Barnaoul, en Sibérie, suit en effet une trajectoire qui ne doit rien au hasard. Stimulé depuis son plus jeune âge par son grand frère Evgeny – qui évolue actuellement dans l&#8217;organisation des Detroit Red Wings –, il a démontré une précocité monstre à toutes les étapes de sa carrière jusqu&#8217;à présent. Rookie de l&#8217;année dès ses débuts en USHL, il reçoit les mêmes honneurs l&#8217;année suivante en OHL, du jamais-vu. Il est repêché au 2e rang par Carolina lors de la Draft 2018 et ne met pas longtemps à prendre ses marques. Son premier exercice est encourageant avec 20 buts (37 points à la clé). Cette saison, il passe clairement la vitesse supérieure. Associé à Sebastian Aho et Teuvo Teravainen en première ligne, l&#8217;ailier droit affiche un bilan de 53 points (23 + 30) en 57 matches au 15 février.</p>
<p>Cette réussite est tout sauf surprenante pour un garçon possédant la panoplie complète du hockeyeur moderne. A la fois rapide et fluide, physique et agressif, créatif et précis, il a en outre ce petit plus qui fait toute la différence au plus haut niveau : une éthique de travail supérieure à la moyenne. Ceux qui le côtoient sont unanimes sur ce point. Morceaux choisis. « Il y a ce terrain d&#8217;entraînement où l&#8217;équipe finit parfois à midi. Quand je passe à 15 heures, il m&#8217;arrive de voir Andrei, encore là,  enchaîner les tirs », déclare Don Waddell, le GM des Canes. « Souvent, il s&#8217;entraîne encore quand je m&#8217;apprête à quitter le complexe et je suis obligé de lui dire : &laquo;&nbsp;Mais bon sang, rentre chez toi ! », ajoute son coach, Rod Brind&#8217;Amour. Enfin, son agent Todd Diamond ajoute qu&#8217;il pourrait « jouer 12 mois dans l&#8217;année. 82 matches, ce n&#8217;est pas assez pour lui ! »</p>
<p>Déterminé, voire obnubilé, Andrei, qui a commencé le patin à 2 ans, dévoile une force de caractère et une persévérance assez stupéfiantes. Ses deux coups d&#8217;éclat sont dus, certes, à une part de talent, mais sans doute encore plus à des heures et des heures d&#8217;entraînement. Il sait exactement où il veut aller, et ce « où » se situe dans une catégorie bien à part : celles des champions d&#8217;exception. « Tu peux voir dans ses yeux qu&#8217;il veut devenir une superstar de la NHL, confirme d&#8217;ailleurs son coéquipier Jordan Staal. Et il fait le nécessaire pour y parvenir.<br />
</p>
<h2>« Act like a star and be a star »</h2>
<p>Issu d&#8217;un milieu extrêmement modeste, Andrei Svechnikov a néanmoins pu bénéficier du soutien inconditionnel de sa famille. Ses parents n&#8217;ont jamais hésité à déménager pour accompagner et épauler leurs enfants. Suivant la trace de son aîné, il a ainsi pu découvrir relativement tôt l&#8217;Amérique du Nord, son jeu, sa culture, son langage. Un avantage dont il a su tirer profit pour faciliter son adaptation dans la cour des grands.</p>
<p>Personnage sémillant, sa bonne humeur et son sens de l&#8217;humour sont appréciés au sein du collectif de Carolina. Lorsqu&#8217;il délaisse son costume de prestidigitateur sur glace, il n&#8217;en perd pas pour autant son sens de spectacle. Il s&#8217;est notamment mis à la magie et régale ses coéquipiers de quelques tours de passe-passe lors des déplacements. Complètement décomplexé, il élude la pression inhérente au très haut niveau de manière déconcertante. L&#8217;anecdote vaut le détour. Au printemps dernier, lors des playoffs, il avait jeté les gants avec Alex Ovechkin avant d&#8217;être mis brutalement ko par son glorieux compatriote. Interviewé quelques semaines plus tard sur un tout autre sujet, la boxe, il déclarait sur un ton désopilant que le meilleur sportif de la discipline, selon lui, n&#8217;était autre que&#8230; le numéro 8 des Capitals !</p>
<p>« Act like a star and be a star ». En une phrase, Dougie Hamilton est celui qui résume peut-être le mieux le personnage. Incroyablement doué et travailleur, Andrei Svechnikov, est aussi, et surtout, plus que ça : un gamin dont le profil nous évoque tout simplement celui d&#8217;un joueur générationnel.</p>
<p><em>Article paru dans le n°100 de Slapshot Mag</em></p>
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		<title>Laine, paré au décollage</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Oct 2016 15:44:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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Il est présenté comme l&#8217;un des plus grands espoirs de sa génération. A tout juste 18 ans, Patrik Laine va découvrir le monde de la NHL sous les couleurs des Winnipeg Jets. Ce jeune garçon débarque en Amérique du Nord avec une confiance débordante couplée d&#8217;un potentiel laissant rêveur. Un phénomène est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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<div id="attachment_1432" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1432" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1432"><img class="size-medium wp-image-1432" title="Patrik Laine" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2016/10/Laine-300x168.jpg" alt="Patrik Laine est prêt à faire souffrir les défenses de NHL." width="300" height="168" /></a><p class="wp-caption-text">Patrik Laine est prêt à faire souffrir les défenses de NHL.</p></div>
<p></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il est présenté comme l&#8217;un des plus grands espoirs de sa génération. A tout juste 18 ans, Patrik Laine va découvrir le monde de la NHL sous les couleurs des Winnipeg Jets. Ce jeune garçon débarque en Amérique du Nord avec une confiance débordante couplée d&#8217;un potentiel laissant rêveur. Un phénomène est en approche, vous aurez été prévenus !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Du haut de son mètre 93, avec son visage d&#8217;adolescent boutonneux, sa dégaine décontractée et son franc-parler, Patrik Laine croque la vie à pleines dents. Pourtant, alors que de nombreux jeunes de son âge s&#8217;apprêtent à goûter aux joies de la vie universitaire, le Finlandais va, lui, s&#8217;attaquer à un défi d&#8217;un tout autre genre : la conquête de la NHL. Inconnu du grand public il y a encore un an, le blondinet a littéralement explosé en quelques mois. Après avoir propulsé la sélection nationale vers l&#8217;or chez les U18, il a remporté la Liiga avec le Tappara Tampere en étant élu MVP des play-offs, concluant sa saison ébouriffante par une médaille d&#8217;argent aux Mondiaux A et un titre de meilleur joueur du tournoi à la clé ! Ces performances paranormales ont évidemment attiré l&#8217;attention des recruteurs nord-américains et, au petit jeu de la Draft, ce sont les Jets de Winnipeg qui sont parvenus à enrôler le joyau en le sélectionnant au 2e rang.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Talent brut et précoce</h3>
<p style="text-align: justify;">« <em>Vous l&#8217;avez vu, un jeune garçon de 18 ans qui affronte des hommes et qui fait ce qu&#8217;il a fait&#8230; Je ne me souviens pas avoir déjà vu quelque chose de semblable. Teemu est une personne spéciale, qui a beaucoup de charisme et pas seulement sur la glace. Mais Laine&#8230; Ce n&#8217;est pas la même chose</em> ». Le compliment pèse lourd et vient de la bouche de Jarmo Kekalainen, un GM des Colombus Blue Jackets manifestement subjugué par les prouesses de son compatriote lors des derniers championnats du monde. Inévitablement, les comparaisons avec l&#8217;icône Selanne viennent à l&#8217;esprit. Et beaucoup, au pays, veulent voir en Laine l&#8217;élu, le successeur attendu de l&#8217;illustre « Finnish Flash ».</p>
<p style="text-align: justify;">Attiré par le poste de gardien à ses débuts, Patrik Laine, sur les conseils de son père, délaisse finalement les cages à 12 ans, pour mieux les faire trembler. Pouvant passer des heures à parfaire sa précision en pulvérisant des canettes, il façonne ce qui va devenir son arme ultime, un tir « <em>qui n&#8217;est pas de ce monde</em> », ainsi que le décrivait récemment un journaliste suomi. N&#8217;hésitant pas à user de son grand gabarit pour aller au contact, doté d&#8217;une excellente vision en zone offensive et sniper létal sur le point d&#8217;engagement côté gauche, il dévoile un arsenal qui n&#8217;est pas sans rappeler celui d&#8217;Alexander Ovechkin, la star russe qu&#8217;il a érigée au rang de modèle. Et s&#8217;il doit encore travailler son patinage et son jeu défensif, Laine possède tous les atouts pour avoir un impact immédiat dans la cour des grands, ce dont il est intimement convaincu.</p>
<h3 style="text-align: justify;">« <em>Je peux devenir le meilleur joueur de la NHL</em> »</h3>
<p style="text-align: justify;">Le jeune homme n&#8217;est, en effet, pas réputé pour manier la langue de bois. A l&#8217;aise face aux énormes attentes qu&#8217;il suscite, conscient de ses capacités, il affiche son ambition au grand jour et place la barre haut, très haut : « <em>Je pense que je peux devenir un jour le meilleur joueur de la NHL. Peut-être que d&#8217;autres sont bons dans différents aspects du jeu mais n&#8217;excellent pas forcément dans l&#8217;un d&#8217;eux. Ce qui est, je crois, mon cas</em> », déclamait-il ainsi peu avant la Draft en évoquant ses pouvoirs de finisseur. Ces propos peuvent suggérer une certaine arrogance mais il ne faut toutefois pas se méprendre sur la véritable personnalité du garçon.</p>
<p style="text-align: justify;">Maniant avec brio un humour pince-sans-rire (« <em>Je ne souhaite pas passer au centre car je serais alors obligé de défendre</em> ») qui a d&#8217;emblée enthousiasmé la direction des Jets, « Patsyuk », ainsi qu&#8217;il est surnommé par ses amis, entend briser les clichés en se montrant le plus naturel possible face aux médias. Et la fausse modestie ne figure pas dans son attirail, n&#8217;en déplaise à certains. « <em>Les gens qui me connaissent savent que je suis un bon gars ayant une grande confiance en lui, dans le bon sens. Je ne crois pas que cela soit une mauvaise chose</em> », assène-t-il, déterminé et convaincu que cette approche sera pour lui un ferment du succès.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Winnipeg, piste d&#8217;envol idéale</h3>
<p style="text-align: justify;">Interrogé sur sa ville natale de Tampere, Patrik Laine l&#8217;évoque en ces termes : « <em>Humide, froide et sombre</em> ». De ce côté, il ne devrait donc pas être dépaysé à Winnipeg. Blague à part, la franchise canadienne apparaît comme un lieu d&#8217;épanouissement optimal pour le pur-sang scandinave, elle qui entretient un lien historique tout particulier avec le Vieux Continent. Dans les années 1970, les Jets se sont mués en précurseurs, bâtissant leur ossature autour d&#8217;un noyau dur issu d&#8217;Europe du Nord. Veli-Pekka Ketola a été le premier Finlandais à signer un contrat professionnel outre-Atlantique, Lars-Erik Sjoberg le premier capitaine européen d&#8217;une équipe nord-américaine et c&#8217;est un groupe gravitant autour de Bobby Hull et de huit joueurs scandinaves – chose complètement inédite pour l&#8217;époque ! &#8211; qui a décroché le titre WHA en 1976.</p>
<p style="text-align: justify;">Vint ensuite Teemu Selanne dont l&#8217;image reste associée de près à la franchise avec, encore vivace dans les mémoires, sa saison rookie stratosphérique en 1993 gratinée de 76 buts (132 points au total), un record qui tient toujours. La communauté de Winnipeg est très attachée à cette tradition et tout est mis en œuvre afin que l&#8217;adaptation soit la plus aisée possible pour les Européens et leurs proches. Un argument supplémentaire pour favoriser l&#8217;éclosion de Patrik Laine, Éole porteur d&#8217;un vent frais qui pourrait rapidement virer en tornade prête à tout dévaster sur son passage.</p>
<p><em>Article paru dans le <a href="http://www.slapshotmag.com/epages/195024.sf/fr_FR/?ObjectPath=/Shops/195024/Products/mag_83" target="_blank">SlapshotMag n°83</a></em></p>
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		<title>PJ Kavaya, pour l&#8217;amour du jeu</title>
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		<pubDate>Thu, 19 May 2016 07:19:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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Après un retour aux sources d&#8217;une année aux Etats-Unis, PJ Kavaya a décidé de replonger dans l&#8217;aventure de la Ligue Elite. L&#8217;international américain distille son talent pour une troisième saison sous les couleurs de son club de cœur, Paris XIII, avec lequel il a été sacré champion de France en 2013. Portrait de l&#8217;un des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a rel="attachment wp-att-1417" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1417"><img class="alignleft size-medium wp-image-1417" title="_MG_0611-2" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2016/05/MG_0611-2-300x199.jpg" alt="_MG_0611-2" width="300" height="199" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Après un retour aux sources d&#8217;une année aux Etats-Unis, PJ Kavaya a décidé de replonger dans l&#8217;aventure de la Ligue Elite. L&#8217;international américain distille son talent pour une troisième saison sous les couleurs de son club de cœur, Paris XIII, avec lequel il a été sacré champion de France en 2013. Portrait de l&#8217;un des meilleurs joueurs qui est également l&#8217;un des personnages les plus attachants du roller hockey hexagonal. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il est aujourd&#8217;hui une figure incontournable du roller hockey français. Quand il débarque sur les bords de Seine au début de la saison 2012-2013, rares sont toutefois ceux ayant déjà entendu parler de ce type au style décontracté, casquette vissée sur sa longue chevelure et dont le sourire se révèle d&#8217;emblée contagieux. Avec son compère Tyler Walser, il va aider Paris XIII à écrire la plus belle page de son histoire. Guidés par deux Américains au sommet de leur art, les Corsaires déjouent les pronostics et décrochent le titre suprême en venant à bout d&#8217;Anglet en finale.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nom de PJ Kavaya devient dès lors une référence dans nos contrées. L&#8217;arrière californien aime à conjuguer ses prestations au plus-que-parfait. Joueur ultra-complet, sa présence rayonne dès lors qu&#8217;il pénètre dans l&#8217;arène. Invariablement intelligent et inspiré dans ses options de jeu, véritable <em>quarterback</em> du<em> powerplay</em>, capable de fracasser n&#8217;importe quelle arrière-garde avec ses longues ouvertures venues d&#8217;ailleurs, il est en outre un défenseur de tout premier plan. « Peej » se plaît à enfiler le costume de « Captain America », se muant en super-héros passé maître dans l&#8217;art de contrer les tentatives adverses et de couper les lignes de passes, n&#8217;hésitant jamais à se sacrifier pour son équipe. Avec lui, tout semble simple et son aura rejaillit sur le collectif.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Je n&#8217;ai jamais vu un joueur bloquer autant de tirs, il se jette devant n&#8217;importe quel joueur</em>, confirme Florian Barbé, l&#8217;emblématique gardien de Paris XIII.<em> Il est la pierre angulaire de notre défense et se montre excellent sur la première passe, la plus importante, celle qui met ses coéquipiers dans les meilleures conditions. Depuis son arrivée, je n&#8217;ai pu que constater sa progression et sa prise de maturité dans le jeu</em>. »</p>
<h3 style="text-align: justify;"><em>California state of mind </em></h3>
<p style="text-align: justify;">Né à Newport Beach, au sud de Los Angeles, il y a 29 ans, le gamin ayant grandi au bord de l&#8217;océan a rapidement érigé le plaisir comme credo. Impliqué dans le hockey sur glace au fil d&#8217;un cursus l&#8217;ayant mené jusqu&#8217;en NCAA avec Western Michigan, il décide cependant d&#8217;arrêter dès lors que cela lui est apparu « <em>comme un boulot</em> » en raison de la concurrence et de la pression inhérentes à ce niveau de compétition. Il explique alors avoir trouvé dans le roller une discipline en parfaite adéquation avec ses valeurs. « <em>Ce sport correspond complètement à ma philosophie de vie : les gens sont là pour l&#8217;amour du jeu, pas pour l&#8217;argent</em>, précise-t-il.<em> Je n&#8217;ai jamais rien fait dans ma vie pour l&#8217;argent, je veux juste faire ce qui me rend le plus heureux au monde. Dans le roller hockey, tout tourne autour de l&#8217;équipe, du fun, du sport pour ce qu&#8217;il est. C&#8217;est complètement différent</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">Hors du terrain, PJ est un joyeux drille, une boule d&#8217;énergie, un grand adolescent charmeur, jamais avare d&#8217;un bon mot et inoculant une bonne humeur communicative au sein du groupe. Son ancien compère Tyler Walser en témoigne : « <em>Il est toujours le premier pour rigoler dans le vestiaire, c&#8217;est un peu le clown de la classe ! Il met l&#8217;équipe dans les meilleures conditions avec son insouciance. Un joueur tel que moi peut parfois être trop sérieux et concentré avant les matches. Donc avoir quelqu&#8217;un comme PJ, qui met l&#8217;ambiance et reste positif quoi qu&#8217;il arrive, c&#8217;est très précieux</em> ».</p>
<h3 style="text-align: justify;">Perfectionniste dans l&#8217;âme</h3>
<p style="text-align: justify;">Il ne faut néanmoins pas se méprendre. Derrière ses airs de gai luron, Kavaya est un homme qui sait ce qu&#8217;il veut et se donne les moyens pour atteindre ses buts. Son idole, plus jeune, était un certain Nicklas Lidström, et il a érigé l&#8217;ancienne gloire des Detroit Red Wings en source d&#8217;inspiration. « <em>Il est pour moi l&#8217;incarnation du champion parfait : humble, intelligent, très simple et propre dans son jeu. J&#8217;essayais de regarder chacun de ses matches, je voulais l&#8217;imiter</em>, s&#8217;extasie-t-il.<em> J&#8217;ai beaucoup appris sur le jeu rien qu&#8217;en le regardant. Il n&#8217;avait pas besoin de trop parler, c&#8217;était un leader par l&#8217;exemple. Et il était toujours régulier ! </em>»</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;éducation reçue de parents qu&#8217;il admire au plus haut point a également joué un rôle particulier dans sa construction. «<em> Ils m&#8217;ont toujours soutenu, jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui. Ils n&#8217;ont jamais dit &#8216;non&#8217; quand il s&#8217;agissait de m&#8217;emmener à un entraînement. Mais ils m&#8217;ont aussi toujours fait comprendre que les études passaient avant le hockey. Je n&#8217;ai jamais manqué un jour à l&#8217;école et si je ne ramenais pas des A ou des B à la maison, je risquais d&#8217;avoir des problèmes</em>. » Il met un point d&#8217;honneur à décrocher son diplôme universitaire, une chose dont il est réellement fier. Car, au-delà de l&#8217;aspect purement pratique, ce cheminement lui a appris une chose essentielle : l&#8217;éthique de travail. Celui dont les aïeux avaient quitté la Yougoslavie pour vivre le rêve américain – il ne se sépare jamais de la croix serbe orthodoxe offerte par sa grand-mère &#8211; et ayant récemment été fasciné par la biographie de Steve Jobs est convaincu que tout devient possible dès lors que passion et détermination deviennent des moteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette assiduité et ce perfectionnisme se retrouvent inévitablement dans sa façon d&#8217;appréhender le sport. Gros travailleur, toujours impliqué à l&#8217;entraînement, le double champion du monde s&#8217;investit au maximum pour tirer son équipe vers le haut. « <em>Je suis quelqu&#8217;un de très compétitif, je veux gagner. Il n&#8217;y a rien de tel que remporter une compétition, quel que soit le contexte</em>, déclame-t-il.<em> Le but est d&#8217;être meilleur semaine après semaine, de progresser sans oublier le fun, car la performance est aussi générée par le plaisir</em>. » «<em> Lorsqu&#8217;on ne joue pas bien, il le fait savoir et en perd quelque peu son français !</em> » renchérit Florian Barbé. S&#8217;il est aujourd&#8217;hui ce champion respecté, au palmarès éclatant, cela ne doit rien au hasard.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Partage et transmission</h3>
<p style="text-align: justify;">Exceptionnel joueur de hockey, PJ Kavaya est également un personnage qui fait l&#8217;unanimité où qu&#8217;il passe. Humble, ayant du mal à s&#8217;identifier en termes élogieux, le numéro 4 – car il n&#8217;arrivera jamais au niveau de l&#8217;icône Lidström qui arborait le 5 sur son maillot &#8211; délivre l&#8217;image d&#8217;un homme généreux pour qui le partage, le collectif et l&#8217;esprit d&#8217;équipe sont des préoccupations quotidiennes. Attentif à l&#8217;autre, ces idéaux transpirent dans son discours. « <em>Être bon envers quelqu&#8217;un ne demande pas beaucoup d&#8217;efforts. C&#8217;est gratuit et c&#8217;est fortement sous-évalué. Parvenir à décrocher un sourire chez quelqu&#8217;un peut faire d&#8217;une journée banale une journée réussie</em>, déclare-t-il. <em>Le bonheur est quelque chose de très important dans la vie. Et il faut toujours montrer à vos proches que vous tenez à eux</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">Tyler Walser, avec qui il a partagé de nombreux moments privilégiés, appuie : « <em>C&#8217;est un véritable ami, une personne honnête et altruiste, qui vous tire vers le haut. Bien que je sois désormais à Ottawa et lui toujours à Paris, il s&#8217;assure que l&#8217;on s&#8217;appelle une fois par semaine pour prendre des nouvelles et faire perdurer la solide amitié qui nous unis </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;explication de son retour dans la Ville lumière à la fin de l&#8217;été confirme la sensibilité de l&#8217;homme. Ayant connu des soucis personnels saupoudrés d&#8217;une sérieuse blessure au pied l&#8217;ayant éloigné plusieurs mois des terrains, il a vu dans cette opportunité le moyen de retrouver des repères et une certaine zone de confort. « <em>Cette période a été très difficile. J&#8217;ai beaucoup réfléchi, et cela a fait partie d&#8217;un apprentissage. J&#8217;ai réalisé qu&#8217;être à Paris, jouer au hockey et entraîner figuraient en tête de ma liste de priorités pour être heureux</em>, confirme-t-il. <em>Mon cœur est attaché à Paris, là où il y a tant de gens que j&#8217;aime. C&#8217;est très spécial</em>. » Enthousiasmé, il espère pouvoir un jour conter son expérience et transmettre sa curiosité à ses petits-enfants, leur dire « <em>d&#8217;explorer le monde et de se confronter à des cultures différentes tant qu&#8217;ils peuvent le faire</em> » car « <em>si l&#8217;homme était supposé rester à un seul endroit toute sa vie, il devrait avoir des racines à la place des jambes.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Impliqué dans la vie du club, ouvert et toujours prêt à délivrer ses conseils, PJ, qui se serait bien vu pompier ou professeur s&#8217;il n&#8217;avait pas été hockeyeur, s&#8217;épanouit également dans l&#8217;encadrement des jeunes comme des autres catégories. « <em>Rendre, ne serait-ce qu&#8217;un peu, est essentiel, car ce sport m&#8217;a tant donné </em>», confesse-t-il. A la question : « A la fin de ta vie, quelle image souhaiterais-tu que l&#8217;on garde de toi ? » , la réponse affleure telle une évidence : « <em>Que l&#8217;on dise simplement que j&#8217;étais une bonne personne</em> ». A la poursuite de cet objectif, un chemin pavé d&#8217;or s&#8217;ouvre devant lui.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Article publié dans le <a href="http://www.slapshotmag.com/epages/195024.sf/fr_FR/?ObjectPath=/Shops/195024/Products/mag_80">Slapshotmag n°80</a>.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Crédits photo : Samuel Cramet<br />
</em></p>
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		<title>Les joyaux de la couronne</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Sep 2014 17:57:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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Ils sont jeunes, pétris de talent et représentent l&#8217;avenir au poste de défenseur en NHL. Points communs : ils sont tous suédois et patinent dans le sillage tracé pour eux par Borje Salming et Nicklas Lidstrom. Focus sur quatre de ces pépites incarnant une génération en or massif.
Dans les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
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<div id="attachment_1381" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1381" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1381"><img class="size-medium wp-image-1381 " title="Karlsson" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2014/09/Karlsson-300x200.jpg" alt="Karlsson et Ekman-Larsson, un futur doré pour la Suède (NHL.com)" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Ekman-Larsson et Karlsson, un futur doré pour la Suède (NHL.com)</p></div>
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<p style="text-align: justify;"><strong>Ils sont jeunes, pétris de talent et représentent l&#8217;avenir au poste de défenseur en NHL. Points communs : ils sont tous suédois et patinent dans le sillage tracé pour eux par Borje Salming et Nicklas Lidstrom. Focus sur quatre de ces pépites incarnant une génération en or massif.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les années 1970, il avait ouvert la voie. Premier Européen issu du cru à avoir un impact significatif en NHL, Borje Salming (787 points en 1148 matches, disputés essentiellement sous les couleurs des Toronto Maple Leafs) s&#8217;était mué en véritable pionnier. « The King » a passé le flambeau à son compatriote Nicklas Lidstrom qui, au travers d&#8217;une carrière majestueuse longue de vingt saisons, s&#8217;est imposé comme la référence ultime à son poste. L&#8217;ancien capitaine de Detroit a été une source d&#8217;inspiration unique pour une vague de jeunes défenseurs suédois qui déferle actuellement dans les patinoires nord-américaines. Des héritiers bien décidés à suivre les traces de leurs glorieux aînés tout en perpétuant la tradition de la qualité <em>made in Sweden</em><span style="font-style: normal"> au sein de la plus prestigieuses des compétitions.</span></p>
<p style="font-style: normal; text-align: justify;">
<p style="font-style: normal; text-align: justify;"><strong>Erik Karlsson (24 ans, Ottawa Senators) : le surdoué</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">A la question de savoir qui était le meilleur </span><em>blue-liner</em><span style="font-style: normal"> actuel en NHL, Nicklas Lidstrom n&#8217;a pas eu la moindre hésitation au moment de répondre : Erik Karlsson. Comme une évidence. Une filiation spirituelle enveloppe les deux joueurs et le joyau d&#8217;Ottawa ne peut laisser insensible. Son aisance sur la glace, la qualité de ses choix en transition et sa capacité à cornaquer avec brio le jeu de puissance en font un phénomène à part entière. Sollicité par </span><em>Slapshot</em><span style="font-style: normal">, Peter Harling, rédacteur pour </span><em>The Hockey Writers</em><span style="font-style: normal"> et spécialiste des Senators, ne tarit par d&#8217;éloges sur le 15e choix de la Draft 2008 : « </span><em>C&#8217;est un défenseur élite. Ses principales forces sont sa vitesse et son QI hockey. Regarder Karlsson avec le palet me rappelle l&#8217;un des meilleurs de tous les temps, Bobby Orr</em><span style="font-style: normal">, s’enthousiasme-t-il. </span><em>Je pense qu&#8217;il va continuer sa progression et s&#8217;inscrira dans la lignée des plus grands, Orr, Lidstrom, Harvey, Pronger</em><span style="font-style: normal"> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;">Malgré un Trophée Norris décroché en 2012, Karlsson n&#8217;est, pour autant, pas encore un produit fini. Son extrême facilité lui joue parfois de mauvais tours et l&#8217;on attend plus de pugnacité de sa part sur le plan strictement défensif – en témoignent des statistiques parfois suspectes en plus/minus. Son sens de l&#8217;anticipation et son placement sont également à étoffer mais, à 24 printemps, un avenir doré se dessine devant lui. Pour rappel, Nicklas Lidstrom avait dû attendre de souffler ses 31 bougies pour obtenir son premier Norris.</p>
<p style="font-style: normal; text-align: justify;">
<p style="font-style: normal; text-align: justify;"><strong>Oliver Ekman-Larsson : (23 ans, Arizona Coyotes) : la force tranquille</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En toute discrétion, il est en train de s&#8217;affirmer comme l&#8217;une des belles références à son poste en NHL. Joueur ultra-complet, rapide, endurant, doté d&#8217;une excellente vision – lui qui a évolué en position de centre à 15 ans –, d&#8217;un tir puissant et dévoilant de réels gages d&#8217;assurance défensive face aux adversaires les plus menaçants, « OEL » fait mieux que confirmer les attentes nourries d&#8217;un repêchage au 6e choix de la Draft 2009. Évoluant dans un petit marché, à Phoenix, il ne bénéficie toutefois pas d&#8217;une couverture médiatique à la hauteur de son talent. Qu&#8217;importe, ses adversaires comme ses coéquipiers savent parfaitement à qui ils ont affaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">« </span><em>Je ne sais pas s&#8217;il y a trois joueurs dans la Ligue contre qui j&#8217;échangerais Oliver. Je ne sais même pas s&#8217;il y en a un, il est tellement fort</em><span style="font-style: normal"> », a ainsi déclaré son capitaine, Shane Doan, dans les colonnes du </span><em>Edmonton Journal</em><span style="font-style: normal">, avant d&#8217;être appuyé par Derek Morris : « </span><em>Dans une équipe plus exposée, on parlerait de lui tous les jours. Défensivement, au même âge, il est comme Lidstrom</em><span style="font-style: normal"> ». Ces compliments ne devraient cependant pas monter à la tête du flegmatique Ekman-Larsson. Sans faire de bruit, le numéro 23, focalisé sur ses objectifs, poursuit une progression constante qui devrait l&#8217;emmener non loin des sommets.</span></p>
<p><span style="font-style: normal"> </span><strong>Victor Hedman (23 ans, Tampa Bay Lightning) : la confirmation attendue</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, il a pris son envol ! Deuxième choix d&#8217;une Draft 2009 particulièrement épaisse, derrière John Tavares mais devant Matt Duchene, Victor Hedman débarquait dans la cour des grands entouré d&#8217;énormes attentes. Toutefois, malgré ses larges épaules (1,98 m, 106 kg), le colosse formé à MODO a eu bien du mal à exploser. Celui qui était présenté comme le nouveau Chris Pronger, malgré quelques fulgurances, a connu plus de bas que de hauts lors de ses quatre premières années en NHL. En cause, son jeune âge, les difficultés à s&#8217;acclimater à une nouvelle culture et à apprivoiser le jeu nord-américain et, ainsi qu&#8217;il le reconnaît volontiers, un engouement à son égard n&#8217;ayant pas été aisé à gérer.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Déterminé, Hedman, pas épargné par les critiques, a pris son mal en patience et le déclic s&#8217;est produit la saison passée. Auteur d&#8217;un exercice particulièrement accompli (55 points en 75 matches), le Suédois a clairement franchi un palier. Évoluant dans un registre où on ne l&#8217;attendait pas forcément, le joueur, qui déclare trouver ses sources d&#8217;inspiration en Scott Niedermayer et Nicklas Lidstrom, s&#8217;est mué en fer de lance de l&#8217;arrière-garde du Lightning. Loin d&#8217;être un prototype unidimensionnel se reposant sur son physique, Hedman veut s&#8217;inscrire dans un terreau scandinave pourvoyeur de défenseurs fins techniquement et capables de générer des offensives dangereuses. « </span><em>Je ne suis pas Zdeno Chara. Je ne pense pas non plus jouer comme Chris Pronger. Je ne suis pas vicieux. Je dois travailler sur ses aspects de mon jeu, évidemment, mais je suis un défenseur mobile qui peut patiner avec le palet</em><span style="font-style: normal">, a-t-il confié, lucide, au </span><em>National Post</em><span style="font-style: normal">. M</span><em>on développement a pris plus de temps que prévu. Mais je suis toujours jeune, j&#8217;apprends encore et je travaille tous les jours pour m&#8217;améliorer</em><span style="font-style: normal">. » Désormais libéré, Victor Hedman a tous les atouts en main pour devenir incontournable à son poste dans les années à venir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hampus Lindholm (20 ans, Anaheim Ducks) : la révélation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le portrait dépeint par ses dirigeants et ses coéquipiers est le même. Du feu dans les jambes contrastant avec le sang-froid qui coule dans ses veines, une intelligence supérieure dans ses options de jeu et une personnalité posée qui s&#8217;intègre parfaitement au collectif. L&#8217;image d&#8217;un vétéran ayant au compteur une bonne dizaine de saisons au plus haut niveau, en somme. Sauf que le garçon en question est un certain Hampus Lindholm qui, à 20 ans, vient seulement de connaître son baptême du feu en NHL.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Affichant une maturité impressionnante sur et en dehors de la glace, le jeune Suédois est parvenu à se faire une place au soleil dans l&#8217;alignement des Ducks. Capable de briller dans toutes les situations, le numéro 6 de la Draft 2012 a engrangé 30 points sur son passage en plus de signer un retentissant + 29 au ratio plus/minus, des performances lui ayant permis d&#8217;intégrer logiquement l&#8217;équipe des meilleurs débutants de l&#8217;année. Doté d&#8217;une étonnante force de caractère, le gamin d&#8217;Helsinborg sait parfaitement où il veut aller et ne se fixe aucune limite. « </span><em>Je sais que si j&#8217;avais enchaîné les erreurs, j&#8217;aurais été sorti, mais ce n&#8217;est pas arrivé. En partie parce que je suis plus dur envers moi-même que les autres</em><span style="font-style: normal">, a-t-il expliqué au </span><em>LA Times</em><span style="font-style: normal">. </span><em>Mes objectifs sont plus élevés que ce que les gens pensent. Peu importe ce qu&#8217;ils disent, je me mets déjà la pression. Et je sais ce que je peux réaliser. Je suis comme ça.</em><span style="font-style: normal"> » Prometteur, vous avez dit ?</span></p>
<p><span style="font-style: normal"><em>Article paru dans le Slapshot Mag n° 73</em><br />
</span></p>
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		<title>Majka, la supercherie du chef ?</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Jul 2014 20:29:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Appelé sur le Tour de France 2014 à la dernière minute, il a épaté la galerie. A 24 ans, pour sa première Grande Boucle, Rafal Majka a remporté le classement de la montagne en affichant une facilité déconcertante dans les ascensions. Ces étonnantes performances soulèvent des questions légitimes à l&#8217;heure où son équipe, la Saxo-Tinkoff, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1348" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1348" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1348"><img class="size-medium wp-image-1348" title="Majka" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2014/07/Majka-300x268.jpg" alt="Majka" width="300" height="268" /></a><p class="wp-caption-text">Doit-on s&#39;inquiéter des performances de Rafal Majka sur le TDF 2014 ?</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Appelé sur le Tour de France 2014 à la dernière minute, il a épaté la galerie. A 24 ans, pour sa première Grande Boucle, Rafal Majka a remporté le classement de la montagne en affichant une facilité déconcertante dans les ascensions. Ces étonnantes performances soulèvent des questions légitimes à l&#8217;heure où son équipe, la Saxo-Tinkoff, traîne une réputation peu glorieuse au sein du peloton.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La route est encore longue pour le cyclisme. Car si la discipline tend, on veut bien le croire, vers plus de transparence, un renforcement de la lutte contre le dopage et une réelle volonté d&#8217;ouvrir une page nouvelle, les vieilles habitudes ne s&#8217;étiolent pas si facilement. Et la suspicion demeure. Logique, si l&#8217;on prend pour point de départ l&#8217;affaire Festina qui, en 1998, aurait dû servir à déclencher l&#8217;alerte et qui a, au final, été suivie d&#8217;une course à l&#8217;armement. Une escalade trouvant son point culminant dans l&#8217;action menée par Lance Armstrong, dont les contours se dessinent aujourd&#8217;hui plus nettement depuis les aveux de l&#8217;ex caïd texan.</p>
<p style="text-align: justify;">Les discours de façade prônent une tolérance zéro et, il faut le reconnaître, les performances d&#8217;ensemble du peloton actuel invitent à envisager un certain assainissement. Il serait toutefois naïf de prononcer la fin du culte de l&#8217;amélioration de la performance. Les recherches en dopage <em>next gen</em><span style="font-style: normal"> suivent assurément leur cours et, dans cette guerre du bien contre le mal, les alchimistes auront toujours un coup d&#8217;avance sur les instances dirigeantes. Des coureurs continuent de recourir à ces méthodes. Certains tombent de leur piédestal mais d&#8217;autres poursuivent avec conviction cette quête malsaine. Et si la présomption d&#8217;innocence demeure essentielle, cela ne doit être prétexte au déni. </span></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Trop beau pour être vrai ?</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Sur ce Tour de France, tous les observateurs s&#8217;impatientaient en attendant le show annoncé de Christopher Froome, le <a href="http://www.chronoswatts.com/news/27/FroomeSoulagement" target="_blank">mutant</a> estampillé Sky. L&#8217;abandon du « Kenyan blanc » lors de la 5e étape a mis fin aux spéculations mais le cyclisme reste un sport plein de surprises. Outre les démonstrations à répétition de Vincenzo Nibali, qui roule désormais sous l&#8217;égide de l&#8217;ancien paria, Alexandre Vinokourov, chez Astana, un autre garçon a médusé l&#8217;assistance en enchaînant les numéros de soliste : Rafal Majka.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Le Polonais ne sort pas de nulle part, lui qui affichait des références intéressantes avant le départ (7e et 6e des derniers Giro notamment). Grimpeur prometteur, on se doutait qu&#8217;il avait le potentiel pour briller, un jour ou l&#8217;autre, sur les pentes de la plus prestigieuse des épreuves. Le timing de son éclosion sur le TDF laisse néanmoins songeur. Appelé en dernier recours pour suppléer Roman Kreuziger – l&#8217;ancien d&#8217;Astana ayant à répondre d&#8217;anomalies apparues en 2011 et 2012 au niveau de son passeport biologique -, Majka devait apporter son aide à Alberto Contador. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Après le retrait de son leader (abandon sur chute), il a eu la possibilité de jouer sa carte personnelle et en a profité pour enflammer les étapes de montagne. Deuxième à Chamrousse, vainqueur à Risoul et à Saint-Lary Pla d&#8217;Adet, troisième à Hautacam, Majka a fait mieux que suivre les meilleurs, plaçant des banderilles salvatrices en atteignant des<a href="http://www.lemonde.fr/tour-de-france/article/2014/07/21/les-enfants-de-poulidor_4460596_1616918.html?xtmc=vayer&amp;xtcr=1" target="_blank"> seuils de performance suspects</a>. Lui qui avait interrompu ses vacances et sortait d&#8217;un éprouvant Tour d&#8217;Italie n&#8217;était forcément pas attendu à pareille fête. D&#8217;ailleurs, parmi les 20 premiers du dernier Giro, seuls le Polonais et son coéquipier, Michael Rogers, sont parvenus à briller sur ce Tour de France. Trop beau pour être vrai ? Désarmant, en tout état de cause&#8230;</span></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Bjarne Riis toujours à la manœuvre&#8230;</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">L&#8217;aisance et l&#8217;insolence déployées par Rafal Majka – lui qui s&#8217;est permis de faire des clins d&#8217;oeil à la caméra après avoir lâché Giovanni Visconti dans l&#8217;ascension vers Saint-Lary – n&#8217;ont pas été sans rappeler un certain Michael Rasmussen, le Danois qui s&#8217;était révélé en remportant deux classements de la montagne en 2005 et 2006. Jusqu&#8217;à présent, le Polonais présente un casier vierge de toute incartade. Soit. Il reste, que, ses performances mises à part, le fait de rouler pour la Saxo-Tinkoff suscite d&#8217;autres interrogations.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Ses coéquipiers Alberto Contador (suspendu rétroactivement deux ans en 2012), Daniele Bennati (contrôlé positif en 2005) ou Michael Rogers (suspecté dans l&#8217;affaire de la clinique de Fribourg en 2006 notamment), pour ne citer qu&#8217;eux, ont déjà été confrontés à des problèmes relatifs au dopage. Quant à son manager, Bjarne Riis, il n&#8217;est plus besoin de présenter le personnage. Menteur effronté pendant ses années de coureur, « Monsieur 60% » a également embrassé l&#8217;art de la tartuferie au moment où il a basculé dans sa nouvelle carrière de directeur sportif et de manager. Le Danois, qui a toujours nié être au courant des pratiques de ses coureurs, a pourtant été sévèrement accablé par <a href="http://www.lequipe.fr/Cyclisme-sur-route/Actualites/Jaksche-charge-riis/310943" target="_blank">Jörg Jacksche</a>, <a href="http://www.franceinfo.fr/cyclisme/sports/article/saxo-tinkoff-rasmussen-assure-que-riis-avait-connaissance-du-dopage-generalise-264493" target="_blank">Michael Rasmussen</a> ou <a href="http://www.cyclisme-dopage.com/portraits/riis.htm" target="_blank">Tyler Hamilton</a>, ceux-ci l&#8217;accusant d&#8217;avoir mis en œuvre un système organisé de dopage du temps où ils étaient sous contrat avec l&#8217;équipe CSC. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal">Bjarne Riis n&#8217;est pas un repenti et il est difficile de croire qu&#8217;il s&#8217;est soudainement mué en apôtre d&#8217;un cyclisme propre. Ainsi que le signalait à juste titre Christophe Bassons, dans une interview accordée à </span><em>The Telegraph</em><span style="font-style: normal"> avant le début du Tour, « <em>il n&#8217;est pas acceptable que des gens comme Bjarne Riis soient encore dans le sport au moment où nous essayons de restaurer la crédibilité du cyclisme</em> ». Il est pourtant toujours bien dans la partie et ses protégés continuent d&#8217;enchaîner les exploits. Le prolixe Oleg Tinkov, qui s&#8217;est fendu d&#8217;un tweet très distingué après la dernière victoire de Rafal Majka, a dans la foulée indiqué vouloir poursuivre son chemin avec Riis, dans le but de « <em>moderniser la discipline</em> » et d&#8217;avoir « <em>la meilleure équipe de la nouvelle génération</em> ». Que le patron de la Saxo se méfie. En cyclisme plus qu&#8217;ailleurs, la roue peut rapidement tourner.</span></p>
<blockquote class="twitter-tweet" lang="fr"><p>3 win Fuck them !!!!</p>
<p>— Oleg Tinkov (<a href="http://twitter.com/olegtinkov" class="tweet-username">@olegtinkov</a>) <a href="https://twitter.com/olegtinkov/statuses/491965464911032320">23 Juillet 2014</a></p></blockquote>
<p><script src="//platform.twitter.com/widgets.js"></script></p>
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		<title>Le onze-type du Mondial</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jul 2014 19:08:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le rideau vient de tomber sur la Coupe du monde brésilienne. L&#8217;heure est désormais au bilan avec, en premier lieu, la confection de l&#8217;équipe-type de la compétition qui va se dévoiler sous vos yeux. En prenant en compte, il est entendu, toute la subjectivité que l&#8217;exercice implique.
Gardien de but : Keylor Navas (27 ans, Costa Rica)
Dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1323" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1323" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1323"><img class="size-medium wp-image-1323 " title="PicMonkey Collage" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2014/07/PicMonkey-Collage-300x300.jpg" alt="Yepes, Lahm et Mascherano ont brillé au Brésil." width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Mario Yepes, Philipp Lahm et Javier Mascherano ont brillé au Brésil.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le rideau vient de tomber sur la Coupe du monde brésilienne. L&#8217;heure est désormais au bilan avec, en premier lieu, la confection de l&#8217;équipe-type de la compétition qui va se dévoiler sous vos yeux. En prenant en compte, il est entendu, toute la subjectivité que l&#8217;exercice implique.</strong></p>
<p><strong>Gardien de but : Keylor Navas (27 ans, Costa Rica)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans une compétition au cours de laquelle beaucoup de gardiens ont brillé, sortir une individualité du lot n&#8217;a pas été aisé. Pour beaucoup, le choix de Manuel Neuer s&#8217;imposait naturellement. Par son charisme, ses sorties spectaculaires et son caractère dissuasif, le dernier rempart allemand a marqué les esprits. Pour autant, il n&#8217;a pas eu d&#8217;arrêt extrêmement complexe à réaliser et son intervention sur Gonzalo Higuain en finale aurait manifestement pu déboucher sur une sanction différente. Keylor Navas, quant à lui, a enchaîné les exploits devant sa ligne de but. Aérien, inspiré et chanceux, le portier du Costa Rica a joué un rôle majeur dans l&#8217;exceptionnel parcours de sa sélection. En multipliant les parades de classe, Navas s&#8217;est révélé aux yeux du monde. Son futur semble désormais s&#8217;écrire loin de Levante.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Latéral droit : Phillip Lahm (30 ans, Allemagne) </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Son replacement à droite a certainement été l&#8217;un des tournants du Mondial pour la Mannschaft. Après avoir débuté l&#8217;épreuve dans l&#8217;entrejeu, une position qu&#8217;il a eu l&#8217;habitude d&#8217;occuper avec le Bayern Munich cette saison, Philipp Lahm a retrouvé son couloir à partir des quarts de finale. Il en a profité pour prouver, si besoin en était, qu&#8217;il demeure la référence ultime à ce poste si important dans le football moderne. A 30 ans, l&#8217;exemplaire capitaine allemand, qui a tout gagné avec son club, vient d&#8217;ajouter le plus beau titre à son palmarès. Une juste récompense venant couronner une carrière exceptionnelle à plus d&#8217;un égard.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Défenseur central : Ron Vlaar (29 ans, Pays-Bas) </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il a été l&#8217;une des bonnes surprises de la compétition. Bien connu des amateurs de Premier League, lui qui évolue à Aston Villa depuis 2012, Ron Vlaar n&#8217;était, il faut le dire, pas forcément attendu à tel niveau. Pourtant, le solide gaillard s&#8217;est mué en fer de lance d&#8217;une arrière-garde néerlandaise ayant brillamment tenu le choc, avec un seul but encaissé en quatre matches à partir des 8e de finale. Rugueux, efficace dans les duels et sérieux dans son positionnement, l&#8217;ancien joueur du Feyenoord Rotterdam a fait preuve d&#8217;une belle régularité lui valant une place méritée dans le onze-type de ce Mondial.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Défenseur central : Mario Yepes (38 ans, Colombie) </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Parce que River Plate et le FC Nantes. Parce que ses tacles glissés, son jeu de tête et son cœur énorme. Parce que le capitaine de l&#8217;équipe la plus enthousiasmante de l&#8217;épreuve. Parce que ses 102 sélections. Parce que le doyen des joueurs de champ. Parce que son but refusé contre le Brésil. Parce qu&#8217;un premier Mondial réussi en guise d&#8217;apothéose à 38 printemps. Parce qu&#8217;il n&#8217;y a qu&#8217;un roi. Parce que Mario Yepes.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Latéral gauche : Daley Blind (24 ans, Pays-Bas) </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Sa sobriété et son assurance ne sont pas sans rappeler celles de son père, Danny. Joueur intelligent, sachant optimiser ses qualités, Daley Blind a livré une Coupe du monde convaincante en tout point. Brillant dans le jeu long – en témoignent des deux passes décisives en ouverture contre l&#8217;Espagne – et sécurisant sur son côté, ce pur produit de l&#8217;Ajax Amsterdam a également fait valoir sa capacité à jouer les couteaux suisses en dépannant au milieu après la blessure de Nigel de Jong face au Mexique en 8e de finale. Blind a conclu la compétition en inscrivant un superbe but, sur un enchaînement parfaitement maîtrisé face au Brésil lors du match pour la 3e place. A 24 ans, il s&#8217;impose comme l&#8217;une des pierres angulaires de la sélection oranje pour les années à venir.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Milieu défensif : Javier Mascherano (30 ans, Argentine) </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il n&#8217;est certes pas le joueur le plus élégant qui soit, ni même le plus doué. Toutefois, sans Javier Mascherano, l&#8217;Albiceleste ne se serait sûrement pas hissée jusqu&#8217;en finale. « El Jefecito », leader du vestiaire, a transposé son leadership sur le terrain à un poste de récupérateur qu&#8217;il n&#8217;a désormais plus l&#8217;habitude d&#8217;occuper avec le Barça. Colmatant les brèches, ratissant un maximum de ballons et déployant un énorme volume de jeu, l&#8217;Argentin a affiché un éventail de qualités essentielles au bon parcours d&#8217;une équipe. Joueur intelligent, conscient de ses limites mais également de ses forces, sachant s&#8217;effacer quand il le faut, Javier Mascherano est un bien inestimable pour un collectif.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Milieu offensif : Toni Kroos (24 ans, Allemagne) </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout semble plus facile dès lors que le ballon se trouve entre les pieds de Toni Kroos. Véritable maestro brillant pas la justesse de ses choix de jeu sous pression, le milieu allemand a rayonné durant l&#8217;odyssée brésilienne de la Mannschaft. Et si la finale n&#8217;a pas été son chef d&#8217;oeuvre, il a éclaboussé de sa classe la rencontre face à la Seleçao en demi-finale, prouvant qu&#8217;il avait définitivement franchi un palier. Après avoir mis du temps à éclore, Kroos s&#8217;impose aujourd&#8217;hui comme l&#8217;un des joueurs les plus doués de sa génération à son poste. L&#8217;avenir lui appartient.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Milieu offensif : James Rodriguez (23 ans, Colombie)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Radamel qui ? Sans vraiment le vouloir, James Rodriguez a, durant le Mondial, éclipsé l&#8217;absence de Falcao qui avait été ressentie comme un séisme en Colombie. Les performances du joueur de l&#8217;AS Monaco ont, en effet, confiné au sublime. 6 buts (dont un ovni face à l&#8217;Uruguay en 8e de finale), 2 passes décisives, une vista incroyable, une technique onctueuse, le milieu offensif a sorti toute l&#8217;artillerie du joueur de classe internationale. Ce James Rodriguez a définitivement quelque chose de spécial et, depuis l&#8217;élimination de la Colombie, les amoureux n&#8217;attendent qu&#8217;une chose : son prochain récital.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Attaquant : Thomas Müller (24 ans, Allemagne)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le doute n&#8217;est désormais plus permis. Thomas Müller nourrit bien une relation particulière, presque mystique, avec la Coupe du monde. Déjà en vue lors de son premier Mondial en Afrique du Sud (5 buts, 3 passes décisives), le joueur du Bayern Munich a remis le couvert au Brésil en claquant 5 nouvelles réalisations assorties de 3 offrandes. Malgré un style quelque peu rustre, le garçon sait jouer sur sa polyvalence, sa propension à percuter et son adresse dans le dernier geste pour se muer en arme fatale. Miroslav Klose, qui a battu le record de buts dans l&#8217;histoire de l&#8217;épreuve (16), aura toutes les raisons de se méfier lors des prochaines éditions. Car Thomas Müller ne semble pas prêt de s&#8217;arrêter en si bon chemin.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Attaquant : Neymar (22 ans, Brésil) </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Neymar est passé par toutes les émotions dans cette Coupe du monde. Héros du premier tour, le joyau brésilien a dû quitter les siens au soir du quart de finale face à la Colombie, touché sérieusement au dos. Son absence a précipité la chute du Brésil, mettant en pleine lumière son importance extrême au sein de la sélection auriverde. Il y avait bien une Seleçao avec Neymar et une sans, cette dernière, bien fade, ne pouvant rien espérer. A 22 ans, le joueur du FC Barcelone a malgré tout eu le temps de confirmer son immense potentiel. Et il n&#8217;est guère audacieux de dire qu&#8217;il marquera au fer rouge la prochaine décennie du football mondial.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Attaquant : Arjen Robben (30 ans, Pays-Bas) </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Adulé ou détesté, Arjen Robben n&#8217;a jamais fait l&#8217;unanimité durant sa carrière. Sa Coupe du monde aura encore été le prisme des contrastes qui entourent le personnage. Exécrable lorsqu&#8217;il en rajoute systématiquement à chaque contact ou oublie (volontairement ?) ses partenaires, la fusée oranje est également capable de coups de génie dont elle seule a le secret. En pleine possession de ses moyens, l&#8217;ailier du Bayern Munich a dynamité les défenses adverses en s&#8217;appuyant sur sa vitesse et sa capacité de percussion hors du commun. Il ne pouvait pas, décemment, ne pas figurer dans cette équipe-type.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Bonus</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le onze des révélations</strong> : Guillermo Ochoa (Mexique) – Serge Aurier (Côte d&#8217;Ivoire), Stefan de Vrij (Pays-Bas), Raphaël Varane (France), Ricardo Rodriguez (Suisse)  &#8211; Charles Aranguiz (Chili), Yeltsin Tejeda (Costa Rica) – Juan Cuadrado (Colombie), Sofiane Feghouli (Algérie), Xherdan Shaqiri (Suisse) – Joel Campbell (Costa Rica).</p>
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		<title>Ovechkin, flamme vacillante</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Feb 2014 16:14:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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Un  échec retentissant. Mercredi, l&#8217;équipe russe est sortie par la petite  porte du tournoi de hockey des Jeux olympiques de Sotchi, butant au stade des  quarts de finale sur un adversaire finlandais bien plus cohérent (1-3).  Et si la défaillance a été généralement collective, les prestations d&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_1302" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><strong><a rel="attachment wp-att-1302" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1302"><img class="size-medium wp-image-1302" title="OLY-HKO 20100224" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2014/02/ovechkin1-300x168.jpg" alt="Ovechkin a encore déçu à Sotchi. (Olympic.ca)" width="300" height="168" /></a></strong><p class="wp-caption-text">Ovechkin a encore déçu à Sotchi. (Olympic.ca)</p></div>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un  échec retentissant. Mercredi, l&#8217;équipe russe est sortie par la petite  porte du tournoi de hockey des Jeux olympiques de Sotchi, butant au stade des  quarts de finale sur un adversaire finlandais bien plus cohérent (1-3).  Et si la défaillance a été généralement collective, les prestations d&#8217;un  homme cristallisent logiquement les critiques : Alexander Ovechkin.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout  était réuni pour faire de lui la grande star des Jeux. Une épreuve  mythique organisée sur ses terres, un peuple uni derrière son équipe, la  perspective d&#8217;une succulente revanche face aux Canadiens, un statut  d&#8217;icône nationale. Buteur sur son premier shift puis auteur d&#8217;une passe  quelques minutes plus tard pour Evgeni Malkin en ouverture contre la  Slovénie, Alexander Ovehckin a ensuite complètement disparu des lignes  statistiques. A l&#8217;heure des explications, l&#8217;entraîneur russe, Zinetula  Bilyaletdinov a, certes maladroitement, <a href="http://www.washingtonpost.com/sports/olympics/alex-ovechkin-russia-eliminated-from-sochi-olympics-by-finland/2014/02/19/e7d5a18a-9992-11e3-b1de-e666d78c3937_story.html" target="_blank">jeté son leader dans la fosse  aux lions</a>. Il reste que, si le joueur des Washington Capitals ne peut  être tenu comme l&#8217;unique coupable, sa part de responsabilité ne doit  être ni éludée, ni minimisée. D&#8217;autant que ce fiasco est loin d&#8217;être le  premier dans la carrière du célèbre numéro 8.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les mauvaises habitudes perdurent</h3>
<p style="text-align: justify;">Arrivé  en 2005 du côté de Washington, Ovechkin a été le grand artisan du retour  aux affaires de la franchise de la capitale américaine. Vainqueurs à  cinq reprises de la division Southeast lors des six dernières années,  avec en point d&#8217;orgue un Presidents&#8217; Trophy glané en 2010, les Caps se  sont imposés, dans le sillage de leur fer de lance russe, comme une  solide référence à l&#8217;Est.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois,  ces performances encourageantes n&#8217;ont jamais trouvé quelconque écho en  séries. Washington n&#8217;est, en effet, jamais parvenu à passer le cap des  demi-finales de conférence et le rendement d&#8217; « Ovi » à ce niveau de  compétition soulève des interrogations légitimes. L&#8217;ailier russe semble incapable de se sublimer pour propulser son équipe vers  les sommets. Un constat également valable sur la scène internationale  où, après l&#8217;humiliation de Vancouver (défaite 7-3 en quarts de finale  face au Canada), le désastre de Sotchi sonne comme un terrible désaveu  pour le joueur formé à l&#8217;école du Dynamo Moscou.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Un prototype unidimensionnel ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Sur les  glaces olympiques, son incapacité à briller sous la pression a ressurgi  au grand jour. Le staff de l&#8217;armée rouge n&#8217;a, sans doute pas, utilisé  son potentiel à bon escient – son placement sur le jeu de puissance et  sa connexion infructueuse avec un Evgeni Malkin lui aussi très décevant  étant des arguments recevables – mais Ovechkin est le principal  responsable de son naufrage.</p>
<p style="text-align: justify;">Cherchant  de manière trop systématique à faire la différence individuellement,  manquant de discernement et de précision dans ses choix (1 but pour 21  tirs), parfois nonchalant, incapable de mettre en valeur ses  coéquipiers, le chef de file a manifestement failli dans sa tâche. Ces  lacunes affichées sont, pour autant, loin d&#8217;être une nouveauté pour le  numéro un de la Draft 2004 qui, s&#8217;il représente le prototype ultime du  hockeyeur moderne, laisse la désagréable impression qu&#8217;il est finalement  un joueur unidimensionnel. Un phénomène pouvant enfiler les buts à un rythme fou et  ajoutant une dimension physique unique à sa palette mais si peu inspiré lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de mettre ses incroyables qualités naturelles au service du collectif.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Milbury : « <em>Il doit devenir un érudit du jeu</em> »</h3>
<p style="text-align: justify;">Dans un <a href="http://roenicklife.com/2014/02/ovechkin/" target="_blank">billet publié sur son blog</a> avant les Jeux, Jeremy Roenick mettait en avant le manque de structure  du jeu d&#8217;Ovechkin, lui qui fournit des efforts trop désordonnés,  notamment dans l&#8217;aspect défensif. Une analyse qui ramène au fait que le  Russe manquerait finalement de « QI hockey » et ne serait, dès lors, pas  à même d&#8217;élever son niveau quand les circonstances l&#8217;exigent.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Nous  avons vu sa production, nous avons vu sa puissance, nous voyons  clairement son incroyable propension à marquer des buts. Mais je n&#8217;ai pas  vu le joueur évoluer au fil des ans</em>, a surenchéri Mike Milbury, ancien défenseur des Boston Bruins, sur les ondes de NBC. <em>Il  a besoin d&#8217;apprendre, de devenir un érudit, de se passionner pour le  jeu. Il ne doit pas se focaliser uniquement sur ses propres performances  mais se concentrer sur les résultats de son équipe et la façon dont il  peut rendre ses coéquipiers meilleurs. Actuellement, je ne pense pas  qu&#8217;il emprunte ce chemin</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">La  critique est cinglante mais renvoie à une réalité palpable. Encore une  fois, à Sotchi, l&#8217;étoile russe est passée complètement à côté de son  sujet lors d&#8217;une épreuve où elle jouait très gros. A 28 ans, le serial  buteur a encore le temps et dispose du talent pour inverser la tendance.  Il serait néanmoins inspiré de ne pas traîner en route. Car, si la  frontière est parfois ténue entre les bons et les grands joueurs, le  fossé se creuse chaque fois encore un peu plus et dans le mauvais sens  pour Alexander Ovechkin.</p>
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		<title>L&#8217;armée rouge en mission</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Feb 2014 21:26:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reydecali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour  la première fois de l&#8217;histoire, la Russie s&#8217;apprête à accueillir les  Jeux olympiques d&#8217;hiver. Du 8 au 23 février, à Sotchi, tout un pays sera  regroupé derrière son équipe de hockey pour qui l&#8217;or apparaît comme  l&#8217;unique alternative.
Une  vraie histoire d&#8217;amour. Impossible en effet d&#8217;évoquer le hockey  soviétique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1275" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1275" href="http://www.sport-fever.com/?attachment_id=1275"><img class="size-medium wp-image-1275" title="Russia" src="http://www.sport-fever.com/wp-content/uploads/2014/02/Russia-300x200.jpg" alt="Les Russes seront à la recherche de leur gloire passée à Sotchi. (Bruce Bennett-Getty Images)" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Les Russes seront à la recherche de leur gloire passée à Sotchi. (Bruce Bennett-Getty Images)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour  la première fois de l&#8217;histoire, la Russie s&#8217;apprête à accueillir les  Jeux olympiques d&#8217;hiver. Du 8 au 23 février, à Sotchi, tout un pays sera  regroupé derrière son équipe de hockey pour qui l&#8217;or apparaît comme  l&#8217;unique alternative.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une  vraie histoire d&#8217;amour. Impossible en effet d&#8217;évoquer le hockey  soviétique sans faire mention des Jeux olympiques, terrain où il a  griffonné les plus belles pages de sa légende en décrochant huit  médailles d&#8217;or entre 1956 et 1992. Au fil des générations, les artistes  se sont succédé au sein d&#8217;un système collectif parfaitement huilé pour  faire triompher une conception du jeu devenue référence au temps de  l&#8217;amateurisme. Autre époque, autres mœurs. La venue des meilleurs  joueurs de NHL, à partir de Nagano (1998), a fondamentalement  redistribué les cartes et la Russie a entamé une période de disette qui  dure depuis maintenant trop longtemps.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;heure  des retrouvailles avec la muse sertie d&#8217;anneaux approche et, pour la  première fois de son histoire, le plus vaste pays du monde sera  l&#8217;organisateur du combat des chefs. Une opportunité unique de reprendre  la tradition glorieuse d&#8217;une aventure dont le dernier épisode reste une  traumatisante élimination en quarts de finale face au Canada, il y a  quatre ans (7-3), se présente. « <em>Honnêtement, je n&#8217;arrive toujours pas à croire ce qui s&#8217;est passé. Je suis encore dépité</em>, a confié Evgeni Malkin selon NHL.com.<em> Nous allons devoir prouver à Sotchi, devant nos supporters, que le désastre de Vancouver n&#8217;était rien d&#8217;autre qu&#8217;un accident</em>. »</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le poids de la nation</h3>
<p style="text-align: justify;">Si le  fait d&#8217;évoluer devant une foule acquise à leur cause sur la glace d&#8217;un  palais des glaces Bolchoï flambant neuf sera un avantage considérable,  les Russes devront néanmoins composer avec une pression extrême.  L&#8217;olympisme, fondé sur des valeurs de partage et d&#8217;humanité, a  rapidement dérivé vers une compétition entre nations qui n&#8217;ont eu de  cesse de l&#8217;instrumentaliser pour en faire une vitrine de leur puissance.  Aujourd&#8217;hui, si cette tendance s&#8217;est estompée, elle n&#8217;a pas totalement  disparu pour autant et les Jeux de Sotchi revêtent une importance toute  particulière pour le gouvernement de Vladimir Poutine, l&#8217;homme fort de  Moscou ayant déclaré qu&#8217;il assisterait aux rencontres d&#8217;une sélection  dont il n&#8217;attend rien d&#8217;autre que le sacre.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;attente  est immense au sein d&#8217;un pays ayant toujours défendu avec fierté  l&#8217;authenticité de son hockey. Preuve supplémentaire, 16 anciens  champions olympiques ont adressé une lettre ouverte à l&#8217;équipe entraînée  par Zinetula Bilyaletdinov et dont le contenu est on ne peut plus  explicite : « <em>Tout le pays vous supportera et tremblera avec vous. A  notre époque, nous avons tout donné pour la victoire. Nous avons apporté  la gloire à l&#8217;URSS, notre peuple, notre sport. Ne laissez pas tomber la  Russie, les garçons !</em> »</p>
<h3 style="text-align: justify;">Tretiak : « <em>L&#8217;impact des Jeux sera toujours spécial </em>»</h3>
<p style="text-align: justify;">Reste  désormais à savoir si la sélection parviendra à assouvir ses ambitions  en écartant une meute d&#8217;opposants pour le moins farouche, emmenée par  les terreurs canadiennes. Durant la phase de préparation, le GM Alexei  Kasatonov et son staff ont redoublé d&#8217;efforts, notamment en matière de  scouting, pour mettre en place le groupe le plus compétitif possible.  Les étoiles évoluant outre-Atlantique, Alexander Ovechkin, Evgeni Malkin  et Pavel Datsyuk, serviront de guides et seront bien secondés par des  éléments issus de KHL, au premier rang desquels Ilya Kovalchuk et  Alexander Radulov. De quoi effrayer plus d&#8217;une défense&#8230;  L&#8217;arrière-garde, sous la conduite du vétéran Andrei Markov et de la  valeur montante Slava Voynov, aura un rôle clé à jouer pour protéger une  cage où le poste de gardien reste l&#8217;interrogation majeure, avec Semyon  Varlamov et Sergei Bobrovski en balance pour la place de numéro un.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans  une compétition d&#8217;une telle densité, la marge de manœuvre des Russes  sera forcément limitée et ils devront trouver les ressources pour  évacuer la pression et ne pas passer à côté d&#8217;une chance unique. Car,  ainsi que le signale à juste titre Vladislav Tretiak, les JO conservent  une saveur à nulle autre pareille. « <em>L&#8217;impact des Jeux sera toujours spécial. Un champion olympique sera remémoré par plusieurs générations après sa victoire</em>, a affirmé le mythique cerbère lors d&#8217;un entretien accordé à Yahoo Sports. <em>Partout  où je vais, je ne suis pas présenté comme quelqu&#8217;un ayant gagné dix  fois les championnats du monde. Je suis introduit comme un triple  champion olympique. Et cela compte.</em> » Partie en croisade, l&#8217;armée  rouge doit désormais déployer un plan de bataille savamment élaboré pour  ne pas passer à côté du rendez-vous de Sotchi, plus que jamais le défi  d&#8217;une vie&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le roster du Team Russia :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gardiens : </strong>Sergei Bobrovsky (Columbus Blue Jackets), Alexander Eremenko (Dynamo Moscou), Semyon Varlamov (Colorado Avalanche).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Défenseurs : </strong>Anton Belov ( Edmonton Oilers), Denis Denisov (CSKA Moscou), Alexei Emelin (Montreal Canadiens), Andrei Markov (Montreal Canadiens), Evgeny Medvedev ( Kazan Ak-Bars), Nikita Nikitin (Columbus Blue Jackets), Ilya Nikulin (Kazan Ak-Bars), Fedor Tyutin (Columbus Blue Jackets), Vyacheslav Voynov (Los Angeles Kings).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Attaquants : </strong>Artem Anisimov (Columbus Blue Jackets), Pavel Datsyuk (Detroit Red Wings), Denis Kokarev (Dynamo Moscou), Ilya Kovalchuk (SKA St. Petersbourg), Nikolai Kulemin (Toronto Maple Leafs), Evgeni Malkin (Pittsburgh Penguins), Alex Ovechkin (Washington Capitals), Alexander Popov (Omsk Avangard), Vladimir Tarasenko (St. Louis Blues), Alexei Tereshchenko (Kazan Ak-Bars), Viktor Tikhonov (St. Petersbourg SKA).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Article paru dans le<a href="http://www.slapshotmag.com/Slapshot-Magazine-70"> Slapshot Mag n°70</a>.</em></p>
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